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D'autres arguments contre l'euthanasie

Sur le site de koztoujours du 2 novembre 2010:

 

(L'avocat breton Erwan Lemorhedec, auteur de ces réflexions)

 

1-Une société ne rompt pas avec l’interdit de donner la mort sans conséquences. Cet interdit fondamental, commun à toutes les civilisations, à toutes les cultures, ne peut faire l’objet d’aménagements sans repousser, mécaniquement, plus loin les limites de la transgression.

2-Aucun Homme n’est jamais indigne. Face à certaines fins de vie, il faut peut-être parfois s’en convaincre mais un principe n’est jamais facile à tenir. Toute action sur la fin de vie devrait être fondée sur ce principe et non sur cette concession scandaleuse et littéralement délétère que ferait la société en admettant que certaines vies seraient indignes au point que seule la mort viendrait les rétablir dans la dignité. On admire Mère Teresa : elle soignait les lépreux, elle ne les achevait pas.
 
3-On n’assure pas la dignité d’un Homme en lui donnant la mort. On doit garantir la dignité dans la vie et non par la mort. Au prétendu droit de mourir dans la dignité1, il faut opposer le droit de vivre dans la dignité. Il n’y a pas d’autre choix concevable que d’être aux côtés de ceux qui se battent chaque jour pour assurer la dignité d’une personne mourante, plutôt que de ceux qui, de loin, préconisent l’injection.
 
4-L’euthanasie est une démission collective. Elle est l’ultime option d’une société qui a abandonné l’ambition d’être une société, une communauté qui prend soin des siens, une société qui a abandonné l’ambition d’assurer la dignité de ses mourants. Par l’euthanasie, elle tend à effacer, à supprimer, le problème, elle ne le traite pas.
 
5-L’euthanasie est le choix d’une société matérialiste, égoïste et individualiste, qui n’accepte pas la faiblesse, la fragilité. Elle cultive la jeunesse, la beauté, la fête, le corps. Le handicap lui fait horreur : il est éliminé ou éloigné. La mort terrifie ? Elle est cachée, elle est hâtée.
 
6-On prend un risque à accepter une demande de mort : celui qu’elle signifie autre chose. Nous frémissons tous à l’idée que l’on puisse exécuter un innocent et l’on se mobilise régulièrement contre cela. Nous devrions frémir aussi à cette idée : euthanasier quelqu’un qui ne le souhaitait pas véritablement. Souffrir et voir son corps ou son esprit se déliter : comment ne pas souhaiter que cela cesse ? Mais que souhaite-t-on voir cesser : la souffrance et le sentiment d’indignité ou la vie ? Tous nos efforts et toute notre ambition collective devraient porter à l’annihilation de la souffrance et à l’assurance de la dignité. On se fixe des objectifs ambitieux en bien des domaines, et on en atteint qui paraissent irréalistes, pourquoi baisserait-on les bras ici ?
 
7-Le choix est illusoire. Poser un vrai choix suppose qu’il existe une alternative, qu’on en connaisse l’existence et que cette alternative soit effective. Comme l’écrit Axel Kahn, ancien président du CCNE,  »réintroduire la dimension du libre arbitre exige de rétablir les paramètres d’une vie non seulement supportable, mais aussi désirable ». Qui connait véritablement les soins palliatifs ? Qui s’est mobilisé pour que les soins palliatifs deviennent une réalité ? Il est en outre abusif de faire croire que l’on peut préjuger aujourd’hui de notre volonté en ce moment si spécifique et imprévisible que sera notre mort : ce que l’on pense aujourd’hui ne prendra vraiment sens que ce jour-là. Faut-il risquer de vivre alors que l’on aurait voulu mourir, ou de mourir alors que l’on voulait vivre ?
 
