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Belgique ― La vérité sur la proposition de loi relative à l’avortement

Par Pierre-Alain Depauw (Medias-Presse.info) ― Photo :

Voici un communiqué au sujet de la situation en Belgique.

Chers amis de la vie,

Comme vous savez, une proposition de loi a été soumise au Parlement fédéral qui vise à réaliser une réforme d’une ampleur sans précédent de la législation sur l’avortement.

Au cours des derniers mois, nous avons été témoins, et c’est très réjouissant, d’une mobilisation ― également d’une ampleur sans précédent ― des défenseurs du respect de la vie dans notre pays ! Aussi bien dans la prière que dans l’action (pétition signée par des milliers de médecins et autres soignants, de très nombreuses prises de position dans la presse et dans d’autres médias, par des personnes d’horizons très variés, envois d’emails de protestation à ceux qui nous représentent au Parlement, etc).

Après quelques semaines de répit, la proposition de loi sera de nouveau à l’agenda du Parlement en février prochain.

Il a été beaucoup question jusqu’à présent de l’allongement du délai pour avorter à 18 semaines (4,5 mois).

Une lecture attentive de la proposition de loi révèle qu’en réalité, les auteurs de la proposition de la loi veulent permettre l’avortement, non pas jusqu’à 18 semaines, mais… jusqu’au terme de la grossesse !

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La moitié des Canadiens veut des limites à l'avortement tardif

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Devostock

Selon l’Angus Reid Institute, les Canadiens seraient, pour 49 % d’entre eux, pour une loi interdisant l’avortement dans le troisième trimestre de la grossesse, à moins que la santé de la femme ne soit en danger, tandis que 51 % d’entre eux approuvent l’avortement tout au long de la grossesse. Déjà, ferais-je remarquer, donner une exception pour l’avortement si la « santé » de la femme est en danger, c’est montrer la faiblesse de cette restriction, pourquoi en effet ne pas mettre une exception que si la vie de la femme est en danger dans le troisième trimestre ? Ensuite, pourquoi ne pas bêtement mettre au monde l’enfant à naître qui est justement viable à ce stade-ci de son développement, une opération qui demande amplement moins de temps qu’un avortement à ce stade-là ? Mais l’avortement est immoral durant toute la grossesse, car l’enfant à naître est un être humain dès la conception. Du moins ne pourra-t-on pas dire que tous les Canadiens approuvent à 100 % ce crime abominable.

Toujours est-il que d’après L’Angus Reid Institute, dans la population canadienne :

Bleu : Les femmes devraient avoir accès à l’avortement légal durant toute la grossesse.
Rouge : Il devrait exister une loi prohibant l’avortement durant le troisième trimestre de la grossesse, à moins que la vie de la mère soit en danger.

Selon les tranches d’âges, on peut voir que parmi les jeunes l’avortement est plus accepté, et que le contraste le plus grand entre les tranches d’âges se constate chez les femmes ; 62 % des 18 à 34 ans sont pour l’avortement tandis que 59 % des 55+ sont pour une limite :


Bleu : Les femmes devraient avoir accès à l’avortement légal durant toute la grossesse.
Rouge : Il devrait exister une loi prohibant l’avortement durant le troisième trimestre de la grossesse, à moins que la vie de la mère soit en danger.

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La date du référendum néo-zélandais sur l’euthanasie est fixée

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : freepik

L’euthanasie se pointe en Nouvelle-Zélande, le Premier ministre de ce pays a fixé la date du référendum par lequel la population ratifiera ou rejettera la loi légalisant l'euthanasie, qui a été adoptée par l'unique chambre législative. Selon LifeSiteNews :

Les électeurs décideront s’il faut autoriser les médecins à tuer les patients malades, faisant de la Nouvelle-Zélande le premier pays au monde à décider de l’euthanasie par référendum.

Mardi, le Premier ministre Jacinda Ardern a annoncé la tenue du référendum, qui aura lieu le 19 septembre. Le même jour, les électeurs décideront s’ils veulent remettre Mme Ardern au pouvoir.

Si le référendum sur l’euthanasie est adopté, avec plus de 50 % des voix, l’End of Life Choice Act de 2019 entrera en vigueur exactement un an après la finalisation des résultats du référendum. Actuellement, le concours et l’encouragement au suicide sont illégaux, selon le Code pénal néo-zélandais.

Si la nouvelle loi sur l’euthanasie était adoptée, elle permettrait aux médecins de prescrire une dose mortelle de substances aux patients qui demandent la mort et qu’on estime ne pouvoir vivre encore six mois.

