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Faites-vous partie de la droite religieuse ?

Par Paul-André Deschesnes — Photo : giannsartori/Pixabay

À plusieurs reprises, je me suis fait apostropher de la façon suivante : « Faites-vous partie de la droite religieuse ? »

En 2020, tout est de plus en plus tranché au couteau dans le sens de la rectitude politique en vigueur « droite-gauche » au sein de notre Église occidentale. Un climat toxique s’est confortablement installé. Il faut être du bon bord !

J’ai la nausée ! Je n’en peux plus d’entendre dans les médias, et même dans mon Église locale, cette expression-choc « droite religieuse ». Tel curé, tel évêque, tel prédicateur, tel politicien, tel chroniqueur, tel auteur, tel mouvement religieux, telle revue, tel journal, tel magazine, tel personnage ne seraient pas crédibles, car ils font partie de la droite religieuse. Il faut donc les dénoncer et les clouer au pilori sans aucun débat, car ils n’auraient supposément pas évolué dans le bon sens. Il ne faut surtout pas les écouter, ni les lire, ni les fréquenter. Eux, ils n’ont pas compris !

L’expression « droite religieuse », utilisée sur toutes les tribunes, frappe très fort dans le but de faire taire, discréditer et ridiculiser cette dérangeante minorité qui refuse de s’adapter aux nouvelles idées à la mode. Le mépris et la moquerie sont fréquemment utilisés comme argument massue pour réduire au silence ladite droite religieuse. On aimerait bien que ces personnes se sentent honteuses de ramer à contre-courant. Il serait urgent de les rééduquer et de les ramener dans le droit chemin.

Actuellement, c’est la gauche religieuse qui a le vent dans les voiles. Du Vatican, en passant par les diocèses jusque dans les paroisses locales, c’est la nouvelle façon de « faire Église autrement ». Même si on crie haut et fort dans le même sens et qu’on invente toutes sortes de trucs, de messages, d’enseignements, de discours et de nouveautés pour être à la mode, la gauche religieuse n’a pas de succès. Nos églises occidentales sont toujours vides. Pendant ce temps, les Églises d’Asie et d’Afrique se font injustement accuser de faire partie de la droite religieuse, même si chez eux le nombre de vocations explose. De plus, leurs églises sont toujours remplies de fervents fidèles.

Non, il n’y a pas deux Églises catholiques. Non, le Christ n’a pas fondé des dizaines d’Églises, même si on veut de plus en plus nous faire accroire que toutes les Églises et religions doivent, en 2020, être regardées sur le même pied d’égalité.

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Permettez-moi maintenant, chers lecteurs, de vous poser quelques questions qui pourraient prendre l’allure d’un petit sondage.

  1. Les Saintes Écritures (Ancien et Nouveau Testaments) sont-elles des histoires, des mythes et des légendes inventées de toutes pièces, à part quelques exceptions ?
  2. Jésus, était-il vraiment conscient qu’il était Dieu ?
  3. Les miracles de Jésus ont-ils vraiment eu lieu ?
  4. Marie était-elle vierge ?
  5. Jésus a-t-il eu plusieurs frères, sœurs et même une épouse ?
  6. La Bible a-t-elle été écrite sous l’inspiration du Saint-Esprit ?
  7. Faut-il encore croire aux dogmes (Immaculée Conception, Assomption, infaillibilité du Pape, etc.) décrétés par les Papes et les Conciles ?
  8. Faut-il croire à l’existence du Purgatoire, de l’Enfer et du terrible péché originel ?
  9. Faut-il croire à tous les articles sans acception de notre Credo (le « Je Crois en Dieu ») ?
  10. Faut-il obéir à tous les commandements de Dieu ?
  11. Faut-il croire encore en 2020 à un « Dieu qui a créé le ciel, la terre et tout l’univers » ?
  12. Faut-il croire à la très grande importance de bien préparer ici-bas notre éternité ?
  13. Est-ce vrai que tout le monde va aller au ciel directement ?
  14. Est-ce bien vrai qu’il n’est plus important de croire en la présence réelle du Christ dans l’Hostie consacrée ?
  15. Les sept sacrements sont-ils encore vraiment nécessaires pour vivre chrétiennement ?
  16. Vivre en état de grâce, est-ce très important pour aller au Ciel ? Et, le péché mortel peut-il nous envoyer en enfer ?
  17. La messe du dimanche est-elle toujours obligatoire ?
  18. La confession de ses péchés à un prêtre, est-ce encore nécessaire pour obtenir le pardon du Seigneur ?
  19. Est-ce que je peux approuver l’avortement, le mariage gai, l’euthanasie, le divorce, le concubinage, l’homosexualité, et tous les styles de vie LGBTQ ?
  20. Croyez-vous à la véritable existence de Satan et des démons ?
  21. Faut-il ouvrir le sacerdoce et même la papauté pour les femmes ?

