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Une très grave menace contre l’humanité


Source de l’image : Pixabay

Par Paul-André Deschesnes

Le 24 février 1982, un événement historique s’est produit en France. Devant les médias et les caméras, le biologiste français et spécialiste des manipulations génétiques, Jacques Testart, annonçait en primeur avec photos à l’appui la naissance du premier bébé éprouvette français. C’était l’euphorie dans la population.

Aujourd’hui en 2018, ce grand génie fait son mea culpa. Dans une entrevue percutante au journal Le Devoir de Montréal publiée le 23 mai 2018, il remet dramatiquement les pendules à l’heure : « On se dirige vers une grande catastrophe pour l’humanité », affirme-t-il haut et fort.

Dans ce reportage, on apprend que le docteur Jacques Testart est devenu très inquiet dès 1984, car il se rendait compte que ces manipulations génétiques venaient d’ouvrir la porte à la possibilité un jour de sélectionner les caractéristiques de l’enfant à naître en triant les embryons. En écrivant un livre intitulé « De l’éprouvette au bébé spectacle », il a, à cette époque, fait rire de lui par la communauté scientifique. Quelques années plus tard, cette horreur était devenue réalité. C’était le début de la fabrication d’enfants à naître selon le goût des parents.

Notre biologiste est aujourd’hui outré et scandalisé par le populaire phénomène des mères porteuses en voie de devenir une odieuse pratique courante. À ses yeux, « notre société est en train de créer un épouvantable transhumanisme, appelé “homme augmenté”. »

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Jacques Testart dit très clairement ceci : “Quand on parle de ‘gestation pour autrui’, on a l’impression que c’est généreux. On nous raconte une belle histoire, alors qu’il s’agit d’une location d’utérus. Le problème n’est pas que ce soit salarié ou pas. C’est plutôt que des couples d’hommes homosexuels cherchent à s’approprier une propriété fondamentale du féminin qui est la grossesse. Ils la louent un peu comme s’ils s’achetaient une prothèse. Quant aux femmes, avec la conservation des ovules, c’est comme si elles voulaient mimer une capacité qui permet de se reproduire jusqu’à la fin de sa vie”.

Devant tout ce chaos de l’industrie de la procréation, Jacques Testart est indigné, car nous sommes en train de “modifier fondamentalement notre conception de l’homme”. Il dénonce également la ridicule théorie du genre, une abomination “qui cherche à créer des êtres interchangeables, sans masculin ni féminin. Toutes ces aberrations, c’est ça le transhumanisme”.

Face au journaliste Christian Rioux, correspondant du journal Le Devoir à Paris, il hausse le ton ; toutes ces théories et idéologies massacrent le caractère sacré de la vie et de la sexualité humaine. “On veut, dit-il, faire revivre des mythes archaïques tels que l’immortalité*, la santé pour tous, la possibilité de changer de sexe, l’intelligence augmentée, la puissance sans limites, etc. L’idéologie du genre, c’est une idéologie infantile parce que tous les enfants veulent être plus forts et ne pas mourir”.

Jacques Testart déplore que les apprentis sorciers soient de plus en plus dangereux dans notre monde postmoderne. L’humanité est en train de se faire massacrer par la technique, comme si l’homme était “en proie à la révolte contre l’existence humaine telle qu’elle est donnée, cadeau venu de nulle part** laïquement parlant et qu’il veut pour ainsi dire échanger contre un ouvrage de ses propres mains”.

Aux yeux du docteur Testart, nous serions rendus à l’ère de “l’asexualité”, et de la “robotisation sexuelle” dans une humanité enfin débarrassée des genres. Le monde débile veut “vivre trois siècles”, exige des “jambes artificielles qui permettront de courir plus vite”, revendique “un cœur mécanique qui aura une longévité de 200 ans”, espère “des yeux qui verront dans le noir et des capacités mentales améliorées grâce à des ordinateurs directement branchés sur le cerveau”.

Nous sommes actuellement en face d’une diabolique philosophie, le transhumanisme, qui séduit l’humanité et qui va la détruire. On finira par frapper le mur et ce sera irréversible. “L’immortalité* est une bêtise ; c’est ridicule de croire que nos petits enfants vont vivre durant des siècles. Toutes ces aventures technologiques sont souvent complètement folles et désinvoltes. Devant le danger qui nous menace, on devrait appliquer le principe de précaution inscrit dans la Constitution française”.

Les transhumanistes nous font miroiter “l’homme augmenté”. La douloureuse réalité sera différente. On va plutôt accoucher de “l’homme diminué” qui “sera prisonnier d’un carcan technologique dans lequel il aura de moins en moins d’espace de liberté”, ajoute le sage Jacques Testart.

La rencontre de ce biologiste français nous prouve clairement que les technologies les plus séduisantes ne sont pas souvent très intelligentes. Il faut donc résister à ces “utopies mortifères”. Sinon, on va assister béatement à notre propre destruction.

N’oublions pas que le Canada, avec son chef postmoderne Justin Trudeau, s’apprête à rouvrir le débat sur la rémunération des mères porteuses. Nous savons très bien que ce gouvernement qui nous a donné les cadeaux empoisonnés de l’euthanasie et de la légalisation du cannabis ne peut pas dire non à toutes les abominations du transhumanisme qui pointent à l’horizon.

“Jouer avec la vie” est devenu un sport scientifique très à la mode dans notre monde athée en pleine décadence. Un grand savant repenti vient de sonner l’alerte. Qui va oser l’écouter ?

En matière de sexualité, on ne fait plus la distinction entre le bien et le mal. C’est l’anarchie ; c’est le règne délirant d’un populaire relativisme où tout est normal, banal et acceptable.

Le plan de Dieu n’est pas négociable. La transmission de la vie, ça se passe entre un homme et une femme qui ont une relation d’amour. Ça ne se passe pas dans des éprouvettes ou dans le ventre d’une mère porteuse. Tous les styles de vie LGBTQR, etc. sont des abominations qui n’ont pas leur place dans une société qui se dit très humaine et très avancée.

Nous assistons présentement dans notre monde païen à la destruction systématique de la famille traditionnelle, la base d’une société en bonne santé. Voilà pourquoi toutes ces folles technologies et ces idéologies dégradantes sont dénoncées par Jacques Testart. Notre société apostate est très malade.

Dans notre monde sans Dieu, où le fléau de l’avortement tue impunément chaque année des millions d’enfants à naître et détruit des quantités industrielles d’embryons congelés, tout ce monstrueux cirque dénoncé par notre biologiste français devrait nous faire réfléchir.

L’homme orgueilleux et athée s’autoproclame dieu avec ces supposées prouesses scientifiques. L’heure est très grave. La planète terre agonise. Le ciel nous envoie de nombreux messages pour nous réveiller avant qu’il ne soit trop tard. Un grand scientifique français sonne l’alarme.

Allons-nous encore continuer à faire la sourde oreille, confortablement installés dans notre bulle postmoderne, à la remorque d’idéologies ignobles et esclaves des forces du mal ?


*L'immortalité ne peut, certe, être atteinte par les seuls moyens de l'homme ; avec Dieu oui, mais pas dans cette vie présente. — NDLR

**Du point de vu catholique, qui s'accorde avec la raison et la vérité, l'humanité est un don de Dieu. — NDLR

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