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Le collège Loyola songe à porter la cause de la liberté religieuse en Cour suprême du Canada...

Sur le site de Pour une école libre du 7 décembre 2012:

 

(La Cour suprême du Canada devra se pencher sur la liberté religieuse des institutions scolaires privées)

 

Le professeur Douglas Farrow de l'Université McGill, témoin expert pour le collège Loyola, a déclaré au site LifeSiteNews que Loyola envisageait de faire appel de la décision de la Cour d'appel du Québec devant la Cour suprême du Canada. Le professeur Farrow a également déclaré qu'« il n'y a actuellement au Canada aucune autre affaire en matière de liberté religieuse plus importante que celle-ci. » La demande d’autorisation d’appel doit être signifiée et déposée par les avocats de Loyola auprès de la Cour surprême « dans les 60 jours suivant la date du jugement porté en appel ».
(...)
Ce jugement de la Cour d'appel conforte le ministère de l'Éducation dans son refus de considérer le programme de Religions du monde et de morale comme équivalent au controversé programme d'Éthique et de culture religieuse parce que le programme de Loyola adopte une approche catholique alors que le programme d'État est lui « laïque ». Les critiques du programme ECR ne le trouvent pas tant laïque que relativiste dans son apparente neutralité. Le juge Fournier de la Cour d'appel du Québec n'hésite à déclarer que la déconfessionnalisation des écoles au Québec permet l'imposition d'un programme neutre comme ECR dans une école catholique privée.
 
Dans le même article, le secrétaire de la Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ) affirme être étonné que les juges de la Cour d'appel trouvent « parfaitement raisonnable de laïciser l'enseignement dispensé dans une école privée catholique. » Il a souligné que cette décision « est au mieux un oxymore », c'est-à-dire au mieux une formule en apparence contradictoire.

Il serait interdit, dans une école privée catholique, d'enseigner selon une perspective catholique?

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Le respect n'est pas la vertu première des «pro-choix»...

Le constat est facilement vérifiable : les « pro-choix », pour la mort des enfants à naître, ne respectent pas plus ceux déjàs nés. Leur argumentation se résume souvent à l'insulte. La juge Goldwater qui a tenté de faire taire ses opposants dans une émission "débat" sur l'avortement  a été reconnue coupable d'avoir tenu des propos inappropriée par le conseil de discipline du barreau du Québec. Sur le site du journal La Presse du 10 décembre 2012:

Me Anne-France Goldwater a été réprimandée par le Conseil de discipline du Barreau du Québec pour des paroles qu'elle a prononcées en plaidant la cause des pensions alimentaires pour enfants en Cour supérieure, en juin 2010. Le Conseil de discipline l'a reconnue coupable d'avoir tenu des «propos inappropriés» à l'égard de l'avocat qui représente l'ex-mari de l'une de ses clientes. En salle d'audience, elle lui a dit: «Si tu ne veux rien comprendre, mange d'la marde.» Elle a ensuite répété: «Mange de la marde et je peux te le dire en plusieurs langues si tu veux.»

Et ce n'est pas la première fois...

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Euthanasie : « un regard de commisération peut être meurtrier »

Sur le site de genethique.org du 7 décembre 2012:

 

 

(Le philosophe Damien Le Guay)

 

Alors que le président François Hollande s'est engagé à favoriser "une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité" et que le professeur Didier Sicard, président de la commission de réflexion sur la fin de vie, s'apprête à rendre son rapport à la fin du mois de décembre, Damien Le Guay, philosophe et vice-président du Comité national d'éthique du funéraire, s'interroge, dans une tribune publiée dans le quotidien La Croix: "Ne faut-il pas revenir, [avant cela] sur [la] question de la dignité?".
 