Je m’arrête ici, même si j’aurais pu poser encore d’autres questions très pertinentes.

Si vous avez répondu OUI aux questions 1, 5, 13, 14, 19 et 21 et si vous avez répondu NON à toutes les autres questions, vous pouvez vous autoproclamer un excellent catholique de gauche qui a évolué en s’ajustant aux idées modernes qui font actuellement fureur en Occident.

Pendant que le monde et l’Église pataugent dans la confusion la plus complète, j’affirme, sans me tromper, qu’il n’y a pas deux Églises catholiques, ni deux morales, ni deux doctrines, ni deux liturgies. La droite religieuse, ça n’existe pas ! C’est une invention diffamatoire par des prêtres, évêques, cardinaux, théologiens et fidèles dits très progressistes et modernistes qui ont décidé que l’Église catholique doit se ranger du côté du monde. Ces « gauchistes », comme ils le disent d’eux-mêmes, adorent la Bête plutôt que le Christ. Ils veulent tout modifier à leur goût et au goût des mondains : doctrine, dogmes, morale, Credo, Catéchisme de Saint-Jean-Paul II, interprétations très audacieuses de la Bible, œcuménisme d’avant-garde, commandements de Dieu, papauté, etc. Ils affirment vouloir dépoussiérer l’Église. Dans leurs homélies et prédications post-modernes, ils laissent de côté les sujets à controverses pour soigner leur popularité. Ils n’ont même pas peur d’enseigner des hérésies pour flatter leur auditoire. Ils plaisent au bon peuple. Ils sont invités sur toutes les tribunes médiatiques. Malheureusement, nous avons affaire à des loups déguisés en agneaux qui enseignent de fausses doctrines. Ils n’osent pas proclamer la vérité, car ils manquent de courage et ils ont très peur « de faire peur » au monde. Ils préfèrent faire plaisir à tout le monde !

Et maintenant, chers amis lecteurs, je vous pose cette question existentielle en cette période historique où la tempête fait rage : qui sont les vrais catholiques romains fidèles au Christ, au Magistère et à l’Église ?

Non ! Il n’y a pas deux Églises. Oui ! Il y a une seule et unique Église catholique. La droite catholique n’existe pas. Malheureusement, nous voyons un peu partout un très grand nombre de brebis égarées. Il faut prier très fort face aux épaisses ténèbres qui envahissent actuellement notre Église et notre société.

Dans son dernier livre intitulé « Le soir approche et déjà le jour baisse », le très sage cardinal Robert Sarah nous donne l’heure juste.

La crise que vit l’Église est comme un cancer qui ronge le corps à l’intérieur. Le symptôme le plus alarmant est certainement la manière dont les hommes et les femmes, qui se disent catholiques, font leurs choix dans les vérités du Credo. Joseph Ratzinger l’a évoqué en ces termes lors d’une conférence donnée à Munich en 1970 : “Ce qui était jusqu’à maintenant impensable est devenu normal : les hommes qui ont depuis longtemps abandonné le Credo de l’Église se considèrent en toute bonne conscience comme des chrétiens véritablement progressistes”. Dans de larges pans de l’Église, nous avons perdu le sens de l’objectivité de Dieu. Chacun part de son expérience subjective et se crée une religion à sa taille. Aujourd’hui, la crise de l’Église est entrée dans une nouvelle phase : la crise du Magistère. Il règne de nos jours une vraie cacophonie dans les enseignements des pasteurs, évêques et prêtres. Il en résulte une situation de confusion, d’ambiguïté et d’apostasie. Quand la tempête fait rage sur un navire, il est important de s’arrimer à ce qui est stable et solide. Il faut garder le cap. (Cardinal Sarah, pages 109 à 115.)



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