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CQV défend la personne humaine, de la conception à la mort naturelle.

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"Vous prenez position sur nombre de sujets qui ne vous touchent pas" -- Un lecteur questionne nos choix

Un lecteur nous écrit: 

Bonjour!

J'espère que vous vous portez bien. 

Si je puis me permettre, je voudrais vous faire part de quelque chose. Je comprends que vous preniez position contre l'avortement, mais vous prenez également position sur nombre de sujets qui ne vous touchent pas: contre la grève étudiante, contre le PQ (implicitement contre l'indépendance, pour des écoles chrétiennes, en faveur du maire Tremblay, donc contre la laïcité des institutions, allusions xénophobes à l'égard des immigrants, position contre Barack Obama et en faveur des Républicains, cela au regard d'un seul aspect, propos contre les homosexuels, contre l'euthanasie, etc.).

Pourquoi cela?

Qui est responsable de cette organisation? Je ne dis pas que votre organisation n'a rien de bon, loin de là, or, la recherche de la vérité demande une honnêteté intellectuelle qui, au regard de ce manque de nuances et de ces attaques systématiques dont vous faites part, semble malheureusement faire défaut.

Si je puis me permettre, cela saura sans doute repousser plusieurs personnes qui pourraient être attirées par vos propositions. 

Bonne journée,

---

Bonjour et merci de nous faire partager vos réflexions sur notre site. Cela nous permet d’expliciter notre mandat. Campagne Québec-Vie travaille pour la Culture de la Vie, ce qui implique bien sûr de défendre le droit des enfants à naître et le droit de mourir accompagnés de soins palliatifs de qualité, jamais d’euthanasie, mais aussi de lutter contre tout ce qui est une entrave au développement de cette culture de vie. Nous partageons l’analyse faite par Jean-Paul II dans le texte Evangelium Vitae que je vous invite à consulter. Je ne vous citerai qu’un passage qui peut nous éclairer sur la question présente :

 « La question de la vie, de sa défense et de sa promotion n’est pas la prérogative des seuls chrétiens. Même si elle reçoit de la foi une lumière et une force extraordinaires, elle appartient à toute conscience humaine qui aspire à la vérité et qui a le souci attentif du sort de l’humanité. Il y a assurément dans la vie une valeur sacrée et religieuse, mais en aucune manière on ne peut dire que cela n’interpelle que les croyants : en effet, il s’agit d’une valeur que tout être humain peut saisir à la lumière de la raison et qui concerne nécessairement tout le monde. (…)

Agir en faveur de la vie, c’est contribuer au renouveau de la société par la réalisation du bien commun. En effet, il n’est pas possible de réaliser le bien commun sans reconnaître et protéger le droit à la vie, sur lequel se fondent et se développent tous les autres droits inaliénables de l’être humain. Et une société ne peut avoir un fondement solide si, tout en affirmant des valeurs comme la dignité de la personne, la justice et la paix, elle se contredit radicalement en acceptant ou en tolérant les formes les plus diverses de mépris ou d’atteintes à la vie humaine, surtout quand elle est faible ou marginalisée. Seul le respect de la vie peut fonder et garantir les biens les plus précieux et les plus nécessaires de la société, comme la démocratie et la paix. En effet, il ne peut y avoir de vraie démocratie si l’on ne reconnaît pas la dignité de toute personne et si l’on n’en respecte pas les droits. »(L’Évangile de la vie, no 101)

Comme vous le voyez, la Culture de la Vie dépasse la question de l’avortement et de l’euthanasie, pour toucher à tout ce qui touche à la dignité même de l’être humain, à ses droits fondamentaux, pour promouvoir le bien commun, le vrai bien de la cité des hommes. Par conséquent, notre action de « peuple de la vie et pour la vie » demande de s’impliquer sur de multiples questions reliées à la défense de ce que nous appelons les trois points non négociables : 

— la protection de la vie à toutes ses étapes, du premier moment de sa conception jusqu'à sa mort naturelle; — la reconnaissance et la promotion de la structure naturelle de la famille — comme union entre un homme et une femme fondée sur le mariage — et sa défense contre des tentatives de la rendre juridiquement équivalente à des formes d'union radicalement différentes qui, en réalité, lui portent préjudice et contribuent à sa déstabilisation, en obscurcissant son caractère spécifique et son rôle social irremplaçable; — la protection du droit des parents d'éduquer leurs enfants.

Les différentes questions que nous abordons sur notre site touchent d’une façon ou d’une autre à ces points. Je reprends les thèmes dont vous contestez la pertinence sur notre site. Nous serions contre la grève étudiante? Nous reconnaissons parfaitement la légitimité de l’action étudiante pour défendre son point de vue. Nous avons louangé Léo Bureau-Blouin pour son action modérée et son saut en politique. Là n’est pas la question. Le principal problème pour Campagne Québec-Vie, c’est l’action politique subversive du mouvement La Classe qui ne respecte pas les règles démocratiques, a refusé de condamner la violence envers les biens matériels et ne s’est toujours pas prononcé sur sa reconnaissance de l’exercice démocratique des élections, qui auront lieu bientôt. 

