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Culture de mort : les avantages (financiers) de l’euthanasie

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)

Plusieurs chercheurs ont publié des études sur les bénéfices (financiers) de l’euthanasie, par rapport aux soins palliatifs, curieuse démarche s’il en est, car quelle utilité peut-on trouver dans de telles études si ce n’est qu'on se positionne pour l’euthanasie, ou contre ? Mais si l'on se positionnait contre l'euthanasie, on aurait soin de le préciser. Dans une des études on parle même d’autoriser l’euthanasie selon la « qualité de vie », et on parle d’« état de santé pire que la mort », concept éminemment eugénique. Selon Euthanasia Prevention Coalition (EPC) :

Le Canada a légalisé l'euthanasie le 17 juin 2016. Le 23 janvier 2017, le Canadian Medical Association Journal (CMAJ) a publié une étude de Aaron J. Trachtenberg M. D., D. Phil., Braden Manns M. D., M. Sc. intitulée : Cost analysis of medical assistance in dying (Analyse des coûts de l'aide médicale à mourir).

Les chercheurs de cette étude ont constaté que le système de santé canadien pourrait économiser entre 34,7 et 138,8 millions de dollars par an, selon le nombre d'euthanasies opérées, maintenant que l'euthanasie est légale. Le Canada a un système de santé universel, où le coût des soins de santé est principalement pris en charge par le gouvernement.

Au Canada, il y a eu 5 000 décès par euthanasie en 2019 et 13 000 depuis sa légalisation [...]

Et selon une autre étude, réalisée par les chercheurs David Shaw et Alec Morton, dans laquelle ils présentent une situation théorique où l’euthanasie serait autorisée selon la qualité de vie, la qualité de vie globale de la société pouvant d’après eux être améliorée si les « états de santé pire que la mort » étaient éliminés. Selon EPC :

Dans leur analyse, les chercheurs examinent les gains « positifs » de l'euthanasie dans un scénario où elle serait légalisée par rapport à la QALY (Quality Adjusted Life Year) [Année de vie pondérée par la qualité]. Ils suggèrent que la QALY d'une nation est améliorée parce que certaines conditions de santé sont pires que la mort [si on procède à l’euthanasie]. Ils déclarent :

« La plupart des états de santé sont préférables à la mort, et entraînent donc un score de qualité de vie supérieur à zéro, indiquant que la vie dans cet état de santé est préférable à l'absence de vie... Cependant, une littérature non exhaustive a examiné la valeur des états de santé pires que la mort. »

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La vérité sur la soi-disant « thérapie de conversion »

Par Michael L. Brown ― Traduit par Campagne Québec-Vie ― Photo : freepik

9 juillet 2019 (LifeSiteNews) — À la lumière de la dernière attaque contre les efforts de changement d'orientation sexuelle (ECOS ― sexual orientation change efforts, SOCE), à savoir l’interdiction faite par Amazon des livres sur le sujet, nous faisons bien de séparer les faits de la fiction. Ces tentatives de changement sont-elles vraiment si dangereuses ? Devraient-elles être interdites et même criminalisées ?

Selon les critiques, la « thérapie de conversion » est dangereuse et nuisible car elle tente de changer quelque chose qui ne peut être changé, un peu comme si on essayait de transformer un gaucher en droitier. Dans la droite ligne de cette analogie, cela laisse également entendre qu'il y a quelque chose de fondamentalement mauvais à être gaucher.

Comme l'exprime le projet de loi SB 1172 de Californie, qui a été promulgué en 2012 et qui a criminalisé l’ECOS pour les mineurs, « les efforts de changement d'orientation sexuelle posent des risques critiques pour la santé des lesbiennes, des gays et des bisexuels, [en provocant] notamment la confusion, la dépression, la culpabilité, l'impuissance, le désespoir, la honte, le retrait social, le suicide, l'abus de substances, le stress, la déception, l'autocritique, une diminution de l'estime de soi et de son authenticité envers les autres, une augmentation de la haine de soi, d'hostilité et de blâme contre les parents, de sentiments de colère et de trahison, la perte d'amis et de partenaires romantiques potentiels, des problèmes dans l'intimité sexuelle et émotionnelle, des dysfonctionnements sexuels, des comportements sexuels à haut risque, des sentiments de déshumanisation et de mensonge envers soi-même, une perte de confiance et le sentiment d'avoir perdu du temps et des ressources. C'est ce que documente le groupe d’étude de l'American Psychological Association sur les réponses thérapeutiques appropriées à l'orientation sexuelle dans son rapport 2009 du groupe d’étude sur les réponses thérapeutiques appropriées à l'orientation sexuelle ».

