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Les pays d'Europe refusent l'euthanasie, à part le minuscule Benelux...

Sur le site de Genethique.org du 4 mai 2012, ce rappel important:

 

 

Dans son numéro d’avril 2012, la revue Etudes publie un article d’Yves-Marie Doublet relatif à "La fin de vie en Europe".

A cette occasion, le quotidien La Croix relève deux points majeurs développés par l’auteur de l’article. En premier lieu, ce dernier précise que l’Europe ne semble pas vouloir légaliser "l’aide active à mourir". Pour Yves-Marie Doublet, si le Benelux a légalisé l’euthanasie, ce n’est pas le cas de l’ensemble des autres pays de l’Union européenne comme l’Allemagne où "l’homicide est pénalement sanctionnable même s’il a lieu à la demande du patient" ou encore, comme la Suède où "tout acte médical provoquant délibérément la mort est prohibé".
Au contraire, et c’est le second point développé, les pays européens n’ayant pas légalisé l’euthanasie ont fait le choix de développer les droits des malades en fin de vie par la lutte contre l’acharnement thérapeutique ou encore contre la douleur.
Dans cette même idée, et à l’occasion du "Tour de France" contre l’euthanasie effectué par l’Alliance Vita, Antoine Pelletier, pneumologue en soin palliatifs, précise que "la demande d’euthanasie est en réalité une demande à vivre autrement ? A nous de trouver ce qui se joue là". A titre d’exemple, le pneumologue précise que l’utilisation de sédatifs est un moyen pour soulager de grandes souffrances, car "l’euthanasie, c’est s’interdire de chercher et de trouver des réponses".

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Chen Guangcheng aurait la possibilité de quitter le pays avec sa famille à une date indéterminée...

Sur le site du journal La Presse du 4 mai 2012:

 

 

 

Le militant des droits civiques Chen Guangcheng devrait pouvoir obtenir rapidement un passeport et un visa américains pour gagner les États-Unis avec sa famille, mettant un terme à une crise ouverte lorsqu'il s'était réfugié à l'ambassade des États-Unis la semaine dernière.

«Le gouvernement chinois a indiqué qu'il allait accepter la demande de M. Chen d'obtenir les documents de voyage appropriés», a déclaré la porte-parole du département d'État, Victoria Nuland.

«Les États-Unis s'attendent à ce que le gouvernement traite rapidement sa demande» concernant ces documents, «les États-Unis accorderont alors une attention prioritaire à sa demande de visa et à celle de sa famille proche», a-t-elle ajouté dans un communiqué.

Mme Nuland a indiqué que Chen Guangcheng avait reçu une offre de bourse de la part d'une université américaine, où il pourrait se rendre accompagné par sa femme et ses deux enfants.

Afin de ménager une sortie de crise honorable à la Chine, qui a exigé des États-Unis des excuses pour avoir hébergé le militant dans leur ambassade, le communiqué américain n'avance pas de date pour le départ du dissident, et ne mentionne aucune assurance ferme donnée par Pékin.

La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton avait estimé en fin d'après-midi que des «progrès» avaient été accomplis sur la situation de Chen Guangcheng.

L'affaire de cet avocat aveugle pourfendeur des avortements forcés a provoqué une crise dans les relations entre les États-Unis et la Chine, réunis vendredi à Pékin pour le deuxième et dernier jour de leur «dialogue stratégique et économique» annuel.

À l'issue de cette rencontre, Mme Clinton a souligné que les droits de l'Homme étaient «essentiels dans tous les pays».

«Nous abordons les cas individuels et les situations spécifiques chaque fois que c'est nécessaire», a ajouté le chef de la diplomatie devant des dirigeants chinois.

Le conseiller d'État chinois Dai Bingguo a rétorqué que la question des droits de l'Homme «ne devrait pas être utilisée pour s'ingérer dans les affaires intérieures» d'un pays ni «perturber les relations d'État à État».

Peu avant, le ministère chinois des Affaires étrangères avait indiqué que s'il voulait «étudier à l'étranger», Chen Guangcheng pouvait «comme les autres citoyens chinois, déposer une demande auprès des autorités compétentes par la procédure habituelle».

