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Une célèbre clinique britannique de chirurgie transgenre ferme ses portes

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : YouTube

29 juillet 2022 (LifeSiteNews) — Tavistock, la seule clinique du Royaume-Uni spécialisée dans la transition de genre, fait l’objet d’un scandale depuis des années et doit maintenant être fermée.

Une étude rendue publique par la BBC en 2020 a révélé que tous les enfants traités pour une dysphorie de genre, sauf un, ont reçu des produits bloquant la puberté.

Plus tôt cette année, une enquête commandée par le National Health Service (NHS) et menée par le Dr Hilary Cass, pédiatre à la retraite, a révélé que la clinique du genre n’était « pas une option sûre ou viable à long terme » pour les jeunes et les enfants, concluant que le personnel de la clinique se contentait souvent de précipiter les enfants dans la transition, d’autant plus que le nombre d’enfants s’identifiant comme transgenres augmente.

Aujourd’hui, enfin, le NHS fait ce qui aurait dû être fait depuis des années : il ferme Tavistock.

Il n’y a pas que des bonnes nouvelles, bien sûr. Si l’enquête qui a conduit à cette décision a critiqué Tavistock pour ses méthodes précipitées et bâclées, elle n’a pas condamné ni ne s’est opposée à l’administration d’inhibiteurs de puberté aux enfants de manière catégorique.

Au lieu de cela, le Tavistock and Portman NHS Foundation Trust fermera Tavistock d’ici le printemps — et il sera remplacé par de « nouveaux centres régionaux » qui « veilleront à répondre aux besoins holistiques » des patients. Le NHS estime que le problème est que la demande de traitements transgenres entraîne une réduction de la qualité des soins — il ne condamne pas encore l’idée de départ selon laquelle le changement de sexe chez les jeunes serait un soin.

Selon la BBC, l’un des nouveaux centres sera situé à Londres et l’autre dans le nord-ouest de l’Angleterre, et tous deux devraient être ouverts au printemps prochain. Les deux centres travailleront avec des hôpitaux pour enfants tels que Great Ormond Street et Alder Hey afin « d’aider à soutenir les jeunes de moins de 18 ans qui se débattent avec leur identité de genre », bien que ceux qui relèvent actuellement de Tavistock y conserveront leur place pour le moment.

Keira Bell, la personne qui a détransitionné, qui a poursuivi Tavistock pour les bloqueurs de puberté qu’on lui a fait prendre et a gagné un procès devant la Haute Cour qui a stipulé que les mineurs ne pouvaient pas consentir à ces « traitements » (cette décision est toujours en cours d’examen devant les tribunaux), a réagi à la fermeture en déclarant que « de nombreux enfants seront sauvés de la voie que j’ai empruntée ».

Toutefois, si l’on en croit la réaction du groupe LGBT radical Stonewall, l’optimisme de Bell pourrait être injustifié. Le groupe a déclaré qu’il était heureux que le NHS tente de remédier aux délais d’attente « inacceptables » pour les enfants s’identifiant comme transgenres.

Un porte-parole de Stonewall a déclaré : « La création de nouveaux centres régionaux spécialisés à Londres et à Manchester l’année prochaine, et d’autres à venir, contribuera à réduire la tension liée à l’existence d’un service unique et centralisé. » En 2021, 5 000 personnes ont été orientées vers Tavistock.

Un point positif potentiel est que le NHS est toujours aux prises avec les conclusions de l’enquête interne, qui indiquait que les enfants étaient précipités dans la transition et mis sous bloqueurs de puberté trop rapidement. Mme Bell espère que cette décision signifiera que des jeunes comme elle seront interrogés plus rigoureusement avant de recevoir des traitements qui modifient le corps de façon permanente, et elle pourrait avoir raison — Dr Hilary Cass plaide toujours en ce sens.

Mais les activistes transgenres ont également exprimé l’espoir que, grâce à cette nouvelle disposition, un plus grand nombre de jeunes pourront se rendre dans les cliniques spécialisées dans le traitement des troubles du genre, ce qui signifie que le nombre de mineurs recevant ces médicaments pourrait bien augmenter plutôt que diminuer.

Le rapport complet du Dr Hilary Cass est attendu l’année prochaine, ce qui laisse présager de nouveaux développements. La fermeture de la clinique Tavistock est une bonne nouvelle, tout comme le fait que les personnes qui s’occupent d’enfants souffrant de confusion sexuelle soient mises en garde contre le fait de les mettre trop tôt sous médication.

Mais comme plusieurs cliniques sont en train d’être ouvertes pour remplacer la seule clinique qui a été fermée, je ne pense pas qu’il faille se réjouir trop vite de cette avancée.



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