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Suisse : L’argent du diocèse de Coire servira à financer l’avortement contre son gré


Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption-de Coire.

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo (rognée) : Xenos/Wikimedia Commons

Le diocèse de Coire dans le nord de la Suisse vient de perdre un procès intenté en 2012 contre la corporation ecclésiastique des Grisons, corporation laïque destiné aux questions administratives du diocèse, et apparemment cet organe peut prendre des décisions indépendamment de la volonté diocésaine, même si c’est pour verser de l’argent à l’organisme de « planification familiale Adebar » qui soutient publiquement l’avortement et la contraception. En outre, le Tribunal fédéral qui a tranché le différend a déclaré que les ressources allouées à Adebar n’étaient pas utilisées à des fins incompatibles avec l’enseignement de l’Église. Quoi ! Extrait de FSSPX.News :

Le diocèse de Coire, dans le nord de la Suisse, a perdu la bataille juridique qui l’opposait à la corporation ecclésiastique des Grisons, un organe laïque lié au diocèse et chargé des questions administratives, des finances et de la gestion des biens fonciers et immobiliers de l’évêché.

A ce titre, il est amené à subventionner des associations dans le cadre d’œuvres caritatives. Et c’est précisément dans ce cadre qu’il subventionne l’association de planification familiale « Adebar », à Coire. Or cette association soutient publiquement la contraception et l’avortement. Face au refus des dirigeants de la corporation de cesser ce financement, le diocèse de Coire a été contraint d’en appeler à la justice…

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Deux Montréalais veulent mourir par euthanasie même s’ils ne sont pas en fin de vie

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)

Deux Montréalais fortement handicapés veulent voir le jour de leur mort plus rapidement arriver par le biais de « l’aide médicale à mourir, » c’est-à-dire l’euthanasie, seulement, comme ils ne sont pas en fin de vie, ils n’ont pas accès à l’euthanasie. C’est pourquoi ils contestent les lois devant les tribunaux. D’après le Journal de Montréal :

« Je ne suis pas suicidaire, je n’ai pas de maladie psychiatrique, je veux continuer à contrôler ma destinée », a affirmé avec détermination Nicole Gladu, en sortant de la salle d’audience au palais de justice de Montréal, lundi.

Contrôler sa destinée… Cela ne devrait pas primer sur la protection de la vie. Comme si on contrôlait la plupart des facteurs qui influent sur notre « destinée, » c’est Dieu qui dirige notre « destinée, » bien qu’il nous laisse faire des choix, heureux… ou malheureux. En tout cas, vouloir mettre fin à ses jours est une attitude suicidaire.

Mais à 73 ans, et avec des problèmes de santé qui lui causent de la souffrance physique, elle a décidé qu’elle voulait mourir dans la dignité, avec un verre de champagne et un canapé de foie gras, et surtout avec l’aide d’un médecin.

C’est dire si l’évocation d’une coupe de champagne ou d’un canapé de foie gras fait surgir en moi des images de dignité… Ce n’est pas dans les objets extérieurs que l’on trouve la dignité ni dans le confort, mais dans notre conduite et en Dieu.

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Quand les gros médias relaient des fausses nouvelles sur l’Église catholique

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo (rognée) : PxHere — Erratum : Le livre Sodoma ne dit pas que 80 % des ecclésiastiques catholiques en général sont homosexuels, mais bien 80 % des ecclésiastiques du Vatican, bien qu'il insinue que le clergé entier soit touché.

Tout dernièrement, le journal parisien Le Point annonçait la parution d’un livre au titre sulfureux, Sodoma, avec force extraits, et propos d’un entretien avec son auteur, notamment gai, Frédéric Martel (en tête sans doute).

Le livre en question oserait dire que 80 % des ecclésiastiques du Vatican seraient gais, mais homophobes de façade, donc hypocrites. Mais, malgré quelques aspects de vérité (le mensonge a toujours quelques aspects de vérité), le livre manque tellement de références, de preuves ou de documents qu’on ne peut rien en conclure, outre qu’il calomnie gravement le cardinal Burke, homme très respectable, avec des insinuations des plus douteuses.

