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Avortement : le Sénat français rejette l’allongement du délai légal

Par Adèle Cottereau (Droit de Naître) ― Photo : Freepik

Un drame concernant la vie à naître a failli avoir lieu il y a quelques jours : lors de la discussion en séance au Sénat du projet de loi Urgence Covid-19, le 19 mars dernier, la sénatrice socialiste Laurence Rossignol a défendu un amendement prévoyant d’allonger de deux semaines le délai légal (c’est-à-dire de 12 à 14) pour avoir recours à un avortement !

Il est complètement inadmissible d’utiliser la crise du coronavirus, à un moment où l’opinion a d’autres préoccupations, pour créer des lois favorisant encore plus l’avortement !

L’amendement prétendait s’appuyer les recommandations du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF). Celui-ci avait adressé, le 17 mars, une circulaire à ses membres concernant les avortements en période de Covid-19. Mais l’analyse de ce document montre, au contraire, que la réelle inquiétude sur les délais concerne une pression pour leur raccourcissement, pas le contraire.

Dans ledit document, le CNGOF préconise également de « favoriser l’avortement à domicile » pour éviter le plus possible des soins à l’hôpital. Cependant, cette position est aussi un sujet de préoccupation, car en période de confinement, promouvoir cette méthode d’avortement a une incidence sur la précipitation de la décision d’avorter, dans la mesure où l’avortement doit être pratiqué avant 5 semaines de grossesse. Or, ces avortements nécessitent un suivi précis, en raison des risques psychologiques et médicaux. Sans compter que cette pratique pourrait se banaliser par la suite, les défenseurs de l’avortement insistant sur les bienfaits d’avorter dans le confort de son « chez-soi » !

Discours totalement aberrant quand on connaît les séquelles post-traumatiques d’un tel acte.

Bien heureusement, cette fois-ci le gouvernement n’a pas cédé à la pression et il a, ainsi que la Commission des lois du Sénat, émis des avis défavorables : l’amendement a finalement été rejeté.

L’Association Droit de Naître approuve totalement la décision du Sénat et proteste fermement contre la proposition de loi de Madame Rossignol, révoltée que l’on puisse ainsi, de manière indigne et sournoise, profiter de la situation actuelle pour faire passer des lois mortifères !

La crise du coronavirus ne doit pas nous faire oublier les fléaux, autrement plus redoutables, qui menacent notre pays ! Restons attentifs !

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Les services religieux sont essentiels au Texas

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)

Greg Abbott, gouverneur du Texas, a publié mardi dernier une ordonnance permettant la continuité des services religieux en tant que services essentiels, selon The Daily Signal :

Abbott a publié un décret relatif à la continuité des services et activités essentiels pour tout l’État pendant la pandémie de coronavirus.

L’ordonnance impose à tous les Texans de réduire au minimum les rassemblements sociaux et les contacts directs avec d’autres personnes qui ne font pas partie du même foyer et, entre autres, a précisé que les services religieux organisés dans les églises, les congrégations et les lieux de culte doivent être considérés comme des services essentiels.

L’ordonnance recommande de prendre des précautions durant la tenue des services religieux.

Ce gouverneur paiera peut-être cher cette décision, car l’hystérie règne autour du coronavirus, mais au moins ils auront là-bas la Semaine Sainte au complet, depuis le Dimanche des Rameaux jusqu’à la messe du jour de Pâques.

Par ailleurs, l'avortement électif a été interdit au Texas.

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France : Le ministre de la Santé s’inquiète de la restriction de l’accès à l’avortement pendant le confinement


Olivier Veran.

Par Francesca de Villasmundo (Medias-Presse.info) ― Photo (rognée) : © Matthieu Riegler CC-BY 3.0, Wikimedias Commons

Pendant ce confinement dicté aussi, et peut-être surtout, à cause de la peur de la mort qui paralyse la raison de millions d’occidentaux déconnectés de l’au-delà, sans aucune espérance d’éternité, n’ayant plus que le nihilisme matérialiste et la jouissance permissive comme but ultime de leur vie, la mort artificielle des faibles d’entre les faibles, l’enfant dans le sein de sa mère, ne doit pas s’arrêter en France. Voilà tout le paradoxe de ce gouvernement progressiste libéral macronien, qui met en quarantaine quelque 60 millions de Français, adultes, jeunes, enfants confondus, pour leur éviter une mort par le Covid-19 par ailleurs hypothétique pour l’immense majorité d’entre eux mais qui s’inquiète que pas assez d’enfants ne meurent « grâce » à l’avortement.

