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Anorexique? L'euthanasie est une solution en Belgique, modèle du Québec...

Sur le blog de Jeanne Smits du 29 janvier 2013:

(La ministre Hivon, comme les auteurs du Rapport de la Commission Mourir dans la dignité, des adeptes de la pensée positive)

 

Elle avait 44 ans. A la fin de 2012, elle a obtenu l'euthanasie dont elle rêvait depuis plusieurs années. Ann G. a été jugée « apte » (si l'on peut dire) dans la mesure où elle souffrait d'une affection psychiatrique qui lui causait une souffrance insupportable. La loi belge n'exige nullement, en effet, que la maladie justifiant l'euthanasie soit grave ou en phase terminale : ce qui compte, c'est la perception subjective de la souffrance et l'idée, chez le patient, qu'il n'y a pas d'amélioration possible. A peine demande-t-on dans cette situation une confirmation du diagnostic du médecin principal par un collègue.

Quelques mois avant sa mise à mort, Ann témoignait encore lors d'émissions télévisées contre son psychiatre qu'elle accusait d'avoir eu des rapports non désirés avec elle. Aujourd'hui ceux qui l'ont connue ne savent pas si, oui ou non, ces abus ont précipité le désir d'euthanasie.

L'affaire de Ann G. est particulièrement frappante. En 2007, souffrant déjà d'anorexie depuis 25 ans, la patiente a contacté un écrivain, Kristien Hemmerechts, avec une demande « lourde ».

Elle désirait que son histoire fasse l'objet d'un livre. Elle annonçait vouloir se suicider, mais pas avant d'avoir publié…
Pour Kristien Hemmerechts, ce n'était en aucun cas « un appel au secours ». « C'était bien une demande clairement formulée de mettre joliment fin à sa vie de cette manière-là. »
 

Son psychiatre traitant, Walter Vanderryken, a publiquement reconnu qu'il avait eu des relations interdites avec plusieurs de ses patientes, parmi lesquelles Ann G. « A ce moment-là elle avait déjà fait sa demande d'euthanasie », a-t-il déclaré selon Nieuwsblad
(...)
Pour Ann, victime de sa maladie comme de son thérapeute, c'est la mort qui a été choisie aussi bien par elle que par ses soignants qui ont laissé faire.
 

C'est assez commode finalement…

Nos commissaires qui ont visité la Belgique et la Hollande ont eu des commentaires louangeurs sur ces pays, que l'on  retrouve dans le rapport de la commission «Mourir dans la dignité» :

Notre présence sur le terrain nous a permis d’en apprendre
davantage sur leur application au sein de la pratique médicale qui s’est développée depuis plusieurs années maintenant. Nous avons été grandement impressionnés par le système des « SCEN doctors »65 aux Pays-Bas qui garantit, selon nous, l’indépendance du second médecin chargé d’attester l’exactitude du diagnostic posé par le médecin traitant. Nous avons été rassurés par la rigueur entourant le contrôle de la pratique, de même que par l’attitude prudente et empreinte de circonspection des médecins et de tout le personnel médical. Cela est loin de la banalisation du geste appréhendée, et ce, dans une société où la légalisation de la pratique a été précédée d’une longue période de tolérance.(…)
 

Ainsi, dans les pays visités, nous n’avons pas observé de dérives associées à la pente glissante appréhendée68.(…)
Par ailleurs, l’argument des dérives présuppose la complicité des médecins, des infirmières, des administrateurs du réseau de la santé et de l’entourage des patients. Cela nous paraît hautement improbable. Nous faisons confiance au personnel du réseau de la santé, car il nous est impossible d’imaginer que les personnes qui y travaillent se transforment du jour au lendemain en agents de la mort.