8-La mort est un moment à vivre. Marie de Hennezel, pionnière des soins palliatifs en France l’illustre pleinement dans La mort intime, par la mort de Jean, la mort de Marcelle, celle de Marie-France, et ce « ciao », d’une main. Si la mort pue peut-être encore davantage que celle qu’elle raconte, si elle peut-être parfois un cri de souffrance et de solitude, elle est aussi pour certains ce passage invraisemblable durant lequel le mourant se met en paix. Aussi insensé que cela puisse paraître, il faut ménager le temps de mourir. La mort ne doit pas être hâtée.
 
9-L’euthanasie est un choix de bien-portants pour des mourants. Trivialement : les décideurs ne sont pas les payeurs. Emmanuel Hirsch, président de l’Espace Ethique de l’AP-HP, et de l’ARSla, rappelait un soir que les personnes atteintes d’une SLA ne demandent pas la mort, mais des synthétiseurs vocaux. Or, qui se prononce dans ces sondages sinon des bien-portants, angoissés par la mort, terrifiés par la déchéance et intimement persuadés de l’indignité des hommes en fin de vie ? « Life may be worth living in a locked-in syndrom » : c’est le titre d’une étude européenne qui souligne que, même dans cette situation extrême, les malades évoquent encore une « qualité de vie ». Vraiment, pouvons-nous juger, dans l’absolu ou face à une situation concrète, de la dignité d’un état de vie ?
 
10-La demande de mort est extrêmement minoritaire. Avec Emmanuel Hirsch, Catherine Kiefer rappelait qu’en 10 ans d’exercice, elle n’avait connu qu’une demande d’euthanasie. Il y a aussi cette oncologue (spécialiste en cancérologie) qui rapporte à Rue89 qu’en 25 ans d’exercice, elle n’a pas connu de demande d’euthanasie qui dure. Les débats artificiellement entretenus et renouvelés par certains parasitent la réflexion. Faut-il bouleverser un fondement de notre vie sociale pour des cas peu fréquents, et que l’on peut grandement gérer ?
 
11-Autoriser l’euthanasie active portera un coup fatal au développement des soins palliatifs. C’est pourtant la seule solution d’une dignité véritable, et l’honneur d’une société. Ce développement est réclamé avec insistance par les praticiens (parmi lesquels Didier Sicard, ancien président du CCNE), mais il faut une volonté politique et sociale forte pour développer la démarche des soins palliatifs. Les soins palliatifs en hôpitaux demandent du temps, du personnel, de l’argent. Face à l’assurance d’une fin plus rapide, soulageant aussi ceux qui restent et les finances publiques, le recours à l’euthanasie sera-t-il vraiment sourcilleux ?
 
(...)
 
13-Nous n’échapperons pas, en France, aux dérives de l’euthanasie. Nous n’échapperons pas à cette prétendue compassion, un peu trop empressée. Nous n’échapperons pas non plus aux déviances de ces pays que l’on nous dit « en avance » : Pays-Bas, Belgique, mais également Suisse. Aux Pays-Bas et en Belgique, on en est venus à l’euthanasie des déments, des enfants, des dépressifs. En France, la dérive de l’ADMD est là, sous nos yeux, et sa finalité se cache sous des périphrases iréniques. Le droit de mourir dans la dignité était il y a vingt ans une demande de soins palliatifs. Il est devenu une demande de mort. Et l’ADMD milite aujourd’hui pour le suicide assisté. Aujourd’hui, la loi permet au malade qui souhaite mourir de faire interrompre son traitement et de se voir administrer une sédation. N’a-t-on pas atteint un point d’équilibre, voire de rupture ?
 
14-La fin de vie est instrumentalisée par une association manipulatrice et extrémiste. La fin de vie est simplifiée à outrance, réduite pour le grand public à une question d’injection, négligeant le mystère et l’inconnu. Les cas emblématiques (les affaires Humbert et surtout Tranois, Sébire ou encore Salvat) sont dramatiquement tronqués parce qu’ils sont, in fine, contre-démonstratifs (cf. notamment l’analyse d’Axel Kahn). Bien analysés, ils illustrent cruellement les dérives et déviances de l’euthanasie. Le fait d’en être réduit à utiliser des procédés malhonnêtes – malgré des sondages si favorables – devrait aiguiser l’esprit critique de l’opinion publique. En outre, alors que la loi consacre déjà le droit de faire interrompre un traitement et de se faire administrer une sédation, l’ADMD ne s’arrêtera que lorsque l’euthanasie active et le suicide assisté (hors de toute affection) seront légalisés. (...)
 
