
Le pensionnat de Kamloops.
Par Anthony Murdoch — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Wikimedia Commons
7 novembre 2025, Ottawa (LifeSiteNews) — Un nouveau projet de loi vise à infliger des peines d’emprisonnement aux personnes qui se livreraient au « déni » et remettraient en question le discours des médias et du gouvernement concernant le « système des pensionnats autochtones » au Canada, selon lequel il y aurait des fosses communes, alors qu’aucune preuve ne vient étayer cette affirmation.
Le projet de loi d’initiative parlementaire C-254, Loi modifiant le Code criminel, présenté par la députée néo-démocrate Leah Gazan, prévoit des sanctions sévères pour les négationnistes, affirmant que ce projet de loi est nécessaire pour « mettre fin au déni des pensionnats ».
Gazan a déclaré que son projet de loi s’adressait à tous les « survivants des pensionnats et à nos familles ».
Elle a ajouté que le « déniisme se répand, déforme les faits, nie le génocide et ravive les blessures », ajoutant que « ce n’est pas seulement blessant, c’est dangereux ».
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Le projet de loi C-254, s’il était adopté, prévoirait une peine maximale de deux ans d’emprisonnement pour les personnes qui, « autrement que dans une conversation privée, fomente volontairement la haine contre les peuples autochtones en cautionnant, en niant, en minimisant ou en justifiant le système des pensionnats indiens au Canada ou en dénaturant les faits à son sujet ».
Le projet de loi prévoit toutefois des exceptions pour les personnes qui « établit que les déclarations communiquées étaient vraies » ou si les déclarations sont « se rapportaient à une question d’intérêt public ».
Ce n’est pas la première fois que Gazan tente de faire adopter un tel projet de loi. Un projet de loi qu’elle avait précédemment présenté et qui visait à criminaliser le déni du « génocide » dont le système des pensionnats, qui existait autrefois au Canada aurait été l’occasion, a été abandonné après le déclenchement des élections.
L’année dernière, Brian Giesbrecht, juge à la retraite du Manitoba, a déclaré que les Canadiens étaient « délibérément trompés par leur propre gouvernement » après avoir critiqué l’ancien gouvernement Trudeau pour avoir « activement poursuivi » une politique accusant l’Église catholique d’être responsable des « décès et d’enterrements secrets » infondés d’enfants autochtones.
Comme l’a rapporté LifeSiteNews, John Carpay, fondateur et président du Justice Centre for Constitutional Freedoms (JCCF), a critiqué le déploiement « mensongers » et « hypocrites » des objectifs de « vérité et réconciliation », promus par le gouvernement fédéral et les médias en ce qui concerne la « reconnaissance des terres » autochtones.
En 2021 et 2022, les médias grand public ont relayé des affirmations incendiaires et douteuses selon lesquelles des centaines d’enfants auraient été enterrés et méprisés par les prêtres et les religieuses catholiques qui dirigeaient certains pensionnats canadiens. La réalité est qu’après quatre ans, aucun charnier n’a été découvert dans les pensionnats.
Cependant, bien que ces allégations se soient révélées infondées, depuis le printemps 2021, plus de 120 églises, pour la plupart catholiques, dont beaucoup situées sur des terres autochtones et desservant la population locale, ont été incendiées, vandalisées ou profanées au Canada.
Un sondage récent a montré que plus des deux tiers des Canadiens souhaitent obtenir une preuve de l’existence de « tombes anonymes » avant de croire aux allégations selon lesquelles des enfants autochtones auraient été secrètement assassinés et enterrés par des membres du clergé catholique dans ces pensionnats.