Le temps des aveux

Par Jean Tardy — Campagne Québec-Vie — Photo : Pexels/Pixabay
Note de la rédaction : Aujourd’hui débute un événement littéraire singulier, signé Jean Tardy. Cette série de blogues, intitulée « confessions d’un aîné », a pour but, selon l’auteur, de « crever l’abcès » du silence et des tabous entourant la question de l’avortement en assumant, par le biais de ces articles à la franchise assumée, « toutes les épithètes et toutes les accusations qui étouffent notre époque. » Saluons le courage et la force de cet auteur bien de chez nous.
Originaire de Montérégie et marin de formation, Jean Tardy est un systémicien et un chercheur en Intelligence artificielle. Il a créé l’architecture Meca Sapiens pour implanter la conscience digitale. Jean fournit des services de consultation sous l’appellation de Sysjet inc.
Un chrétien dogmatique, Jean milite pour établir la primauté du Christ au Québec et dans le monde. Il réside à Rimouski et pratique la voile de plaisance dans ses loisirs.
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Né en 1949, je suis un ainé, un Baby-Boomer pour être plus précis. J’ai grandi dans le Québec de Maurice Duplessis ; au secondaire, j’ai appris le latin ; j’étais un ado pendant l’Expo ; et j’ai même participé, un peu, aux événements d’octobre 70. Plusieurs décriraient cette époque de libération sexuelle et politique comme « le bon vieux temps ». Pas moi. C’était une abdication, une célébration de la médiocrité. Derrière les chansons et les fleurs se trouve une jeunesse qui a refusé de devenir adulte. Aujourd’hui, soixante ans plus tard, cet affaissement collectif débouche sur la plus grande menace totalitaire de tous les temps.
Ayant d’abord grandi dans une société traditionnelle, j’ai vu et j’ai vécu comment les égoïsmes, les lâchetés, les perversions et les faussetés de ma génération se sont lentement transformés au cours des années. Nos révoltes sont devenues des semi-vérités tacitement acceptées, puis des théories alternatives pour muer ensuite en fausses vertus d’un progressisme de plus en plus intransigeant. Aujourd’hui, les idées tordues d’une génération délabrée sont sur le point de devenir les doctrines universellement imposées d’une tyrannie planétaire.
Pour mesurer l’étendue de l’inversion des valeurs que nous avons connue au cours de ces années, il suffit d’examiner certains de nos artefacts culturels. Notre hymne national, le « Ô Canada », invite les citoyens à défendre leurs foyers sur la terre de leurs aïeux avec un courage fondé dans la foi. Aïeux, foyers, foi… quel sens ont ces mots, aujourd’hui ? Le couronnement d’Élizabeth II, chef de l’état canadien, fut une des cérémonies politiques les plus intensément chrétiennes de l’histoire. Elle y a récité le Credo de Nicée à genoux ! Quel lien avec la laïcité inconditionnelle d’aujourd’hui ? La devise du Canada, « a mari usque ad mare », provient du Psaume 72, un appel sans équivoque au règne universel du Christ. Par rapport à ces valeurs fondatrices, les gouvernements actuels du Canada sont des anti-gouvernements et leur agenda mondialiste, une traitrise.
1 réaction Lire la suiteUn sérieux travail de formation s’impose

Photo : Academia Christiana
Campagne Québec-Vie (CQV) a été fondée à Montréal en 1989, en réaction à la décision de la Cour suprême de 1988 en faveur du Dr Morgentaler, qui a supprimé toute limite à l’avortement au Canada, ouvrant la voie au meurtre des Canadiens à naître à partir de la conception jusqu’à la naissance, pour quelque raison que ce soit. Le but de CQV était de rallier l’opposition à ce carnage et de créer une dynamique politique qui rendrait possible une législation limitant l’accès à l’avortement.