Tout cela n’empêche pas, dans le Journal de Montréal, Denise Bombardier de bombarder la « misogyne » Église catholique avec les récentes munitions que lui fournit le sieur Martel. Car l’Église catholique est misogyne d’après Mme Bombardier « L’Église catholique, cette organisation encore et toujours misogyne, incapable à ce jour de se réformer, survivra-t-elle à cette bombe nucléaire [le bouquin] ? » En quoi l’Église est-Elle misogyne ? Elle voue un culte important à la Sainte Vierge (ce n’est pas de l’adoration n’en déplaise aux protestants) ; Elle a combattu les mariages forcés ; Elle a élevé le statut de la mère et de la femme en général. Certes, les femmes ne peuvent devenir prêtres ou Papes car c’est ainsi que le Christ en a décidé, mais les hommes ne peuvent par contre devenir mères, chacun son rôle et les brebis seront bien gardées.

Toujours est-il que Mme Bombardier, tout en parlant d’immoralité, de dissimulation et de misogynie dans l’Église, oublie de comparer avec d'autres scandales qui parsèment le monde…

Enfin, l’Église résistera à cette nouvelle attaque comme Elle a survécu aux précédentes qui n’étaient pas minces par ailleurs, et Elle survivra à toutes celles qui suivront, car « les portes de l’enfer ne prévaudront contre elle. » (Mt 16 : 18)

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École à la maison et suppression du marxisme dans l’enseignement supérieur au Brésil

Par Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : mohammed hassan/PxHere

Le président brésilien, Jair Bolsonaro, écrivait le 31 décembre dernier qu’il avait un plan « agressif » pour éradiquer le marxisme (plaie du Brésil) de l’enseignement supérieur, plan auquel il compte s’appliquer avec le concours du ministre de l’Éducation, Ricardo Vélez Rodriguez. Extrait de Breitbart :

Le président brésilien Jair Messias Bolsonaro a appelé à combattre les « inepties marxistes » dans les universités, affirmant que l’enseignement supérieur devrait « former des citoyens et non des militants politiques ».

Le président brésilien récemment élu, Jair Bolsonaro, a un plan ambitieux pour réformer l’enseignement supérieur dans tout son pays. Selon Bolsonaro, ce plan pourrait inclure la suppression de la doctrine marxiste dans les établissements d’enseignement supérieur de tout le Brésil.

De son côté, le ministre de la Femme, de la Famille et des Droits de l’Homme, Damares Alves, écrivait le 18 février sur son compte Twitter :

Je dois remercier le ministère de l’Éducation pour sa collaboration dans le dossier de l’enseignement à la maison, dirigé par le ministre Ricardo Vélez [Rodriguez]. Nous travaillons ensemble pour élaborer un projet complet qui apportera une sécurité juridique à cette importante politique publique.

Mme Damares Alves aurait pour projet de régulariser l’école à la maison dans le pays, d’après R7. « J'ai accordé une interview à TV Record pour parler de l'enseignement à domicile, une demande de milliers de familles brésiliennes, » toujours selon le compte Twitter de Mme Damares Alves.

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Le Kentucky pourrait interdire l’avortement si le jugement Roe c. Wade était annulé

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo (rognée) : Pexels/Pixabay

Il me tarde de voir l’arrêt Roe c. Wade annulé. Extrait de LifeNews :

La Chambre des représentants du Kentucky a adopté un projet de loi visant à garantir la protection des enfants à naître dans leur État si la Cour suprême des États-Unis révoquait la décision Roe c. Wade.

Ce jugement de 1973 a paralysé la capacité des États en matière de protection des enfants à naître, mais beaucoup ont renouvelé l’espoir que cette décision tristement célèbre sur l’avortement sera un jour infirmée. Si cela se produisait, les avortements ne deviendraient pas immédiatement illégaux. Les États auraient à prendre des mesures pour protéger à nouveau les enfants à naître.

En prévision de ce jour, la Chambre des représentants du Kentucky a récemment adopté le projet de loi 148 par 69 voix contre 20, rapporte The Sentinel Echo.

Le projet de loi, qui passe maintenant au Sénat de l’État, ferait de l’avortement un crime dans tous les cas, sauf lorsque la vie de la mère est en danger.

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Refuser de collaborer à des avortements peut maintenant vous interdire certains postes dans les hôpitaux irlandais

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : George Hodan/PublicDomainPictures

Ces postes sont créés grâce à une subvention gouvernementale, spécifiquement versée pour la réalisation d’avortement, bien que, d’après une source hospitalière, les détenteurs de ces postes n’auraient que peu d’avortements auxquels collaborer ou réaliser et devraient surtout s’occuper de tâches médicales ordinaires. En bref, des places réservées aux pro-avortement. Extrait de Gènéthique :

La National Maternity Hospital (NMH) de Holles Street, à Dublin, vient de lancer le recrutement de deux médecins, un anesthésiste et un gynécologue-obstétricien. L’hôpital a annoncé que ces postes ne seraient attribués qu’à des médecins acceptant de réaliser des avortements, puisque les missions, « depuis 2019, incluent les IVG volontaires et que les titulaires de postes devront contribuer à ce nouveau service dans le cadre de ce service faisant partie de leur feuille de route ».