Vendredi matin, ce militant avait déclaré à l'AFP, de son lit d'hôpital à Pékin, qu'il était «en grand danger». Il avait ajouté espérer que le gouvernement allait «honorer les engagements signés entre la Chine et les États-Unis pour garantir (ses) droits de citoyen».

«Ma situation est très, très critique», avait-il estimé.

Un peu plus tôt, Chen Guangcheng s'était adressé directement au téléphone au Congrès américain qui avait organisé une audition sur son cas, appelant sur son téléphone portable un militant associatif, Bob Fu, présent à la réunion.

Chen Guangcheng, avocat autodidacte, s'est dit très inquiet pour la sécurité de sa mère et de son frère, restés dans son village du Shandong (est) et dont il n'a pas de nouvelles.

Ce militant est hospitalisé pour une blessure au pied - résultat de sa fuite le 22 avril de sa maison où il était en résidence surveillée.

Un avocat chinois venu lui apporter son soutien, Jiang Tianyong, a été emmené par la police jeudi soir et battu de telle sorte qu'il «est maintenant sourd d'une oreille et n'entend presque rien de l'autre», a déclaré à l'AFP son épouse, Jin Bialing.

Champion de la lutte contre les avortements forcés, Chen s'était réfugié à l'ambassade des États-Unis la semaine dernière après s'être évadé de chez lui, au nez à et à la barbe de dizaines de gardes qui le maintenaient en résidence surveillée depuis plus d'un an et demi.

Il avait quitté la mission américaine mercredi, ayant obtenu des assurances pour sa sécurité et celle de ses proches en Chine.

Mais après ses retrouvailles avec son épouse et ses amis, Chen Guangcheng a déclaré qu'il voulait quitter son pays, craignant des représailles contre lui-même et ses proches s'il restait en Chine.

Tant que les projecteurs des médias sont sur lui, Chen Guangcheng a une chance de s'en tirer. Mais s'il ne quitte le pays et que les caméras des journalistes disparaissent, comment ne pourrait-il connaître un sort pire que son ami avocat?

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Le taux de réussite de la fécondation in vitro? 30%...

Sur le site de Canoe.ca, cette information:

 

 

L'explication des statistiques du taux de réussite d'une clinique de fertilité

Il y a une grande diversité de mesures qui pourraient servir à évaluer les taux de réussite des technologies de reproduction assistée (TRA), et l'éventail des choix peut donner le sentiment de ne pas être à la hauteur à la personne qui doit prendre une décision. Parmi les façons de présenter le taux de réussite de la fécondation in vitro (FIV), on retrouve généralement l'un des exemples ci-après :

  • un pourcentage calculé à partir de tous les cycles de traitement commencés à un moment donné qui se terminent par une grossesse. Cette méthode est souvent désignée le taux de grossesses par cycles de traitement commencés;
  • le pourcentage de transferts d'embryons menant à une grossesse. On qualifie souvent cette méthode le taux de grossesses par transfert d'embryon. Le taux de grossesses par cycles de traitement commencés sera toujours plus faible que le taux de grossesses par transfert d'embryon parce que cette méthode ne tient pas compte du nombre de cycles annulés avant le transfert embryonnaire;
  • le taux de naissances vivantes, qui diffère du taux de grossesses, car approximativement 15 % des grossesses obtenues par les TRA se terminent par des avortements spontanés. Le taux de naissances vivantes est donc vraiment le nombre de naissances vivantes par cycles de traitement commencés.

Comme ces méthodes pourraient vous sembler déroutantes, voici un autre exemple qui vous aidera à mieux comprendre. Dans celui-ci, 100 cycles ont été commencés, 90 cycles ont atteint le stade du transfert embryonnaire, 40 ont mené à des grossesses et 6 à un avortement spontané, autrement dit :

  • le taux de grossesses par cycles de traitement commencés est alors de 40 % (40 grossesses pour 100 cycles) :
  • le taux de grossesses par transferts d'embryons est de 44 % (40 grossesses pour 90 transferts d'embryons);
  • le taux de naissances vivantes par cycles de traitement commencés est de 34 % (100 cycles, avec 40 grossesses, 6 avortements spontanés et 34 naissances vivantes).