Enfin, malgré certains mouvements d’associations, les lois belge et néerlandaise n’ont jamais été modifiées pour élargir les critères d’admissibilité à l’euthanasie depuis leur entrée en vigueur, il y a une dizaine d’années. Les législateurs de ces pays ont fait preuve d’un sérieux indéniable dans le processus de suivi de leur législation. Nous ne doutons pas qu’il en serait de même au Québec, en raison de la rigueur de notre processus législatif dans lequel les consultations publiques occupent une grande place.

(p. 77-78)

Voilà les conclusions de la commission. Il est difficile de prendre plus sérieusement les Québécois pour les plus grandes valises du monde! Allons, répétons en choeur :

«Il n'y a pas de pente glissante dans les pays qui ont légalisé l'euthanasie. L'injection létale donnée aux personnes anorexiques, aux personnes craignant de souffrir un jour d'une prochaine cécité répond à un processus rigoureux qui ne permet pas d'euthanasier les gens pour n'importe quelle maladie non mortelle... et aucun médecin n'oserait euthanasier ces patients sans leur consentement. Les centaines de patients euthanasiés chaque année sans leur consentement dans ces pays n'ont pas été victimes de médecins et du personnel infirmier pour la simple et bonne raison que cela nous paraît hautement improbable et que nous sommes incapables de l'imaginer»

Ce que l'on peut être chanceux d'avoir des commissaires et une ministre de la Santé qui ont bien lu le livre le Secret sur la pensée positive. Grâce au pouvoir de la pensée de la ministre Hivon, nous sommes à l'abri de toute dérive et pente glissante au Québec. Vraiment, le modèle québécois est très fort.

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Lola contre Éric ou le réveil des femmes?

Voilà. Des années données à son « chum », une séparation, et beaucoup de pertes. Le résultat d’être conjoint de fait. Le Québec est le champion de ses essais sans engagement. Pour le pire qui est prévu, puisque le meilleur, un amour pour la vie, est discrédité au départ. Et c’est les femmes qui le plus souvent, écopent. On « sait » que l’amour ne dure pas toute une vie…
Le mariage est une institution merveilleuse qui permet l’égalité dans le couple et la protection de chacun, surtout des enfants. Tout comme la contraception était censée libérer la femme, mais l’asservit au désir de l’homme, tout comme l’avortement devait la rendre égale de l’homme en ne subissant plus les conséquences de ses actes sexuels, lui a-t-on fait croire, mais que l’homme a pu lui laisser toute la responsabilité du meurtre de l’enfant, le refus du mariage devait permettre la liberté de l’amour, mais n’a permis que le doute et le refus du don de soi. Chacun s’engage à se garder une porte de sortie, au cas où l’on trouverait mieux…
Et aucune responsabilité envers la personne que l’on a aimée pendant des années. Comme le disait Montaigne : « N’a jamais été ton ami qui ne l’est plus »… Oui, il y a beaucoup de lacunes dans la compréhension de ce qu’est l’amour, forgé par 100 ans de cinéma passionné et 200 ans de littérature romantique, sans cette volonté de passer à l’étape suivante de l’amour : vouloir le bien de l’autre, peu importe le retour… Qui veut aimer aime du plus grand amour, de celui qui donne sa vie.
Si tant de couples s’échangent au cours des années, c’est qu’ils reposent sur le sentiment d’aimer. Sentiment qui va et vient dans une vie. Sans cette volonté d’aimer, le passage à froid peut être mortel pour un couple et cela donne une société où l’on ne s’engage pas. « L’amour dure trois ans » disait le titre d’un film français, parce que l’auteur du livre inspirant le film n’a jamais entendu que l’amour véritable commence après trois ans… Un vieux professeur racontait que trois années étaient le temps nécessaire pour connaître le corps de l’autre dans un couple, et en vouloir un autre, chercher de la nouveauté…
Le mariage n’assure pas le grand amour, mais il permet à l’amour de s’épanouir. L’état de conjoint de fait est un obstacle structurel à l’amour. La réaction normale à la proposition de cet état de vie devrait être un refus net. Qui propose un état de conjoint de fait a des choses à régler avant de pouvoir aimer vraiment…
Espérons que l’histoire d’Éric et Lola permettra à beaucoup de « chums » et de « blondes » de réaliser les bienfaits du réel engagement… ou de se séparer s’il n’y a pas vraiment désir d’engagement, base d’un amour profond.
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Les Français plus déterminés que jamais contre le «mariage» gai

