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L’École de Francfort : aux sources de la folie contemporaine


Des membres de l'école de Francfort : Adorno, Horkheimer et Habermas.

Par l’historien Jean-Claude Dupuis, Ph. D. — Photo : Wikipedia

Regardez sur You Tube la vidéo : « Je ne suis pas un homme, Monsieur. »

C’est à la fois drôle à mourir et triste à pleurer. L’invité nie être un homme de race blanche. Il a pourtant les traits de l’espèce : barbe, calvitie, teint clair. Mais il se débat comme un diable dans l’eau bénite : « Qu’est-ce qui vous fait croire que je sois un homme ? Débarrassez-vous des préjugés de votre perception subjective. Je suis non binaire. » Cet énergumène prétendait n’être ni homme, ni femme, ni même androgyne. Toutes ces catégories sont dépassées. Les LGBT sont déjà désuets parce que la définition de chacun de ces types est trop précise, trop rationnelle, encore trop fixée par la nature. Le non binaire est libre de se sentir homme le matin, femme l’après-midi, et androgyne le soir, s’il le désire. La Réalité n’impose plus aucune contrainte à sa Liberté.

Comment une société peut-elle avoir neutralisé l’intelligence à ce point ?

L’une des clés d’explication se trouve dans le rayonnement de l’École de Francfort, qui a largement inspiré la Contre-Culture des années 1960.

En 1920, les communistes avaient compris que la révolution ne s’étendrait pas au-delà de la Russie. Ils ont adopté une nouvelle stratégie. La révolution devait s’attaquer à la culture occidentale plutôt qu’aux États capitalistes. Il fallait pourrir les intelligences et les mœurs jusqu’à ce que l’Occident s’effondre de lui-même, sans guerre ni révolution. Le stalinisme régnait en Russie, mais c’est le trotskysme que l’on répandrait à l’Ouest.

Karl Marx avait eu cette intuition avant même de publier le Manifeste du Parti communiste (1846). « Il faut, disait-il, critiquer tout ce qui existe. » Il ne s’agissait pas de critiquer le capitalisme, mais de critiquer la réalité. Marx se rattachait à l’idéalisme platonicien plutôt qu’au réalisme aristotélicien. Pour les platoniciens, la réalité n’existe pas en soi, mais seulement par la médiation des idées. La Volonté subjective est donc supérieure à la Réalité objective.

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L’absurde discours LGBTQ2 découle de cette prémisse philosophique erronée.

En 1923, les doctrinaires de la révolution culturelle ont fondé l’Institut de recherches sociales à Francfort, en Allemagne. Leur « théorie critique » sapait tous les fondements de la civilisation, et même de la science. Toute affirmation devenait relative. Les théoriciens de l’École de Francfort se faisaient un devoir de critiquer leurs propres théories. Les marxistes-léninistes classiques les qualifiaient de « petits bourgeois décadents », mais ils appréciaient néanmoins leur travail de corruption intellectuelle de l’Occident.

Les figures de proue de l’École de Francfort sont Georg Lukas, Histoire et conscience de classe (1923) ; Walter Benjamin, Le concept de critique d’art (1928) ; Max Horkheimer, Théorie traditionnelle et théorie critique (1937) ; Theodor Adorno, Études sur la personnalité autoritaire (1950) ; Herbert Marcuse, Éros et civilisation (1955) ; Jürgen Habermas, Théorie de l’agir communicationnel (1981).

Étant tous juifs, ils ont dû s’exiler aux États-Unis pour échapper au nazisme, mais ils reviendront à Francfort après la guerre. Leurs ouvrages sont rédigés dans un incompréhensible charabia freudo-marxiste, qui n’a aucun intérêt et qui ne sert qu’à nourrir un nihilisme suicidaire.

Mais la Révolution mange ses enfants. En 1968, des étudiants maoïstes ont investi la classe de Theodor Adorno pour le sommer de faire son « autocritique ». Le professeur demanda la police pour les expulser. Il rejoignait ainsi le camp des « réactionnaires ». Comme tous les révolutionnaires, Adorno critiquait l’autorité de Dieu et du Prince, mais il ne tolérait pas que l’on ose porter atteinte à son autorité personnelle.

 

 

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