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L’humilité de saint Joseph

Par l’Abbé J.-Réal Bleau ― Photo : Paris Musées/Wikimedia Commons

Personne ne démontre autant que saint Joseph — dont la gloire n’a pas d’égale après celle de la très sainte Vierge son Épouse immaculée — que l’humilité consiste à mourir à soi-même pour cacher sa propre vie en Dieu.

La mission confiée par Dieu à saint Joseph surpasse, bien au-delà de ce que notre raison peut apprécier, celle des plus grands et saints personnages qui ont vécu et vivront sur cette terre. On ne pourra jamais comprendre à quelle grandeur Dieu l’a élevé en l’appelant à être le Père virginal de son Fils unique incarné en Marie immaculée, sa véritable épouse, toujours vierge.

Époux de la Mère de Dieu, Père légal de Celui qui, de toute éternité, ne peut avoir pour Père que Dieu lui-même dont la majesté est infinie, qui aurait pu s’élever à une telle dignité par les mérites de ses propres vertus ? En raison de cette dignité souveraine, l’autorité paternelle de saint Joseph ne s’arrête pas au gouvernement de la Sainte Famille mais s’étend très certainement à toutes les familles de la terre depuis le commencement jusqu’à la fin du monde. Père — en vertu de la Loi sacrée de la première Alliance — de Jésus le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, et époux de Marie Mère de Dieu et Reine de tout l’univers créé, l’humble saint Joseph, le pauvre charpentier de Nazareth, participe intimement à tant de grandeur d’origine divine. Cela, il ne peut l’ignorer, car durant toute sa vie, il est entré progressivement dans la profondeur du mystère de l’incarnation. Peu à peu, il a vu ce grand mystère de l’amour gratuit de Dieu pour les hommes se déployer devant ses yeux. Et il a constaté le rôle spécial qu’il devait y jouer de par la volonté de Dieu.

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Dans la foi pure, toute la vie de saint Joseph a consisté à dire « oui » à la volonté de Dieu, non connue d’avance mais se dévoilant à lui au jour le jour. Sa réponse à la volonté divine fut toujours immédiate dès qu’elle lui était manifestée. À l’écoute constante de Dieu, c’est avec joie qu’il lui disait toujours « oui », sans aucun repli sur lui-même, sans égard à quelque sentiment humain, comme la peur de dangers réels qu’il devait affronter et qui aurait pu le retenir dans l’exécution de la divine volonté.

L’humilité, fondée dans la vraie foi, a pour fruit une confiance totale en Dieu, qui grandit avec elle. L’humilité, en effet, incline l’âme à s’abandonner entièrement à la volonté de Dieu, quelle qu’elle soit. « Selon ce que vous voulez, ô mon Dieu, qu’il en soit ainsi ! », telle devait être la prière qui montait constamment du cœur aux lèvres de saint Joseph.

Dans son humilité, ne pouvant pas du tout s’imaginer les voies extraordinaires par lesquelles Dieu allait le conduire, saint Joseph n’avait d’autre volonté que de faire la volonté de Dieu dans le don complet de lui-même. Son âme plongée dans ce profond silence, qui n’est qu’écoute de Dieu, et vivant dans une prière continuelle, il avait une vive conscience de l’importance suprême de sa mission divine, et de la grandeur ineffable qu’elle lui conférait en l’unissant à celle de son Épouse immaculée, Mère de Dieu et Reine de l’univers. Comment n’aurait-il pas pu en avoir une conscience de plus en plus claire ? Les lumières que l’Esprit-Saint n’a pas manqué de lui donner sur sa mission unique dans le plan divin du salut de l’humanité lui inspiraient de plus en plus d’être totalement effacé devant les hommes et de cacher entièrement en Dieu l’immense et incompréhensible merveille de sa vie. Il mettait sa joie à être méprisé et tenu pour rien par ses concitoyens de Nazareth. Dans l’indifférence générale des gens qu’il côtoyait tous les jours dans ses relations de travail, il savait, lui, qui était l’Enfant qui grandissait dans sa maisonnette, et qui était sa Mère. Et il n’aurait pas voulu échanger, pour toutes les richesses de la création, son rôle obscur de père et nourricier de la plus humble famille de la terre, pour un seul instant passé en la présence intime de Jésus et Marie.

J.-R.B.

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