Depuis ce temps, nous avons élargi notre mandat, simplement parce que nous avons compris, comme je l’ai expliqué dans un courriel antérieur, qu’une Culture de Vie qui protège la vie des faibles, de la conception à la mort naturelle, ne surviendra qu’au moment où une bonne partie de la population s’engagera à aimer Dieu et Ses Commandements au-delà de toute autre considération.
Or, un sérieux travail de formation s’impose alors, car notre société est hostile à Dieu et Ses commandements. Elle est bombardée de propagande athée et matérialiste; les divertissements sont remplis de messages pervers et de sexualité débridée, ce qui a l’effet non seulement d’encourager le recours à l’avortement et le dédain de la famille et de la vie, mais d’obscurcir l’intelligence.
Voilà pourquoi nous travaillons fort à produire des nouvelles, des vidéos et des articles qui pourront, par leur qualité, leur pertinence et leur vérité, contrecarrer l’effet des grands médias de masse. C’est un vrai travail de David contre Goliath. Et c’est vous qui nous fournissez les pierres !
Un peu plus de 80 personnes ont déjà contribué à notre campagne de financement en cours. Elles viennent bien sûr du Canada : Québec, Ontario, Colombie-Britannique, mais aussi, de la France, des États-Unis, de l’Afrique, de la Malaisie... Si vous êtes parmi elles, MERCI. Si vous ne l’avez pas encore fait, je vous invite dès aujourd’hui à nous donner les moyens de créer du contenu qui saura expliquer aux gens pourquoi et comment combattre l’athéisme, le laïcisme (la société sans Dieu), l’idéologie pro-avortement, et beaucoup plus. Merci de donner dès aujourd’hui.
Pour la Vie,

Georges Buscemi
P.S. Nous sommes à 10 jours de la fin de notre campagne de financement pour le carême 2021. Il nous reste 3 380 $ à recueillir. Merci de votre soutien !
1 réactionLois pour protéger l’enfant à naître en Arkansas et au Dakota du Sud

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo (modifiée) : Freepik
En Arkansas et plus récemment au Dakota du Sud, deux lois visant à protéger l’enfant à naître ont été adoptées. Au Dakota du Sud, voté à l’unanimité, un projet de loi visant à interdire les avortements eugéniques pour raison de trisomie 21 sera signé par le gouverneur pro-vie Kristi Noem, rapporte Le Salon Beige :
La républicaine Kristi Noem, gouverneur du Dakota du Sud, a annoncé cette semaine qu’elle allait signer la loi votée à l’unanimité par la législature d’État qui interdira les avortements motivés par une trisomie 21 de l’enfant en gestation.
Tandis qu’en Arkansas, au début du mois de mars, le gouverneur a signé une loi interdisant l’avortement sauf quand la vie de la mère est en danger (soit dit en passant, l’avortement n’est jamais « nécessaire » pour sauver la vie de la mère, il est même contre-indiqué quand il s’agit réellement de la sauver) :
1 réactionL’Arkansas a décidé d’aller encore plus loin : au début du mois de mars, le gouverneur Asa Hutchinson a signé une loi interdisant carrément l’avortement, sauf lorsque la grossesse fait encourir à la femme enceinte un risque pour sa santé ou sa vie.
Un hôpital québécois sépare un nouveau-né de sa mère pendant 10 jours, car les deux ont été déclarés « positifs » au covid…

Site Glen du CUSM, Centre universitaire de santé McGill, hôpital Shriners pour enfants.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Jeangagnon/Wikimedia Commons
Décidément, aucune considération n’arrête les fanatiques des mesures « sanitaires ». Ainsi, un nouveau-né et sa mère ont été séparés par l’hôpital qui prend soin du bébé prématuré, parce que les deux ont été déclarés « positifs » au covid-19, pour la durée de dix jours qu'aura passés la petite fille là-bas. La raison en est que, le bébé ayant été déclaré « positif », il devait rester dans une partie isolée de l’hôpital, et que la mère, également « positive », ne pouvait rester en isolement avec son enfant pour la fichue raison qu’il n’y avait pas de chambre isolée avec toilettes ! Selon LifeSiteNews :
Un nouveau-né a été retiré à ses parents contre leur gré et placé en isolement pendant dix jours, dans le but, selon l’hôpital, d’empêcher la propagation du coronavirus. Auparavant, les parents et l’enfant avaient été déclarés positifs au covid-19.