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Activités pour le respect de la foi, la famille et la vie — communautés chrétiennes


Photo : CampagneQuebecVie/Flickr

Vous pouvez, vous et votre communauté chrétienne, vous engager avec nous à bâtir une société chrétienne qui défend la foi, la famille et la vie, de la conception à la mort naturelle :

1) En formulant des intentions de prière durant vos messes qui portent sur la promotion de la foi, la famille et la vie, de la conception à la mort naturelle, ou bien en parlant de ces sujets lors de vos homélies. Nous avons à Campagne Québec-Vie des ressources pour vous aider à formuler des sermons et des intentions de prière.

2) En rendant disponibles nos bulletins mensuels à la communauté, et en invitant vos fidèles à en prendre. Nous serions heureux de vous fournir chaque mois de nouveaux bulletins sans aucuns frais.

3) En participant à nos témoignages publics en faveur de la foi, la famille et la vie : la vigile des 40 jours pour la Vie est un événement d’envergure internationale qui a lieu 2 fois par année, et qui, depuis ses débuts en 2007, a électrisé le mouvement pour le respect de la vie (voir dépliant ci-inclus). Cette activité encourage une chrétienté conséquente et publique, qui aidera vos fidèles à croître dans leur foi.

La Marche annuelle pour la vie, qui se tient normalement vers la fin de semaine de la 2e semaine du mois de mai, est un événement festif, positif, avec plusieurs milliers de participants, qui permettra à vos fidèles de constater qu’ils ne sont pas seuls à respecter la vie.

La Chaîne de la vie est un événement annuel qui se tient une fois par année dans quelque 1450 villes d’Amérique du Nord. Dans un ou plusieurs endroits dans chaque ville se forment les maillons d’une « chaîne » de la vie, c’est-à-dire des groupes de personnes qui, pendant 90 minutes, prient pacifiquement dans un lieu public pour la fin de l’avortement. Cette activité simple et efficace est facile à organiser.

4) En invitant un représentant de Campagne Québec-Vie à donner une présentation sur un sujet portant sur le respect de la foi, la famille et la vie. Ces présentations peuvent se faire après la messe, samedi en après-midi ou un soir de semaine. Souvent, les croyants ont de bonnes valeurs, mais ils ont de la difficulté à les expliquer à d’autres personnes et à les justifier. Ces présentations outilleront votre communauté et la rendront plus apte à défendre ses valeurs sur la place publique.

5) En faisant l’adoption d’un centre d’avortements. Chaque ville au Québec compte plusieurs centres d’avortements. Montréal, par exemple, en compte une vingtaine. Il est donc probable qu’il y en ait un près de votre église (nous avons une carte indiquant l’emplacement de tous les centres d’avortements du Québec). En faisant l’adoption d’un centre d’avortements, vous vous engagez à prier devant ce centre le plus souvent possible (une fois par mois, une fois par semaine ou tous les jours). Nous avons le matériel requis : prières, citations bibliques, pancartes si vous désirez, coordonnées des centres de grossesse fiables, etc. Cette activité évangélique sauve des bébés, des parents et des avorteurs en leur apportant, sur la place publique, la compassion et la guérison de Jésus.

6) En consacrant une fin de semaine au respect de la foi, de la famille et de la vie. Nous vous proposons la fin de semaine la plus proche du 25 mars, qui est à 9 mois du 25 décembre, mais toute autre date serait également bonne. Nous vous fournissons le matériel et les étapes à suivre pour organiser une fin de semaine sur le thème du respect de la vie pour sensibiliser vos fidèles. Cette activité peut très bien servir comme première activité « pour la vie » pour votre communauté, et peut comprendre une ou plusieurs des autres activités et suggestions ci-mentionnées.

7) En participant à nos campagnes de levée de fonds : Monnaie pour la vie. Nous viendrions chez vous une ou deux fois par année distribuer aux fidèles des contenants en plastique qu’ils emporteraient chez eux et dans lesquels ils déposeraient les pièces de monnaie qu’ils auront dans leurs poches à la fin de chaque journée. Ils rapporteraient ensuite leur contenant plein à l’église, et nous viendrions les chercher dès qu’il y en aurait un certain nombre. Cette campagne est facile à mener et constitue un moyen simple de rappeler quotidiennement aux fidèles la question du respect de la vie.