Sur le site d'Alliance Vita du 28 janvier 2013:

(Tugdual Derville, d'Alliance Vita)

 

Que répondez-vous à ceux qui, comme Pascale Clark sur France Inter au lendemain de la « Manif pour tous » du 13 janvier, ironisaient sur votre « manif pour rien » ?
 
Qu’ils n’ont encore rien vu. Et, surtout, pas encore compris ! Nous savons que nos adversaires misent sur le découragement ou la division de notre mouvement… Dès le samedi 2 février prochain, devant les préfectures de tous les départements, les Français vont se rassembler à nouveau pour montrer qu’ils sont plus que jamais mobilisés contre ce projet de loi injuste. Notre mouvement est en plein essor, et pas seulement à court terme, car il est animé par un ressort intime. C’est un sursaut historique qu’il nous faut accompagner.
 
Ne craignez-vous pas l’usure ? Ne craignez-vous pas aussi de diviser les Français ?
 
à nous de tenir dans la durée, ce qui suppose une organisation plus solide, une stratégie davantage planifiée, le renouvellement et la diversification des porte-parole… Nous y travaillons. J’aimerais par exemple entendre davantage la voix des parents adoptifs ou des professionnels de l’enfance. Déjà, grâce à l’élan du 13 janvier, des langues se délient, de nouvelles catégories de personnes s’engagent, de nouveaux experts sortent du silence… C’est un mouvement de fond. à nos yeux — et la manifestation aux slogans parfois très durs ou provocateurs du 27 janvier pro- « mariage pour tous » l’a confirmé — c’est le projet de loi gouvernemental qui divise les Français, et non pas notre résistance. François Hollande se mord peut-être les doigts de s’être laissé entraîner sur cette pente, où il n’a rien à gagner politiquement. C’est pourquoi nous ne devons rien lâcher. C’est même le meilleur service à rendre au président de tous les Français. Il a les cartes en main…
(...)
Qu’attendez-vous des parlementaires ?
 
Beaucoup. Que les opposants s’opposent avec intelligence et fermeté. C’est l’honneur de notre démocratie que des voix s’élèvent contre l’injustice. Et que les consciences des députés de gauche se libèrent. Ce sujet de « métapolitique » mérite d’être ex­plicité sans tabou. Cela donnera des forces aux sénateurs, le moment venu, pour agir à leur tour en conscience. Déjà des parlementaires de gauche nous font comprendre qu’ils seront, le jour du vote, vraisemblablement pris d’un besoin pressant à l’heure du scrutin… pour ne pas être dans l’Hémicycle. C’est un début.
 
Vous semblez davantage tabler sur le long terme ?
 
Oui. Le temps joue en notre faveur. Déjà, les promoteurs du projet les plus virulents, comme Pierre Bergé, se désolent que le gouvernement ne soit pas passé en force (et en catimini) pendant le bref « état de grâce » de la majorité. Au fond, ce projet de loi agit comme un révélateur, pour beaucoup de gens. Et alimente notre dynamisme.


Que voulez-vous dire?

C’est dans l’adversité que se révèlent les cœurs. Or, le cœur du peuple est soudain saisi devant la toute-puissance d’un projet qui entend redéfinir le repère anthropologique le plus universel, incontestable et précieux. Du coup monte une réflexion nouvelle, à mesure que des questions qu’on ne se posait pas émergent. Qu’est-ce qu’un homme, qu’un père ? Qu’est-ce qu’une femme, une mère ? Quel est le sens de l’enfantement ou de l’engendrement ? De quoi un être humain a-t-il besoin pour s’épanouir ? Peut-on encourager l’amour durable, l’engagement ? Et même peut-on apprendre à aimer ?