En premier lieu, Damien Le Guay précise que "la prise en charge de la mort dans les hôpitaux, aujourd'hui, en France, n'est pas satisfaisante", s'appuyant sur un rapport de l'Igas, de 2009 (Cf Synthèse de presse Gènéthique 10/10/12). Ainsi, il mentionne que "le constat est accablant. Les disparités de traitement sont grandes. Les lacunes, patentes - surtout autour des chambres mortuaires. Les prises en charges préventives, faibles et mal coordonées". Selon le philosophe, cette mauvaise prise en charge est due au fait que "la mort n'est pas l'une des missions de l'hôpital". Par conséquent, il s'interroge de nouveau: "Alors, avant de s'intéresser aux cas d' 'euthanasie' qui n'entreraient pas, dit-on, dans le cadre de la 'loi Léonetti', ne faudrait-il pas, avant tout, favoriser une mort confortable, la plus digne possible, pour les 500 000 personnes qui meurent chaque année en France - sans oublier leurs familles?".
 
En second lieu, Damien Le Guay explique qu' "il est évident que cette 'dignité' n'appartient à personne en particulier", car "elle est une qualité, non une modalité. Une exigence de tous, non une revendication particulière. Un horizon éthique, non une interruption volontaire". A propos de cette notion, il rappelle qu'il y a quelques années, Didier Sicard indiquait, dans un texte intitulé "Le coup de grâce", "que la 'dignité' est à trouver 'dans le regard porté sur celui qui est le plus faible, le plus désespéré, le plus condamné'". "Le risque", poursuivait Didier Sicard, "est alors grand, pour la personne en fin de vie, d'une double condamnation à mort: par la maladie et par le regard de l'autre. Un regard de commisération peut être meurtrier".
 
Enfin, le vice-président du Comité national d'éthique funéraire considère qu'il faut "insist[er] sur les différents paris de la dignité palliative". Ainsi, "quand le courage de vivre [du malade] lui fait défaut n'en cherche-t-il pas autour de lui? Ne désire-t-il pas  retrouver le courage de vivre jusqu'aux dernières minutes de son existence? [...]. Il compte donc sur les vivants plus vivants que lui pour que s'opère une sorte de transfusion de confiance. Là est la raison d'être de la culture palliative".
 

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Campagne Québec-Vie, mouvement pour la protection de toutes les femmes, a lancé une pétition contre l'avortement sélectif

Alors que des mouvements dits "féministes", s'arrogeant le droit de parler au nom de toutes les femmes, réclament le respect du "droit" de tuer les femmes à naître parce qu'elles sont des femmes, Campagne Québec-Vie, le véritable mouvement de défense des droits de toutes les femmes, pas seulement de celles qui ont le pouvoir de faire partie d'une petite association, de parler, de faire valoir "leurs" droits au détriment des femmes qui ne peuvent parler et se défendre, mais aussi de celles encore présentes dans le sein de leur mère, lance une pétition contre l'avortement sélectif. Pour plus d'informations et pour signer la pétition, cliquez ici.

Déjà 600 personnes ont apposé leur signature. La vôtre y sera-t-elle? 

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Le mouvement féministe "Fédération des femmes du Québec" ne veut pas que l'on interdise l'avortement sélectif...

Supposément présent pour défendre les droits des femmes, le groupuscule refuse que l'on empêche l'élimination de femmes à naître, avortées parce qu'elles sont de sexe féminin. Quand verra-t-on un véritable organisme de défense des droits des femmes naître plutôt que cette caricature? Sur le site de newswire.ca du 7 décembre 2012:

(Mme Alexa Conradi, présidente du mouvement féministe "Fédération des femmes du Québec")

 

MONTRÉAL, le 7 déc. 2012 /CNW Telbec/ - La Fédération des femmes du Québec (FFQ) et la Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN) répondent à Monsieur Warawa qui souhaiterait « protéger les filles » contre la discrimination en demandant au parlement de condamner les avortements sexo-sélectifs.
 