D'après la Société canadienne de fertilité et d'andrologie, les données canadiennes pour 2010 et 2011 sont les suivantes :

  • le taux de grossesses moyen par cycles de traitement commencés est 32 %;
  • le taux de naissances vivantes moyen par cycles de traitement commencés est 30 %.

30% de réussite et 100% payés par nos impôts...

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Pour le développement des maisons de soins palliatifs: demande d'aide et Kilimanjaro!

Le journal Le Nouvelliste de Trois-Rivières du 4 mai 2012 nous apporte l'exemple de la maison l'Albatros:

 

 

(Trois-Rivières) La Maison Albatros de Trois-Rivières, spécialisée dans les soins palliatifs, est à la recherche d'un endroit pour construire une nouvelle demeure plus spacieuse et mieux adaptée aux besoins de ses résidents et de leurs familles. Un projet d'environ trois millions de dollars.

La directrice générale, Élise Rheault, explique que la Direction québécoise du cancer a recommandé en janvier dernier à plusieurs maisons de soins palliatifs d'augmenter le nombre de lits, et ce, près des communautés.

«Ici, il s'est avéré que nous avions besoin de quatre lits de plus (pour un total de 10). Même les maisons très récentes, construites il y a à peine deux ans, doivent augmenter leur nombre de lits. Vous comprendrez que notre maison qui est l'une des premières au Québec (1985) est maintenant désuète en termes d'infrastructures et de terrain. Nous sommes un peu enclavés. Nos chambres n'ont pas de salle de bain et ne correspondent plus aux besoins ni les espaces de vie d'ailleurs.»Le conseil d'administration a donc pris la décision de reconstruire à un autre endroit à moins qu'en cours de recherche d'un terrain, il ne découvre un immeuble existant qui pourrait faire l'affaire et qui permettrait d'autres agrandissements dans le futur. Mme Rheault explique par ailleurs qu'Albatros ne cessera pas ses opérations en cours de processus.

«C'est un beau projet qui en est à sa planification. On a visité quelques maisons de soins palliatifs pour voir ce qui conviendrait. On veut des salles de bain dans chaque chambre, des installations pour permettre des bains thérapeutiques, des espaces communs pour les familles, des espaces de vie à l'extérieur et un stationnement.»

Idéalement, la Maison Albatros qui dessert le Trois-Rivières métro jusqu'à Louiseville, Shawinigan et même Nicolet, souhaite rester près des voies rapides pour être facilement accessible. Mais cela dit, on recherche aussi un environnement serein et vert.

Dans quelques jours, les administrateurs de la fondation passeront à l'étape des esquisses du futur immeuble. La population devrait être sollicitée lors d'une campagne de mobilisation spécifique à ce projet car Albatros vit de subventions, des revenus de sa fondation et de dons.

«C'est un beau projet plein de défis. Il faut faire les bonnes choses et que ce soit précurseur d'avenir aussi», de conclure Mme Rheault. Quant à l'actuelle maison qui appartient à la corporation Albatros, elle sera louée ou vendue à la suite du déménagement. La décision n'a pas encore été prise.

Pour la construction d'une maison de soins palliatifs à Montréal-Est, le projet Défi Kilimandjaro:

Le projet Défi Kilimandjaro Maison de soins palliatifs de l'Est-de-l'Île-de-Montréal 2012 est une activité de financement pour la Maison de soins palliatifs de l'Est-de-l'Île-de-Montréal, une maison de 20 lits permettant de desservir la population de l'est de l'Île. Ce projet a été initié par l'organisme Albatros Est-de-l'Île-de-Montréal, mouvement œuvrant dans la formation et l'accompagnement de gens en fin de vie et ce depuis au-plus de 30 ans.