La Classe est en soi, par ses propos et ses procédés, quelles que soient ses convictions et politiques, un mouvemement violent que Campagne Québec-Vie se devait de dénoncer. Pour la défense d’une Culture de Vie toujours. Nous n’avons pas dénoncé les autres groupes étudiants, ni l’action politique de Québec Solidaire qui respecte en ce moment les règles de la démocratie. La Classe est un mouvement marginal, mais qui s’inscrit « manifestement » dans une marche révolutionnaire qui rappelle à tous les férus d’histoire des pages sanglantes du passé de l’humanité. Nous ne pouvions pas passer sous silence son mépris manifeste d’un type de démocratie acceptée par la population et sa volonté d’imposer son type de démocratie, sans respecter le choix de la population. 

Nous sommes contre le PQ et l’option d’indépendance? Pourtant, l’auteur des critiques envers Pauline Marois et le Parti Québécois est un indépendantiste convaincu. Mais le pays que veut Pauline Marois est une dictature libérale où l’on avorte, euthanasie, restreint les droits et libertés religieuses par une charte de la laïcité intégriste, enlève le droit des parents d’éduquer leurs enfants en attaquant l’école privée et en poussant ces derniers à placer le plus tôt possible leurs enfants dans la formation étatique, par les garderies et la maternelle à 4 ans.

Le Québec de Mme Marois va directement à l’encontre d’une Culture de Vie, dénigre les droits fondamentaux qui permettent à la paix sociale de régner, cette paix qui est une atmosphère joyeuse et efficace de vie en société. S’il n’y avait pas l’apport de l’immigration, comme dans toute dictature libérale, la population québécoise s’éteindrait rapidement par extinction… D’où l’importance de faire venir une immigration dans une législation et une vie qui les empêchera d’avoir une famille nombreuse par l’adoption de valeurs libérales, ce qui entraîne la nécessité d’un apport constant d’immigrants à endoctriner. Si le totalitarisme libéral régnait sur toute la planète, c’est à la disparition de l’humanité que nous assisterions tranquillement… 

Pour les autres thèmes, oui, nous sommes pour une école qui respecte les valeurs d’une population chrétienne qui n’a jamais demandé que lui soit retiré l’enseignement confessionnel avec le choix d’un enseignement moral, et pour la liberté des écoles confessionnelles juives et musulmanes ou autres qui respectent la liberté de religion et la démocratie. Parce que l’éducation des enfants, dont l’éducation religieuse, est la responsabilité des parents et qu’ils ont le droit de ne pas voir leurs enfants détournés de leur foi par un enseignement relativiste qui est d’abord une attaque contre tout esprit de logique et de rigueur intellectuelle. 

Nous sommes pour une laïcité ouverte qui permet la véritable ouverture à l’autre tel que le préconisait le projet de loi 94. Une kippa, un voile, ou une croix dans la fonction publique ne sont que le signe d’une appartenance religieuse et l’expression de la liberté, à chacun de dévoiler ou non cette appartenance. La loi prévoyait de refuser tout attribut qui constitue une menace à la sécurité et interdire le voile intégral qui empêchait de voir le visage.

Que des laïcistes maladifs ragent en voyant ces signes religieux devrait plutôt nous questionner sur cette manifestation d’intolérance dangereuse, cette incapacité de voir une différence religieuse de son athéisme ou de son laïcisme… 

Sur la question du maire Tremblay. Nous ne partageons aucunement toute manifestation de racisme, mais nous ne tombons pas non plus dans l’angélisme. Tout comme les Amérindiens ont une préséance morale qui se traduit également dans de nombreuses lois, les Canadiens français et Québécois, enracinés en Amérique du Nord depuis 1534, peuvent certainement être vexés qu’une nouvelle arrivée depuis 14 ans vienne leur demander d’enlever leurs signes religieux sur leur territoire commun. Ce n’est pas une question de loi, ou de xénophobie, plutôt de délicatesse et de savoir-vivre réciproque.

Là encore, j’ajouterais que l’auteur de ces lignes est l’heureux époux d’une récente immigrée et vit dans son ménage les joies de l’accommodement culturel fondé sur plus qu’un simple respect réciproque… 

Pour ce qui est de notre opposition au président Obama, oui, nous croyons que le combat pour le droit des enfants à naître est certainement un combat historique comparable à celui contre l’esclavage et que ce seul enjeu suffit à choisir un camp ou l’autre. Ce sont des millions d’enfants qui ont été torturés et tués sur le territoire américain. L’arrêt de ces camps de concentration pour bébés, comme les désignait une amie horrifiée de voir un vidéo sur l’avortement, est la priorité de cette élection. 

Pour ce qui est de l’homosexualité, nous ne sommes pas « contre » les homosexuels, au contraire. Mais nous croyons, comme le disait une personnalité homosexuelle notoire, Pierre Bourgault (« — Il faut vraiment être hétéro pour traiter les homosexuels de “gais” ») que l’homosexualité en elle-même n’est pas un vecteur de bonheur et que les personnes qui aimeraient développer leur hétérosexualité ont le droit d’entendre le témoignage d’anciennes personnes homosexuelles qui ont fait la transition, avec joie.