L’abjection de la chose laisse sans voix.

Mais il faut écouter le ministre de la Santé Olivier Veran se pencher sur ce problème existentiel, dans tous les sens du terme, devant les sénateurs et la sinistre Laurence Rossignol, et l’entendre, sans trémolo dans la voix, affirmer, fièrement, « qu’il est hors de question que l’épidémie de Covid-19 restreigne le droit à l’IVG dans notre pays ». Et envisager, lors de la sortie du confinement, pour toutes celles qui n’auront pas pu avorter en temps et en heure « dans les conditions classiques », la possibilité « d’un recours tardif » à l’IVG en faisant jouer la clause de « détresse psychosociale ».

La culture de mort avant tout et en avant toute !

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Les effets bénéfiques du coronavirus sur la planète d'après Vatican News...

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits) ― Photo : Ireen Trummer/Wikimedia Commons

Voici une étrange réflexion, parmi d’autres, qui nous montre que la crise du coronavirus, ou la crise qu’on en fait, représente une occasion pour plusieurs de faire avancer leurs plans, pour certains ce sera l’abolition de la famille, pour d’autres ce sera la guérison de la terre. Dans ce cas précis, ce sont des louanges adressées aux effets bénéfiques du coronavirus sur l’environnement (comme si l’homme n’en faisait pas partie), leur auteur parlant peu des souffrances auxquels ils sont dus. Il faut être vigilant afin qu’aucune idéologie ne tire profit de cette affaire de coronavirus. Au passage, je ne pense pas que le texte de Vatican News soit suffisant pour désigner le P. Benedict Mayaki comme sectateur de Gaïa. ― A. H.

Un tweet ahurissant publié tard, lundi soir, sur le compte Twitter anglophone du service d’informations du Vatican, Vatican News, a provoqué des réactions indignées de nombreux abonnés. Sous le titre « Coronavirus, l’allié inattendu de la Terre », on peut lire : « Les changements du comportement humain en raison de la pandémie du COVID-19 apportent des bénéfices inattendus à la planète. »

C’est ça ! La maladie, les morts, l’épuisement des soignants, l’arrêt brutal de l’économie, le chômage, la misère qui s’installe déjà dans les régions pauvres où des familles entières, privées de leur gagne-pain, n’ont plus de quoi acheter à manger, le collectivisme qui se profile parce que la dépendance vis-à-vis de l’Etat va prendre des proportions inouïes, la violation d’un nombre incroyable de libertés fondamentales, la poussée vers un gouvernement global, l’arrêt des messes publiques et le refus des sacrements dans de nombreux pays… tout cela rend des services « inattendus » !

Mais c’est bon pour la planète, alors de quoi se plaint-on ?

Devant le déferlement de la colère des internautes, peut-être, le site anglophone de Vatican News renvoie désormais un message « 404 Page not found » — page introuvable — ce qui suggère que l’article a été retiré. Trop de cynisme… Trop de dévoilement de ce que signifie réellement le culte de la « Terre Mère » !

Une recherche par le cache d’internet permet cependant de le retrouver.

Signé par le Jésuite Benedict Mayaki, l’article se réjouit de ce que l’arrêt massif d’activités humaines conduise à ce que « la terre » soit « en train de se guérir ».

Et de dresser un portrait idyllique des eaux limpides de Venise et du retour de la faune, de la baisse des émissions carbone de la Chine, de la baisse de la pollution à Hong Kong, de la baisse des voyages internationaux… Il faut que le « redémarrage » permette de prendre un nouveau départ, plus « durable ».

Ce « nouveau départ » qui s’annonce déjà si difficile pour les êtres humains, pour les familles, pour les innombrables entreprises cassées par le confinement, et j’en passe.