On ne doit pas se résoudre à l’impuissance. On ne doit pas se résoudre à la trompeuse simplicité d’une injection létale. Pour être digne d’être appelée ainsi, notre société ne doit avoir d’autre objectif que de convaincre un Homme qui souffre, un Homme diminué, que sa vie a toujours un prix, que, quel que soit le regard qu’il porte sur lui-même, il est digne.
 
 
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L'argent pour instaurer un système euthanasique devrait plutôt servir à financer les soins palliatifs

Communiqué de Presse : les sommes prévues pour l'aide médicale à mourir doivent bonifier les investissements en soins palliatifs

 

 
Québec, le 6 mai 2013 – Au lendemain de l’annonce de deux initiatives touchant la question des soins en fin de vie au Québec, le Rassemblement québécois contre l’euthanasie réagit par la voix de deux de ses porte-parole, les médecins Claude Morin et Marc Bergeron :
 
«L’investissement récurrent de 15 M$ en soins palliatifs annoncé hier par la première ministre du Québec Pauline Marois et la ministre Véronique Hivon (en marge du 2e congrès international francophone de soins palliatifs et du 23e congrès du Réseau de soins palliatifs du Québec) est un pas dans la bonne direction, mais demeure largement insuffisant. Le Rassemblement québécois contre l’euthanasie suggère de transférer aux soins palliatifs les millions de dollars que coûteront la mise en place, l’opérationnalisation et les potentielles querelles judiciaires liées à l’ouverture à l’“aide médicale à mourir” au Québec. Cette bonification semble l’avenue souhaitable alors que la plupart des spécialistes des soins palliatifs s’entendent pour dire que les demandes d’euthanasie ne se présentent pas lorsque les soins et l’accompagnement sont adéquats. »
 
 « Nous applaudissons le lancement de la campagne publicitaire Tuer n’est pas un soin, produite conjointement par le Collectif des médecins du refus médical de l’euthanasie et l’organisme Vivre dans la dignité (pour en prendre connaissance : http://www.vivredignite.blogspot.ca). La publicité télévisée interpelle directement la population et présente très clairement le geste euthanasique déguisé sous l’appellation d’« aide médicale à mourir ». Cette publicité est la première communication de cette campagne et nous attendons impatiemment les prochaines étapes de cette initiative des plus nécessaires. Le Rassemblement québécois contre l’euthanasie est confiant que cette publicité aidera à la mobilisation citoyenne du 18 mai à Québec, alors que des milliers de Québécoises et de Québécois sont attendus à La Marche Printanière. »
 
Pour obtenir toutes les informations sur La Marche printanière, consultez le site web www.euthanasienonmerci.org ou suivez le Rassemblement sur les réseaux sociaux (twitter, facebook et youtube).
 
Le Rassemblement québécois contre l'euthanasie est un organisme sans but lucratif qui a comme mission de contrer toute tentative d'introduire de quelque façon que ce soit l'euthanasie et le suicide assisté dans le système de santé québécois. Sensible aux enjeux de fin de vie, il prône également l'établissement d'un réseau québécois de soins palliatifs de qualité.
 
Source : Rassemblement québécois contre l’euthanasie
 
Communications : Marie-Josée Lavoie 
418 953-4981 
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Un site catholique mexicain Pro-Vie et un site faussement catholique pro-mort

 

 

Un très bon site de langue espagnole : Catolicas Mexico

à ne pas confondre avec le site supposément catholique et pro-mort:catolicasmexico.org

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Court Vidéo du Collectif du refus médical de l'euthanasie

 À voir. Ce vidéo permet de prendre conscience de ce qu'est une mort par euthanasie.