Souper spaghetti/épluchette de blé d’Inde/concert bénéfice/déjeuner aux crêpes… tous ces moyens sont efficaces pour aborder la question du respect de la foi, de la famille et de la vie, dans une atmosphère conviviale.

Une quête spéciale : Une ou deux fois par année (disons, le dimanche proche du 25 mars [soit 9 mois avant Noël] et le dimanche de la fête des Pères), une deuxième quête peut être faite pour appuyer Campagne Québec-Vie ou d’autres organismes locaux pour la défense de la foi, de la famille et de la vie.

8) En fondant un groupe de prière pour le respect de la foi, de la famille et de la vie : un tel groupe de prière pourrait se rencontrer pour prier pour le respect de la vie une fois par mois.

Campagne Québec-Vie C.P. 55 053 Comptoir postal Maisonneuve, Montréal QC H1W 0A1 (514) 344-2686 Web : www.cqv.qc.ca

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Le ministre de la Sécurité sociale de Suède insinue que la politique familiale hongroise rappelle le nazisme


Annika Strandäll, ministre de la Sécurité sociale de Suède.

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo (rognée) : EU2017EE Estonian President/Flickr

Et pourtant, la Hongrie possède une excellente politique familiale… c’est à n’y rien comprendre. Le ministre d'État pour la Famille et la Jeunesse de Hongrie, Katalin Novák, lui a répondu en mettant les points sur les i. Extrait d’About Hungary :

Votre Excellence, ministre Strandhäll,

J’ai été choquée d’apprendre que sur Twitter, vous avez affirmé que le plan d’action pour la protection de la famille, annoncé dimanche dernier par le Premier ministre Viktor Orbán, rappelle les années trente de l’Allemagne et que notre gouvernement exploite les Hongroises.

En tant que ministre d’État pour la Famille et la Jeunesse, je rejette fermement vos accusations. Il est également inusuel et hostile qu’un membre d’un gouvernement européen condamne un autre gouvernement européen pour ses politiques internes de cette manière et dans ce style sans au moins s’informer et utiliser les voies diplomatiques traditionnelles auparavant.

[…]

En Hongrie, nous croyons que les familles fortes sont la base de notre communauté. Nous avons mené une gouvernance favorable à la famille et obtenu les deux tiers de la majorité parlementaire trois fois de suite lors d’élections générales démocratiques. Les citoyens hongrois ont maintes fois exprimé leur volonté et nous ont autorisés à mettre un terme à la migration illégale à nos frontières, à ne pas laisser entrer en masse des migrants économiques, mais à donner aux femmes et aux hommes hongrois les moyens d’avoir autant d’enfants qu’ils le souhaitent et de les avoir dès qu’ils le souhaitent. C’est pourquoi nous avons introduit une série de mesures en faveur de la famille qui sont fortement soutenues par les Hongrois. Notre intention est de donner la liberté de choix aux femmes et aux hommes hongrois.

Il est inacceptable que vous compariez la Hongrie à l’Allemagne nazie. Je rejette fermement cette [comparaison] au nom de notre pays.

Votre Premier ministre Stefan Löfven a déclaré lors d’une conférence que la question la plus importante des élections européennes de mai sera la lutte contre l’extrémisme de droite et le nationalisme. Il a également mentionné que les sociaux-démocrates européens sont capables d’arrêter ces extrémistes. J’ajouterai que la Hongrie a été citée à tort comme étant un pays extrémiste.*


*Il est à noter que le mot « extrémiste » est couramment utilisé de façon péjorative, dans le sens de « prêt à tout, » « violent, » « fanatique, » ce qui est assurément une façon de descendre quelqu’un ou tout un pays dans l’opinion générale. Cependant, si on utilise normalement ce mot (disgracieux), il désigne plutôt quelqu’un qui est prêt à aller jusqu’au bout d’une idée, d’une pensée, d’un raisonnement, quelqu’un cohérent avec lui-même et par conséquent logique, ce qui est bon en soi.

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Les cardinaux Brandmüller et Burke publient une lettre ouverte au sujet du sommet du Vatican sur les abus sexuels

Par Francesca de Villasmundo (Medias-Presse.info)

L’occultation, au cours du Sommet mondial sur « les abus sexuels », de la cause première de ces scandales de mœurs qui secouent le monde ecclésiastique, l’homosexualité de ces clercs impliqués dans ces crimes indignes, a fait réagir deux cardinaux, l’allemand Walter Brandmüller et l’américain Raymond Leo Burke, qui ont ainsi publié une lettre ouverte aux évêques qui se réuniront demain au Vatican :

Lettre ouverte aux présidents des Conférences épiscopales

Chers Confrères, Présidents des conférences épiscopales,

Nous nous adressons à vous avec une grande tristesse.