Du moins le P. Mayaki a-t-il le mérite de dévoiler exactement ce que pensent les sectateurs de Gaïa, la Terre Mère ! Pas étonnant qu’on ait censuré son article…

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Coronavirus : la cour d’appel donne raison au gouverneur du Texas qui interdit les avortements électifs

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Freepik

Les exécuteurs d’avortements semblent penser que l’avortement électif soit un « soin essentiel », alors que celui-ci était désigné dans des temps si peu lointains comme étant un « choix », d’où son caractère non essentiel (de ce point de vue là, sans compter que l’avortement est essentiellement mauvais), comme s’ils ne se souciaient pas vraiment de ce qui est censé être une pandémie. Ces avortements emploient du matériel médical et envoient, selon l'American Association of Pro-Life Obstetricians and Gynecologists, environ 5 % des patientes à l'urgence. Selon LifeSiteNews :

L’avortement continuera d’être suspendu au Texas suivant la procédure d’urgence de l’État face à la pandémie de coronavirus, la Cour d’appel du cinquième circuit ayant temporairement suspendu l’injonction d’un juge fédéral contre l’ordonnance du gouverneur qui reportait toute procédure médicale inutile, y compris l’avortement.

Précisons que l’avortement n’est surtout pas une procédure médicale (il a pour but la destruction d’un être humain) et qu’il est surtout essentiel de l’empêcher. Mais continuons. D’après LifeSiteNews :

Le procureur général du Texas, Ken Paxton, a déposé une demande d’examen immédiat en appel devant la Cour d’appel des États-Unis pour le cinquième circuit, afin de faire appliquer le décret du gouverneur Abbott, publié le 21 mars, qui reportait toute procédure médicale inutile, y compris l’avortement, afin de préserver les fournitures médicales destinées aux professionnels de la santé luttant contre la propagation du coronavirus.

Le juge fédéral Lee Yeakel avait décidé que l’industrie de l’avortement devait être autorisée à poursuivre ses activités au Texas.

Remarque judicieuse au milieu d’un contentieux judiciaire :

« Pendant des années, l’avortement a été présenté comme un “choix” par les mêmes groupes qui prétendent maintenant qu’il s’agit d’une procédure essentielle », ajoute le juge Paxton [de la Cour d’appel].

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Où en est la course à la direction du Parti conservateur du Canada ?

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : taniadimas/Pixabay

Où en est rendue la course à la chefferie du Parti conservateur, seul grand parti canadien à tolérer (plus ou moins bien) les pro-vie et pro-famille en son sein ?

Si on remonte un peu dans le temps, vers le début de la course, Jean Charest, ex-premier ministre libéral et ex-chef du Parti progressiste-conservateur du Canada (PPCC—qui s’est fondu avec l’Alliance canadienne pour devenir le Parti conservateur du Canada—PCC), avait fait l’annonce de son intention d’embarquer dans la course à la chefferie. Du coup, le Québécois pro-vie Richard Décarie, qui a été impliqué pendant un certain temps dans les mécanismes du Parti, s’était lancé dans la course pour faire obstacle à M. Charest. Bien que ce dernier se soit désisté parce que le parti contenait, disait-il, trop de gens opposés à l’avortement et au « mariage gay », M. Décarie a continué dans la course.

À un point crucial de la course, la remise de 25 000 $ et 1000 signatures de membres du parti, conditions que M. Décarie remplissait, le comité organisateur l’a exclu sans explication, rejetant ainsi le pro-vie le plus expressif de la piste. Par la suite, ce même comité a exclu un autre candidat qui avait de quoi satisfaire aux exigences du parti lors de la dernière étape d’admission de la course, 300 000 $ et 3000 signatures : Jim Karahalios, dont on disait qu’il était pro-vie.

Maintenant, il ne reste plus dans la course que le député pro-vie Derek Sloan, l’avocate pro-vie Leslyn Lewis, le pro-avortement Erin O’Toole, et pro-avortement Peter MacKay (ex-chef du Parti progressiste conservateur du Canada). Tous ont rempli les exigences du parti et seront les seuls à paraître sur le bulletin de vote (à moins que les démarches de Jim Karahalios en cour pour se faire restituer sa place dans le course ne portent fruit, ou qu’il n’y ait d’autres exclusions surprises…).