 

http://www.youtube.com/embed/iiFFJEmdQ3Y?list=UUWVowg9kLr19Bc5rw9S6AlA

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Jimmy Connors et Chris Evert : encore un avortement, cause majeure d'une séparation

Sur le site de l'equipe.fr du 4 mai 2013:

 

(Chris Evert et Jimmy Connors)

 

 

Jimmy Connors sort un livre, The Outsider, et c'est Chris Evert qui fait les frais de sa promo. Dans les pages du livre envoyées aux médias, l'ancien champion révèle que l'Américaine, avec laquelle il a formé un couple célèbre de n°1 mondiaux dans les années 1970, avait avorté à l'âge de 19 ans alors qu'ils étaient fiancés : «Un problème dû à une passion de jeunesse est apparu et une décision de couple a dû être prise. Chrissie m'a appelé pour me dire qu'elle allait s'en occuper. De mon côté, j'étais prêt à laisser la nature suivre son cours et assumer cette responsabilité, mais Chrissie avait déjà pris sa décision : le timing était mauvais et elle avait d'autres plans pour son avenir.» Une décision qui aurait selon lui précipité la fin de leur relation : «C'était horrible mais je savais que c'était fini. (...)

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La Coalition pour le droit à l’avortement au Canada rejette la proposition sur l’égalité des êtres humains

COMMUNIQUÉ DE PRESSE:

 

 

 

OTTAWA (Ontario) ― Stephen Woodworth, député de Kitchener-Centre, en est arrivé avec regret à la conclusion que la Coalition pour le droit à l’avortement au Canada refuse d’affirmer l’égalité des êtres humains.

Le 3 octobre 2012, le député Woodworth a demandé à Joyce Arthur, de la Coalition pour le droit à l’avortement au Canada, d’appuyer une initiative parlementaire visant à enchâsser dans le droit canadien la reconnaissance de la dignité et de la valeur innées en toute égalité de chaque être humain.
 
Le 16 janvier 2013, le député Woodworth, qui n’avait toujours pas eu de réponse, a réitéré sa demande et proposé la résolution parlementaire qui suit : « Que le Parlement du Canada déclare que la valeur et la dignité de tous en toute égalité doivent être reconnues dans le droit canadien compte tenu de leur nature innée en tant qu’êtres humains. »
 
Mme Arthur lui a exprimé ses préoccupations par courriel le 17 janvier 2013. Le député Woodworth a répondu à ses préoccupations dans une lettre datée du 29 janvier 2013 et lui a demandé de reconsidérer la chose à deux autres occasions, mais en vain.
 
« Cette proposition clarifie les termes "chacun" et "tous", qui ne sont pas définis dans la Charte, en insistant sur le fait qu’ils s’appliquent en toute égalité à tous ceux qui, de par leur nature innée, sont des êtres humains, sans exception aucune », a dit le député Woodworth.
 
« Si tous ceux qui ont des opinions différentes sur l’avortement pouvaient ensemble affirmer la nécessité de faire respecter l’égalité ainsi que la dignité et la valeur de chaque être humain, le Canada en bénéficierait grandement. Malheureusement, il semble que la Coalition pour le droit à l’avortement au Canada refuse de se joindre à ceux qui veulent affirmer l’égalité des êtres humains. »
 
Le député Woodworth entend déposer une motion au Parlement pour lui demander de reconnaître légalement l’égalité des êtres humains, malgré l’opposition de la Coalition pour le droit à l’avortement au Canada.
 
Renseignements :
 
Krista MacLeod
Adjointe législative
Bureau de Stephen Woodworth, député
Kitchener-Centre
613-995-1563

 

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Demain, début des activités préparant la Marche pour la Vie à Ottawa

Début des activités préparant la Marche pour la Vie à Ottawa:

 

Comme prélude à la 19ième Marche nationale pour la vie qui se tiendra le jeudi 9 mai, 2013, Campagne Québec-Vie organise une soirée pro-vie le mardi, 7 mai.