Le monde catholique est désorienté et se demande avec angoisse : où va l’Église ?

Face à la dérive en cours, il semble que le problème se réduise à celui des abus sur les mineurs — un crime horrible, tout particulièrement quand il est commis par un prêtre, mais qui n’est qu’un élément d’une crise bien plus vaste. Telle une plaie, la cause homosexuelle se répand dans l’Église, promue par des réseaux organisés et protégée par un climat de complicité et d’omertà. Les racines de ce phénomène se trouvent évidemment dans ce mélange de matérialisme, de relativisme et d’hédonisme qui refuse absolument l’existence d’une loi morale absolue, c’est-à-dire qui ne souffre pas d’exceptions.

On accuse le cléricalisme d’être responsable des abus sexuels, mais la première et principale responsabilité du clergé n’est pas dans l’abus de pouvoir, mais dans le fait de s’être éloigné de la vérité de l’Évangile. La négation, y compris publique, dans les paroles comme dans les actes, de la loi divine et naturelle, est à la racine du mal qui corrompt certains secteurs de l’Église.

Face à cette situation, cardinaux et évêques se taisent. Vous tairez-vous également lors de la réunion convoquée ce 21 février au Vatican ?

Nous sommes de ceux qui ont interpellé le Saint-Père en 2016 sur les « dubia » qui divisaient l’Église à l’issue des conclusions du Synode sur la famille. Aujourd’hui, ces « dubia » non seulement n’ont pas reçu de réponse mais s’inscrivent dans une crise de la foi bien plus générale. Nous voulons par conséquent vous encourager à faire entendre votre voix et à proclamer l’intégrité de la doctrine de l’Église.

Nous invoquons le Saint-Esprit pour qu’il assiste l’Église et éclaire les pasteurs qui la guident. Un acte décisif est aujourd’hui urgent et nécessaire. Nous mettons notre confiance dans le Seigneur qui a promis : « Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20).

Walter Card. Brandmüller

Raymond Leo Card. Burke

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L’École de Francfort : aux sources de la folie contemporaine


Des membres de l'école de Francfort : Adorno, Horkheimer et Habermas.

Par l’historien Jean-Claude Dupuis, Ph. D. — Photo : Wikipedia

Regardez sur You Tube la vidéo : « Je ne suis pas un homme, Monsieur. »

C’est à la fois drôle à mourir et triste à pleurer. L’invité nie être un homme de race blanche. Il a pourtant les traits de l’espèce : barbe, calvitie, teint clair. Mais il se débat comme un diable dans l’eau bénite : « Qu’est-ce qui vous fait croire que je sois un homme ? Débarrassez-vous des préjugés de votre perception subjective. Je suis non binaire. » Cet énergumène prétendait n’être ni homme, ni femme, ni même androgyne. Toutes ces catégories sont dépassées. Les LGBT sont déjà désuets parce que la définition de chacun de ces types est trop précise, trop rationnelle, encore trop fixée par la nature. Le non binaire est libre de se sentir homme le matin, femme l’après-midi, et androgyne le soir, s’il le désire. La Réalité n’impose plus aucune contrainte à sa Liberté.

Comment une société peut-elle avoir neutralisé l’intelligence à ce point ?

L’une des clés d’explication se trouve dans le rayonnement de l’École de Francfort, qui a largement inspiré la Contre-Culture des années 1960.

En 1920, les communistes avaient compris que la révolution ne s’étendrait pas au-delà de la Russie. Ils ont adopté une nouvelle stratégie. La révolution devait s’attaquer à la culture occidentale plutôt qu’aux États capitalistes. Il fallait pourrir les intelligences et les mœurs jusqu’à ce que l’Occident s’effondre de lui-même, sans guerre ni révolution. Le stalinisme régnait en Russie, mais c’est le trotskysme que l’on répandrait à l’Ouest.

Karl Marx avait eu cette intuition avant même de publier le Manifeste du Parti communiste (1846). « Il faut, disait-il, critiquer tout ce qui existe. » Il ne s’agissait pas de critiquer le capitalisme, mais de critiquer la réalité. Marx se rattachait à l’idéalisme platonicien plutôt qu’au réalisme aristotélicien. Pour les platoniciens, la réalité n’existe pas en soi, mais seulement par la médiation des idées. La Volonté subjective est donc supérieure à la Réalité objective.

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