Le comité organisateur de la course a pris plusieurs décisions pour faire face aux difficultés du dérangement coronaviresque. Il a tout suspendu, interdisant par exemple aux candidats de recevoir des dons jusqu’au 1er mai, date à laquelle il se penchera à nouveau sur la question de la course, afin de déterminer de nouvelles dates, reportant la date limite d’admission de membres électeurs du parti au 15 mai. Par contre, il n’a pas précisé si le vote (par la poste) serait reporté et si l’annonce de l’élection du chef ne serait pas tout simplement reportée à une date ultérieure au 27 juin, c’est-à-dire, en attendant que les bulletins de vote puissent être compilés, vérifiés, contrôlés, etc., ce qui fait dire à Derek Sloan, dans l’un de ses courriels aux membres du parti :

Si le parti s’attend à ce que les candidats cessent leur campagne et si le parti va empêcher les candidats de lever des fonds, eh bien le parti doit s’engager fermement par écrit que le vote sera vraiment retardé ! Jusqu’à maintenant, il n’y a pas d’engagement de leur part à retarder le vote. 

Toutes ces manœuvres n’amèneront-elles pas Peter MacKay au pouvoir ?

Pour empêcher cela, il faut devenir membre du parti Conservateur du Canada avant le 15 mai. Si ce n'est pas déjà le cas, faites-le dès aujourd'hui.

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Les abolitionnistes de la famille voient une opportunité dans la crise du coronavirus

Par Jonathon Van Maren ― Traduit par Campagne Québec-Vie ― Photo : PxHere

27 mars 2020 (LifeSiteNews) — J’ai toujours été proche de ma famille, mais la pandémie de coronavirus et la distanciation sociale exigée m’ont rappelé de ne pas la tenir pour acquise. Plus jamais je ne « ferai qu’un saut » chez mes parents sans me rappeler que c’est une bénédiction de pouvoir le faire. Ma petite fille en a tellement marre de ne pas voir sa grande famille qu’elle demande fréquemment que nous communiquions avec ses grands-parents, tantes et oncles par vidéo. Comme tout le monde, je m’inquiète pour mes grands-parents âgés. Au milieu de la panique, beaucoup d’entre nous se sentent profondément reconnaissants pour les familles dont ils ont la chance de faire partie.

Mais si vous êtes un certain type de progressiste, ce bouleversement mondial représente une opportunité. l’Open Democracy, par exemple, a publié un essai cette semaine avec ce titre : « La crise du coronavirus nous montre qu’il est temps d’abolir la famille » (The coronavirus crisis shows it’s time to abolish the family).

La devise d’Open Democracy est « libre pensée pour le monde », et j’espère que personne ne paie pour cette ânerie. Mais l’essai du groupe nous rappelle que de nombreux progressistes voient dans cette crise une occasion de faire avancer leur programme politique, d’autant plus que de larges pans de la population sont à ce stade prêts à accepter une surveillance massive du gouvernement sur leur vie afin d’aplatir la courbe et de protéger les personnes âgées et les personnes vulnérables. Cette crise nous a appris que nos familles sont essentielles et que nos personnes âgées nous sont chères, et j’espère que nous nous souviendrons de ces leçons lorsque tout cela sera terminé.

Mais si vous êtes l’un des clowns d’Open Democracy, la crise vous mène à des conclusions totalement différentes — comme penser que nous devons dépasser « la mystification du couple-forme ; cesser de romancer la parenté ; et atteindre l’assainissement de l’espace fondamentalement dangereux qu’est la propriété privée ». Et pourquoi devons-nous « dépasser » l’idée du mariage et cesser de « romancer la parenté », quoi que cela puisse signifier? À cause des « asymétries de pouvoir dans les tâches ménagères (le travail reproductif étant ainsi sexué)... de la gestion patriarcale de l’éducation et (souvent) de l’institution du mariage ». On se demande vraiment ce que l’auteur de ce charabia a dû souffrir pour produire une telle absurdité tordue.

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Gordon Brown, envoyé spécial de l’ONU, prône le gouvernement global face au coronavirus


Gordon Brown.