La petite Olivia Santos Sforza, fille de la Brésilienne Geovana Silva Rodrigues dos Santos et de l’Italien Sebastiano Sforza, est née le 15 mars à l’hôpital Pierre Boucher de Longueuil, au Québec. Sebastiano a déclaré à LifeSiteNews que, bien que la grossesse de sa femme ait été normale, Olivia est née prématurément, à 36 semaines.
La mère et le bébé ont été immédiatement séparés et n’ont jamais été réunis car, lors de son admission à l’hôpital, Geovana a été obligée de passer le test COVID-19, qui s’est révélé positif.
« Le bébé, cinq heures après sa naissance, a été transféré au CUSM [Centre universitaire de santé McGill] à Montréal, cet établissement étant censé être mieux équipé pour effectuer les tests nécessaires à l’état du bébé », déclare Sebastiano à LifeSiteNews par courriel. « Geovana, ayant reçu un résultat positif au test covid, a dû rester à la maison pendant dix jours à partir du 15 mars ».
« J’ai également passé un test qui est revenu positif, et j’ai donc également été confinée à la maison. Ainsi, malheureusement, notre bébé n’a eu aucun contact avec ses parents, surtout sa mère, depuis sa naissance. »
Comme Olivia a elle aussi été déclarée positive au virus, elle est en isolement. Ses parents ont supplié le Centre universitaire de santé McGill de permettre à Geovana de rester isolée avec son bébé à l’hôpital, mais la réponse du CUSM fut que cela était impossible, car il n’y avait pas de chambre isolée avec des toilettes. Sebastiano a trouvé cela difficile à croire, étant donné le statut du Canada en tant que pays classé premier monde, entièrement développé.
Le couple devrait récupérer son enfant aujourd'hui. Les deux parents songent à intenter une poursuite contre le CUSM.
1 réactionUn juge argentin déclare la nouvelle loi sur l’avortement inconstitutionnelle

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : AllaSerebrina/Depositphotos
Le juge María Eugenia Bona de la province de San Luis en Argentine a décrété, faisant suite à une demande d’injonction déposée par l’ancien sénateur Liliana Negre, que la loi sur l’avortement qui a été adoptée le 30 décembre 2020 en Argentine était inconstitutionnelle. Cependant, l’avortement continuera à se perpétrer dans la province jusqu’à ce qu’éventuellement, passant par plusieurs instances judiciaires, la décision du juge soit ratifiée par la Cour suprême d’Argentine.
La nouvelle loi sur l’avortement est inconstitutionnelle, selon Catholic News Agency :
La juge déclare être pleinement en vigueur l’article 19 du code civil et commercial, qui reconnaît « l’existence de la personne humaine dès la conception ».
Sur cette base, elle déclare également inconstitutionnels plusieurs articles de la loi argentine sur l’avortement, qui autorisent l’avortement volontaire jusqu’à la quatorzième semaine de grossesse, parlent du droit de décider de l’avortement, des soins liés à l’avortement « dans les services du système de santé » ; et des « soins post-avortement dans les services du système de santé, sans préjudice du fait que la décision d’avorter aurait été contraire aux cas légalement autorisés conformément à cette loi. »
Le jugement est conforme à ce qui est écrit dans la Convention de Vienne, la Convention des droits de l’homme ou le Pacte de San José du Costa Rica ; la Constitution nationale, et la Constitution de la province de San Luis.
Le juge Bona note que la loi pour la protection intégrale des enfants et des adolescents « donne la priorité au droit de l’enfant, dans un cas de conflit. »
« Il y a lieu de s’interroger, car dans la loi remise en cause [sur l’avortement], seule la situation des femmes est défendue... en oubliant, par exemple, que cet enfant a un père qui peut l’aimer, qu’il y a des grands-parents, qui ont une obligation d’entretien et peuvent aussi aimer ce petit-enfant. Mais ils sont les grands absents ».