Et par conséquent nous combattons l’idée que l’homosexualité doit être présentée aux enfants comme une « orientation sexuelle » comparable à l’hétérosexualité. Et nous refusons qu’avec toutes les études rigoureuses sur le besoin de l’enfant d’avoir un père ET une mère qui s’aiment et l’aimeront, on puisse faire exprès pour qu’un enfant soit orphelin de père ou de mère dans les cas ou deux personnes homosexuelles ou lesbiennes adoptent un enfant. (Voir aussi: "Pourquoi les pro-vie refusent la redéfinition du mariage des lobbys gais."

Votre dernier thème, celui de l’euthanasie nous étonne. Comment ne pas être contre le meurtre par euthanasie, quand nous avons les moyens de soulager la douleur comme l’affirme la quasi-totalité des médecins en soins palliatifs et que nous pouvons accompagner avec amour ces personnes qui cheminent vers l’éternité?

Dans le geste de tuer, même son chien, il n’y a aucune compassion. Seulement le message qu’il ne vaut pas la peine de passer plus de temps, d’énergie, ou de ressources financières, pour lui. Même quand une personne est dans le coma, l’amour prend patience… et le geste de couper cette patience n’est pas un geste d’amour, jamais. 

Rappelez-vous cette histoire de cette Américaine dont le mari voulait faire cesser l’alimentation artificielle pour qu’elle meure après deux semaines d’inanition. Les parents de cette femme voulaient continuer de s’occuper d’elle jusqu’à sa fin naturelle. Qui l’a aimée jusqu’au bout, pensez-vous? 

Merci encore de vos questions qui nous ont permis, je l’espère, de clarifier le combat de Campagne Québec-Vie!

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Rimsha examinée par une commission médicale

Sur le site de Zenit.org du 30 août 2012:

 

 (Quelques manifestants extrêmement courageux défient les fanatiques et réclament que l'enfant soit libérée!) 

Reconnue comme mineure par une commission médicale, la fillette chrétienne inculpée de profanation du Coran pourrait voir son horizon judiciaire s’éclaircir, rapporte « Eglises d’Asie » (EDA), l’agence des Missions étrangères de Paris, dans une dépêche du 29 août 2012.

Rimsha Masih, la fillette chrétienne incarcérée le 16 août 2012 pour profanation du Coran (cf. Zenit du 21 août 2012) a été examinée par une commission médicale, le 28 août, à la demande du président pakistanais Asif Ali Zardari.

La commission a estimé l’âge de Rimsha Masih à « environ 14 ans ». En revanche, la commission ne s’est pas prononcée sur une éventuelle trisomie 21 dont serait atteinte la fillette, même si elle a défini le niveau mental de l’enfant comme « inférieur à celui des enfants de son âge ».

Cet avis médical « éloigne la perspective d’un jugement au pénal, où la fillette encourait une peine de prison à vie, sans pour autant lui garantir une prochaine remise en liberté », analyse EDA.(...)

Le cas de Rimsha Masih soulève une « vive agitation » au Pakistan et au sein de la communauté internationale, note EDA : le Conseil des relations américano-islamiques à Washington a demandé sa libération et sa protection, Amnesty International dénonce la gravité de « l’érosion de l’Etat de droit », tandis que la France a appelé Islamabad à respecter ses engagements internationaux, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié en 2010.

La Conférence des évêques de France a également appelé à la « mobilisation » (cf. Zenit du 28 août 2012)

A Mehrabad, le quartier d’Islamabad où était installée la famille de Rimsha Masih, un calme précaire est revenu, constate EDA. Mais les centaines de familles chrétiennes qui avaient fui n’ont pas regagné leur domicile. Les parents, frères et sœurs de Rimsha Masih ont été placés en un lieu sûr, tenu secret.(...)

L'avocat de l'imam attaquant la petite Rimsha réclame la peine de mort!!! Sur le site de christianophobie.fr du 30 août 2012:

C’était sans compter sur la répugnante pertinacité des fanatiques musulmans dont l’avocat était à l’audience et, par la menace, a poussé le tribunal à ajourner au 1er septembre son audience. La tension était très forte dans la salle d’audience selon des témoins présents, et la crainte sur la sécurité physique de la fillette croît. Demain, les juges devront étudier le rapport fourni par l’avocat des mahométans qui conteste le rapport des experts médicaux : la fillette n’est pas une attardée mentale et doit répondre de ses actes ! Ils veulent sa condamnation et de préférence qu’elle meure même de manière “extrajudiciaire”, l’affaire est entendue. Plus de cinquante chrétiens pakistanais ont eu le courage, dans cette atmosphère de haine, de manifester devant le tribunal pour exiger la libération immédiate de Rimsha Masih. Nous n’avons pas, en Occident, ce courage là !

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La version du journal Oumma de l'histoire de Rhima

Sur le site du journal Oumma du 29 août 2012:

(L'imam Kalid Chichti, qui accuse la petite Rimsha, à droite sur la photo, demande aux chrétiens de quitter la région, sinon il appellera la communauté musulmane à les enduire de pétrole pour les brûler vifs.)