 En marge de mon récent débat public avec Nicolas Gougain, porte-parole de la LGBT pour lequel j’éprouve un grand respect, j’ai eu de belles discussions avec de jeunes adultes dont les parents se sont séparés, parfois dans de grandes violences. Le débat avait fait naître en eux des interrogations : que faire quand on aspire au grand amour et qu’on ne croit plus en l’engagement ?
 

 J’ai bien vu qu’une posture de bienveillance ouvrait des cœurs. C’est l’occasion de plaider pour la famille stable sans stigmatiser aucunement ceux qui en ont manqué.
 
Cette bienveillance est-elle réellement efficace ?
 
La bienveillance est extraordinairement féconde. La non-violence intérieure est l’arme de construction massive de la paix sociale. Elle a la puissance absolue de la faiblesse.
 

 Et c’est pourquoi, plutôt que d’alimenter à l’excès une querelle de chiffres qui risquerait de générer chez les manifestants l’idée désabusée qu’ils sont piétinés par le pouvoir, j’aimerais leur redire qu’ils peuvent être heureux de ce qu’ils ont fait naître et qui n’est pas près de s’éteindre.
 

 Georgina Dufoix, qui fut ministre des Affaires sociales de François Mitterrand et qui manifestait avec nous le 13 janvier, m’a appelé le lendemain pour me demander de l’écrire aux manifestants, pour qu’ils soient conscients et fiers de l’élan irrépressible qui les anime. Les soubresauts du calendrier parlementaire ne sont rien à côté du sens de l’Histoire.
 
Que pensez-vous des slogans provocateurs ou antichrétiens de la manifestation du 27 janvier  ?
 
Il faudrait s’interroger sur la culture d’autodérision propre à certains milieux désenchantés. Elle conduit à des slogans révélateurs d’un malaise existentiel. Cette surenchère de virulence renvoie au désir d’abattre toute limite, assimilée à une injonction liberticide. Que ces slogans — dont le pendant n’existe pas dans nos manifestations — puissent foisonner sans faire scandale constitue une forme d’hommage à notre propre posture paisible. Quant à l’Église catholique, il lui est reproché d’avoir libéré la parole de beaucoup. L’Institution qui rappelle les limites inhérentes à la vie en société devient natu­rellement un bouc émissaire. Peut-être est-ce parce qu’elle est entendue ? Les parents témoignent de l’ambivalence de l’écoute de leurs adolescents frondeurs…
 

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Diane 35 : 7 morts, 125 thromboses en France. Cela n'empêchera pas le sommet de Davos d'imposer la contraception à l'Afrique...

Il y a de plus en plus de procès contre les fabriquants de pilules contraceptives. Le dernier est contre Bayer qui fabrique la pilule Diane 35. Un  article sur le site de psychomedia du 28  janvier 2013:

 

(De plus en plus de poursuites pour les différentes marques de contraceptifs)

 

 

L'affaire de la pilule anti-acnéique Diane 35 et ses nonbreux génériques (Androcur, Climène, Cyprotérone, Evepar, Holgyème, Kaliale, Lumalia, Minerva…) soulève une nouvelle fois en France la question des prescriptions, massives et tolérées par les autorités de santé, de médicaments hors indications de l'autorisation de mise sur le marché (AMM).

Diane 35 fait partie des pilules estroprogestatives pour lesquelles des plaintes en justice ont été déposées (1). Le médicament est lié à 7 décès enregistrés en France dans la base nationale de pharmacovigilance depuis le début de sa commercialisation en 1987, selon un document de l'Agence du médicament (ANSM) daté du 25 janvier, rapportait Le Figaro ce week-end.
Comme le montrait une étude du CHU de Brest que rapportait récemment le même journal, ces données de pharmacovigilance sont susceptibles de sous-estimer considérablement les cas d'événements indésirables.
(...)