Il y a bien sûr quelques barrières supplémentaires à l’euthanasie dans cette loi, comme le fait que la personne doit être apte à prendre la décision euthanasique, mais ça n’enlèvera rien à l’horreur de l’euthanasie ni au fait que ces barrières tomberont les unes après les autres, comme au Canada par exemple, si le peuple néo-zélandais est assez aveugle pour confirmer cette loi.

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Trump crée une coalition internationale contre l’avortement


Donald Trump, président des États-Unis.

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Andrew Parish/LifeSiteNews

Le travail du gouvernement Trump aux Nations Unies a sans doute empêché le rajout de termes ambigus aux textes officiellement adoptés par cette boutique, termes qui auraient fait entrer le « droit à l’avortement » dans le droit international. Selon C-Fam :

L’administration Trump a organisé une réunion stratégique internationale pour les ambassadeurs, les ministres et autres responsables gouvernementaux afin de discuter de la manière de faire avancer la cause pro-vie au niveau international.

« J’ai déclaré ce fait aux Nations Unies en septembre dernier, et je vais le répéter ici : il n’existe pas de droit de l’homme international à l’avortement. En revanche, il existe un droit de l’homme international à la vie », a déclaré le secrétaire américain de la santé et des services sociaux, Alex Azar, lors d’une réunion à Blair House. La réunion a réuni les représentants de 34 pays totalisant 1,7 milliard de personnes.

« Le président Trump a été clair, aux Nations unies et sur la scène mondiale : les soins de santé existent pour améliorer la santé et préserver la vie humaine », souligna M. Azar.

[...]

M. Azar a exhorté les pays à ne pas se reposer sur leurs lauriers et à voir la campagne secrète de promotion de l’avortement au niveau international pour ce qu’elle est.

« Je suis sûr que vous connaissez tous le battement constant de tambours des couloirs des Nations Unies et de [l’Organisation mondiale de la santé] au son desquels on normalise les termes “santé sexuelle et reproductive” et “droits reproductifs” », déclara M. Azar.

« Dans ce contexte, il devient de plus en plus évident que certaines agences et certains pays des Nations unies veulent que cela signifie un accès sans entrave à l’avortement, et nous ne pouvons pas laisser cette menace sans réponse », conclut M. Azar.

[...]

Il a exhorté les pays à travailler avec la représentante spéciale pour la Santé des femmes dans le monde, Valerie Huber, dans les prochaines étapes de la coalition des mois à venir.

Cette dernière création d’une coalition cimente les mesures, sans précédent, prises par l’administration Trump au cours des six derniers mois pour mettre en place une coalition de pays afin de faire avancer la cause pro-vie au niveau international.

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Une vidéo compare la «Marche pour la Vie» et la «Marche des femmes» révélant des visions du monde étonnamment opposées

Par Dorothy Cummings McLean — Traduit par Campagne Québec-Vie

Washington DC., 28 janvier 2020 (LifeSiteNews) — Une vidéo virale comparant la Marche pour la vie du 24 janvier à la Marche des femmes pro-avortement souligne des visions du monde complètement différentes qui y sont tenues.

Dans la vidéo, qui a été visionnée plus de 74 000 fois au moment de sa publication, un porte-parole de l’Action étudiante TFP (Tradition, famille et propriété) note que le contraste des deux marches qui se sont tenues à Washington ce mois-ci « révèle un choc de deux Amériques ».

« Portant des pancartes vulgaires, obscènes et même blasphématoires, la Marche des femmes réclame l’avortement sans restriction, clame l’alarmisme climatique et proclame l’anarchie tribale », poursuit-il.

Le narrateur observe que la Marche des femmes « diminue en effectifs » tandis que la Marche pour la Vie « bouillonne de vitalité, de détermination et d’espoir ».

Une différence cruciale entre ces deux groupes : leur compréhension de ce qu’est « la question prééminente de notre temps ». Les participants interrogés de la Marche pour la Vie sont unanimes pour dire qu’il s’agit de l’avortement et du respect de la vie humaine. Les participants de la Marche des femmes nomment plutôt les « droits », la « liberté pour tous », le « contrôle des armes à feu », le « changement climatique » et le « manque de représentation ».