Cette soirée est composée de deux (2) événements : un atelier sur le traitement post-avortement et une célébration eucharistique.

L'atelier aura lieu dans la salle Marie de la Passion au couvent des Sœurs franciscaines missionnaires de Marie – 60, avenue Laurier Est. Il débutera à 17 h; les portes ourvriront à 16 h 30.

Le second événement - la célébration eucharistique, aura lieu dans l’église Saint-Enfant-Jésus, 5039, rue Saint-Dominique, 19 h. Elle sera précédée par un rosaire pour la vie (19h) et suivi par une procession eucharistique (de 20 h 30 à 21 h 15).

La messe sera présidée par l’évêque auxiliaire de Montréal, Mgr. Thomas Dowd.

 


17 h ouverture de la session

17 h 15 - conférencière - Ms. Dale Barr

17 h 30 - mini-partage des invités - 5 minutes chacun

18 h 30 fermeture et exit

19 h 00 rosaire - église Saint-Enfant-Jésus

19 h 30 messe présidée par l'évêque auxiliaire de Montréal - Mgr Thomas Dowd

20 h 30 - 21 h 15 procession eucharistique - extérieur

 

Nos invités

Mme. Dale Barr est membre de l’organisme "Silent No More Awareness Campaign," regroupement de femmes et d'hommes œuvrant dans le domaine du traitement post-avortement. Depuis dix années, elle partage l'expérience de son avortement, témoignant de l’impact que celui-ci a eu sur sa vie. Exemples des groupes auprès desquels elle a présenté son témoignage: Pro-vie Cornwall, des groupes pro-vies dans les provinces maritimes du Canada, et aux marches pour la vie - autant à Ottawa qu'à Washington, D.C.  De plus, elle a fait partie de plusieurs équipes qui ont animé un weekend de guérison post-avortement Rachel Vineyard. Le mardi 7 mai, elle nous parlera du sentiment de liberté qu’elle ressent depuis son implication dans ces deux groupes.

Mgr. Thomas Dowd est évêque auxiliaire du diocèse de Montréal. Ordonné au sacerdoce en décembre 2001 et comme évêque en juillet 2011, il est bien connu dans l’église romaine pour deux raisons principales - 1. comme le plus jeune évêque élu dans toute l'église romaine au moment de son élection, et 2. pour sa compétence d’employer les nouvelles technologies--p.ex. Facebook, Twitter, blogs-- pour évangéliser .

 

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Pour le journaliste Patrick Lagacé, un patient a le « droit » d'être tué. Et Mme Marois ne respectera pas les médecins opposants

Sur le site du journal La Presse du 6 mai 2013:

 

(Le journaliste Patrick Lagacé)

 

 Puis, Mme Marois a annoncé l'injection de 15 millions de dollars en financement récurrent pour les soins palliatifs, dont 11 millions pour les soins à domicile (le reste étant consacré aux «lits dédiés» dans les hôpitaux, CHSLD et maisons de soins palliatifs.

Au-delà des annonces, la seule présence de Mme Marois hier sur cette tribune envoyait un signal limpide: à l'aube du dépôt d'un projet de loi sur la fin de vie, elle considère que ce projet de loi n'est pas tout à fait comme les autres.
 
C'est la question du suicide assisté qui a monopolisé les débats, dans la foulée du rapport de la commission Mourir dans la dignité, publié après des mois de consultation partout au Québec et ailleurs dans le monde.
 
C'est normal. Peu de sociétés en Occident permettent l'aide au suicide pour les personnes atteintes de maladies incurables. Ces débats mêlent loi, science, éthique, morale, religion et émotions humaines. Ils sont autrement plus lourds, disons, que celui sur la couleur de la margarine.
 
Mais la moitié des recommandations de la Commission touchait la bonification des soins palliatifs québécois. Cet aspect a été occulté dans l'accueil du rapport. Il est pourtant capital dans toute l'organisation des soins touchant les mourants.
 