La notice du médicament publiée sur le site de l'ANSM liste notamment:
 
- plusieurs contre-indications;
 - des "précautions d'emploi et mises en garde spéciales" (liste de maladies, symptômes et indicateurs desquels il faut informer le médecin avant de se faire prescrire le médicament);
 - les facteurs qui augmentent les risques de caillots de sang (thromboses) dans les veines et les artères;
 - une liste de symptômes évocateurs de caillots de sang pour lesquels il faut immédiatement consulter son médecin;
 - les interactions avec d'autres médicaments;
 - les effets secondaires indésirables possibles;
 - les réactions graves possibles.
 
Outre le danger de thromboses veineuse et artérielle qui font actuellement l'actualité, les effets secondaires indésirables sont nombreux et variés: irritation des yeux par les lentilles de contact, nausées, allergies, maux de tête, migraine, humeur dépressive, rétention d'eau (gonflement), hypertrophie mammaire (augmentation du volume des seins), éruptions sur la peau (rash), urticaire (rougeur de la peau s'accompagnant de démangeaisons), etc. D'autres réactions plus graves sont également nombreuses: modification de la vision, perturbation du fonctionnement du foie, tumeurs bénignes ou malignes du foie, quantité excessive de cholestérol, triglycérides ou de sucre dans le sang, etc. pour n'en nommer que quelques unes.

Il est également mentionné que le cancer du sein est plus fréquent chez "les femmes qui prennent une association estroprogestative orale" sans que l'on sache si ce traitement en est la cause.

(1) Liste à ce jour des marques de pilules contraceptives 3G et 4G visées par des plaintes en justice en France: Yaz, Jasmine, Désobel 20 et 30, Monéva, Carlin 20, Désogestrel 20, Harmonet, Varnoline, Mélodia, Gestodène 30, Jasminelle, Mercilon et Diane 35. Plusieurs autres poursuites sont attendues pour les prochaines semaines.

Parions que les éminences grises de Davos ne transmettront pas ces détails...

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Davos : le néo-colonialisme par la contraception

Sur le blog de Jeanne Smits du 26 janvier 2013:

 

(Karl Hofmann, président de Population Services International)

 

 

A l'occasion de la réunion annuelle des Forum économique mondial à Davos, jadis discret et aujourd'hui sous les lumières des médias, la contraception et sa diffusion dans le monde a fait une entrée remarquée. Des leaders africains sont en plein accord avec leurs partenaires pourvoyeurs de fonds pour le développement se sont mis d'accord pour dire que la demande contraceptive dans leurs pays n'est pas satisfaite et qu'il faut également communiquer en direction des femmes, des familles et de leurs sociétés pour dire quels bénéfices elles peuvent tirer d'une meilleure diffusion de la contraception.
 

Voilà qui suscite l'enthousiasme de Karl Hofmann, président de Population Services International – un organisme d'aide au tiers-monde focalisé sur la fourniture de « services de santé reproductive » – qui s'en explique dans le Huffington Post. Il explique comment les chefs d'Etat mondiaux et autres responsables politiques, économiques et médiatiques sont en train de discuter pour savoir comment le planning familial et la santé reproductive doivent être visés dans les Objectifs du développement durable qui vont remplacer les Objectifs de développement du millénaire qui arrivent à échéance en 2015.
 

 

Que la contraception ne soit pas une valeur africaine, quelle importance?

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L'Île-du-Prince-Édouard résiste depuis 25 ans à la barbarie canadienne

Sur le site de Radio-Canada du 28 janvier 2013:

 

(La plus petite province du canada, dernier rempart d'une société civilisée au pays...)

 

Il y a 25 ans lundi, la Cour suprême du Canada décriminalisait l'avortement au pays, mais l'accès à cette procédure est toujours compliqué pour les femmes à l'Île-du-Prince-Édouard.

