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Leslyn Lewis : Trudeau mène une « guerre ouverte » contre la liberté de religion


Leslyn Lewis, député conservateur.

Par Anthony Murdoch — Traduit par Campagne Québec-Vie

11 mai 2022, Ottawa, Ontario (LifeSiteNews) — Leslyn Lewis, député et candidate à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC), a déclaré qu'elle « défendra » la liberté religieuse après avoir critiqué le premier ministre Justin Trudeau pour sa « guerre ouverte » contre la foi des individus depuis son élection en 2015.

Dans une mise à jour de sa plateforme intitulée « Assez de discrimination », Mme Lewis a fustigé un récent rapport d'un comité consultatif du ministère de la Défense nationale (MDN) recommandant de « ne pas considérer pour un emploi en tant que guides spirituels ou représentants multiconfessionnels les candidats à l'aumônerie affiliés à des groupes religieux dont les valeurs ne sont pas alignées avec celles de l'Équipe de la Défense. »

« À l'heure actuelle, certains aumôniers représentent ou sont affiliés à des religions organisées dont les croyances ne sont pas synonymes de celles d'un milieu de travail diversifié et inclusif. Certaines des religions affiliées de ces aumôniers ne souscrivent pas à une attitude ouverte et à la promotion de la diversité », peut-on lire dans les recommandations du MDN.

« Par exemple, l'exclusion des femmes de la prêtrise par certaines églises viole les principes d'égalité et de justice sociale, tout comme les notions sexistes ancrées dans leurs dogmes religieux. »

Lewis a qualifié ce dernier rapport d' « absolument choquant ».

« Les gens ne réalisent que maintenant à quel point Trudeau va loin dans son attaque contre les croyances traditionnelles », a noté Lewis.

Lewis a déclaré que le fait de demander que « les valeurs des aumôniers soient alignées sur celles de l'équipe de défense peut sembler assez innocent », mais lorsqu'on lit plus loin, on « voit que les "groupes religieux" qu'il considère comme n'ayant pas les bonnes valeurs tombent sous la bannière des "religions abrahamiques". »

« Cela indique explicitement que les adeptes du christianisme, de l'islam et du judaïsme devraient être disqualifiés comme aumôniers dans l'armée », écrit Lewis.

« Comment les membres juifs, musulmans et chrétiens de l'armée* doivent-ils se sentir maintenant qu'ils ont été désignés comme étant en désaccord avec les valeurs du pays pour lequel ils se battent ? Ou que leurs croyances sont explicitement comparées aux pires formes de racisme dans le même rapport ? »

Lewis a poursuivi en notant que le rapport indique que « les minorités au Canada sont constamment utilisées juste comme des outils politiques par ce gouvernement. »

« Les nouveaux Canadiens et les Canadiens ethniques ont des taux d'affiliation religieuse plus élevés que les Canadiens blancs. Ce rapport n'est pas seulement un cas de discrimination religieuse, il parvient en quelque sorte à être raciste lui-même », a écrit Lewis.

« J'aimerais que ce soit une attaque isolée contre la religion par ce gouvernement, mais pour les libéraux, la seule religion autorisée au Canada a été le wokisme. »

Mme Lewis a fait remarquer que si elle est élue chef du PCC, elle « défendra la liberté de religion » et s'efforcera de mettre fin « aux pratiques discriminatoires des libéraux qui font des croyances religieuses un obstacle à l'obtention de l'aide gouvernementale ».

Dans une déclaration récente, Mme Lewis a déclaré que si elle était élue première ministre, elle rétablirait le Bureau de la liberté de religion afin que le Canada redevienne un « défenseur » de la liberté de religion.

Le Bureau de la liberté de religion du Canada a été créé par l'ancien Premier ministre Stephan Harper en 2013 pour « promouvoir la diversité religieuse et la tolérance religieuse dans le monde ».

En 2016, le Premier ministre libéral Justin Trudeau, avec l'aide du NPD et du parti du Bloc québécois, a voté la fermeture du Bureau de la liberté religieuse.

Mme Lewis a obtenu la cote « feu vert » de Campaign Life Coalition (CLC) en tant que candidate pro-vie entièrement soutenable.

Elle est la seule candidate pro-vie officielle à se retrouver sur le bulletin de vote final [du Parti Conservateur du Canada], après que deux autres candidats pro-vie, Joseph Bourgault et Grant Abraham, se soient vus refuser l'entrée [dans la course à la chefferie] par le parti malgré leur collecte de fonds suffisante.

Mme Lewis a également déclaré que le Canada devait s'opposer aux cartes d'identité et à la monnaie numériques, et qu'il devait se battre contre le traité sur les pandémies de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Lors du premier débat sur la direction du PCC, qui s'est tenu la semaine dernière, Mme Lewis a réaffirmé sa position pro-vie tout en reprochant à ses adversaires de « fuir » les questions sociales.

Le PCC tiendra son débat officiel en anglais ce soir à Edmonton, en Alberta, et son débat en français le 25 mai à Montréal.

Il est à noter que la Tribune de la presse indépendante du Canada organisera son propre débat sur la direction du PCC le 30 mai à Toronto. Il n'est pas encore confirmé quels candidats y participeront.

Ce débat sera animé par le journaliste principal de True North, Andrew Lawton.

Un panel de journalistes canadiens indépendants, composé de Derek Fildebrandt du Western Standard, Sheila Gunn Reid de Rebel News et Rupa Subramanya, posera les questions aux candidats du PCC.

Six candidats sont en lice pour la direction du PCC : Les députés du PCC Leslyn Lewis, Pierre Poilievre et Scott Aitchison, l'ancien premier ministre libéral du Québec Jean Charest, le député indépendant de l'Ontario Roman Baber et le maire de Brampton (Ontario) Patrick Brown.

Le PCC présentera son nouveau chef le 10 septembre 2022.


*Ceci dit, un gouvernement pourrait légitimement imposer des limites à une religion telle que l’islam (par exemple), à cause de la haine que cette dernière enseigne. — A.H.



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