Enfant de la grande pauvreté, atteinte d’un retard mental que certains ont diagnostiqué comme de la trisomie 21, la détention de la jeune chrétienne pakistanaise, Rimsha Misah, accusée de blasphème après avoir été vue en train de brûler des pages d’un manuel contenant des versets du Coran, ne peut décemment laisser personne indifférent, et a ému des dignitaires musulmans pakistanais qui appellent à faire preuve de clémence envers elle.

La frêle jeune fille, âgée tout juste de 13 ou 14 ans, des médecins chargés de l’ausculter ayant même avancé 11 ans, qui serait en tout état de cause illettrée et inconsciente de la portée de ses actes, a été interpellée sur dénonciation le 16 août dernier, dans un quartier miséreux de la capitale Islamabad, et jetée en prison sans autre forme de procès, et sans la moindre considération pour son très jeune âge et son état de santé déficient.

L’affaire, qui ne cesse de prendre de l’ampleur, est extrêmement sensible au Pakistan où les actes blasphématoires sont lourdement condamnés, la graduation des peines pouvant aller jusqu’à la prison à vie et la sentence de mort. L’histoire de Rimsha Misah a fait le tour du monde, bouleversant ou indignant l’opinion publique comme les faiseurs d’opinion, le Vatican, pour sa part, ayant déclaré suivre de près son évolution.

Parallèlement au président pakistanais qui est sorti de sa réserve pour exiger des clarifications sur les circonstances de l’arrestation de la jeune fille, l’influent Conseil des oulémas du Pakistan, qui fédère des dizaines d'associations musulmanes, dont certaines issues de mouvances radicales, a publiquement apporté son soutien à Rimsha Misah, en demandant une « enquête impartiale et approfondie »

"Nous demandons une enquête impartiale et approfondie sur son cas. Des mesures strictes devront aussi être prises contre ceux qui l'ont accusée si elle est reconnue innocente", a indiqué le président Tahir Ashrafi, à l'issue d'une réunion du conseil à Lahore, ajoutant : "Le gouvernement devrait faire de ce cas un exemple pour que personne n'abuse de la loi sur le blasphème à l'avenir".

Il faudrait suggérer également que l'enquête porte sur la loi sur le blasphème en elle-même qui comporte des peines complètement disproportionnées relevant d'un fanatisme animal.

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Le clergé écossais et français dénoncent publiquement des injustices graves

Sur le site de Radio Ville-Marie du 30 août 2012, ces deux nouvelles:

 

(Rimsha, victime du fanatisme le plus nauséabond)

 

 

Les évêques français:

Dans un communiqué du 28 août 2012, la Conférence des évêques de France appelle à la mobilisation pour Rimsha, la fillette arrêtée au Pakistan pour avoir prétendument brûlé des pages du Coran.(...)

Rimsha, une fillette chrétienne d’une douzaine d’années, atteinte de trisomie 21, est incarcérée depuis le 16 août 2012 dans un centre de détention pour mineurs à Islamabad, la capitale du Pakistan. Elle est accusée de profanation du Coran, alors qu’elle ne sait ni lire ni écrire.

Et les prêtres écossais:

Plus de 500 prêtres catholiques d’Écosse ont lu le 25 août 2012, devant leurs paroissiens, une lettre de protestation contre le projet du gouvernement de légaliser le mariage homosexuel, rapporte le 26 août le site d’information britannique "Mail.online".

"L’enseignement de l’Église sur le mariage est univoque: il s’agit uniquement de l’union entre un homme et une femme. Il est déplorable que les gouvernements, les politiciens et les parlements cherchent à altérer ou à détruire cette réalité." Cette position a été répétée par les prêtres lors de la journée de contestation du mariage gay, organisée par l’Église catholique écossaise le 25 août. (...)

La semaine dernière, le chef de l’Église catholique d’Écosse, le cardinal Keith O’Brien a décrit le mariage homosexuel comme "la subversion grotesque d’un droit humain universellement accepté". Il a ensuite rompu les discussions avec le Premier ministre écossais, Alex Salmond.

D’autres Eglises écossaises ont protesté contre le projet des autorités. Les presbytériens de l’Église d’Écosse ont exprimé leur crainte que le gouvernement ne "se rue tête baissée et sans débat ni réflexion appropriés dans quelque chose qui affecte le peuple écossais dans son ensemble." (...)

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Des préoccupations communes avec les parents chrétiens chinois...

Sur le site du journal La Presse du 29 août 2012:

(En Chine, les persécutions contre les chinois sont constantes)

 

 

«On assiste à une augmentation rapide de la scolarisation à domicile, surtout ces dernières années», déclare ainsi à l'AFP Lao Kaisheng, un chercheur spécialisé dans les politiques éducatives à l'Université normale de Pékin.

Le phénomène reste toutefois limité à moins de 1% des familles en Chine, selon lui.

L'école à la maison ne signifie toutefois pas renoncer à la quête de l'excellence.