Si l'aventure vous intéresse et que vous désirez soutenir ce projet qui répond à un besoin urgent pour notre population, veuillez nous contacter. L'argent amassé servira à défrayer les coûts de construction de la Maison.

Pour plus d'informations vous pouvez contacter:
M. Régis Arsenault
Tel: (514)622-1119
Courriel: [email protected]
ou consultez le site internet http://www.albatros-mtl.ca/
 

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À noter : Messe francophone le 10 mai le matin de la Marche pour la vie à Ottawa

Bonne nouvelle ! Il y aura une Messe pour la vie en français qui aura lieu à l’église Sacré-Cœur, le jeudi 10 mai à 10 h, au 591, rue Cumberland, à l’intersection de la rue Laurier ! Celle-ci sera présidée par le primat de l’église canadienne et Archevêque de Québec, Mgr Gérald Cyprien Lacroix, et concélébrée par Mgr Paul-André Durocher, Archevêque de Gatineau. L’animation musicale sera en faveur de la vie de A à Z. Un vrai trésor. Encourageons ces deux importants archevêques qui ont fait le sacrifice pour nous de se séparer de leurs confrères qui pour la plupart seront à la cathédrale Notre-Dame !
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Vers les soins à domicile au Québec

Le journal de Québec du 4 mai 2012 nous apporte cette bonne nouvelle:

 

 

QUÉBEC - Afin de permettre aux aînés québécois de demeurer le plus longtemps possible dans leur milieu, Québec offrira des services à domicile à 50 000 personnes âgées de plus d'ici cinq ans.

Le gouvernement québécois a dévoilé hier les principales mesures de son ambitieuse politique sur le vieillissement qui prévoit des investissements supplémentaires de près de 2,7 milliards de dollars, en 2016-2017.

« Les investissements additionnels prévus cette année sont de moins de 200 millions. L’annonce d’aujourd’hui (hier) est clairement une promesse électorale », a déclaré, peu impressionnée, la présidente de l’Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic, Madeleine Michaud.

Ces propos ont rapidement fait réagir la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, qui a piloté ce dossier. « Pensez-vous qu’une telle politique, qui a demandé la contribution de 18 ministères et organismes gouvernementaux, se prépare en une semaine? », a répliqué la ministre.

Agir en amont

La politique Vieillir et vivre ensemble, chez soi, dans sa communauté vise à faire face au vieillissement accéléré de la population québécoise.

Elle touche les différentes facettes de la vie des aînés, de façon à intervenir en amont des problèmes et éviter autant que possible le recours aux soins lourds.

Cette toute première politique gouvernementale sur le vieillissement comprend notamment la création d’un programme conciliation travail-retraite et l’ajout d’une douzaine de maisons des grands-parents. Ces lieux favoriseront les échanges entre les aînés et les jeunes, entre autres, par l’aide au devoir.

« La vieillesse, c’est beau, quand c’est bien vécu », a témoigné avec aplomb M. René Bureau, de Québec, un aîné autonome qui célébrera en juillet son 97e anniversaire.

Hébergement

Il reste que 3 % des Québécois âgés vivent en centre de longue durée en raison d’une perte d’autonomie importante. Hormis la création de 800 nouvelles places en hébergement d’ici à cinq ans, la politique gouvernementale comporte peu de mesures concrètes pour rehausser les soins et améliorer la qualité de vie des aînés hébergés.

Le plan d’action sur le vieillissement vise par ailleurs à faciliter les déplacements des aînés dans la communauté. On souhaite, entre autres, étendre le système de navettes déjà en place à Montréal, Laval et Sherbrooke.

Brigitte Breton dans le journal le Soleil du 4 mai 2012 commente cette nouvelle:

Depuis 2011, pour la première fois, la proportion des 65 ans et plus est supérieure à celle des moins de 15 ans. Les 65 ans et plus représentent aujourd'hui 16 % de la population. Dans 20 ans, la proportion atteindra 26 %. Forcément, dans bien des secteurs, les façons de faire doivent s'ajuster et changer. La ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, parle avec raison d'un changement de paradigme.