L'Île-du-Prince-Édouard est la seule province au pays qui n'offre pas le service. Les femmes insulaires doivent se rendre dans d'autres provinces pour faire interrompre leur grossesse.
(...)
La professeure Colleen MacQuarrie, de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard, étudie la question de l'avortement. Elle affirme que cette intervention n'est pas interdite, mais que le système est délibérément complexe pour décourager les femmes.

« L'Île-du-Prince-Édouard en ce moment, en n'offrant pas des services sur l'île même, se trouve à violer les enseignements de la Cour suprême du Canada et à violer les droits fondamentaux des femmes à l'Île-du-Prince-Édouard », estime Louise Langevin, professeure de droit à l'Université Laval, à Québec.

Le ministre de la Santé de l'Île-du-Prince-Édouard, Doug Currie, affirme que la province n'a pas les moyens d'offrir tous les services.
 

Une province qui n'a pas les moyens de tuer ses habitants...

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25e anniversaire de la décriminalisation de l'avortement

Sur le site de Radio-Canada du 27 janvier 2013:

 

(Georges Buscemi, président de Campagne Québec-Vie)

 

(...)Du côté des groupes pro-vie, ce 25e anniversaire de la décriminalisation de l'avortement représente sans équivoque un jour de deuil. En entrevue à Radio-Canada.ca, Georges Buscemi, président de l'organisme Campagne Québec-Vie, estime qu'il y a un quart de siècle, on abandonnait dans les faits avec ce jugement toute forme de protection pour le foetus, « pour donner une autorité suprême des adultes sur les enfants à naître ». Un processus, selon lui, déjà bien amorcé par une première série de changements à la loi canadienne dès 1969, qui permettait déjà l'avortement dans certaines circonstances.

M. Buscemi constate que sur le front légal, la bataille pour rouvrir le dossier du droit à l'interruption de grossesse peut sembler difficile à mener de nos jours. Pourtant, son groupe, comme plusieurs autres, ne baisse pas les bras malgré les échecs de toutes les initiatives au niveau politique et légal, dont celle récente du député conservateur Stephen Woodworth, qui réclamait la mise sur pied d'un comité parlementaire sur la définition légale d'un être humain.

Le président de Campagne Québec-Vie pense que la cause de la défense des droits du foetus recueille toujours un certain appui dans la population, mais cet appui dépend, juge-t-il, de la définition que l'on donne à la notion d'être humain : « Si l'on veut définir l'être humain dès la conception, le taux d'appui se chiffre autour de 5 % à 10 % (parmi le public), mais si l'on parle d'un foetus de 20 semaines, on passe à beaucoup plus, peut-être 60 % ». Il dit aussi sentir une certaine ouverture à la cause pro-vie de la part du gouvernement actuel, sans pour autant que celui-ci se montre prêt à se faire le porte-étendard d'un dossier délicat, qui divise profondément les Canadiens.
 

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Éric vs Lola : réflexion de Mgr Simard

Sur le site de Proximo du 25 janvier 2013:

(Mgr Noël Simard, évêque de Valleyfield)

 

 

 

Mgr Noël Simard estime que la conclusion de l’affaire Éric contre Lola est « l’occasion de redécouvrir le sens du mariage » dans notre société.
 
Le vendredi 25 janvier, la Cour suprême du Canada a jugé que l'exclusion des conjoints de fait des obligations concernant les pensions alimentaires et le partage du patrimoine familial respecte la Charte des droits et libertés. Ainsi, les dispositions actuelles du Code civil québécois sont maintenues.
 
« Ceux qui vivent ensemble depuis des années, ne peuvent pas s’attendre à avoir la même protection que ceux qui se sont engagés dans le mariage. Je pense que cette décision protège en un certain sens le mariage », avance l’évêque de Valleyfield.
 
« Le mariage – civil ou religieux – respecte un contrat. Il ne faut pas juste vouloir les avantages, sans observer la portion devoirs et responsabilités ! », poursuit l’évêque.
 