«Les parents qui enseignent à domicile ont tendance à avoir des exigences plus strictes en matière d'éducation de leurs enfants. Ils pensent que les écoles ne répondent pas aux besoins personnels de leurs enfants», souligne M. Lao.

Xu Xuejin a quitté une région manufacturière trépidante de la province orientale du Zhejiang pour la ville pittoresque et calme de Dali (sud-ouest), afin d'offrir un meilleur environnement pour ses deux enfants, dont il a pris en charge lui-même l'éducation.

«Les enfants chinois sont formés à la compétition dès leur jeune âge», regrette-t-il. «Ils subissent trop de pression».

M. Xu, un chrétien, confie souhaiter donner à ses enfants une instruction davantage «centrée sur la bible», une préoccupation que l'on retrouve dans des pays comme les Etats-Unis, où l'enseignement à domicile est de plus en plus populaire.

Que ce soit les écoles athées de Chine ou les écoles Nouvel-Âge du Québec, on retrouve une même volonté du gouvernement d'usurper la responsabilité de l'éducation spirituelle qui revient aux parents... Il faudra ce que l'on appelle en France des écoles "libres" pour que l'on respecte ce droit fondamental d'avoir une école qui respecte le choix des parents d'éduquer leurs enfants selon leurs convictions religieuses. Nos écoles publiques tentent d'endoctriner les enfants par un illogique relativisme ou un athéisme d'état. Les parents chinois comme les parents québécois ont tout un combat à mener...

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Un vocabulaire précis permet des idées claires sur la question du "mariage" gai

Sur le blog de Jeanne Smits du 29 août 2012:

 

(Mais qu'est-ce exactement que le mariage?)

Journaliste remarquable au langage imagé des anglophones des antipodes, Michael Cook anime un remarquable blog bioéthique, BioEdge, lié au groupe de médias australien MercatorNet actuellement très en pointe dans la défense de la dignité humaine et de la famille. Il a publié récemment une réflexion sur le débat autour du mariage homosexuel – qui nous attend en France à brève échéance – et qu'il me semble important de méditer avant de se lancer dans la bataille. Je vous en propose ma traduction. Voici la source du texte : c'est ici. – J.S.
 
Pourquoi donc est-il si difficile d’engager un débat calme et rationnel à propos du mariage homosexuel ? Aux Etats-Unis, en Australie et en Grande-Bretagne il se fait chaque jour plus vociférant et plus amer. Mais le torrent de paroles se déverse sur la pierre, sans être absorbé par l’adversaire. Ce que beaucoup de gens ne comprennent pas, c’est que les mots-clefs du débat sont interprétés de manières différentes. Si on ne les met pas en lumière, il y a peu d’espoir d’obtenir que les esprits se rencontrent. Voici quelques-uns des termes qu’il faut clarifier.(...)

Voir la suite sur le blog de Jeanne Smits en cliquant ici.

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Campagne Québec-Vie accueillera le député Stephen Woodworth pour son congrès du 6 octobre 2012!

À ne pas manquer! Lors de notre prochain congrès qui se tiendra à Granby le 6 octobre prochain, nous aurons l'honneur de recevoir M. le député Stephen Woodworth qui nous entretiendra de son combat pour la motion M-312 visant à actualiser la définition de l'être humain. Vous y êtes conviés! De nombreux conférenciers viendront s'ajouter à cette journée unique de rencontre et de renseignements sur la situation et les différentes actions à prendre pour défendre une culture de vie!

Nous vous y attendons! Surveillez bien les annonces ultérieures de ce congrès qui aura lieu à:

L'Église de l'Assemblée de la Parole de Dieu

223 rue Saint-Charles Sud, Granby, QC, J2G 3W3.

Tout sur notre Congrès 2012 ­­>>

Trouvez l'évènement sur Facebook >>

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Maintenant c'est le moment de soutenir la motion du député Stephen Woodworth!

Ce texte est en majeure partie une traduction du texte de Patrick B. Craine tiré du site LifeSiteNews du 29 août 2012.
 
La motion M-312 du député Stephen Woodworth visant à actualiser la définition de l’être humain selon les critères scientifiques contemporains sera débattue le 26 septembre prochain. Le vote suivra. La majorité absolue est nécessaire pour que cette motion soit acceptée.
 
C’est maintenant le moment de soutenir ce député dans ce combat si crucial. Comment? En rencontrant, en téléphonant ou en écrivant à votre député, au premier ministre et au ministre de la Justice Rob Nicholson. Encouragez votre famille et vos amis à faire de même.
 
