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Participer à la folie d’amour du divin Roi

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le Dimanche des Rameaux) ― Photo : Wikimedia Commons

La Semaine sainte s’ouvre par la proclamation publique de la royauté de Jésus venant accomplir à Jérusalem son œuvre rédemptrice. Le Roi immortel des siècles, à qui tout est soumis au ciel et sur la terre, ne portant d’autres insignes que ceux de la pauvreté et de l’humilité, fait son entrée dans la Ville sainte, où dans quelques jours, il remportera la plus éclatante des victoires. Les enfants des Hébreux célèbrent déjà cette victoire du Christ-Roi sur le prince de ce monde. Ils l’acclament, des palmes à la main, en chantant : « Hosanna au plus haut des cieux ! Hosanna, Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

Mais Jésus, le Roi d’amour, reconnu et loué par les enfants et les petites gens du peuple juif, est méconnu et méprisé par les princes des prêtres, par les chefs de la nation, par les savants pharisiens et leurs disciples. En eux, il n’y a qu’une sombre jalousie et une haine mortelle à l’égard de celui qu’ils considèrent comme un séducteur du peuple, un hérétique et un blasphémateur. Au milieu des honneurs qui lui sont faits, Jésus demeure grave et triste. À la vue de la Ville qui sera unanime pour rejeter sa divine royauté et le condamner au plus affreux des supplices, il ne peut contenir ses larmes. On n’a jamais vu un roi pleurer en un jour de triomphe. Jésus, le Christ-Roi, pleure au jour de son entrée triomphale à Jérusalem, non sur lui-même, non sur sa Passion imminente, mais sur l’ingratitude et la méchanceté de ses persécuteurs. Il pleure sur les juifs perfides et sur tous ceux, non moins perfides, qui se ferment volontairement à la grâce du salut, qui leur est offerte. Il voit, à travers les siècles, toutes les nations de la terre qui se ligueront ensemble pour détruire le royaume qu’Il a fondé sur la terre pour être la seule société surnaturelle du salut, sa sainte Église. Il pleure sur l’apostasie générale des peuples chrétiens. Il voudrait tant leur épargner le malheur des malheurs : la perte définitive de la Présence parmi eux d’un Dieu qui n’est que Lumière et Amour, et leur chute pour l’éternité dans l’enfer de la haine et de la plus lugubre des noirceurs, qu’ils auront fabriqué eux-mêmes.

Le triomphe terrestre du Christ-Roi fut de courte durée, car Jésus n’était pas venu sur la terre pour être servi, mais pour servir. Il n’était pas venu pour être comblé d’honneurs, mais d’humiliations. Il n’était pas venu pour jouir, mais pour souffrir et donner sa vie pour nous. C’est pourquoi, dans sa folie d’amour pour nos âmes, il s’est si profondément abaissé au point de se dépouiller de sa souveraine majesté, de sa gloire immense, et de s’anéantir en se faisant obéissant jusqu’à la mort de la croix.

Durant cette Grande semaine, spécialement consacrée au souvenir et à la contemplation de la Passion, n’ayons en nous d’autres sentiments que ceux du Cœur très aimant de Jésus. Compatissons à toutes ses peines. Unissons-nous à lui dans chacune des étapes de sa douloureuse montée vers le Calvaire, de l’offrande et de la consommation de son sacrifice. Suivons-le pas à pas dans le chemin de la souffrance, avec l’ardent désir de participer intimement à sa folie d’amour, pour ensuite prendre part à la joie de sa gloire.

J.-R.B.

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