Par Jeanne Smits (Reinformation.TV) ― Photo : World Economic Forum/Flickr

« Rien ne sera jamais plus comme avant. » Ces mots résonnent comme un leitmotiv dans les grands médias français depuis le début de la « crise du coronavirus ». Nous allons vers un « nouveau paradigme », clament les analystes, annonçant le changement de tout : manière de vivre en société, de travailler, de soigner, de rémunérer… Gordon Brown, ancien Premier ministre travailliste du Royaume-Uni, envoyé spécial de l’ONU, vient de le dire de manière encore plus crue, puisqu’il appelle de ses vœux un « exécutif provisoire » au niveau mondial pour répondre aux besoins créés par la crise. Selon le journal de gauche britannique The Guardian qui rapporte ses propos, Gordon Brown réclame « un gouvernement global », ni plus ni moins, pour contrer le COVID-19, ennemi invisible de l’humanité.

Gordon Brown a déclaré, selon The Guardian, qu’il faut un groupe de travail composé des leaders mondiaux, d’experts sanitaires et des chefs des organisations internationales, doté de pouvoirs exécutifs pour coordonner la réponse à la crise. Il aurait d’ailleurs souhaité que le Conseil de sécurité de l’ONU participât au sommet virtuel du G20 présidé par l’Arabie saoudite, jeudi, le même qui a annoncé l’injection collective de 5.000 milliards de dollars dans l’économie mondiale pour compenser la crise économique entraînée par le confinement d’un milliard d’hommes sur la planète.

Gordon Brown : on ne réglera rien au niveau des nations

« Cette affaire ne veut pas être réglée au niveau d’un seul pays. Il faut une réponse globale coordonnée », a déclaré Gordon Brown. Et cela pourra se faire malgré la politique « Amérique d’abord » de Donald Trump, a-t-il ajouté. Cet exécutif mondial qu’il appelle de ses vœux s’attellerait à la recherche d’un vaccin, à sa production et à son achat, tout en empêchant que certains en tirent profit.

Le gouvernement mondial selon Gordon Brown se chargerait aussi de questions économiques, en s’assurant de ce que les efforts des banques centrales soient coordonnés, en empêchant des fuites de capitaux des économies de marché émergentes, et en se mettant d’accord sur les dépenses publiques en vue de soutenir la croissance. Autrement dit, en mettant en place un système unique au niveau mondial pour diriger l’économie. Vous avez dit socialisme mondial ?

Gordon Brown n’a pas oublié de dire que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) devrait obtenir une puissance de feu financière accrue à fin d’atténuer les effets de la crise dans les pays à bas et moyens revenus. Traduit en termes réels, cela signifie demander au pays les plus riches d’abonder les comptes de ces institutions supranationales afin de remplir les caisses des plus pauvres. Vous avez dit redistribution des biens ?

Envoyé spécial de l’ONU, Gordon Brown évoque ouvertement le gouvernement global

Gordon Brown n’est pas un simple ancien Premier ministre et ancien chancelier de l’Echiquier britannique s’exprimant comme tant d’autres sur les bienfaits supposés de la gouvernance globale. Il est l’envoyé spécial des Nations unies pour l’éducation globale, voix officielle et actuelle, donc, de l’ONU – en même temps qu’il est sur la même longueur d’onde que le Pacte mondial pour l’Education qui devait être lancé à Rome par le pape François le 14 mai prochain avant d’être retardé par le coronavirus chinois.

Est-ce la première fois qu’un responsable de l’ONU réclame explicitement la mise en place d’un exécutif global pour régler un problème global ? Cela se pourrait bien. Jusqu’à présent, on parlait de réseaux, de « plus de multilatéralisme » et de « solidarité internationale » : tel était le sens du discours du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, lors du forum de Paris sur la paix en novembre dernier, axé sur « les questions de gouvernance mondiale et de multilatéralisme ».

Le socialiste portugais évoquait les « risques globaux » pour prôner « un système universel, respectueux du droit international et organisé autour d’institutions multilatérales fortes », un « multilatéralisme en réseaux, au plus près des populations ».

Mais Guterres n’avait pas pensé à citer une éventuelle crise sanitaire parmi les « cinq risques globaux » qu’il s’agissait de prendre en compte. Il y a aujourd’hui un « ennemi invisible » et surtout commun, contre lequel nous sommes – dixit Macron, six fois en un même discours – « en guerre ». Tous ensemble, forcément. Et quelles que soient nos différences, nos divergences, voire nos inimitiés personnelles et nationales. Quelle aubaine pour un mondialiste !