 

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Sondage sur l'avortement dans La Presse, allons voter

Dans le bas de l'écran à  droite, est posée la question suivante :

« Il y a 25 ans, la Cour suprême légalisait l'avortement. Êtes-vous en faveur du droit à l'avortement? »

 Voter pour le non en cliquant ici. 

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Nouvelle tentative de légitimer l'infanticide à l'hôpital Sainte-Justine...

(Si les éthiciens admettent l'élimination des enfants au 3e trimestre de la grossesse, qu'est-ce qui empêche de donner une injection létale à l'enfant prématuré de cette photo, imprimé sur un livre de l'hôpital Ste-Justine? Le fait qu'il ne soit pas situé sous la peau du ventre de sa mère?)

En 2007, est paru un rapport du comité de bioéthique du CHU Sainte-Justine que nous avions analysé, intitulé : Interruption de grossesse du troisième trimestre pour anomalie foetale; un texte d'une profonde bêtise. Parmi les «recommandations», par conséquent sans valeur contraignante, on demandait aux médecins de s'assurer d'éviter toute souffrance aux feotus plutôt que de tuer les enfants à froid comme certains médecins le pratiquaient couramment. Aucun de ces brillants "éthiciens" n'a eu le réflexe d'alerter les médias. Il aurait mieux valu confier cette réflexion bioéthique à la SPCA...

Sur le site du journal Le Devoir du 26-27 janvier 2013:

Cinq ans. C’est le temps de réflexion riche mais douloureuse qui fut nécessaire au Comité de bioéthique du CHU Sainte-Justine pour trancher une question des plus épineuses: est-il éthiquement acceptable d’interrompre une grossesse pour anomalie foetale au-delà du seuil de viabilité?

«C’était un sujet controversé, qui créait d’importantes divisions dans la communauté médicale elle-même», se rappelle le Dr Antoine Payot, éthicien, néonatalogiste et directeur de l’Unité d’étude clinique au CHU Sainte-Justine, à Montréal.(…)
 

 Au prix de «débats intenses et délicats», au sein du comité, et «pour certains membres de tensions intérieures profondes», comme on le lit dans l’avis publié en 2007, le comité a tranché dans un avis d’une vingtaine de pages, publié en 2007 et toujours utilisé pour baliser cette pratique. Il recommande d’entrée de jeu «que l’interruption médicale de grossesse du troisième trimestre soit acceptable lorsqu’il existe une forte probabilité que l’enfant à naître soit atteint d’une anomalie foetale grave reconnue comme incurable au moment du diagnostic».
 

«C’est la première recommandation, ce fut la plus difficile à atteindre, et c’est aussi volontaire qu’elle ne soit assortie d’aucune liste [d’anomalies] et qu’elle demeure relativement souple», précise le Dr Payot en entretien.
 

L’hôpital Sainte-Justine offre des services d’avortement du premier (14 semaines) et deuxième (20 semaines) trimestres pour des adolescentes, peu importe la motivation de leur choix, et au-delà de ce nombre de semaines, les jeunes filles sont soit envoyées dans d’autres établissements (deux établissements au Québec pratiquent des avortements jusqu’à 23 semaines), soit référées à des cliniques américaines des États du Kansas ou de New York (un budget est prévu par Québec pour ces situations d’exception).
 

Toutefois, pour les femmes dont le foetus présente une anomalie, les avortements de troisième trimestre sont pratiqués à Ste-Justine par les équipes d’obstétrique, d’où la nécessité d’établir des lignes directrices destinées à faciliter les prises de décision, à la fois du personnel médical et, ultimement, de la femme et du couple.
 

«Ce sont chaque fois des situations uniques, des cas particuliers, des questionnements vraiment exceptionnels et difficiles», explique le Dr Payot. À côté de pathologies graves ou létales qui font clairement consensus, d’autres pathologies divisent les experts. La trisomie 21? Le spina bifida? Comme dans le cas de grossesses non désirées, les femmes s’informent et puisent en elles pour faire un choix.
 