Les deux groupes diffèrent aussi sur la personne considérée le modèle d’héroïsme féminin. Invitées à nommer les plus grandes femmes de l’histoire, les participants à la Marche des femmes mentionnent le juge de la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg, dont la santé est faible, la présidente de la Chambre Nancy Pelosi, la candidate perdante à la présidence Hillary Clinton, et même quelqu’un qui n’est pas une femme, le drag queen Marsha P. Johnson. Les participants à la Marche pour la Vie désignent avec une colossale majorité la Sainte Vierge Marie comme la plus grande femme de l’histoire.

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Le président de la Fédération des femmes du Québec voulait discuter de l’interdiction des couples hétérosexuels

« Gabrielle » Bouchard (quel est son vrai prénom ?) est homme qui se prétend femme et qui a réussi le tour de force de se faire élire « présidente » de la très féministe Fédération des femmes du Québec (grassement subventionnée par le gouvernement québécois).

Par Pour une école libre au Québec — Mise à jour 2 (30 janvier 2020, Augustin Hamilton) :

Mise à jour 2

François Legault ne retirera pas le financement de la FFQ à cause des propos de M. Bouchard. D’après Métro :

Le Premier ministre François Legault n’entend pas réviser le financement de la Fédération des femmes du Québec (FFQ). Du moins, pas seulement sur la base de la déclaration controversée de sa présidente, Gabrielle Bouchard.

« Non, il n’est pas question, parce qu’on n’aime pas une déclaration, de réviser le financement », a dit le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) mercredi, lors d’une mêlée de presse à l’Assemblée nationale.

Hier, le ministre du Travail, Jean Boulet, laissait entendre qu’il pourrait réévaluer l’une des subventions de la FFQ. L’organisme, qui a reçu 120 000 $ cette année de Québec, doit répondre « aux critères du programme via lequel l’aide financière est octroyée », a dit M. Boulet, ajoutant que c’est sa responsabilité de s’en assurer.

M. Legault s’est dit satisfait des excuses (maladroites pour des propos aussi exécrables) de « Gabrielle » Bouchard. — A. H.

Mise à jour

À la lumière de la controverse mentionnée ci-dessous où le transsexuel Gabrielle Bouchard, président·e de la Fédération des femmes du Québec, déclarait qu’il fallait songer à interdire les couples hétérosexuels, le gouvernement Legault va reconsidérer le financement de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) à la lumière de cette déclaration où Gabrielle Bouchard en appelait à discuter la possible « interdiction et abolition » des relations de couple hétérosexuelles.

C’est ce qu’a indiqué le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, en entrevue avec le Journal de Québec.

La FFQ a reçu 120 000 $ en financement de la part de son ministère pour l’année 2019-2020. L’organisme s’est qualifié pour cette subvention puisqu’il répond à plusieurs critères d’un programme gouvernemental, a indiqué le cabinet du ministre Jean Boulet.

Or, selon lui, les propos tenus mardi par Gabrielle Bouchard sont « totalement inacceptables », même s’ils représentent une position personnelle.

« Quand tu t’exprimes dans la sphère publique, tu le fais de manière compatible avec la mission de l’organisation que tu es censé représenter. Donc, même si elle le fait en son nom personnel, ce sont des propos que je ne peux trouver plus [sic] acceptables », a expliqué le ministre Jean Boulet.

« Ça s’accumule dans ce dossier-là et ça fait en sorte que ça m’impose, à moi, d’évaluer le dossier, véritablement, en tenant compte des critères. On ne peut pas se cacher derrière la liberté d’expression et tenir des propos aussi irrespectueux et inacceptables », a-t-il ajouté.

***

Billet originel

Gabrielle Bouchard, l’homme qui se dit femme et qui est président·e de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), a de nouveau semé la controverse en publiant un gazouillis sur les relations de couple hétérosexuelles, mardi matin.

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La catastrophe du «contrôle de la population»

Par Jeanne Smits (Le blogue de Jeanne Smits) — Photo : Maurício Mascaro/Pexels

J’ai été indignée, mais non stupéfaite, de trouver sur Boulevard Voltaire du 25 janvier un entretien de Nicolas Gauthier avec Alain de Benoist où celui-ci se fait le chantre de la dépopulation. Non pas stupéfaite, parce que ce discours malthusien et fondamentalement raciste sied bien à la « Nouvelle Droite » dont Alain de Benoist est aujourd’hui l’un des maîtres à penser (comme le temps passe !). Indignée, parce que contrairement au mot que l’on prête à Voltaire, je ne crois pas en la liberté de tout dire (qui aboutit toujours à faire taire ceux qui ne disent pas n’importe quoi). Mais puisque la liberté d’expression existe, et que vous êtes ici sur un blog pro-vie, allons-y pour une petite mise en lumière de ce que dit et sous-entend le propos d’Alain de Benoist.