« La volonté de condamner l'avortement de fœtus féminin s'inscrit davantage dans une volonté de limiter à nouveau le droit à l'avortement.» déclare Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec. Monsieur Warawa et ses alliéEs sont en train d'inventer un problème, en s'inspirant des pratiques du Parti Républicain des États-Unis. « Ne soyons pas dupes. On ne peut pas faire confiance aux conservateurs pour respecter les droits des femmes et des filles. Ils manquent de crédibilité à ce sujet » affirme Alexa Conradi.
 
À en croire M. Warawa, le Canada serait un pays où le « féminicide » de fœtus s'exerce à grande échelle et en toute impunité. Or, il n'en est rien. « L'avortement sexo-sélectif au Canada, s'il existe, est un phénomène ultra marginal », s'insurge Sophie de Cordes, coordonnatrice générale de la FQPN. Au Canada, 95% des avortements ont lieu dans les douze premières semaines de grossesse, soit bien avant de connaitre le sexe du fœtus, qui a lieu vers la seizième semaine.
 

Selon les pourcentages de Mme Cordes, il n'y aurait que quelques milliers de femmes éliminées, sur les 100 000 avortements annuels au Canada, en raison du fait qu'elles sont de sexe féminin... un détail! La fédération des "femmes" du Québec ne représente que quelques centaines de femmes, membres de l'organisation.

Campagne Québec-Vie a lancé une pétition contre l'avortement sélectif. Pour plus d'informations et y apposer votre signature, cliquez ici. Nous avons déjà cumulé 600 signatures...

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Réponse à Patrick Lagacé : un problème mineur que la mort choisie de filles?

Sur le site du journal La Presse du 7 décembre 2012, le chroniqueur y va d'une tentative d'analyse de la question de l'avortement sélectif, avec la pauvreté de l'argumentation et de la réflexion qui lui est habituelle...

(Patrick Lagacé, à droite, et son mentor Richard Martineau qu'il tente d'imiter, sans succès...)

 

(...)Est-ce que la sexo-sélectivité existe ?

Fort probablement, la bêtise humaine n’ayant pas de limite. Est-ce que c’est un grand et grave problème de société ? Rien ne le prouve. Faire des parallèles entre le « problème » de la sexo-sélectivité au Canada et la lutte pour les droits civiques de Martin Luther King, comme le fait le député Warawa, c’est essayer de déguiser une souris pour un 18 roues. D’ailleurs, dans le même registre, le parallèle esclavagisme-avortement n’est pas étranger au mouvement pro-vie.

Si le dévoilement du sexe de l’enfant à naître est à la base de cas de sexo-sélectivité, pourquoi ne pas cibler nommément le dévoilement du sexe d’un enfant ? Pourquoi évoquer le geste consécutif à ce dévoilement, qui est l’avortement ? Pourquoi ne pas pousser pour un embargo sur le sexe de l’enfant ? Je ne dis pas que c’est faisable, je ne dis pas que c’est intelligent, je ne dis pas que c’est souhaitable… Mais ce n’est pas une entrave au droit à l’avortement.

On est pro-choix ou on ne l’est pas. Il n’y a pas de façon simple d’encadrer les « excès » — réels ou appréhendés — de l’accès à l’avortement, comme celui de la proverbiale femme volage qui se sert de l’avortement comme d’un moyen de contraception.

Un problème mineur d'éliminer des filles parce qu'elles sont des filles? Un lecteur nous envoie cette réflexion qui critique cette vue de l'esprit:

Les barbares…
 
Je me souviens des contes de mon enfance. Parmi ceux-ci, ils y avaient l’histoire des romains, de Romulus et Rémus, etc. Et parmi cette histoire, cette anecdote qui m’avait marqué : les enfants non désirés jetés en pâture aux vautours. C’était l’époque des barbares.
 