Déjà, notre système de santé peine à répondre aux besoins. Imaginez la situation lorsque de nombreuses personnes âgées nécessiteront à leur tour des services. Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, le dit ouvertement. «On a besoin de ça pour que le système de santé fonctionne bien.» «Ça», c'est faire plus de prévention pour inciter les gens à mieux se nourrir et à bouger afin de rester en santé et autonome plus longtemps. C'est aussi développer plus de services à domicile pour éviter que les personnes âgées se retrouvent à l'urgence ou occupent d'onéreux lits d'hôpitaux alors que des soins pourraient être dispensés ailleurs et à moindre coût.

Québec va-t-il enfin adopter les moyens pour prendre le virage? Même si le développement des services et des soins à domicile est prôné depuis belle lurette, la majorité des fonds (66 %) va encore à l'institutionnalisation. Dans cinq ans, Québec voudrait une répartition 50-50. Un défi énorme.

En effet, malgré les sommes investies ces dernières années par le gouvernement libéral, les services à domicile ne sont toujours pas à la hauteur. En avril, la protectrice du citoyen en faisait d'ailleurs un portrait peu reluisant à la suite d'une enquête.

Le ministre Bolduc s'engage à augmenter de 20 % le nombre d'heures de services à domicile d'ici cinq ans. Espérons qu'un autre rapport de la protectrice ne viendra pas étaler à nouveau une série de lacunes. Souhaitons aussi qu'une surveillance plus serrée des résidences privées pour aînés et des CHSLD (centre d'hébergement de soins de longue durée) éliminera les histoires d'horreur de personnes âgées maltraitées ou négligées.

Une politique sur le vieillissement qui s'attarderait uniquement à la santé et aux centres d'hébergement serait bien sûr incomplète. Certes, il faut porter une attention particulière et soutenue aux personnes âgées très malades et y consacrer les fonds nécessaires. Pour 97 % des personnes âgées, le quotidien se passe toutefois hors des CHSLD. D'où l'importance que tous les autres secteurs d'activités s'ajustent au vieillissement de la population. Les municipalités, les organismes communautaires, les entreprises, les sociétés de transport, les constructeurs d'habitation et les commerces doivent tenir compte du changement démographique.

«Vieillir n'est pas une catastrophe. C'est une victoire sur la vie.» «Malgré le vieillissement, la vie est belle», ont témoigné hier deux sages de 80 ans et 96 ans invités au lancement de la politique. Si collectivement nous prenons les moyens pour mettre fin à l'âgisme et améliorer les conditions de vie des aînés, prendre de l'âge risque de faire moins peur.

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Argumentation du délégué général d'Alliance Vita sur son appel à voter Sarkozy aux présidentielles françaises

Des raisonnements que nous ne devrons pas oublier quand nous serons appelés aux urnes. Sur le site de zenit.org du 3 mai 2012:

(Tugdual Derville)

 

 

ROME, jeudi 3 mai 2012 (ZENIT.org) –  Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA, auteur de La Bataille de l’euthanasie (Salvator – 2012), explique aux lecteurs de Zenit pourquoi Alliance VITA a pris position sur les questions éthiques en jeu dans l’élection présidentielle française dont le second tour est dimanche prochain, 6 mai. Il souligne qu’il ne faut pas confondre « objection de conscience », efficace, et qui passe aussi par les urnes, et « vote blanc », contre-productif.

Votre communiqué de presse – que nous publions sous le titre : « France : présidentielle « à haut risque » pour le respect de la vie » - met en garde contre le fait que certains chrétiens envisagent de voter blanc pour ce second tour, pourquoi ?