« Passé un certain seuil, toute augmentation en nombre entraîne un “saut qualitatif” qui se traduit par un changement de nature. Comme chacun le sait, la population mondiale augmente régulièrement, mais, surtout, elle augmente de plus en plus vite. Vers 1700, on comptait moins de 700 millions d’habitants sur Terre. En 1900, on en était à 1,6 milliard. Aujourd’hui, avec plus de 250 000 naissances par jour, on a dépassé les 7,7 milliards », affirme-t-il.

Admettons qu’il puisse exister un saut qualitatif lié au nombre : il reste tout de même à déterminer le seuil où celui-ci se constate. Alain de Benoist ne s’y risque pas. Il ne nous dit même pas ce qui aurait changé, ou va changer, de nature. L’homme lui-même ? Sa manière de vivre ? Sa valeur intrinsèque ? Sa morale ? Son éthique ? Sa place relative dans l’univers du vivant ?

Et relevons une erreur, et un non-dit. L’erreur est d’affirmer que la population mondiale augmente « de plus en plus vite ». En 1927, elle était de 2 milliards. Depuis, même si les chiffres augmentent, avec aujourd’hui l’ajout d’un milliard à peu près tous les quinze ans, la croissance n’est pas exponentielle. Elle est passée de 2,1 % par an en 1968 à 1,1 % aujourd’hui : autrement dit, elle a été divisée par deux.

La proportion de l’augmentation ne cesse de se réduire… tout comme le taux de fécondité mondial. Celui-ci était de 5 enfants par femme en 1965 ; en 2010 il n’était plus que de 2,5 enfants par femme, et il ne cesse de tomber : 2 432 enfants par femme en 2017. C’est à peine plus que le taux de remplacement des générations : 2,1 enfants par femme. Encore cela ne vaut-il que pour les pays développés. Dans les pays non développés, où la mortalité maternelle et infantile et celle des jeunes sont importantes, le taux effectif de remplacement des générations peut atteindre les 3,5 enfants par femme.

Aujourd’hui, 80 % de la population mondiale vit dans des pays où l’on compte moins de 3 enfants par femme, et une personne sur deux vit dans un pays où le renouvellement des générations n’est pas assuré.

Quant au non-dit, il tient au fait qu’une part non négligeable de la croissance globale est imputable au vieillissement de la population, lui-même lié à l’amélioration de l’espérance de vie (qui soit dit en passant met en évidence que globalement, on vit aujourd’hui dans de meilleures conditions de santé et d’environnement que lorsque l’humanité était moins, beaucoup moins nombreuse). Nous sommes aussi nombreux non parce que la procréation croît de façon exponentielle, mais parce que nous ne mourons plus comme des mouches. En 2018, pour la première fois de l’histoire, le nombre de personnes âgées de plus de 64 ans a dépassé celui des enfants âgés de moins de 5 ans au niveau global. Globalement, le nombre des jeunes devrait rester stable ou décroître d’ici à 2100, tandis que celui des 25-64 ans augmentera modérément, et que celui des 65 ans et plus progressera nettement plus vite. Le problème principal sera d’ailleurs la diminution de la part de la population active par rapport à cette masse de « retraités ».

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La pilule provoque 2 500 accidents et 20 décès par an en France

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)

Encore un danger de la pilule contraceptive, comme s’il n’était pas évident qu’il était dangereux d’entraver un processus physiologique naturel aussi important que la procréation. Selon Le Monde :

Utilisées par 4,27 millions de femmes (chiffres de 2011), les pilules contraceptives, toutes générations confondues, provoquent chaque année « en moyenne » 2 529 accidents thromboemboliques veineux (formation de caillots dans les veines) et « vingt décès prématurés » de femmes, selon un rapport diffusé mardi par l’Agence du médicament (ANSM) et qui porte sur les années 2000 à 2011.

Ces décès sont liés à la survenue d’une embolie pulmonaire, forme la plus grave de l’accident thromboembolique, selon l’ANSM qui publie ce rapport dans le cadre du point régulier réalisé sur l’utilisation des pilules en France depuis l’alerte lancée en début d’année sur les pilules de 3e et 4e génération.

14 décès sont attribuables aux pilules de 3e et 4e générations, tandis que 6 le sont aux pilules de 1ère et 2e générations.

