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La grâce de souffrir pour la défense de notre foi


Le martyre de sainte Blandine par Pierre-Désiré Guillemet.

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le dimanche de la Sexagésime) ― Photo (côtés flous rajoutés) : Patrimoines en Occitanie/Wikimedia Commons

Un véritable disciple de Jésus-Christ ne doit pas avoir peur de souffrir avec et pour son divin Maître. Cette intrépidité dans le combat pour que triomphe la seule vraie religion ne signifie pas qu’on se sente fort devant la souffrance. Car nous sommes tous la faiblesse même, et les évènements de notre vie nous le démontrent quotidiennement. Sans Jésus, notre faiblesse nous enlèverait même le courage de faire le premier pas pour combattre. Mais l’union intime avec Jésus nous communique sa force, et c’est alors qu’au sein même de notre faiblesse sa grâce toute-puissante nous fortifie. Ainsi la patience chrétienne, enracinée dans la grâce du Christ, rend les plus faibles capables de souffrir avec et pour Jésus.

La patience dans le témoignage clair rendu à l’Évangile, dans la défense des vérités et des institutions divines sur lesquelles Jésus a fondé son Église, telle est la marque du véritable esprit catholique. Mais, tout comme il y a une fausse charité, il y a aussi une fausse patience qui sera, au jour du jugement, au lieu d’une source de gloire, plutôt source de confusion pour beaucoup de « bons chrétiens », qui auront toléré ce qu’il ne fallait pas tolérer ou qui n’auront pas combattu comme de vaillants soldats du Christ, alors que c’était leur devoir de le faire. Il est des maux, en effet, que la véritable patience ne saurait jamais tolérer.

La véritable patience ne saurait jamais supporter qu’on défigure Jésus-Christ, qu’on blesse son divin honneur, qu’on le détrône, qu’on le blasphème, qu’on change sa doctrine, qu’on détruise son œuvre. La véritable patience ne saurait jamais permettre à des mains sacrilèges de dépouiller l’Épouse de Jésus Christ, la Sainte Église, de sa magnifique robe sans couture, c’est-à-dire de ses divines richesses, et surtout du précieux trésor de salut que lui a légué son divin Époux dans le Saint Sacrifice de la messe, dans sa Présence réelle et substantielle se faisant pour nous Pain de vie éternelle. La véritable patience ne saurait jamais endurer, même au prix de tous les biens extérieurs, de condescendre à des doctrines étrangères qui conduisent à l’asservissement des âmes au grand Ennemi de leur salut, l’Adversaire du Christ.

Pour préserver ou défendre leur liberté purement temporelle, à quels lourds sacrifices les pays, du moins dans les temps où le bon sens est respecté, ne sont-ils pas prêts à consentir ! Or, il est une liberté supérieure qu’il n’est jamais permis de perdre : c’est la liberté chrétienne pour laquelle nous avons été délivrés du pouvoir tyrannique de Satan. Il n’y aura jamais de mérite, même si on en souffrait terriblement, à se laisser arracher cette liberté divine. Seront seules sources de gloire les souffrances supportées pour défendre le fondement même de notre liberté d’enfants de Dieu : la foi catholique dans toute sa plénitude.

J.R.B.

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