Présenter le vote blanc comme un vote politique, voire spirituel, est à nos yeux angélique. Le vote blanc ne pèse rien. Contrairement à ce que j’ai entendu affirmer, ajouter telle ou telle mention sur un bulletin – c’est-à-dire le transformer en vote nul – en affirmant que cela fera « réfléchir les gens », est absurde. Les votes blancs ont des significations divergentes et multiples qui interdisent toute analyse. A la rigueur, je pense qu’un vote blanc pourrait s’imposer au second tour si l’on était dans l’incapacité absolue de cautionner une réforme gravissime préconisée par chacun des deux candidats. Ou bien s’ils étaient équivalents sur les points « vitaux », non négociables. Or, il n’en est rien et c’est même tout le contraire : je ne suis pas spécialement « sarkozien », et Alliance VITA se veut résolument libre vis-à-vis des partis politiques. Mais comment pourrions-nous nous « laver les mains » des perspectives ouvertes par le programme de François Hollande : euthanasie (tout en  dissimulant ce terme) et « mariage » homosexuel assorti du droit d’adopter des enfants et, pour les femmes, d’accéder à la procréation artificielle ? Sans oublier l’élargissement de la recherche qui détruit l’embryon humain, l’extension du remboursement de l’avortement et la multiplication des lieux d’avortement, etc. Et je passe sur d’autres promesses que j’ai découvertes en lisant la réponse de François Hollande au Comité d’action laïque, où l’on décèle un laïcisme de combat qui menace la liberté scolaire.

Affirmeriez-vous que le président actuel rejoint vos convictions sur l’ensemble de ces sujets ?

Certainement pas. Nous savons bien que la majorité sortante cautionne aussi de graves dérives éthiques. Nous les avons combattues avec Alliance VITA, au jour le jour, depuis cinq ans. Et c’est justement forts de cette expérience que nous prenons position. Pour la loi bioéthique, il faut avoir l’honnêteté de reconnaître que nous avons réussi à limiter certains dégâts, en faisant voter plusieurs des amendements que nous avions rédigés, contre les amendements soutenus par la gauche. Mais aujourd’hui, dans son opposition à l’euthanasie et au « mariage » homosexuel, Nicolas Sarkozy est clair.

Pourquoi parlez-vous d’une « tentation du vote blanc » ?

Le christianisme est traversé par une tentation essénienne, du nom de la secte de Qumran, contemporaine du Christ : demeurer hors du monde pour bâtir une société d’entre soi, pure de tout le mal qui sévit à l’extérieur. Cette tentation demeure forte chez les chrétiens. C’est l’excès opposé au relativisme éthique. Les Esséniens ont une grâce magnifique : ils ont pris la mesure de l’ampleur des injustices (ou du mal). Mais c’est au prix d’une illusion de pureté. Je suis désolé pour ceux qui croient « dur comme fer » que le vote blanc est le seul « pur », mais que diront-ils si François Hollande met à exécution les deux menaces les plus graves de son programme, alors que Nicolas Sarkozy les récuse explicitement ? Le vote blanc relève à mon avis d’une confusion : on le confond avec l’objection de conscience. L’objection est effectivement un devoir contre une pratique ou une loi gravement injuste (qui transgresse la loi naturelle). Mais ici, il s’agit de choisir entre deux hommes, qui sont chacun partiellement insatisfaisants. Je vais même plus loin : le devoir d’objection de conscience contre l’euthanasie réclame un vote barrage.

Que dire aux chrétiens que rebute le vote pour le président sortant, parce que proches d’autres sensibilités ?

Chacun a ses raisons que je peux comprendre : je ne vais pas énumérer tout ce qui a pu légitimement me choquer ou me rebuter pendant le quinquennat qui s’achève. Mais déposer un bulletin pour un candidat, ce n’est pas adhérer à tout son programme ou à sa personne. Voter ne doit pas non plus relever d’un mouvement d’humeur. La plupart du temps, il s’agit d’un choix « par défaut », adulte et lucide. C’est une question de priorité. Tant que les chrétiens de toutes sensibilités ne mettront pas la vie comme priorité politique, au-dessus des partis, elle sera mal défendue.

Pourquoi les chrétiens ne le font-ils pas davantage ?