Est-ce vrai ? Certainement pas.

Selon Christopher Doyle, lui-même ancien homosexuel et aujourd'hui thérapeute agréé, « malgré les allégations de préjudice citées dans le SB 1172, le groupe d’étude de l'American Psychological Association n'a pas réellement fourni de preuves à l'appui des 28 risques de santé énumérés ci-dessus. En fait, aucun de ces risques pour la santé n'a été documenté dans la littérature scientifique évaluée par les pairs, à l'exception de quelques rapports anecdotiques publiés et non publiés concernant des adultes. Mais il n'y a pas une seule étude basée sur des résultats dans la littérature scientifique sur les mineurs suivant une thérapie d’ECOS pour soutenir ces affirmations. » 

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Mgr Athanasius Schneider, l’« épreuve » de la « dictature sanitaire » et de l'interdiction des messes publiques


Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Sainte-Marie à Astana au Kazakhstan.

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits) — Photo : capture d'écran vidéo/YouTube

Mgr Athanasius Schneider propose une réflexion sur l'interdiction inouïe pour les fidèles d'assister à la messe, où au nom d'une « dictature sanitaire » sans précédent « les puissances de ce monde ont maintenant séparé de force les fidèles de leurs bergers ». Ces « tribulations », affirme l'évêque auxiliaire d'Astana, seront porteuses de « grands bénéfices spirituels » pour ceux qui resteront fidèles et qui comprendront, à travers la privation du Sacrifice eucharistique, son caractère absolument central.

Il y voit une « purification » de l'Eglise par une « intervention divine dans la crise actuelle sans précédent de l'Église ».

Je vous propose ici ma traduction de ce texte paru en anglais sur One Peter Five en ce 19 mars, fête de saint Joseph. Les anglophones y trouveront une série de prières pour la prière en famille. – J.S.

*

« Nous nous glorifions même dans les tribulations » (Rom 5, 3)

Des millions de catholiques dans le monde occidental dit libre seront, dans les semaines ou même les mois à venir, et surtout pendant la Semaine Sainte et Pâques, point culminant de toute l'année liturgique, privés de tout acte de culte public en raison de la réaction tant civile qu'ecclésiastique à l'épidémie de Coronavirus (COVID-19). La plus douloureuse et la plus angoissante de ces mesures est la privation de la sainte messe et de la sainte communion sacramentelle.

L'atmosphère actuelle de panique quasi planétaire est sans cesse alimentée par le « dogme » universellement proclamé de la nouvelle pandémie du coronavirus. Les mesures de sécurité drastiques et disproportionnées, associées à la négation des droits fondamentaux de l'homme que sont la liberté de mouvement, la liberté de réunion et la liberté d'opinion, apparaissent quasiment orchestrées au niveau mondial selon un plan précis. Ainsi, l'humanité entière devient en quelque sorte prisonnière d'une « dictature sanitaire » mondiale qui, de son côté, se révèle également être une dictature politique.

Un effet secondaire important de cette nouvelle « dictature sanitaire » qui se répand dans le monde entier est l'interdiction croissante et sans compromis de toute forme de culte public. À compter du 16 mars 2020, le gouvernement allemand a interdit toute forme de rassemblement religieux public pour toutes les religions. Une mesure aussi drastique d'interdiction stricte de toutes les formes de culte public était inimaginable, même sous le Troisième Reich.

Avant que ces mesures ne soient prises en Allemagne, une interdiction gouvernementale de tout culte public avait été mise en œuvre en Italie et à Rome, cœur du catholicisme et du christianisme. La situation actuelle de l'interdiction du culte public à Rome ramène l'Église à l'époque d'une interdiction analogue émise par les empereurs romains païens au cours des premiers siècles.

