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Gwen demande l’euthanasie parce qu’elle n’a pas accès à un traitement médical

Par Alex Schadenberg (Coalition pour la prévention de l’euthanasie) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Viacheslav Yakobchuk/Adobe Stock

Des Canadiens cherchent à obtenir la mort par euthanasie (Aide médicale à mourir, AMM) parce qu’ils n’ont pas accès à un traitement médical ou parce qu’ils vivent avec un handicap, une maladie mentale ou la pauvreté.

Moira Wyton a écrit un article publié le 26 juillet dans Tyee au sujet de Gwen, qui demande la mort par euthanasie parce qu’elle a du mal à obtenir un traitement pour son état de santé. Mme Wyton rapporte que « Gwen veut vivre et prendre soin de sa fille. Mais le système fait en sorte qu’il est plus facile de demander une AMM qu’un traitement ».

Wyton écrit :

... Gwen envisage une mort médicalement assistée si elle ne peut pas accéder à un traitement essentiel pour ses douleurs chroniques et ses handicaps, qui rendent parfois impossible de manger, dormir, bouger ou jouer avec son enfant.

L’aide gouvernementale et la couverture d’assurance maladie ne financent pas le traitement recommandé par les médecins de Gwen pour réduire considérablement sa douleur, ni ne lui fournissent un revenu suffisant pour vivre avec un jeune enfant.

Soutenez la campagne GoFundMe pour Gwen (lire la plus récente mise à jour de la page de financement pour connaître les derniers développements de l'état de Mme Gwen).

Gwen a dit à Wyton qu’elle veut absolument être auprès de sa fille de trois ans.

Le système médical canadien fait qu’il est difficile pour Gwen de recevoir un traitement, mais facile pour elle de recevoir une AMM (euthanasie).

Wyton poursuit :

Alors que l’AMM avait pour but de donner aux gens un plus grand choix personnel et une plus grande autonomie en matière de soins de santé, Gwen affirme que les récents élargissements de l’admissibilité facilitent la mort des personnes atteintes de maladies chroniques au lieu de leur permettre de vivre.

Gwen n’est pas la seule faire face à ce dilemme.

Le 17 avril, j’ai écrit sur le décès par euthanasie d’une Ontarienne de 51 ans qui souffrait de sensibilités chimiques. L’histoire a été rapportée par Avis Favaro, correspondante médicale de CTV National News, qui a indiqué que la femme n’était pas en phase terminale, mais qu’elle vivait avec des sensibilités chimiques chroniques et des allergies environnementales.

À la fin du mois d’avril, Avis Favaro a rapporté le cas d’une femme de 31 ans de l’Ontario dont l’euthanasie (AMM) a été approuvée pour des sensibilités chimiques. Favaro a déclaré que Denise (nom fictif) avait été diagnostiquée comme souffrant de sensibilités chimiques multiples (MCS), qui déclenchent des éruptions cutanées, des difficultés respiratoires et des maux de tête aveuglants appelés migraines hémiplégiques qui entraînent une paralysie temporaire. Au moins dans ce cas, des fonds ont été collectés pour permettre à cette femme de trouver temporairement un endroit propre où vivre.

Un reportage réalisé le 8 juin par Penny Daflos pour CTV News Vancouver concernait une femme dans la trentaine, atteinte d’une maladie chronique, dont l’euthanasie a été approuvée alors qu’elle n’a pas pu obtenir le traitement médical dont elle a besoin pour vivre. Mme Daflos écrit que « Kat » veut vivre, mais qu’il lui a été plus facile d’accéder aux « soins » de mort (approbation de l’euthanasie) qu’aux soins de santé.

Hannah Alberga a rapporté pour CTV news le 11 juillet que Tracey Thompson, une résidente de Toronto âgée d’une cinquantaine d’années, a demandé l’AMM (euthanasie) parce qu’elle vit avec le Covid Long et qu’elle s’approche de la pauvreté puisqu’elle est incapable de travailler. Hannah Alberga explique que Mme Thompson ne veut pas mourir, mais qu’elle ne peut pas vivre sans revenu ni soutien.

Hannah Alberga a également rapporté pour CTV news le 11 juillet que Mitchell Tremblay (39 ans) prévoit demander une AMM (euthanasie) en mars 2023 en raison de sa maladie mentale et de sa pauvreté. Selon Alberga, Tremblay envisage l’euthanasie parce qu’il ne reçoit pas assez d’argent pour survivre.

Le 12 juillet, Christina Frangou a écrit un article publié par Châtelaine concernant une femme de 54 ans de Vancouver qui a accumulé 40 000 $ de dettes en essayant de traiter son encéphalomyélite myalgique et d’autres maladies. Lorsque son argent sera épuisé, elle affirme qu’une mort médicalement assistée pourrait être sa seule option.

Wyton a écrit que Gwen a des idées suicidaires, mais qu’elle ne veut pas mourir.

« Je ne veux pas mourir, mais quand vous souffrez autant, ces pensées intrusives surgissent », a-t-elle déclaré. « Ma souffrance est bien au-delà de ce que quiconque peut imaginer ».

Le gouvernement canadien débat actuellement de nouvelles extensions de la loi sur l’euthanasie. Le Canada doit reconnaître à quel point sa loi sur l’euthanasie menace la vie des personnes handicapées et des personnes souffrant de maladies chroniques, et inverser son orientation meurtrière.



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