C’est sans doute qu’ils n’ont pas pris la mesure de ce que Mère Teresa ou Jean-Paul II nommaient « la guerre contre la vie ». Il n’est pourtant pas nécessaire d’être croyant pour en avoir conscience. J’éprouve beaucoup d’admiration pour les nombreux soignants rencontrés ces dernières semaines pendant notre Tour de France de la solidarité sur le thème « La tentation de l’euthanasie » – je pense notamment à ceux qui sont engagés dans les soins palliatifs. Certains nous ont confié avoir « le cœur à gauche », voter traditionnellement à gauche, par engagement social et humanitaire, mais éprouver cette fois le sentiment d’un blocage historique à cause de la mesure 21 de « leur » candidat sur l’euthanasie, mais aussi, ce qui m’a davantage surpris, du « mariage » homosexuel. Pour eux, soutenir Nicolas Sarkozy dans l’urne peut être un crève-cœur.

La question de la vie se situe hors du clivage droite-gauche ?

Il faut bien reconnaître que ce clivage est débordé quand l’un des camps propose, sur plusieurs points, de casser les repères qui fondent une société humaine : la protection des personnes dépendantes et le soutien à la famille véritable, lieu naturel d’accueil et d’épanouissement de la vie. Sur ces sujets, une certaine « idéologie de gauche » a dérivé vers la toute-puissance scientiste, eugéniste et laïciste. Elle est aux antipodes de la véritable solidarité car les premières victimes de ces dérives sont les plus fragiles. Le relativisme éthique en matière de sexualité et de famille se fait de plus en plus totalitaire, et il est source de malheurs.

Qu’en est-il du raidissement contre les étrangers ?

Accueillir l’étranger, visiter les prisonniers, lutter contre la pauvreté et respecter la vie devraient être des points consensuels chez les chrétiens. Mais il devient caricatural d’affirmer qu’ils se sépareraient encore en deux camps, chacun obsessionnel sur l’un ou l’autre des sujets. Permettez-moi de citer l’exemple de l’association A Bras Ouverts que j’ai fondée en 1986. Elle accueille des enfants et des jeunes porteurs de handicaps. C’est une expérience type de mixité sociale du fait de la diversité des jeunes accueillis. Le père Jean-Marie Petitclerc, dont vous savez l’engagement auprès des jeunes des cités sensibles, m’en a fait prendre conscience. Dans  notre société, il faut des « médiateurs » pour la rencontre entre des communautés qui ne se croisent plus, ne se connaissent plus et du coup se craignent... La vulnérabilité causée par le handicap nous a forcés à poser des ponts pour relier nos différences de couleur de peau, de culture, de langue, d’origine sociale… Plusieurs membres de ma famille découvrent cela actuellement dans une autre association, magnifique, Le Rocher, qui agit dans les quartiers difficiles. Les chrétiens attachés à la vie savent être solidaires des pauvres et des exclus, tout en restant fermes sur les principes anthropologiques qui conditionnent l’épanouissement de l’homme.            

Pourquoi reste-t-il une fracture entre certains chrétiens selon leur sensibilité politique ?

Ce qui me parait finalement la cause de la fracture entretenue entre action sociale et respect de la vie, c’est notre rapport différent aux injustices selon l’émotion qu’elles génèrent. J’aime beaucoup la façon dont Jean-Paul II a su, dans toute sa vie, intégrer complètement l’engagement pour le développement, contre la misère et pour le respect de toute vie. La figure de Mère Teresa témoigne de la même cohérence. Dans l’Evangile de la vie, Jean-Paul II rappelle que le respect de la vie, qui commence au sein de la famille, est une condition du bonheur. Car le premier droit reste celui de vivre. Les autres droits en découlent. A l’inverse, les atteintes à la vie et le déni des repères familiaux naturels prédisposent à la fracture sociale et à la précarité. La culture de la vulnérabilité que nous voulons promouvoir intègre finalement le respect de la vie, du début à sa fin, et la solidarité vis-à-vis des personnes les plus fragiles.

 

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En France, l'alliance Vita appelle au vote pour Nicolas Sarkozy

Sur le site le salon Beige du 3 mai 2012, cet appel de l'alliance Vita, pour voter pour le candidat le plus respectueux en ce moment de la culture de vie:

 

 

"Résolument indépendante de tout parti politique et solidaire des plus fragiles, Alliance VITA constate que, sur deux questions de société essentielles (fin de vie et droits de l’enfant), les programmes de Nicolas Sarkozy et de François Hollande divergent radicalement.