En outre, selon la Convention américaine des droits de l’homme, « toute personne a le droit au respect de sa vie » et ce droit est protégé par la loi et en général dès la conception : « nul ne peut être arbitrairement privé de la vie ».
De même, l’article 49 de la Constitution provinciale de San Luis stipule que « l’État protège la personne humaine depuis la conception jusqu’à la naissance et de celle-ci jusqu’au plein développement ».
Auparavant, l’avortement n’était permis que dans quelques cas.
1 réaction250 personnes permises pour la messe à partir du 26 mars en « zone rouge »

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Wirestock/AdobeStock
Le gouvernement du Québec a daigné permettre que les lieux de culte puissent admettre jusqu’à 250 personnes dans leurs murs, même en « zone rouge », comme pour les cinémas… Selon Le Devoir :
Dès vendredi, tous les lieux de culte au Québec, même ceux en zone rouge, pourront accueillir jusqu’à 250 personnes lors de leurs activités religieuses. Le gouvernement Legault a adopté un décret en ce sens mercredi.
La Table interreligieuse de concertation (TIC) avait demandé précédemment de pouvoir accueillir les gens jusqu’à 30 % de la capacité du bâtiment. Ce n’est pas exactement ça qu’elle a obtenu, mais c’est un peu mieux que les 10 personnes par pièce de lieu de culte, ayant un accès séparé, que la Cour supérieure du Québec, et non le gouvernement, avait accordées.
Ce récent changement permettra (je suppose) aux églises de tenir messes et offices publics pour la Semaine sainte qui arrive dans trois jours à peine, et Mgr Murray, président de la TIC (ne me demandez pas pourquoi les évêques catholiques du Québec ont besoin cela), salue la décision du gouvernement.
Pour ma part, je ne saluerai ni ne remercierai François Legault pour les bribes qu’il nous jette du haut de sa superbe ; remercie-t-on un voleur qui vous fait l’aumône de ce qu’il vous a pris ?
Pour parfaire son ignominie, le gouvernement, cédant sur le nombre de personnes, se reprend sur le masque, car d’après Le Devoir :
Le protocole des mesures sanitaires a été révisé. Désormais, les fidèles en zones rouge et orange devront porter un masque de procédure — et non un couvre-visage — en tout temps. « Avant, on pouvait le retirer quand on était assis à notre place », précise Mgr Pierre Murray. Le chant choral demeure interdit.
« Taisez-vous esclaves ! Chanter et respirer sont réservés aux maîtres », me semble-t-il comprendre devant ce décret. Ce césar impie, pour qui les églises ne valent pas mieux que les cinémas, empiète sur la liberté de l’Église. Depuis quand l’État réglemente-t-il ce qui a été institué par Dieu, à savoir, la sainte messe ? Si du moins il avait un prétexte sérieux… Usquequo Domine ?
1 réactionUn médecin pro-vie récupère sa licence médicale qui lui avait été retirée suite à son refus de procéder à un avortement tardif

Le Dr Leandro Rodríguez Lastra témoigne devant le congrès argentin, octobre 2018.
Par Jeanne Smits ― Traduit par Campagne Québec-Vie ― Photo : Portal Uno/YouTube
25 février 2021 (LifeSiteNews) ― Un gynécologue argentin pro-vie, le Dr Leandro Rodríguez Lastra, dont la licence avait été suspendue par le ministère de la Santé dans la province d’Entre Rios, suite à son refus de procéder à un avortement tardif, est désormais autorisé à reprendre sa pratique médicale après litige.
Il s’est vu retirer sa licence de médecine après avoir été condamné à Río Negro en mars 2020 et privé de ses droits de travailler dans les institutions publiques. Les autorités sanitaires locales sont même allées un peu plus loin en lui interdisant d’exercer la pratique en privé.