Si frappantes soient-elles pour l'imaginaire, les méthodes d'aide au suicide restent une exception, dans les sociétés où elles sont permises. Dans les États de Washington et de l'Oregon, par exemple, moins de 100 personnes ont choisi en 2009 d'avaler le cocktail mortel prescrit par un médecin, après un protocole de sélection strict et rigoureux. Une goutte d'eau dans l'océan des malades admissibles.
 
Traduction: l'immense majorité des personnes condamnées par une maladie incurable en phase terminale choisissent d'aller au bout de la vie, de mourir le plus tard possible.
 
D'où l'importance de développer ces soins palliatifs. Comme m'a dit le Dr David Lussier, gériatre à l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal: «Il faut mettre plus d'emphase sur l'accès aux soins palliatifs, et la formation des médecins et autres professionnels dans ce domaine. En diminuant la souffrance morale et physique, on diminuerait probablement le recours au suicide assisté.»
 
En ce sens, les mesures annoncées hier par Pauline Marois sont un pas dans la bonne direction. Le premier pas pour combler en trois ans les besoins - immenses - de la province en matière de soins de fin de vie, a affirmé hier Véronique Hivon, ministre déléguée aux Services sociaux.
 
Avant la fin de juin, le gouvernement Marois déposera le projet de loi qui mettra en place des balises qui permettront aux Québécois atteints d'une maladie grave et incurable de mettre fin à leurs jours, avec l'aide du système de santé, s'ils le désirent.
 
(...)
 
Mais le rapport de la Commission était clair: pas question de forcer des médecins à poser des gestes qui vont provoquer la mort. Le projet de loi consacrera assurément cette objection de conscience.
 
Mais qu'en est-il des établissements? Ont-ils le droit à cette objection de conscience des médecins?
 
La Maison Michel-Sarrazin de Québec fut le premier établissement de soins palliatifs au Canada. Et sa position est claire: il n'y aura pas de suicide assisté à l'intérieur de ses murs, qu'importe le nouveau cadre législatif. «La mort n'est pas un droit, c'est un fait inéluctable et terrible», considère l'établissement.
 
Dans le réel, ça veut dire qu'un Québécois hébergé à la Maison Michel-Sarrazin, et qui choisirait d'en finir au moment de son choix, pourrait être privé de ce droit.
 
Comment démêler ce délicat dilemme éthique et juridique? Comment départager où finit l'objection de conscience des établissements et les droits des Québécois?
 
J'ai posé la question à Mme Hivon, hier. Elle préfère attendre le dépôt du projet de loi avant de commenter des cas particuliers.(...) 
 

L'article de Patrick Lagacé est un bel exemple désinformation. Il n'y est pas mentionné que les médecins seront obligatoirement complices, peu importe leur choix personnel, de l'euthanasie des patients. Ils devront, s'ils ne procèdent pas à l'euthanasie, référer leur patient qui en fait la demande à un «médecin» qui sera prêt à l'éliminer. Tous les médecins seront dès lors complices des tueurs à gages infiltrés dans le système médical. Aucune objection de conscience ne sera tolérée. 

Les médecins travaillant dans des maisons de soins palliatifs ne feront pas exception. 

Les demandes d'euthanasie sont en constante croissance dans les quelques pays où le permis d'éliminer les patients est accordé. Nombre d'euthanasies sont faites sans le consentement du patient, et les nouvelles catégories de patients vulnérables s'ajoutent aux anciennes.

L'annonce de Pauline Marois d'une faible subvention aux instituts de soins palliatifs ne doit pas nous leurrer. Elle est un peu de poudre aux yeux à une semaine d'une manifestation contre sa politique morbide. Si la ministre Hivon et la première ministre Marois avaient la moindre considération pour les patients qui souffrent, elles débloqueraient les fonds, minimes pour mettre en place dès maintenant un réseau complet de soins palliatifs. Et non pas attendre trois ans, et tant pis pour les patients en fin de vie qui, actuellement souffrent sans le soulagement qu'apporte une équipe spécialisée dans le traitement de la douleur physique et psychologique.

