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Un Dieu chocolat

Les paroles attribuer à feu Mgr Turcotte par la journaliste Isabelle Maréchal sont à prendre avec un grain de sel, monseigneur étant mort et ne pouvant donc s'en défendre le cas échéant.

Par Paul-André Deschesnes

Une très populaire journaliste, chroniqueuse et animatrice de radio et de télévision a écrit, à l’occasion de Pâques 2018, un percutant article dans le Journal de Montréal du 2 avril 2018.

Dans sa chronique intitulée « Le bon Dieu en chocolat », Mme Isabelle Maréchal nous annonce fièrement haut et fort dès le début qu’elle est une athée, mais qu’elle a « beaucoup d’amis prêtres ».

Alors, pourquoi cette athée pure et dure s’intéresse-t-elle à des prêtres catholiques du Québec ? Elle nous confie qu’elle aime bien parler avec tous ces pasteurs parce qu’ils sont très « cools », très postmodernes et modernistes, c’est-à-dire, « ils sont loin des dogmes et très souvent en désaccord avec le discours de Rome ». Ce sont des prêtres « qui ne jugent personne », donc, qui acceptent sûrement tous les styles de vie. D’après elle, leurs églises étaient remplies durant les festivités de Pâques.

Mme Maréchal nous dit également que, feu le Cardinal Jean-Claude Turcotte, ancien archevêque de Montréal, lui avait personnellement confié « que je n’avais pas besoin de croire en Dieu, car Dieu croyait pour deux ». Elle ajoute : « on riait ensemble de mon manque de foi ». Elle nous dit également que « ce cardinal comprenait très bien que pour notre génération athée, la religion était une affaire réglée ».

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Et elle termine sa « confession pascale » en annonçant qu’elle vit en concubinage, qu’elle a des enfants qui ne seront jamais baptisés et que son style de vie est « très bien accepté » par tous ses amis prêtres. Ceux-ci travaillent très fort, paraît-il, pour dépoussiérer l’Église catholique.

D’après Mme Maréchal, les nombreux prêtres modernistes du Québec sont peut-être la solution pour un retour des fidèles à la pratique religieuse, car ils se sont ajustés aux idées à la mode. « Ceux et celles qui ont déserté les églises, vivent un vide existentiel », affirme notre populaire journaliste ; ils pourraient bien revenir dans leurs anciens temples à condition que les curés arrêtent de se brancher sur le Vatican.

Alors, si j’ai bien compris, Mme Maréchal rêve d’un bon Dieu chocolat, qui ne juge pas, qui accepte la nouvelle morale de notre monde moderne, qui ne donne aucun commandement, ni loi à respecter, qui s’ajuste aux humeurs et aux mœurs des différentes époques et qui bénit tous les styles de vie sans jamais condamner personne. Voilà le Dieu gâteau, bonbon et chocolat promu par Mme Maréchal.

Malheureusement, c’est ce Dieu dit « amour » qui est également et uniquement promu et enseigné par une majorité de prêtres au Québec. On n’a plus le droit de parler de l’autre côté de la médaille !

Le Message est clair : « Nous catholiques, qui avons apostasié, pourrions nous convertir à condition d’avoir le droit et la liberté de faire à notre tête sans aucune limite ». Alors, le Bon Dieu et les prêtres devront toujours nous dire oui.

Voilà une « belle » religion à l’eau de rose où tout est toléré et permis. Voilà où nous mène l’orgueil humain depuis le paradis terrestre. Voilà l’œuvre du Malin !

Mme Isabelle Maréchal devrait étudier en profondeur l’histoire de l’Église catholique en Occident et au Québec en particulier, au cours des 50 dernières années. À moins d’avoir de grandes œillères, on constate que les églises paroissiales, les séminaires, les monastères, les congrégations religieuses et tous les mouvements laïques catholiques se sont vidés à la vitesse grand V, quand on a mis justement sur un piédestal le Dieu chocolat.

Dieu est un océan d’amour, mais il n’est pas bonasse ; il n’est surtout pas un Dieu chocolat.

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