M'INSCRIRE
DONNER

Joignez-vous au mouvement

CQV défend la personne humaine, de la conception à la mort naturelle.

ou

×

Témoignage d’un ex-gay

Par Chris Watkins ― traduit par Campagne Québec-Vie ― Photo : Eli Burdette/Pexels

16 juillet 2019 (LifeSiteNews) ― En tant qu'homme catholique et réformé de l'attirance au même sexe, j'aimerais commenter l'influence persuasive du livre du Père James Martin, Building a Bridge (Construire un pont), et l'empressement excessif actuel de la hiérarchie ecclésiastique à attirer dans son giron tous ceux qui participent activement à la vie LGBT sans leur demander de laisser ce style de vie derrière.

J'ai passé la majeure partie de ma vie adulte à me débattre avec ma condition et mon identité. Depuis que je suis devenu catholique, il y a 35 ans, la lutte s'est intensifiée alors que j'essayais de réconcilier ces inclinations avec les enseignements du Christ. Pendant tout ce temps, je n'ai jamais été confronté à un jugement ou à une sévérité oppressante, et je n'ai jamais subi de marginalisation cruelle de la part de prêtres catholiques ― j’ai seulement reçu de la compassion et des conseils judicieux et utiles. L'Église n'a pas à s'excuser, pas en ce qui me concerne en tout cas.

Bien avant que l'Église [plutôt des personnages de l’Église] ne s'aventure près du point actuel du débat, j'ai déjà parcouru ces corridors familiers de pensée que les prêtres et les évêques explorent actuellement : Je voulais que l'enseignement de l'Église change, qu'elle s'adapte à moi et s'adapte à la mentalité de la psychologie moderne. Je voulais que l'Église comprenne et croit que les hommes (et les femmes) comme moi ont été « faits » de cette façon par Dieu et donc que nos désirs, nos besoins, notre droit de prendre des partenaires et d'être aimés avec intimité, étaient tout aussi significatifs, aussi naturels, aussi essentiels et valables que le mariage entre homme et femme.

J'ai protesté. J'ai rusé. J'ai même quitté brièvement l'Église à un moment donné, incommodé par la « redneck résistance » à l'aspect antidiscriminatoire de la réforme la Loi sur l’homosexualité.

Comme Jacob, j'ai lutté avec Dieu. Pendant des années, j'ai lutté avec Lui, avec les Écritures, avec l’enseignement magistériel. Et puis un jour, Il m'a convaincu de mes péchés. Je me suis repenti. Je suis allé à la confession et des larmes ont coulées sur mon visage pendant que je me confessais. J'ai été traité avec la plus grande sensibilité, et quand je suis sorti du confessionnal, je me suis senti purifié par mes larmes et l’absolution. Pendant les 24 heures qui ont suivi, je me suis senti renouvelé, comme si je m’étais déchargé de vingt années. Mon âme avait « retrouvé son innocence originelle par le sacrement de la pénitence » (pour citer Jésus parlant à sœur Josefa Menendez). C'est difficile à expliquer précisément avec des mots, mais j'ai senti qu'une ombre m’avait quitté et que j'étais libéré du fardeau du péché.

L'article continue après cette publicité

Cliquez « J'aime » si vous êtes pro-vie !

Abonnez-vous à notre chaîne Youtube !

J'étais une Nouvelle Création. Plus tard, dans la prière, j'ai complètement abandonné ma sexualité à Dieu.

Soyons honnêtes : les attirances et les sentiments n'ont pas totalement disparu depuis ce jour-là. Il n'y a pas d'illusions dans ma vie. Je ne sublime pas les choses, je ne me détache pas de la réalité. Au contraire, je suis passé par une guérison extraordinaire (mes problèmes remontent à mon abandon par ma mère étant bébé), et cette guérison a commencé lorsque j'ai admis que mes attirances envers le même sexe étaient, comme l'Église dans sa sagesse l'enseigne, « intrinsèquement désordonnées. »

Cette vérité a gagné en clarté au fil du temps à mesure que l'ordre a été progressivement rétabli dans mon cœur et mon esprit. La chute d'Adam a laissé l'humanité endommagée, et ma condition en fait partie intégrante. Le rétablissement, cependant, est uniquement possible par l'héritage vivant des sacrements divins de la présence réelle de Jésus qu’Il a donnée à son Église. Chaque fois que je Le reçois dans la Sainte Communion, je suis fortifié ; la messe et la prière quotidiennes, en particulier le chapelet, ainsi que le jeûne et la confession régulière ― tout cela fait partie de l'armure permettant de maintenir la chasteté et croître en grâce.

Comme saint Paul, je peux dire : « Je travaille à mon salut avec crainte et tremblement, » mais je suis aujourd'hui une personne plus heureuse et plus libre, plus intégrée, qui n'est plus régie par mes appétits ― plus satisfaite et en paix, ce que les autres remarquent.

Quand j'ai lu récemment qu'un cardinal de premier plan déclarait que « vivre selon les idéaux chrétiens de nos jours exige une vertu héroïque » [oui effectivement], et ajoutait ensuite : « le chrétien moyen ne peut aspirer à de tels idéaux élevés », je me suis senti poussé à écrire et à réfuter ses paroles, car elles nient l'extraordinaire aide des sacrements en faveur des gens comme moi. Je ne suis personne de spécial ; les changements qui ont eu lieu dans ma vie, je ne peux les attribuer qu'à la grâce de Dieu, et cela est à la disposition de quiconque le demande avec un cœur sincère.

En accueillant dans l'Église ceux qui sont immergés dans le style de vie LGBT, le pécheur et le péché, l'Église marche sur une glace dangereusement mince ― surtout si les couples de même sexe, par exemple, sont accueillis comme ceux dans des relations adultères pour partager la Coupe de communion. C'est la sanction officielle du sacrilège et n'apportons-nous pas « jugement et condamnation » sur nous-mêmes en faisant cela ? Quand Jésus a dit aux chefs religieux de son temps que les prostituées et les percepteurs d'impôts entraient au ciel avant eux, il voulait parler de ceux qui se repentaient.

Il est louable d'être « inclusifs », et nous sommes tous appelés à un élan d'amour, mais le fait d'envisager de diluer le langage soi-disant « dur » de l'Église pour tolérer les comportements homosexuels ne peut que conduire à exclure encore plus « les exclus » du salut et des avantages réels que Jésus a à offrir ! 

Malheureusement, le Père James Martin et ses zélateurs, qui se plaignent de ce que l'Église marginalise la communauté LGBT, sont maintenant coupables du même acte de marginalisation lorsqu'ils parlent avec mépris et intolérance de personnes comme moi, nous qualifiant d'« ex-gais » et de traîtres à la cause, alors que nous nous appliquons simplement incarner l'enseignement traditionnel du Christ.

Publicité



Laissez un commentaire