Les clercs qui osent célébrer la sainte messe en présence des fidèles dans de telles circonstances pouvaient être punis ou mis en prison. La « dictature sanitaire » mondiale a créé une situation qui respire l'air des catacombes, d'une Église persécutée, d'une Église souterraine, surtout à Rome. Le pape François, qui le 15 mars, à pas solitaires et hésitants, a parcouru les rues désertes de Rome dans son pèlerinage depuis l'image du Salus populi Romani dans la basilique de Sainte-Marie-Majeure jusqu'à la Croix miraculeuse dans l'église de San Marcello, véhiculait une image apocalyptique. Elle rappelait la description suivante de la troisième partie du secret de Fatima (révélée le 13 juillet 1917) : « Le Saint-Père traversa une grande ville à moitié en ruine et, à moitié tremblant, d'un pas vacillant, affligé de souffrance et de peine. »

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Les candidats pro-vie à la direction du Parti conservateur ont rempli les conditions requises pour participer à la course

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Piqsels

Les trois candidats à la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada (PCC) reconnus comme pro-vie par l’organisme pro-vie Campaign Life Coalition (CLC) ont réussi à remplir toutes les exigences du comité organisateur, leur permettant ainsi de continuer dans la course et d’avoir leur nom sur le bulletin de vote le 27 juin, selon un tweet de CLC :

Les trois candidats pro-vie soutenus par CLC ont rempli les conditions requises pour que leur nom figure sur le bulletin de vote !

Ils ont récolté à eux trois 900 000 dollars, un exploit étonnant malgré le pouvoir établi dans le PCC qui essaye de contrecarrer les conservateurs sociaux.

Derek Sloan, député ontarien à la Chambre des communes (soutenu par Richard Décarie, ex-candidat québécois et pro-vie de cette course, qui s’est fait exclure sans explication par le comité organisateur), est prêt à appuyer s’il était élu les députés qui présenteraient des projets de loi d’initiative parlementaire contre l’avortement. Il s’oppose au projet de loi C-8 qui interdirait partiellement l’aide à rediriger l’attirance sexuelle, destinée aux personnes ayant une attirance pour les personnes de même sexe et qui voudrait s’en défaire ; et qui interdirait partiellement l’aide à rediriger ce qu’on appelle l’« orientation sexuelle », ou le sentiment d’appartenance à un sexe. S’il devenait Premier ministre, il couperait le financement fédéral de l’avortement à l’étranger. Il s’oppose à l’euthanasie, etc.

Leslyn Lewis est avocate et directrice associée d’un cabinet d’avocats de services exhaustifs (Lewis Law professional corporation). Dans ses projets on trouve l’interdiction de l’avortement sélectif selon le sexe, l’arrêt du financement fédéral de l’avortement à l’étranger, le financement de centres d’aide aux femmes enceinte.

Chose curieuse, sur son site de campagne où elle se présente, on peut voir la phrase suivante, « Je crois dans la séparation de l'Église et de l'État », ce qui est pour le moins surprenant de la part d’une chrétienne pratiquante. Qu’est-ce que la séparation de l’Église et de l’État ? Si l’on sépare l’apport de l’Église dans les décisions que prend l’État, il s’ensuit que l’État ne base plus ses décisions selon la doctrine de l’Église (disons catholique) mais selon ce qu’il considère être la raison. C'est donc que l’Église n’a pas plus d’importance aux yeux de l’État qu’une autre organisation inférieure à celui-ci. Donc, ni l’Église ni son enseignement n’aura de valeur pour l’État qui se considérera supérieur à celle-ci, puisque cette dernière devra se plier à toutes ses exigences. La séparation de l’Église et de l’État est en fait une inversion de soumission. Ce n’est plus l’État qui doit reconnaître l’autorité morale de l’Église, mais l’Église qui doit reconnaître l’autorité morale de l’État. Certes tous deux ont leur rôle respectif, dont celui de l’Église qui consiste entre autres à définir la morale, ou ce que l’État doit et ne doit pas faire, et celui de l’État à agir conformément à cette morale dans l’usage de son pouvoir organisateur et coercitif.

Jim Karahalios, homme d’affaire, est également reconnu pro-vie par CLC, il laisserait les députés déposer des projets de loi.

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Mgr Crepaldi évoque le coronavirus, dénonce le panthéisme, le mondialisme, l’abandon de souveraineté, la culture de mort


Mgr Giampaolo Crepaldi évêque de Trieste en Italie, bénissant la ville avec le Très Saint Sacrement, le 1er mars 2020.

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits) ― Image : Capture d’écran de la vidéo d’Il Piccolo

La morale devra changer pour être de nouveau fondée sur autre chose qu’elle-même, et la société devra retrouver le sens de Dieu et de la religion : telle est l’appel à la vérité et au réel lancé par Mgr Giancarlo Crepaldi, évêque de Trieste, à propos de la crise du coronavirus.

Dans un passionnant article publié en exclusivité il y a quelques minutes par Marco Tosatti sur son blog Stilum curiae, Mgr Crepaldi souligne comment le COVID-19 met à mal les grandes erreurs du temps : le naturalisme qui enseigne la bonté de la nature et notre devoir de « connexion » avec elle, le panthéisme, mais aussi le rejet de la doctrine sociale de l’Eglise et son principe de subsidiarité nié par le mondialisme supranational.