Depuis, bien des génocides ont eu lieux, mais dans le dernier siècle, du moins, même si l’esclavage, la traite d’humains, les peuples massacrés par groupe ethniques se perpétuent, il existe une sorte de conscience médiatique universelle affirmant que ces phénomènes sont objectivement mauvais. Ce n’est pas un phénomène normal que la guerre, il ne s’agit pas de rapport de forces éternels et meurtriers qui constitueraient la routine de la politique.
 
Pourtant, dans cet univers médiatique si civilisé, j’ai entendu dernièrement une parole qui est venu m’aggriper, comme si des fantômes de personnages antiques sanguinaires s’étaient matérialisés.
 
Un homme, Mark Warawa, veut qu’une condamnation soit faite dans son pays, de la pratique consistant à éliminer avant la naissance les êtres humains de sexe féminin, parce que ce sont des filles.
 
Ici, on s’attend aux applaudissements gargantuesques propagés par les médias… Et ce n’est pas cela. Des groupes féministes et leurs pendants dans la population s’interposent. Cette condamnation est une technique pour revenir en arrière, pour abolir le droit à l’avortement, le nombre d’avortement sélectif est minime au pays, il suffirait d’éduquer et avec le temps les avortements sélectifs disparaîtront. Peut-être que tout cela est vrai…
 
Mais ce que je sais, aujourd’hui, c’est qu’il y a possiblement une petite fille qui va se faire avorter parce qu’elle est une fille, et je me fous de tous vos arguments...
 
Quoi, que dites-vous? Que criez-vous? J’ai cru entendre une voix, des voix, une masse crier : « Ne comprenez vous-pas? Il vaut mieux qu’une seule personne meure pour sauver une multitude…d’avortements? »
 
Et tout à coup je me suis retrouvé devant cette histoire entendu dans mon enfance, d’un homme crucifié pour protéger un ordre établi, horrifié par la bêtise humaine que je venais de découvrir. Il vaut mieux qu’une petite fille meure pour sauver le sacro-saint droit de ce que vous voudrez. Je vis à l’époque des barbares, et je ne le savais pas…

Oui, il y a bien des problèmes qu'un gouvernement doit régler, mais l'un des premiers ne devrait-il pas être le problème de l'avortement sélectif... et de l'avortement tout court?

Et quand à la possibilité d'éliminer l'information sur le sexe d'un enfant avant sa naissance, c'est pénaliser tous les couples qui aimeraient se préparer le coeur et construire le nid de l'enfant pour bien le recevoir avec une chambre décorée selon le sexe de l'enfant. Ce serait vraiment parce que l'on est buté sur un "droit" à l'avortement intégral, pour n'importe quelle futile déraison, que l'on choisirait cette option.

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Développement et Paix : lettre d'un membre contre une réforme positive de l'organisme, vers un respect de l'enfant à naître

Sur le site de soutenonsdeveloppementetpaix.org du 5 décembre 2012:

 

 

(Matercare international)

 

UN VIRAGE SURPRENANT – Nicolas Gilbert
 
C’est avec surprise et inquiétude que j’ai lu le dernier communiqué de D&P: Comité permanent de la CECC sur Développement et Paix et Comité de liaison de Développement et Paix : rencontre conjointe du 22 novembre 201.

(http://www.devp.org/fr/pressroom/2012/comm2012-12-04). On y lit entre autres que:
 
« Le Comité permanent s’est également dit satisfait de constater que Développement et Paix compte subventionner un nouveau projet au Kenya, en collaboration avec le Vicariat d’Isiolo dans lequel  MaterCare Internationalis est l’un des partenaires« .
 
Le communiqué ne précise évidemment pas ce qu’est MaterCare: une ONG qui se dit vouée à la santé maternelle et infantile, mais qui se distingue des organisations sérieuses oeuvrant dans ce domaine par son opposition à la contraception. En plus de dénigrer fréquemment l’UNICEF et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), le directeur général de MaterCare Robert Walley a repris à son compte les accusations des conservateurs contre Développement et Paix (http://matercare-international.blogspot.ca/2012_09_01_archive.html). Le financement de MaterCare par Développement et Paix ressemble donc à s’y méprendre à une capitulation.
 