Contrairement au candidat UMP, le candidat socialiste a inscrit dans ses engagements pour la première année du quinquennat deux graves dérives : l’euthanasie et le « mariage » homosexuel assorti d’un droit d’adopter des enfants et, pour deux femmes, d’accéder à la procréation artificielle. Ces projets de réforme sont contraires aux droits fondamentaux de la personne humaine :
- droit des personnes âgées, malades ou dépendantes d’être accompagnées et soignées jusqu’au terme naturel de leur vie, sans acharnement thérapeutique ni euthanasie ;
- droits des enfants d’être conçus et élevés – sauf accident de vie – par un père et une mère.

Ces deux transgressions sans précédent provoqueraient un nouveau basculement de société en bouleversant l’organisation sociale, avec de graves répercussions sur la politique familiale, économique, de santé,  la lutte contre la précarité, etc.

Fondée sur la protection de la vie et de la dignité humaines, Alliance VITA n’a pas vocation de donner des consignes de vote. Cependant, face à des perspectives très difficilement réversibles, et dont les victimes seraient les personnes les plus vulnérables, VITA ne peut qu’appeler chaque électeur à refuser les transgressions historiques annoncées par François Hollande, ce qui nécessite de porter sa voix sur Nicolas Sarkozy. De plus, VITA met en garde contre la tentation du vote blanc, inefficace au moment où il est vital de s’engager contre ces graves dérives.
VITA a travaillé au jour le jour pendant le quinquennat qui s’achève pour faire avancer la cause de la vie. Quel que soit le vainqueur du scrutin du 6 mai 2012, elle restera vigilante et mobilisée auprès des responsables politiques pour une société solidaire des plus fragiles."

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Une marche pour la vie romaine ce 13 mai 2012!

Le site du salon Beige du 3 mai 2012 nous apporte cette heureuse nouvelle:

 

 

Ce sera une grande première à Rome ! Cette marche sera précédée, le 12 mai, de 21h à 22h30, en la basilique Sainte-Marie-Majeure, d'une adoration du Saint Sacrement, présidée par le cardinal Burke.

Le 13 mai, après une messe (forme extraordinaire), célébrée en la basilique Saints Jean et Paul à 7h45, le cortège s'élancera du Colisée à 9h30 pour arriver vers 11h30 au château Saint-Ange. Une messe de clôture sera célébrée par le cardinal Comastri en la basilique Saint-Pierre, à 12h15.

Les soutiens sont nombreux.
Pour ne citer que les Français : Georges Martin, Direttore di “Droit de naître”, Jean-Pierre Maugendre, Presidente di “Renaissance Catholique” , Bernard Antony, Presidente di “Chrétienté-Solidarité”, Dr Xavier Dor, Presidente di “SOS-Tout Petits” , Marie-Aline Chevreau, Presidente di “Chosir la Vie” ; et, pour ne citer que les cardinaux :
  • S. Emin. il Cardinale Ennio Antonelli
  • S. Emin. il Cardinale Francis Arinze
  • S. Emin. il Cardinale Angelo Bagnasco (Genova)
  • S. Emin. il Cardinale Tarcisio Bertone
  • S. Emin. il Cardinale Giuseppe Betori (Firenze)
  • S. Emin. il Cardinale Walter Brandmuller
  • S. Emin. il Cardinale Raymond Leo Burke
  • S. Emin. il Cardianle Carlo Caffarra (Bologna)
  • S. Emin. il Cardinale Dario Castrillon Hoyos
  • S. Emin. il Cardinale Angelo Comastri
  • S. Emin. il Cardinale Péter Erdö (Budapest)
  • S. Emin. il Cardinale Marc Ouellet
  • S. Emin. il Cardinale Camillo Ruini
  • S. Emin. il Cardinale Stanislaw Rylko
  • S. Emin. il Cardinale Leonardo Sandri
  • S. Emin. il Cardinale Angelo Scola (Milano)
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