Grâce à son refus d’obtempérer à la demande d'avortement en 2017, la vie d’un bébé de 23 semaines d’âge gestationnel a pu être sauvée. La mère du petit garçon s’est vu refuser un avortement légal réclamé suite à un viol présumé. En vertu de la loi, elle n’avait aucune obligation de prouver le viol.
Elle s’était vu refuser l’avortement dans les villes voisines lorsqu’elle s’est rendue à Cipolletti, où se trouve le service de gynécologie de l’hôpital public dirigé par Rodríguez Lastra ; ce dernier ne figurait pas sur la liste des objecteurs de conscience à l’époque.
La jeune femme s’est présentée, alléguant avoir pris le médicament Oxaprost (Misoprostol) qu’un groupe de défense des femmes lui avait donné pour provoquer un avortement et demandant que l’avortement soit achevé. Le Dr Rodríguez a estimé qu’elle risquait d’avoir une infection grave, voire mortelle, et lui a administré des médicaments contre les contractions. Il n’a pas été en mesure de déterminer si elle avait effectivement pris des pilules à effet abortif.
Il n’a constaté ni dilatation ni saignements. Il a estimé qu’elle était enceinte d’environ 5 mois et qu’elle n’était pas en état de recevoir des pilules abortives à ce stade (l’avortement chimique étant lié à des complications pour la mère après 10 ou 12 semaines de grossesse).
1 réaction Lire la suiteL'Annonciation : « Je vous salue Marie, pleine de grâce »

L'annonciation à la Vierge Marie par Fra Angelico.
Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Web Gallery of Art/Wikimedia Commons
Aujourd'hui, nous célébrons la fête de l'Annonciation angélique à la Vierge Marie, le jour bénit où la Vierge, écoutant le message divin que lui transmettait l'Archange Gabriel, accepta dans l'humilité, l'obéissance et la confiance la plus totale d'être la Mère du Verbe Incarné.
Elle se rendit, par sa coopération sans pareille à l'œuvre de Dieu, Co-Rédemtrice du genre humain, ainsi que L'on appelée de nombreux saints comme saint Jérôme, saint Augustin, saint Bonaventure, saint Thomas d'Aquin, saint Louis-Marie Grignion de Monfort, saint Maximilien Kolbe, et de nombreux papes.
Et qui d'autre qu'Elle peut être digne de ce titre ? Elle qui est « pleine de grâce » selon les mots de l'ange, c'est-à-dire ayant la plénitude de la grâce en elle, ce qui n'est possible que grâce à Son Immaculée Conception qui est une grande grâce de Dieu.
Cette fête est très importante pour nous, pro-vie catholiques, parce qu'elle indique l'importance de la vie humaine dès le commencement, dès la conception, car le Verbe s'est fait chair, « Verbum caro factum est ». Comment ne pas soutenir l'humanité de l'enfant à naître quand le Christ fut Homme et Dieu dès la conception ?
Sainte Vierge Marie, priez pour nous et pour l'enfant à naître.
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Des groupes, financés par Soros, tente de faire renvoyer Mgr Naumann de son poste de président du Comité pour la vie de l’USCCB
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Deux groupes d’activistes travaillant à causer des ennuis à des personnalités pro-vie ou catholique (ce qui comprend le premier) s'en sont pris à Mgr Joseph Fred Naumann, dans le but de l’éjecter de son poste de président du Comité pour la vie de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB), pour avoir critiqué le pro-avortement Biden et avoir dit que ce dernier ne pouvait être catholique à cause de ses positions, rapporte LifeSiteNews :
1 réaction Lire la suiteFaith in Public Life et Faithful America — deux groupes d’extrême gauche, soi-disant à connotation religieuse, soutenus par l’énorme donateur athée George Soros — ont lancé la semaine dernière une pétition en ligne visant à déloger Mgr Naumann de son poste au sein du comité. La pétition comptait près de 20 000 signatures à la date de mardi — cependant Faithful America est connu pour remplir les pétitions de fausses signatures.