Le coronavirus, l’« ennemi invisible commun » qui facilite le changement de paradigme

Gordon Brown a donc ouvertement enfourché le cheval de bataille en allant plus loin dans l’exigence d’une réponse commune, qui aurait pour première caractéristique d’écraser par le haut les pouvoirs et les souverainetés des nations. Un exécutif commun au niveau mondial, fût-il provisoire comme l’a déclaré l’envoyé spécial de l’ONU, serait un organisme de pouvoir à part entière, et non de coopération.

Face à « l’ennemi invisible » et commun qu’est le coronavirus, que les populations du monde entier ont appris à craindre comme on craint l’Apocalypse, une telle instance aurait l’avantage d’emporter l’adhésion des hommes. Et ce d’autant que, nolens volens, tant de gouvernements nationaux ont précisément apporté la preuve de leur incohérence et de leurs retournements incessants face au COVID-19. Une incohérence à laquelle a largement participé l’Organisation mondiale de la santé, le bras armé sanitaire de l’ONU… On passe évidemment sous silence la réponse réussie de nations comme Taiwan ou la Corée du Sud qui ont, seules, réussi à juguler ou à éviter l’épidémie dont la principale gravité consiste en l’arrivée simultanée de nombreux cas graves dans des hôpitaux mal préparés, en prenant souverainement des mesures appropriées.

Soulignons pour terminer que l’OMS n’a pas tari d’éloges vis-à-vis du gouvernement communiste chinois pour sa gestion de la crise, quand il n’a pas d’ailleurs couvert les incohérences ou les mensonges de ce dernier. Dans un rapport daté du 28 février, mis à jour le 11 mars, une équipe de l’OMS rend hommage à Xi Jinping en particulier et à l’ensemble du pouvoir chinois (communiste) pour sa gestion de la crise, tant pour la prévention, la mise en place de mesures légales de confinement et de traitement des malades, et le retour à la normale. Le recours aux « big data » et à l’intelligence artificielle, et donc de la surveillance généralisée, pour le traçage des populations et des contaminations potentielles y reçoit une approbation explicite.

« La Chine a certainement déployé l’effort d’endiguement d’une maladie le plus ambitieux, agile et offensif de l’histoire », affirmait l’OMS le 28 février.

Avons-nous un candidat pour diriger l’exécutif global provisoire préconisé par Gordon Brown ? Ça y ressemble.

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25 mars, 25e anniversaire d'Evangelium Vitæ

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)

Il y a à peine quelques jours c’était le 25 mars 2020, fête de l’Annonciation, mais aussi le 25e anniversaire d’Evangelium Vitæ (Évangile de la vie), cette encyclique dans laquelle Jean-Paul II explique l’importance du respect de la vie humaine, de la conception à la mort naturelle. Cette encyclique a beaucoup inspiré les défenseurs de la vie, à l’instar d’Humanæ Vitæ, l’encyclique de Paul VI.

Dans son encyclique, Jean-Paul II dénonce la pilule abortive, l'avortement, la contraception, qui procède de la même mentalité que l’avortement, les techniques de fécondation artificielle, l’infanticide des nouveau-nés handicapés : 

Pour favoriser une pratique plus étendue de l’avortement, on a investi et on continue à investir des sommes considérables pour la mise au point de préparations pharmaceutiques qui rendent possible le meurtre du fœtus dans le sein maternel sans qu’il soit nécessaire de recourir au service du médecin. Sur ce point, la recherche scientifique elle-même semble presque exclusivement préoccupée d’obtenir des produits toujours plus simples et plus efficaces contre la vie et, en même temps, de nature à soustraire l’avortement à toute forme de contrôle et de responsabilité sociale.