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« Nous voulons une aide à vivre, pas à mourir »

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Pixnio

Dans une lettre adressée aux ministres de la Santé et des Services sociaux, et de la Justice, et publiée par le Soleil, quarante signataires, comprenant des personnes atteintes de maladies mentales et leurs proches, soulèvent des objections face aux projets du gouvernement d'étendre l’euthanasie aux personnes mentalement atteintes :

Nous sommes des personnes vivant avec des troubles de santé mentale ainsi que des proches. Nous voulons vous exprimer nos profondes inquiétudes quant à la possibilité de rendre l’aide médicale à mourir accessible dans le contexte de maladies mentales.

Ayant une connaissance expérientielle des maladies mentales, nous sommes les mieux placés pour savoir combien on peut souffrir pendant certaines périodes. Nous savons combien cette souffrance peut mener au désespoir, comment elle nous prive de notre liberté, lorsque la maladie prend toute la place et qu’elle nous prive de notre capacité de prendre des décisions éclairées. Dans de telles périodes, on en arrive à voir le suicide comme la seule façon de mettre fin à la souffrance. Mais justement, ce ne sont que des périodes.

En effet, les maladies mentales ne sont pas des maladies dégénératives : la détérioration n’est pas inéluctable. Il y a toujours de l’espoir : notre expérience, appuyée par la littérature scientifique, montre que des améliorations peuvent survenir, même tardivement, même dans des situations qu’on croyait désespérées. En fait, la plupart des personnes composant avec une maladie mentale, même sévère, se rétabliront éventuellement, et c’est l’espoir qui est le carburant de ce rétablissement.

Cette lettre qui commence pleine de bon sens continue de façon ambiguë sans condamner l’euthanasie, critiquant certes l’extension de l’euthanasie aux personnes démentes, mais sans rejeter non plus totalement cet aspect de la question, mettant surtout en garde, entre autres, contre le fait qu’une personne atteinte de maladie mentale voudra peut-être avoir recours à l’« aide médicale à mourir » (euthanasie) dans un moment de crise, alors qu’à un autre moment elle veut vivre. Sans compter qu’un cas de démence ne peut être déterminé comme étant incurable ou complètement incurable.

Les signataires de la lettre finissent par ces mots :

Ce que nous voulons, c’est qu’on nous aide à vivre, pas à mourir.

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28 janvier, jour anniversaire de la décision R. c. Morgentaler qui a décriminalisé l’avortement au Canada

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo (côtés flous rajoutés) : Joconde Database/Wikimedia Commons

Aujourd’hui, 28 janvier 2020, c’est le 32e anniversaire de ce triste jour où la Cour suprême du Canada décriminalisa l’avortement.

Le 28 janvier 1988, le tribunal donna raison au Dr Henry Morgentaler, ainsi qu'à ses comparses les Drs Leslie Frank Smoling et Robert Scott (qui pratiquaient tous trois des avortements illégaux), qui « avait soutenu que, aux termes de la Charte canadienne des droits et libertés, le Code criminel limitait la liberté d’une femme. La cour a conclu que la loi n’était pas appliquée de façon égale dans l’ensemble du pays, ce qui allait à l’encontre de la garantie de sécurité de la personne prévue à l’article 7 de la Charte canadienne des droits et libertés », d’après Wikipédia. Et depuis ce jugement, aucune loi n’a été votée par le gouvernement fédéral sur la question de l’avortement, laissant ainsi un vide juridique… abyssal.

L’avortement avait déjà été permis (mais non décriminalisé) sous certaines conditions (comme toujours) plutôt laxistes en 1969 par l’adoption du projet de loi omnibus libéral C-195, laissant se perpétrer quelque 11 152 avortements impunément pour la seule année 1970. C’est à Pierre-Elliot Trudeau, défunt ex-Premier ministre du Canada et père de l’actuel, que nous devons ce projet de loi néfaste, alors qu’il était ministre de la Santé ; tout comme nous lui devons cette douteuse Charte canadienne des droits et libertés.

Après le jugement R. c. Morgentaler de 1969, suivit celui de 1989, Tremblay c. Daigle, toujours pondu par la même catastrophique Cour suprême, ôtant tout droit à l'enfant à naître et au père de celui-ci.

Aujourd’hui, l’on compte environ 100 000 avortements par année au Canada, dont 30 000 au Québec, autant d’enfants à naître assassinés.

Ce jour devrait être un jour de deuil national

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