Tant que D&P n’était pas vraiment active dans le domaine des soins de santé, elle évitait d’être coincée entre les positions de l’Église et la réalité de la santé dans les pays en voie de développement où la planification familiale est un service absolument essentiel pour, entre autres, réduire la mortalité maternelle. Notre organisation s’engageait dans des domaines connexes (sécurité alimentaire, environnement, éducation) et laissait la santé à d’autres qui avaient les mains libres. Mais cette fois, Développement et Paix a choisi de s’engager sur le terrain sanitaire… en empruntant une voie qui n’a aucun sens du point de vue de la santé publique!
 
LifeSiteNews et Campagne Québec Vie peuvent être fiers de nous. Pour ma part, j’ai plutôt honte.
 
Nicolas Gilbert, Biologiste, épidémiologiste et membre de Développement et Paix
 

Une capitulation d'être aussi au service des enfants à naître? Vraiment, il était temps qu'il y ait un bon ménage à Développement et Paix. Que des partisans d'une culture de mort puissent s'y sentir à l'aise dépasse l'entendement. Matercare est l'une des organisations qui, contrairement à l'Unicef, aident vraiment les femmes enceintes, les enfants, tous les enfants y compris ceux qui naîtront dans quelques mois...  Pour voir le projet de Matercare (un hôpital) décrié dans cette lettre, cliquez ici.

La voie prise par MaterCare est la seule efficace d'un point de vue de santé publique, comme on l'a vu également en Ouganda. Le condom ne protège pas à 100% des MTS (ne protège pas contre le virus du Papillome Humain) et contribue à laisser croire à une protection illusoire, contribuant à développer des comportements à risques.  MaterCare soutient concrètement les familles et apporte un soutien dans l'apprentissage de l'amour que les familles vivent avec la régulation naturelle des naissances, dans un esprit opposé à la contraception qui voit l'enfant comme un désagrément et un obstacle à la jouissance.

Si Développement et Paix prend la voie d'une véritable aide pour tous les pauvres, y compris les enfants à naître, dans son combat pour une plus grande justice, il pourra compter sur notre vigoureux soutien.

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Une courte vidéo magnifique qui dit beaucoup sur le coeur pro-vie, et son action...

Sur le site de Youtube:

http://www.youtube.com/embed/ypqODx6L5MQ

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L'Association des Parents Catholiques du Québec dénonce le jugement de la Cour d'appel sur le cours ECR

Voici le communiqué de presse de l'APCQ:

 

(Jean Morse Chevrier, présidente de l'APCQ)

 

Le jugement défavorable de la Cour d’appel à l’égard de l'école Loyola : un mépris pour les institutions confessionnelles selon l'APCQ.

Montréal, le 5 décembre 2012. Par son jugement rendu le 4 décembre 2012, la Cour d’appel renverse le jugement favorable de la Cour supérieure de Montréal, qui reconnaissait  à l'école secondaire Loyola le droit d’enseigner un programme équivalent plutôt que le programme obligatoire Éthique et culture religieuse (ÉCR).

Ce jugement permettra au gouvernement québécois d’asseoir encore mieux son monopole totalitariste sur l’éducation des jeunes québécois, selon l'Association des parents catholiques du Québec (APCQ).

Loyola revendiquait le droit de dispenser un programme équivalent à ÉCR dans une perspective catholique.
L'école a largement démontré en Cour supérieure que son programme présente avec plus de profondeur et de compréhension les religions du monde et qu’il réalise depuis de nombreuses années les mêmes objectifs, soit la
« poursuite du bien commun » et « la reconnaissance de l’autre » que ceux annoncés dans le cours ministériel.