Il est fréquemment affirmé que la contraception, rendue sûre et accessible à tous, est le remède le plus efficace contre l’avortement. On accuse aussi l’Eglise catholique de favoriser de fait l’avortement parce qu’elle continue obstinément à enseigner l’illicéité morale de la contraception. A bien la considérer, l’objection se révèle en réalité spécieuse. Il peut se faire, en effet, que beaucoup de ceux qui recourent aux moyens contraceptifs le fassent aussi dans l’intention d’éviter ultérieurement la tentation de l’avortement. Mais les contrevaleurs présentes dans la « mentalité contraceptive » — bien différentes de l’exercice responsable de la paternité et de la maternité, réalisé dans le respect de la pleine vérité de l’acte conjugal — sont telles qu’elles rendent précisément plus forte cette tentation, face à la conception éventuelle d’une vie non désirée. De fait, la culture qui pousse à l’avortement est particulièrement développée dans les milieux qui refusent l’enseignement de l’Eglise sur la contraception. Certes, du point de vue moral, la contraception et l’avortement sont des maux spécifiquement différents : l’une contredit la vérité intégrale de l’acte sexuel comme expression propre de l’amour conjugal, l’autre détruit la vie d’un être humain ; la première s’oppose à la vertu de chasteté conjugale, le second s’oppose à la vertu de justice et viole directement le précepte divin « tu ne tueras pas ».

Mais, même avec cette nature et ce poids moral différents, la contraception et l’avortement sont très souvent étroitement liés, comme des fruits d’une même plante. Il est vrai qu’il existe même des cas dans lesquels on arrive à la contraception et à l’avortement lui-même sous la pression de multiples difficultés existentielles, qui cependant ne peuvent jamais dispenser de l’effort d’observer pleinement la loi de Dieu. Mais, dans de très nombreux autres cas, ces pratiques s’enracinent dans une mentalité hédoniste et de déresponsabilisation en ce qui concerne la sexualité et elles supposent une conception égoïste de la liberté, qui voit dans la procréation un obstacle à l’épanouissement de la personnalité de chacun. La vie qui pourrait naître de la relation sexuelle devient ainsi l’ennemi à éviter absolument, et l’avortement devient l’unique réponse possible et la solution en cas d’échec de la contraception.

Malheureusement, l’étroite connexion que l’on rencontre dans les mentalités entre la pratique de la contraception et celle de l’avortement se manifeste toujours plus ; et cela est aussi confirmé de manière alarmante par la mise au point de préparations chimiques, de dispositifs intra-utérins et de vaccins qui, distribués avec la même facilité que les moyens contraceptifs, agissent en réalité comme des moyens abortifs aux tout premiers stades du développement de la vie du nouvel individu.

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Trudeau après le pouvoir


Justin Trudeau, Premier ministre du Canada.

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo (rognée) : Presidencia de la República Mexicana, Attribution 2.0 Générique (CC BY 2.0), Wikimedia Commons

Le député fédéral Derek Sloan, candidat pro-vie dans la course à la direction du Parti conservateur du Canada, écrivait dans un courriel adressé aux membres du parti :

J’étais à Ottawa hier [24 mars] pour faire mon devoir de député.

Nous avons vu Justin Trudeau essayer de tirer parti de cette crise sanitaire et économique nationale sans précédent [celle sanitaire c’est moins sûr*] pour s’emparer de pouvoirs considérables pour son gouvernement.

Cette prise de pouvoir anticonstitutionnelle, qui aurait donné à son gouvernement minoritaire une capacité illimitée de taxation et de dépenses pour les 18 prochains mois, a heureusement été contrecarrée par l’opposition.

Néanmoins, cet épisode illustre une fois de plus que Trudeau convoite la domination absolue sur nous tous, et que lui et son équipe considèrent les garanties de la démocratie parlementaire comme de simples pierres d’achoppement gênantes sur la route du pouvoir.

Rien de tout cela ne devrait nous surprendre. Trudeau est un homme qui, en 2013, a célèbrement manifesté son admiration pour la « dictature de base » de la Chine, très sérieusement.

Trudeau nous montre qui il est en tout temps. Pour vous convaincre des desseins despotiques de Trudeau, regardez les actes récents de son gouvernement en la matière du projet de loi C-8.

Qu’est-ce que le projet de loi C-8 ? Le 9 mars, alors que nous commencions tous à peine à saisir la gravité de la menace du COVID-19 et de l’effet sinistre qu’il aurait sur nos vies [comme les réactions disproportionnées*], les libéraux ont déposé le projet de loi C-8, qui vise à criminaliser ce qu’ils définissent comme « thérapie de conversion ».

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