Et de rappeler aussi que le mot latin « Salus » signifie certes santé, mais aussi salut, et que le salut n’est pas forcément la santé ici-bas comme le savaient bien les martyrs.

Il est vrai que Mgr Crepaldi fait partie des évêques qui sont sortis de leurs cathédrales pour bénir leurs villes avec le Saint Sacrement alors que les fidèles ne peuvent plus venir à la messe.

Le texte est revigorant. Je vous en propose ci-desssous, avec l’aimable autorisation de Marco Tosatti, ma traduction. — J.S.

*

Plus rien ne sera comme avant

L’épidémie liée à la propagation de la « COVID-19 » a un fort impact sur de nombreux aspects de la coexistence entre les hommes et pour cette raison, elle nécessite également une analyse du point de vue de la Doctrine Sociale de l’Église. La contagion est avant tout un événement sanitaire et cela suffit à relie directement à l’objectif du bien commun. La santé en fait certainement partie. En même temps, elle pose le problème de la relation entre l’homme et la nature et nous invite à surmonter le naturalisme qui est répandu aujourd’hui et je rappelle que, en l’absence de gouvernement de la part de l’homme, la nature produit aussi des catastrophes et qu’une nature uniquement bonne et d’emblée exempte de contamination n’existe pas.

Elle pose ensuite le problème de la participation au bien commun et de la solidarité, en nous invitant à aborder, sur la base du principe de subsidiarité, les différentes contributions que les acteurs politiques et sociaux peuvent apporter à la solution de ce grave problème et à la reconstruction de la normalité, une fois l’épidémie derrière nous. Il est devenu évident que ces contributions doivent être articulées entre elles, convergentes et coordonnées. Le financement des soins de santé, un problème que le coronavirus met très clairement en évidence, est un problème moral central dans la poursuite du bien commun. Il est urgent de réfléchir tant aux objectifs du système de santé qu’à sa gestion et à l’utilisation des ressources, car l’examen du passé récent laisse constater une réduction significative du financement des établissements de soins de santé. L’épidémie menace en effet la fonctionnalité des filières productives et économiques, et leur blocage, s’il se prolonge, entraînera des faillites, du chômage, de la pauvreté, des difficultés et des conflits sociaux. Le monde du travail sera soumis à de grands bouleversements, de nouvelles formes de soutien et de solidarité seront nécessaires et des choix drastiques devront être faits. La question économique renvoie à celle du crédit et à la question monétaire et, par conséquent, aux relations de l’Italie avec l’Union européenne dont dépendent dans notre pays les décisions finales dans ces deux domaines. Cela soulève à nouveau la question de la souveraineté nationale et de la mondialisation, faisant ressortir la nécessité de réexaminer la mondialisation comprise comme une machine systémique mondialiste, qui peut aussi être très vulnérable précisément en raison de son interrelation interne rigide et artificielle, de sorte que, lorsqu’un point névralgique est touché, elle provoque des dommages systémiques globaux difficiles à corriger. Lorsque les niveaux sociaux inférieurs sont soustraits à la souveraineté, tous seront emportés. D’autre part, le coronavirus a également mis en évidence les « fermetures » des États, incapables de coopérer réellement même s’ils sont membres des institutions supranationales auxquelles ils appartiennent. Enfin, l’épidémie a posé le problème de la relation du bien commun avec la religion catholique et de la relation entre l’État et l’Église. La suspension des messes et la fermeture des églises ne sont que quelques aspects de ce problème.

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Allemagne : projet de loi visant à interdire les « thérapies de conversion »

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : tirachardz/freepik

Il est intéressant et atterrant de voir avec quelle simultanéité les projets de loi contre la « thérapie de conversion » se font proposer dans les divers parlements du monde. Ces dernières années les projets de loi et les nouvelles lois ont apparu dans les États américains, dans des villes du même pays et au niveau fédéral, tout comme en Espagne, en Grande-Bretagne ou au Canada. Présentement, le projet de loi présenté en Allemagne est sensiblement similaire à celui déposé à la Chambre des communes du Canada, une seule différence importante, et non à l’honneur du Canada, c’est que le projet de loi allemand interdirait les « thérapies de conversion », point ! Tandis que le canadien, lui, interdirait celles qui viseraient à changer une « orientation » homosexuelle en une hétérosexuelle, et non inversement (si cela existe bien sûr). S'il n'y a là un flagrant parti pris... Selon LifeSiteNews :

Le gouvernement allemand a déposé un projet de loi interdisant les thérapies de conversion, définies comme « toute thérapie pratiquée sur des êtres humains qui vise à modifier ou à supprimer l'orientation sexuelle ou l'identité de genre auto-perçue. »

Angela Merkel, la chancelière allemande, et Jens Spahn, le ministre, homosexuel, de la santé, avaient proposé ce projet de loi en février. Tous deux sont membres des démocrates-chrétiens.