Parfois, c’est le contexte qui commande une réflexion unique. Ainsi, que faire de cette jeune fille de 14 ans devenue enceinte à la suite d’un viol mais prenant conscience de sa grossesse seulement en troisième trimestre?
 

«Plusieurs questionnements sont rattachés à ces interruptions de grossesse, que nous distingons de l’avortement effectué pour des raisons de santé reproductive», explique le Dr Payot. «Par exemple, le seul fait que dans un même hôpital on procède à des interruptions de grossesse pour des anomalies alors que nous prenons soin dans le département voisin d’enfants atteints de la même pathologie mais menés à terme, c’est matière à débattre, non?»
 

Alors que dans certaines législations existe un délai légal de gestation au-delà duquel il n’est plus possible de procéder à une interruption de grossesse (hormis dans des cas où la santé de la mère est en péril), le Code criminel canadien ne limite pas le moment de l’avortement (…)
 

Ni au Québec, ni au Canada, le foetus ne dispose de personnalité juridique, ce qui en fait un être vivant et viable une fois né, «lorsque, après sa sortie du sein de sa mère, il a respiré d’une façon complète, naturelle» (jugement Allard c. Monette, 1927, faisant toujours jurisprudence en droit québécois).
 

En outre, malgré tous les progrès franchis par la médecine, la décision d’interrompre une grossesse pour anomalie feotale repose fort souvent sur la notion de risque plutôt que sur des certitudes, note le comité de bioéthique dans son avis. Paradoxalement, les décisions douloureuses auxquelles font face les couples sont donc liées à une amélioration des connaissances technologiques, d’une part, mais aussi aux limites de ces mêmes connaissances.
 

«C’est après avoir soupesé l’ensemble des considérations que les médecins et la femme, le couple, prennent la décision ou non de procéder à un foeticide», explique le Dr Payot, qui estime qu’«il faut appeler un chat un chat». En effet, une procédure médicale est nécessaire in utero avant l’expulsion du foetus.
 

Le ministère de la Santé ne dispose pas des données précises sur ces cas, mais l’on sait que des quelque 26 500 interruptions de grossesse pratiquées en 2010 au Québec, 92 % ont été réalisées au premier trimestre.
 

Pas feoticide, Dr Payot, mais infanticide. Alors qu'un enfant prématuré de la 21e semaine est reconnu comme une personne à part entière, il est aberrant de voiler la réalité en refusant cette appellation aux enfants de la 28e à la 40e semaine de grossesse, les enfants du dernier trimestre que l'on élimine par injection létale à l'hôpital Ste-Justine.

Voici les commentaires suite à cet article :

Gaston Carmichael - Abonné
26 janvier 2013 20 h 50

Vraiment???

"Le ministère de la Santé ne dispose pas des données précises sur ces cas, mais l’on sait que des quelque 26 500 interruptions de grossesse pratiquées en 2010 au Québec, 92 % ont été réalisées au premier trimestre."
 
Incroyable!
 
On comptabilise des statistiques sur les avortements totaux, et au premier trimestre. On ne se donne pas la peine de répartir les avortements pour les deuxième et troisième trimestre. Pourtant, ce sont les avortements du troisième trimestre qui sont le plus source de débat. C'est absurde!
 
Pour pouvoir dire qu'il y a eu 26,500 avortements en 2010, et que 92% de ceux-ci sont dans le premier trimestre, il faut nécessairement que pour chaque avortement, la date de fécondation et la date de l'avortement soient connues.
 
Il serait donc facile de quantifier séparément les avortements du deuxième trimestre de ceux du troisième trimestre. L'information existe donc bel et bien, mais on préfère ne pas la dévoiler publiquement. Pourquoi?
 

Mario Lortie - Inscrit
27 janvier 2013 14 h 38

EXCELLENTE OBSERVATION !
 
Vous soulevez une observation fort pertinente, M. Carmichael, que je soutiens sans réserve !
 

 

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