Vous pouvez exposer les faits suivants :
— Le Canada n’a aucune loi réglementant l’avortement puisque l’article 251 du Code criminel a été invalidé par la Cour suprême en 1988, et ce, même si le tribunal a demandé au parlement d’adopter une nouvelle loi, il y a près de 25 ans de cela.
— Les Canadiens ignorent cette absence de législation et ne sont certainement pas en accord avec ce fait puisque selon un sondage d’Abacus de mai 2011, 59 % des Canadiens sont d’accord pour des restrictions à l’avortement.
— Cette absence de législation est une violation de nos accords internationaux. En effet, la Convention des Nations-Unies relatives aux droits de l’enfant, ratifiée par le Canada, demande aux gouvernements d’assurer la protection juridique avant comme après la naissance. 
— La Motion Woodworth ne vise qu’à un examen minutieux des preuves scientifiques pour ou contre l’humanité de l’enfant à naître.
— Nos politiciens ont besoin de cet apport scientifique.
— Il faut noter que les embryologistes et autres scientifiques qui n’ont aucun intérêt dans ce débat ont clairement indiqué que la vie commence dès la conception.
 
Voici quelques déclarations de scientifiques :
— « Le Zygote unicellulaire résulte de la fécondation d’un ovocyte par un spermatozoïde et c’est le début d’un être humain ». Dr Keith L. Moore, The Developing Human.
— « Dès le moment de la fécondation, premier moment de l’existence biologique, l’être humain en développement est vivant et entièrement distinct de la mère qui fournit nourriture et protection. » Dr Jérôme Lejeune, considéré comme le père de la génétique moderne.
— Selon tous les critères de la biologie moléculaire moderne, la vie est présente dès le moment de la conception. Professeur Hymie Gordon de la clinique Mayo.
— « Il est inexact de dire que les données biologiques ne peuvent être décisives… Il est scientifiquement correct de dire que la vie individuelle humaine commence dès la conception. » Professeur Micheline Matthews-Roth de la Harvard University Medical School.
 
Enfin, pensons à cette affirmation si juste de Stephen Woodworth : « Ne pas accepter une loi qui déclare que certains êtres humains ne sont pas des êtres humains! »
 
Mais quelle chance a cette motion 312 d’être acceptée? Stephen Woodworth lui-même a de faibles attentes. Mais cela ne signifie pas que nous devrions faire marche arrière. Pas du tout. Notre but ultime est de faire passer une législation pro-vie et nos efforts politiques sont essentiels à l’éducation du public et de nos politiciens. Chaque nouvelle proposition ou projet de loi maintient le questionnement dans la conscience du public et permet aux Canadiens de ne jamais oublier l’horreur de l’avortement.
 
Et notre conscience pourra nous dire que nous avons fait tout notre possible.
 
Oui, il est temps de contacter son député!
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Il est temps d'envisager la création d'écoles chrétiennes...

Les parents catholiques le savent. Depuis déjà 40 ans, depuis que certains chefs religieux ont démissionné et abandonné l'éducation des enfants aux laïcs comme preuve de "confiance" où de naïveté volontaire, les jeunes maintenant adultes ont perdu la foi, grâce aux moqueries et persécutions constantes des professeurs contre les élèves croyants et en très grande partie grâce aux parcours catéchétiques infantilisants, même pour des enfants ! Tous les jeunes se moquaient de ces cours sur notre "pote" Jésus, comme disent les Français et sur le grand bâteau à construire pour la confirmation par exemple. On a bien construit un bâteau, mais je mets au défi n'importe quel adulte ayant suivi ces cours d'expliquer un tant soi peu quelques données du credo. J'ai rencontré une jeune trentenaire dernièrement qui a suivi tous les cours de parcours catéchétique du primaire et secondaire et qui était incapable de me dire le nombre d'évangiles dans le nouveau testament! Elle n'est pas une exception...

À la place de la foi, nous avons laissé enseigné l'athéisme et la haine de notre passé. Il est frappant de constater que les plus virulents agresseurs de la religion chrétienne, à commencer par le Mouvement Laïc Québécois, sont justement des Québécois de souche! C'est toute une génération - et c'est toujours le cas actuellement avec les cours ECR - d'enfants qui ont été formés dans l'ignorance religieuse ou la haine de la foi. Ce sont eux qui réclament une charte de la laïcité intégriste et bientôt, la fin de l'exonération de la taxe foncière pour les églises et communautés religieuses. Ce sont des laïcs à qui l'on peut faire confiance... Ils sont pleins de bonnes intentions!

En France, des parents se réunissent pour fonder des écoles chrétiennes. En voici un exemple paru sur le site de Famille Chrétiennes de la semaine du 1er semptembre 2012:

« Notre évêque nous avait mis en garde : “Si vous faites cette école, les difficultés ne manqueront pas ; et ce sera le signe que vous êtes sur la bonne voie”. Des difficultés ? Notre route en a été jonchée, dès le premier jour. On a démarré modestement et pauvrement chez des particuliers, en septembre 2004, “avec cinq pains et deux poissons” ; c’est-à-dire quatre élèves et pas le premier centime pour payer la maîtresse, embauchée à mi-temps. Tout ça sur fond de critiques et de scepticisme, autour de nous : “Votre école est réservée à une élite, vous mettez les enfants dans un ghetto, ça ne marchera jamais… ”. Pendant 7 ans, on est restés pauvres et petits : inscriptions et dons arrivant au compte-gouttes et au dernier moment, difficulté à trouver des enseignants, locaux exigus et inadaptés…