Les opérations et les traitements hormonaux « destinés à exprimer l'identité sexuelle perçue par la personne » ne sont pas considérés comme thérapie de conversion, explique le projet de loi. Ainsi, la « opération de réassignation de genre » et autres mesures ne seraient pas interdites par la loi actuellement discutée entre les membres du Parlement.

La thérapie de conversion des personnes de moins de 18 ans est strictement interdite. Les adultes sont autorisés à suivre une thérapie de conversion à condition qu'ils le fassent librement.

Toutefois, ce choix pourra bien ne pas exister dans la réalité, puisque les publicités publiques proposant des thérapies de conversion sont interdites. En ce qui concerne les enfants et les adolescents, les thérapies de conversion ne peuvent pas même être « annoncées, proposées ou obtenues » en privé.

Les promoteurs de ce projet de loi, et les autres en général, prétendent que les « thérapies de conversion » sont nocives, voire dangereuses pour les personnes qui les suivent. Pourtant, plusieurs personnes ayant eu une attirance envers celles de même sexe sont passées par là et sont heureuses d’avoir quitté ces attraits désordonnés.

Sans doute qu’il existe des thérapies douteuses à condamner, mais celles qui reposent sur la parole et la conversation n’ont sûrement pas lieu d’être supprimées.

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Coronavirus, confinement et pornographie

Par Pierre-Alain Depauw (Medias-Presse.info) ― Photo : thanyakij-12/freepik

Quantité de romans d’anticipation ont prédit il y a plusieurs décennies des situations qui se réalisent en ce moment sous nos yeux. Pensons à 1984 d’Orwell, au Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley, mais aussi à beaucoup d’autres. Comme La fin d’Illa qui annonçait le règne de l’abrutissement et de la terreur.

L’épidémie de Coronavirus vient concrétiser ce dernier scénario.

D’un côté, tous les médias nous bombardent d’informations plus angoissantes les unes que les autres au sujet de ce virus qui terrorise une bonne partie de la planète et permet à plusieurs gouvernements de prendre des mesures qui relèvent de la loi martiale et auraient fait hurler au fascisme en d’autres circonstances.

De l’autre côté, des propositions qui tombent en rafale pour occuper les populations placées en confinement. Ainsi, chacun à ces jours-ci reçu une annonce de son opérateur téléphonique lui signalant qu’il allait pouvoir surfer deux fois plus sur internet pour le même prix jusqu’au minimum début avril. Ensuite, quantité de chaînes de télévision habituellement payantes et cryptées, de type canal +, ont annoncé être accessibles gratuitement durant le confinement.

Et, depuis mardi, les grands médias du système publient des articles accrocheurs pour signaler avec force détails que plusieurs programmes pornographiques habituellement réservés à des abonnements payants sont également mis en accès gratuit pendant le confinement. 

L’abrutissement des foules s’organise à grande échelle.

Pour votre bien, naturellement. Il suffit d’y croire…

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Derek Sloan, candidat à la direction du Parti conservateur: «les familles forment la base de notre société»

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)

Qu’est-ce qui devrait être au centre de nos objectifs et de nos préoccupations, ou du moins parmi les plus importantes ? La famille. La famille, fondement et modèle de l’État, productrice et école de la société, base des relations, éducatrice de la charité.

Derek Sloan, député conservateur ontarien à la Chambre des communes et candidat dans la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada, fonde sa campagne de course sur la protection de la vie et de la famille. Dans un courriel envoyé aux membres du Parti conservateur, il exprime sont soutien et sa louange à l’institution de la famille dans le contexte d’une société face au coronavirus :

Les frontières se ferment. Le virus COVID-19 se propage. Les gens sont effrayés.

Nous avons lu des rapports suggérant que les personnes âgées sont particulièrement vulnérables.

Certains parents ayant de jeunes enfants signalent qu'ils ont des difficultés à trouver des couches et du lait maternisé, voire du papier toilette, dans les magasins.