Les deux groupes pro-avortement et pro-LGBT, soutenus par Soros, qui sont à l’origine de la tentative de renvoi de Mgr Naumann, s’emploient depuis des années à détruire la carrière de dirigeants chrétiens fidèles, obtenant même que ces derniers soient condamnés par les grands médias. Ces organisations ont ciblé à plusieurs reprises des prélats catholiques de premier plan, dont l’archevêque Salvatore Cordileone de San Francisco, ainsi que de traditionnels organismes fournisseurs d’aide humanitaire et des pasteurs évangéliques.
« En tant que catholiques, chrétiens et autres personnes de foi concernées, nous demandons instamment aux dirigeants de la conférence de démettre l’archevêque Joseph Naumann de ses fonctions de président du comité pro-vie », peut-on lire dans la pétition contre Mgr Naumann.
« Nous vous encourageons à choisir un nouveau dirigeant qui s’abstiendra d’attaquer la foi personnelle du président », ajoute-t-elle.
« Oui pour la Famille, non pour le Genre » — un projet de loi citoyen pour que la Pologne dénonce la Convention d’Istanbul

Par Olivier Bault (Présent) ― Photo : WavebreakMediaMicro/AdobeStock
Entretien avec Marek Jurek, ancien maréchal (président) de la Diète polonaise en 2005-07, ancien député au Parlement européen en 2014-19, membre fondateur du parti Droite de la République (Prawica Rzeczypospolitej), leader du Congrès social chrétien (Chrześcijański Kongres Społeczny).
Le Congrès social chrétien est, aux côtés de l’Institut Ordo Iuris, à l’origine du projet de loi citoyen « Oui pour la Famille, non pour le Genre » visant à faire sortir la Pologne de la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à égard des femmes et la violence domestique, dite « Convention d’Istanbul ». Après avoir recueilli 150 000 signatures de citoyens, ce projet de loi a fait l’objet d’un premier débat mercredi à la Diète.
Cet entretien s’est déroulé le jeudi 18 mars.
Olivier Bault : Hier, la Diète débattait du projet de loi citoyen « Oui pour la famille, non pour le genre » qui, s’il est adopté, conduira la Pologne à dénoncer la Convention d’Istanbul. Vous ne voulez donc pas lutter contre la violence, comme le suggère la gauche polonaise ?
Marek Jurek : Chaque État civilisé lutte contre la violence domestique et la violence sexuelle, et la seule valeur ajoutée de cette convention, c’est l’idéologie du genre qu’elle porte. À son article 12, la Convention d’Istanbul prétend éradiquer les « rôles stéréotypés » de l’homme et de la femme. Il n’y a pas de rôle plus « stéréotypé » des sexes que dans le mariage et que dans le rôle de père et de mère. La constitution polonaise protège le mariage et la maternité en tant que valeurs sociales tandis que cette Convention s’appuie sur des valeurs totalement différentes. La moitié des pays d’Europe centrale, y compris tous les autres pays du Groupe de Visegrád, n’ont pas ratifié cette convention. En Tchéquie, il y a un gouvernement libéral, en Slovaquie jusqu’à récemment c’était un gouvernement de gauche et en Hongrie il y a un gouvernement conservateur.
Malgré ces différences, ces trois pays, mais aussi d’autres comme la Lituanie, la Lettonie, et en particulier la Bulgarie, rejettent cette convention.
Le projet de loi « Oui pour la Famille, non pour le Genre » contient deux parties. La deuxième partie contraindra le gouvernement polonais à proposer à ses partenaires internationaux une Convention des droits de la famille. Du reste, les milieux représentés dans notre comité à l’origine de cette initiative citoyenne avaient déjà présenté au gouvernement un tel projet de Convention. Je l’ai aussi présenté à de nombreuses occasions quand j’étais député au Parlement européen, y compris à l’Assemblée nationale française, en Hongrie, en Croatie, etc.
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