Lentement, mais sûrement

Chaque année, on se posait ces questions : “Pourquoi la mayonnaise a-t-elle du mal à prendre ?, est-il raisonnable de continuer ?” Notre conseiller spirituel nous avait dit : “Arrêtez-vous seulement si vous vous trouvez devant un mur infranchissable”. Souvent, un mur s’est présenté mais, au dernier moment, il a reculé. Alors, on a continué. Après avoir déployé une énergie considérable, nous avons enfin trouvé des locaux adaptés. Aujourd’hui, alors que les inscriptions arrivent en nombre à l’école Louis-et-Zélie-Martin, nous vérifions combien la question des locaux, qui nous a minés, conditionnait la reconnaissance de l’école, et donc sa croissance (à présent, nous avons même des listes d’attente !). Nous mesurons aussi combien grandir lentement a été une grâce. Cela nous a permis de rester humbles et de construire des fondations solides. Maintenant que les temps sont meilleurs, il faut veiller à garder le cap : faire grandir les enfants qui nous sont confiés humainement, intellectuellement et spirituellement.

Un juste équilibre entre foi et professionnalisme

Cela demande de s’appuyer sur deux piliers : la foi et le professionnalisme. Une école doit être créée puis gérée comme une entreprise. La bonne volonté de quelques parents ne suffit pas. Quand on est employeur, on ne fait pas n’importe quoi en fiscalité, comptabilité, gestion des hommes… Et sur le plan pédagogique, il faut sans cesse travailler à s’améliorer. Cela nécessite de se faire conseiller, de se former pour acquérir des compétences. Mais attention : les écoles catholiques indépendantes ne sont pas des entreprises ordinaires. Manifestement suscitées par l’Esprit Saint pour répondre à un besoin, elles appartiennent à l’œuvre de Dieu. À ce titre, elles obéissent aux lois de l’Évangile : chercher d’abord le royaume de Dieu, avoir à cœur de faire sa volonté, prier beaucoup, séparément et ensemble, pour obtenir la lumière et la “manne”, accepter de rester pauvre et petit, faire confiance à la providence… Et ne pas oublier de remercier, quand Dieu donne. C’est au prix d’un juste équilibre entre foi et professionnalisme qu’une école catholique indépendante peut grandir. »

(...)

L'auteur donne par la suite quelques conseils pratique pour créer ces écoles. Il nous faudra probablement aussi refonder quelques écoles sur le territoire et recommencer tout le travail à zéro, là ou Marguerite Bourgeois a tout commencé...

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Rappel du viol de la conscience des enfants par le Cours d'Éthique et Culture Religieuse

Des nationalistes ont décriés ce cours institué par le Parti Libéral, mais ils se sont fait rappeler à l'ordre par les instances du Parti Québécois, un parti supposé défendre l'identité québécoise et sa patrie! Voici un court et excellent texte de Patrick Andriès sur le cours ECR, paru sur le site Le Québécois Libre du 15 septembre 2008: 

(...)La manière dont l’étude de l’ensemble de ces traditions religieuses est abordée dans sept manuels agréés publiés par Modulo et ERPI apparaît contestable pour au moins cinq raisons: la prématurité, la confusion, la non-représentativité, la partialité et la superficialité.

Dès six ans, les enfants se voient imposer l’étude de plusieurs religions alors qu’ils comprennent à peine la leur, s’ils en ont une. Mieux vaudrait apprendre d’abord une langue spirituelle ou philosophique avant de vouloir devenir polyglotte. Il paraît plus sage que les enfants soient d’abord formés dans leur tradition religieuse ou philosophique, avant d’en étudier d’autres. Or ce cours semble précisément vouloir éviter cela: il faut une table rase, jeune et malléable aux pédagogues.

Le manuel pour les élèves de 8 ans publié par Modulo avoue que le cours pourrait les perturber. C’est ainsi que les jeunes héros de ce manuel admettent que leurs « idées se bousculent » après avoir entendu différents récits contradictoires de la création. Qui croire? La réponse du « sage » qui clôt le manuel est d’une mièvrerie et imprécision affligeantes. Il est légitime de se demander si cette confusion n’est pas le but de la précocité dénoncée ci-dessus. Rappelons les paroles d’un des pères du cours d’ECR et réviseur scientifique des manuels Modulo, Fernand Ouellet, pour qui « Il faut aussi apprendre à ébranler la “suffisance identitaire” » et qui cite ces mots comme explication: « Il [s’agit] donc moins de “construire une identité” que, à l’inverse, d’ébranler une identité trop massive et d’y introduire la divergence et la dissonance; il n’est pas de préparer à la coexistence et à la tolérance ».

La tradition religieuse de près de 90% des Québécois est bien mal représentée. C’est ainsi que dans les manuels du premier cycle du primaire de Modulo, seuls 52,3% des pages à contenu religieux peuvent être considérées comme parlant du christianisme alors que 20% des pages ont pour thème la spiritualité autochtone dont les adeptes, selon le recensement de 2001, représentaient moins de 0,1% de la population québécoise! On déplorera également l’absence quasi systématique de l’orthodoxie grecque ou copte dans les manuels agréés alors que l’hindouisme, le sikhisme, le judaïsme, l’islam, le bouddhisme et la spiritualité autochtone, chacun d’un poids égal ou fortement inférieur à l’orthodoxie dans la population québécoise, sont bien décrits!