Le 18 mai, nous serons à Québec pour manifester. Ce sera vraisemblablement le début d'un bras de fer pour faire connaître notre argumentation à la population québécoise et ainsi lui faire réaliser la tartufferie des arguments utilisés pour la promotion de l'euthanasie.

Les Français nous ont montré comment agir avec un gouvernement qui n'écoute rien. Les Québécois ont vu à la première étape de la mascarade, à la commission «Mourir dans la dignité», que le gouvernement n'écoutait ni les organismes, ni les professionnels venus manifester majoritairement leur opposition à toute forme d'euthanasie.

C'est le début pour les Québécois d'une nouvelle détermination. Nous ne lâcherons rien, jamais. 

Pour les personnes en fin de vie que nous aimons, pour les enfants à naître, nous devons retrouver la combativité sereine mais déterminée qui ne lâchera jamais. Nous le pouvons!

Madame la première ministre Marois, madame la ministre Hivon, nous avons un premier rendez-vous ce 18 mai 2013 à Québec, devant le Parlement.

Chers lecteurs de Campagne Québec-Vie, y serez-vous?

L’euthanasie est à nos portes ! Le gouvernement Marois a annoncé son intention de déposer – à la présente session parlementaire – un projet de loi qui fera de l’« aide médicale à mourir » un soin de santé et un droit.

Selon le Dr Yves Robert, secrétaire du Collège des médecins du Québec, « De l’aide médicale à mourir, c’est de l’euthanasie ». Et l’euthanasie, consiste à tuer volontairement et directement une personne, avec ou sans son consentement, pour des motifs prétendus de compassion. Le Code criminel du Canada considère cela comme un homicide. Tuer n’est pas un soin – Exigeons plutôt des soins palliatifs de qualité.

AGISSONS !

·         Signons la pétition : http://www.lamarcheprintaniere.org/fr/agir/signez-la-petition/

·         Participons en grand nombre à La Marche printanière – L’euthanasie, chez nous, NON MERCI !

Samedi le 18 mai 2013 à Québec

Rassemblement 12H00 sur les plaines d’Abraham – Musée national des beaux-arts du Québec

Départ 13H45 vers l’Assemblée nationale du Québec ; allocutions et animation jusqu’à 16H30

·         Renseignons-nous :

VivreDignite.com – Vivre dans la dignité

RefusMedical.blogspot.ca – Collectif des médecins du Refus médical de l’euthanasie

EPC.ca – Euthanasia Prevention Coalition

EuthanasieNONmerci.org – Rassemblement québécois contre l’euthanasie

·         Contactons nos députés du Québec :

o   Assemblée nationale du Québec : http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/index.html#listeDeputess  

 

 

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Pauline Marois et Véronique Hivon du Parti Québécois veulent clairement faire passer l'euthanasie avant les soins palliatifs...

Sur le site de Radio-Canada du 6 mai 2013:

 

(Véronique Hivon et Pauline Marois et Stéphane Bédard du Parti Québécois)

 

À l'heure où son gouvernement aspire à l'équilibre budgétaire, la première ministre du Québec a annoncé, devant un parterre de centaines de travailleurs du milieu des soins palliatifs, un investissement récurrent de 15 millions de dollars en soins palliatifs.

« Nous allons concrétiser ce que je vous ai dit, qui était une priorité pour mon gouvernement. Les Québécois qui m'entendent aujourd'hui savent que ce n'est pas dans un contexte très facile, car nous tentons de gérer les finances publiques avec beaucoup de rigueur. Le geste d'aujourd'hui est un grand pas en avant et traduit notre sincère volonté d'agir dans un esprit de compassion », a affirmé Mme Marois.
 
De cette somme, 11 millions de dollars seront directement consacrés aux soins à domicile, ce qui comprend le financement de projets spéciaux et la formation des personnes soignantes. Les quatre millions de dollars restants permettront de financer des « lits dédiés » dans maisons de soins palliatifs, des centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) ou des centres hospitaliers.
 