Ce jugement de la Cour d’appel reconnait dans les faits la confessionnalité comme critère possible de discrimination pour la reconnaissance de l’équivalence, en matière de programme scolaire. L'équivalence étant refusée à Loyola essentiellement à cause de la perspective confessionnelle du programme de remplacement.

L’argument de la laïcisation apparaît comme un alibi, surtout à l’égard d’une école de religion catholique dont les valeurs civilisatrices de notre société ont été rappelées en Cour supérieure par Loyola.

Les droits fondamentaux de liberté de religion, de même que les droits des parents, n’ont pas été reconnus à cette école privée catholique, ni aux  quelques 600 parents qui ont demandé l’exemption du programme gouvernemental en faveur de celui de Loyola.

De plus, ce jugement contredit de façon flagrante les prétendues visées au pluralisme du programme gouvernemental ÉCR, en coupant les ailes du pluralisme authentique, en écrasant la liberté pédagogique d’une institution scolaire.

L'Association des parents catholiques du Québec (APCQ) déplore le fait que partout au Québec, les jeunes de 6 à 16 ans seront initiés à un ensemble amalgamé de religions, croyances, mythes et légendes. La présidente de l'APCQ, Jean Morse-Chevrier, rappelle que cet enseignement est fait de façon à dévaloriser la religion par son approche phénoméniste et relativiste. Elle affirme que le jugement vient donner encore plus de force de frappe à un gouvernement qui méprise les droits religieux de ses citoyens et de leurs institutions.

Pour sa part, Me Philip Horgan, président de la Ligue catholique des droits de l'homme, souligne que ce jugement limite sérieusement le droit des parents de diriger l'éducation religieuse de leurs enfants et rend moins efficace le choix d'une école privée pour des parents qui veulent que leurs convictions religieuses soient respectées en milieu scolaire

Ce jugement confirme le Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) et l’État québécois dans son pouvoir d’imposer durant 10 années de scolarisation, au nom de la laïcisation, une « religion d’État », le relativisme, selon la vice-présidente de cette même association, Marie Bourque. "Il faut espérer que cette entorse à la justice sera portée, et corrigée, en Cour suprême du Canada", soutient-elle.
 

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"Mourir dans la dignité", priorité de la ministre péquiste Véronique Hivon

Sur le site de laction.com du 5 décembre 2012:

(Véronique Hivon, l'une des députés de la Commission Mourir dans la Dignité, qui n'ont pas écouté les recommandations des experts et organismes, la majorité, qui refusent toute forme d'euthanasie. La décision était probablement prise à l'avance...)

Ce dossier « Mourir dans la dignité » est du reste prioritaire pour Mme Hivon qui veut donner suite au rapport de la Commission parlementaire avec le dépôt d'un projet de loi avant l'été 2013. Un projet de loi reposerait sur trois éléments essentiels selon la ministre.

Éléments essentiels

D'abord, assurer le meilleur accès possible aux soins palliatifs pour les personnes en fin de vie. Ensuite faire sorte que les volontés exprimées par ces personnes sur le type de soins et d'encadrement qu'elles souhaitent avoir en fin de vie soient respectées. Et finalement permettre de manière exceptionnelle, dans des cas de souffrance intolérables, qui ne peuvent être contrôlées, et à la demande expresse de la personne elle-même, de permettre une aide médicale à mourir.

Si le gouvernement s'assurait que des services de soins palliatifs de qualité soient offert à tous les québécois, avant d'offrir le service d'euthanasie, nous aurions de bonnes années de tranquilité devant nous... Mais ce n'est pas le cas. L'euthanasie sera permise alors que le système de soins palliatifs est toujours déficient... Combien de patients seront tentés par l'euthanasie en l'absence d'une unité de soins spécialisés dans le contrôle de la douleur et de l'accompagnement moral du patient en fin de vie et de sa famille?

Et le gouvernement affirme toujours qu'il y a des douleurs incurables, ne tenant pas compte du traitement de sédation palliative...

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