La partialité n’est pas absente des manuels étudiés. Prenons le cas, parmi d’autres, du manuel Modulo de 2e primaire. Alors que les « récits religieux » consacrés aux autres religions, que ce soit le rêve de la reine Maya ou la révélation à Mahomet, y sont toujours à l’indicatif ou à l’impératif (« Dieu révéla à Muhammad le message divin »), la résurrection de Jésus y est relatée au conditionnel: « Ils l’auraient plutôt rencontré bien vivant »! Ailleurs [ERPI] au secondaire, le rôle de la femme dans la spiritualité autochtone est traité avec lyrisme: « La femme représente la Terre-Mère et incarne la fécondité. Elle veille à la croissance et à la socialisation des enfants. Toutes les activités des femmes feront d’elles des Gardiennes de la vie. » Pas d’envolée pour les chrétiens. ERPI se concentre sur la non-ordination des femmes chez les catholiques, sujet dont on ne dira pas un mot quand il s’agira des femmes en Islam, mais où l’on affirme que leur sort s’est amélioré avec la venue de Mahomet! En quoi le sort des femmes chrétiennes et juives en Arabie et au Proche-Orient s’est-il amélioré avec la venue de l’Islam? Le manuel n’en dit mot.

 

 

 

« Le manuel pour les élèves de 8 ans publié par Modulo avoue que le cours pourrait les perturber. C’est ainsi que les jeunes héros de ce manuel admettent que leurs "idées se bousculent" après avoir entendu différents récits contradictoires de la création. Qui croire? »

 

Les manuels sont abondamment illustrés et le peu de textes qu’on y trouve est consacré pour une bonne partie à l’éthique. L’apprentissage des religions au primaire est donc très rudimentaire. L’élève n’aura qu’une vague idée de ce que sont ces différentes religions. Il ne connaîtra rien des différences entre les courants protestants, ni même ce qui pourrait séparer l’orthodoxie du catholicisme. Ajoutons à cela, la volonté affirmée de démontrer que les religions se ressemblent (elles ont toutes des récits de la création, des rites de mariage, encouragent le partage, etc.) Le manuel Modulo pour la 2e primaire demande aux jeunes de faire ressortir les similitudes, mais pas les différences dans « les récits de l’Annonciation, de la reine Maya et de la révélation à Muhammad [entendre Mahomet en français] ». Or, ce qui est intéressant, c’est ce qui distingue les religions et qui parfois se cache sous un même nom. Pour citer Rémi Brague, définir Napoléon en disant: « il a deux jambes et une tête, donc il est comme moi », n’avance à rien.

Relevons encore, pour la partie culture religieuse, l’impression lancinante de lire des documents Nouvel-Âge tant par la mise sur un pied d’égalité des différentes religions, la valorisation de la spiritualité autochtone, de l’écologie, de la Terre-Mère et enfin la quête du bonheur ici-bas comme but ultime – et non le salut comme c’est le cas pour les chrétiens.

Souvent absents de ce cours: les parents. La figure du sage y est plutôt interprétée par un M. Paulo dont la ressemblance avec Paulo Coelho, auteur à succès de romans syncrétistes, est frappante. Les enseignants sont relégués au rôle d’animateur qui doit s’assurer que les jeunes n’enfreignent pas les règles du dialogue lors de leurs découvertes sur les religions ou la morale. Les enfants semblent devoir construire une éthique de vie par eux-mêmes sans avoir été instruits dans une tradition morale particulière.

Les manuels abondent en questions proposées à la discussion des enfants. La teneur de ces discussions dépendra en grande partie de l’enseignant. Prenons cette question: « Fais l'inventaire de tous les modèles familiaux que tu connais. Que remarques-tu? » On conçoit aisément que la discussion puisse aborder, avec certains enseignants, les couples homosexuels, sujet où les religions et les familles ont des positions très variées et tranchées. Qu’exigera-t-on de l’enfant dans une telle discussion? Pour les élèves qui penseraient que les familles monoparentales sont moins souhaitables que les familles avec un papa et une maman, une page idoine du manuel fustige ce comportement en le caricaturant négativement. Cette même page se termine par la question suivante: « De quoi a-t-on besoin pour former une famille? Discutes-en avec tes camarades. » L’enfant vivra une pression sociale si ses valeurs familiales ne vont pas dans le sens du programme ou du groupe.

La transmission d’une tradition et la formation de l’enfant à une morale exigeante, adaptée à son âge, ne semblent pas être l’objet de ces manuels. Au contraire, on cherche à l’habituer, au plus tôt, à un ensemble de traditions présentées comme équivalentes, sans trop en approfondir les doctrines ni les différences, afin semble-t-il qu’il choisisse ce qui lui plaît de ce buffet religieux superficiel. Quels avantages à cette atomisation spirituelle des Québécois? En quoi cela respecte-t-il les voeux des parents québécois pour leurs enfants?

 

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