Le gouvernement souhaite un effet immédiat, annonçant déjà qu'une partie de cet investissement sera versée dans les prochaines semaines à travers tout le réseau des centres de santé et des services sociaux (CSSS), de sorte que leur offre s'en trouvera améliorée.
 
L'annonce n'était pas pour déplaire à l'audience rassemblée au Palais des congrès de Montréal.
 
« C'est le temps de sortir les projets que vous aviez laissés dans les tiroirs. On va s'en occuper, nous, de ces millions-là », a lancé la présidente du Réseau des soins palliatifs du Québec (RSPQ), Alberte Déry.
 
« J'ai travaillé fort pour que ces 15 millions de dollars soient récurrents, et ça ne comble pas tous les besoins, mais notre objectif est de travailler sur trois ans pour combler les besoins et pouvoir dégager l'ensemble des sommes nécessaires », a mentionné la ministre déléguée aux Services sociaux, Véronique Hivon, qui a également assuré la coprésidence de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité. (...)
 
Le journal Le Devoir du 6 mai 2013 mentionne que :
 
L’Association québécoise des retraité(e) s des secteurs public et parapublic (AQRP) a bien accueilli l’annonce, mais elle estime que la somme de 4 millions pour les nouveaux lits est « insuffisante ». « Cela représente environ le tiers du financement requis pour créer les 200 nouveaux lits que nous avons réclamés durant la dernière campagne électorale », a affirmé dans un communiqué la présidente de l’AQRP, Lyne Parent.
 
 
Le journal Le Devoir, relate dans un premier article du 5 mai, qu'effectivement, le réseau ne sera complet que dans trois ans. Puis, n'en parle plus dans un deuxième article...
 
Ce détail est plus qu'embarassant pour le Parti Québécois. Il est la preuve que le gouvernement fait passer l'euthanasie (projet de loi cet été) avant les soins palliatifs et que des patients qui n'auront pas accès aux soins palliatifs et au soulagement qu'ils procurent, pourront demander l'euthanasie pour « soulager » leurs douleurs...

Si vraiment le gouvernement veut faire preuve d'un minimum de cohérence, alors il ne parlera plus d'euthanasie, pardon, de «mourir dans la dignité» avant trois ans, attendant que tout le réseau de soins palliatifs soit mis en place... 

Mais ce réseau qu'il pourrait instituer en mettant les fonds dès cette année, car beaucoup de gens mourront d'ici trois ans, des personnes qui ont le DROIT de mourir avec des soins de fin de vie de qualité, il ne le mettra en place que dans quelques années... Le temps d'euthanasier ceux qui l'auront demandé, parce qu'ils auront souffert de ne pas avoir été soulagés, même si les connaissances médicales et psychologiques pour le faire existaient...

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L'embryon est «l'un de nous»

Sur le site de zenit.org du 3 mai 2013:

 

(Maria Grazia Colombo, porte parole de « Un de nous »

 

 

 « C’est un très grand message d’espérance, et non de « rupture », parce que tout le monde est d’accord sur le fait que l’embryon est « l’un de nous » et qu’il ne nous demande que de pouvoir poursuivre son chemin de vie qui l’amènera à devenir un homme », explique Maria Grazia Colombo, porte-parole de l'initiative citoyenne européenne "Un de nous" visant à sauver les embryons humains de l'expérimentation.

A l'occasion de la conférence de presse présentant l'initiative à Rome, jeudi 3 mai, elle a constaté que « la défense de la vie n’est pas une « affaire » catholique ».
 
Pour le président du Comité, Carlo Casini, salue les paroles du nouveau Premier ministre italien Enrico Letta qui, enprésentant son gouvernement à la Chambre, "a fait allusion au déclin démographique comme à une blessure morale au cœur de notre Nation".
 
"J’espère que non seulement les catholiques mais tous les hommes politiques, quelle que soit leur formation, signeront pour Un de nous, pour cette grande valeur qu’est la vie humaine, au-delà de toutes les différences", ajoute Carlo Casini. (...)

 

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