Si certains d'entre nous ont la chance de pouvoir travailler à domicile tout en étant payés, pour beaucoup d'autres, ce n'est pas une possibilité. Certaines personnes ont un emploi qui les expose à un risque d'infection, tandis que d'autres ont été renvoyées chez elles sans espoir de toucher un salaire.

C'est dans des périodes d'incertitude comme celle-ci que, pour ceux qui ont la fortune d'avoir une famille, nous sommes reconnaissants du don de la famille.

Lorsque tout le reste disparaît, ou est ôté, la famille reste.

C'est notre force et elle nous renforce.

Les familles forment la base de notre société.

Il n'y a pas de principe plus important du conservatisme que la protection de la famille, en particulier contre ceux qui l'attaquent en matière de droits parentaux au nom d'idées sociales erronées.

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Le père qui voulait empêcher la «transition» de sa fille pourrait être poursuivi, ayant enfreint l’ordonnance lui interdisant de parler aux médias

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : freepik

Suite de l’affaire de ce père de Colombie-Britannique qui a combattu pour que sa fille ne « transitionne » pas en « garçon », selon LifeSiteNews :

Le père canadien qui s'est rendu devant les tribunaux l'année dernière pour essayer d'empêcher les médecins de « transitionner » sa fille de 14 ans perturbée en « garçon » pourrait être inculpé d'outrage au tribunal pour avoir enfreint une ordonnance lui interdisant de parler aux médias.

La journaliste chrétienne Laura Lynn Tyler Thompson de Vancouver pourrait également être inculpée d'outrage au tribunal pour avoir diffusé une vidéo de son entretien avec le père le mois dernier.

Une ordonnance du tribunal interdit la publication de toute information qui pourrait permettre d'identifier l'une des parties de l'affaire, y compris le père, qui est désigné dans les documents du tribunal par le terme « CD ».

Mais alors même que le juge de la Cour suprême de la Colombie-Britannique Michael Tammen a saisi mardi le procureur général de la province afin qu'il envisage de poursuivre les deux personnes, un autre journaliste s'est lancé dans la mêlée.

La jeune fille n’a pas demandé que ses avocats poursuivent son père pour ses infractions à l’ordonnance :

Ce qui est remarquable dans les procédures judiciaires des 9 et 10 mars, c'est que les avocats de la fille, dont fait partie l'activiste « queer » Barbara Findlay, ont admis qu'ils n'agissaient pas à la demande de leur cliente, qui a maintenant 15 ans et ne veut probablement pas poursuivre son père, a déclaré Thompson à LifeSiteNews.

Les avocats ont alors demandé que le juge renvoie l'affaire au procureur général pour qu'il envisage de poursuivre Thompson et le père pour outrage au tribunal.

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Un député pro-vie dit que les Canadiens sont prêts pour une loi contre l’avortement sélectif selon le sexe

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)

Cathay Wagantall, député conservateur de Yorkton—Melville à la Chambre des communes, avait présenté le 26 février le projet de loi C-233 intitulé Loi sur l’avortement en fonction du sexe, qui a pour but de modifier le « Code criminel afin d’ériger en infraction le fait, pour un médecin, de pratiquer un avortement sachant que l’avortement est fondé uniquement sur le sexe génétique de l’enfant. En outre, il prévoit l’obligation pour le ministre de la Santé d’établir, après consultation des représentants des provinces responsables de la santé, des lignes directrices sur tout renseignement fourni par un médecin saisi d’une demande d’avortement. »

Mme Wagantall invite les Canadiens et les députés à soutenir ce projet de loi, selon B.C. Catholic :

Un député conservateur appelle les Canadiens et ses collègues députés à se mobiliser pour mettre fin aux avortements basés sur le sexe d'un enfant, ayant présenté un projet de loi d'initiative parlementaire à la Chambre des communes le 26 février.

80 % des Canadiens contre les avortements sélectifs, affirme Mme Wagantall, d'après B.C. Catholic :

« Quatre-vingt-quatre pour cent des Canadiens sont contre l'avortement sélectif en fonction du sexe. Les législateurs ont la responsabilité de veiller à ce qu'il soit interdit par la loi. L'avortement sélectif est contraire à notre engagement en faveur de l'égalité et doit être interdit en tant que pratique inacceptable. »

Mme Wagantall souligne donc qu'une « grande majorité des Canadiens sont contre la sélection du sexe comme raison d'un avortement et que "nous avons la responsabilité de condamner généralement cette pratique qui a cours au Canada" », rapporte B.C. Catholic.

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