L'athéisme d'État arrive au Québec sous couvert de « laïcité » - Campagne Québec-Vie
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L'athéisme d'État arrive au Québec sous couvert de « laïcité »

Le gouvernement du Québec vient de publier un rapport majeur sur la « laïcité » (titre : Pour une laïcité québécoise encore plus cohérente : bilan et perspectives, août 2025). C’est essentiellement un plan de 288 pages pour repousser encore plus la religion hors de la vie publique, avec des recommandations qui pourraient frapper directement les organismes pro-vie, pro-famille et chrétiens.

Faits saillants :

  • L’avortement est traité explicitement à plusieurs endroits. Le terme « anti-choix » (c’est-à-dire « anti-choix-de-tuer-son-enfant-à-naître », donc pro-vie) apparaît sept fois dans le document. On recommande notamment, à la page 11, de « cesser le financement » des groupes pro-vie. Il est important de préciser que Campagne Québec-Vie (nommée deux fois dans le rapport, à la page 193) n’a jamais reçu de financement de l’État, étant depuis toujours en opposition ouverte au régime pro-avortement et laïciste. Ce qui est visé ici, ce sont surtout des organismes communautaires à vocation pro-vie, tels que les centres d’aide aux femmes enceintes en difficulté ou encore les Chevaliers de Colomb, mentionnés explicitement à la page 192 du rapport.
  • Les droits de conscience religieuse auront de moins en moins de protection dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de la fonction publique. Les groupes pro-vie et chrétiens du Québec vont vraisemblablement subir de plus en plus de pressions financières et juridiques, au fur et à mesure que la religion sera poussée hors du financement public et de la visibilité sociale.
  • Interdiction élargie des symboles religieux : Au-delà des enseignants et autres figures d’autorité, on propose d’empêcher les éducateurs en garderie et en services de garde subventionnés de porter des symboles religieux visibles.
  • Fin des salles de prière : Les cégeps et les universités ne pourraient plus réserver de locaux de prière aux étudiants.
  • Contrôle municipal de la prière publique : Les villes auraient de nouveaux pouvoirs pour restreindre ou encadrer les rassemblements de prière dans les espaces publics (ex. prières de rue, veillées).
  • Durcissement des accommodements religieux : Les demandes de changements d’horaire ou d’exceptions pour motifs religieux pourraient être refusées beaucoup plus facilement.
  • Coupure de financement : Le gouvernement devrait graduellement abolir les exemptions fiscales et les subventions publiques aux organismes religieux, y compris les écoles et les œuvres de charité, à moins qu’ils se « sécularisent ».
  • Retrait du financement des écoles confessionnelles : Les écoles privées religieuses perdraient leur financement public à moins de renoncer à leur caractère religieux.

    Et le plus inquiétant, parce que ça vise nos enfants :

  • Nouveau « droit à la laïcité » : Chaque employé de l’État a le « droit » à un milieu de travail laïque — ouvrant ainsi la porte à des plaintes dès que la religion se manifeste, sous quelque forme que ce soit —   et chaque enfant aurait désormais le « droit » à une éducation laïque. Mais alors, si tout enfant au Québec a ce « droit », que se passera-t-il si ses parents sont de « terribles religieux d’extrême droite » — par exemple, de simples chrétiens pro-vie sincères ? La DPJ devra-t-elle intervenir ? Faudra-t-il surveiller les maisons pour s’assurer qu’aucun crucifix ni aucune statue de saint n’entre dans le champ visuel de ces « pauvres enfants » ? Et que dire d’une fréquentation régulière de la messe ? Si ce droit devait s’appliquer jusqu’au bout, faudrait-il conclure qu’il serait interdit d’admettre un mineur à un culte religieux, et qu’il deviendrait défendu d’initier un enfant à la foi de ses parents avant qu’il n’ait atteint « l’âge de raison » ? Poser la question, c’est déjà y répondre.

C’est rien de moins qu’une exclusion explicite de la religion et de la morale traditionnelle des institutions et des espaces publics (et, éventuellement, privés) du Québec.

À Campagne Québec-Vie, nous avions déjà sonné l’alarme il y a plusieurs mois, d’abord avec notre pétition contre l’interdiction de la prière publique au Québec (plus de 13 000 signatures), puis avec notre Lettre ouverte à JD Vance (et le rapport qui l’accompagnait) sur la répression, au Québec comme ailleurs au Canada, du discours pro-vie et chrétien. Maintenant, avec ce rapport, le gouvernement québécois met le turbo.

Oubliez les beaux mots « laïcité » ou « sécularité ». J’appelle ça désormais par son vrai nom : athéisme d’État. Toute religion, y compris le christianisme — la foi qui a fondé et nourri le Québec pendant des siècles — est désormais suspecte. Les parents qui enseignent la foi à leurs enfants sont suspects. Les écoles confessionnelles sont suspectes et ne peuvent compter sur l’État québécois.

C’est, mes amis, une persécution. Et il faut riposter.

Il y a quelques années, quand le régime québécois utilisait la covid comme prétexte pour fermer les églises (tout en laissant ouvertes les boutiques de pot et les Costco), Campagne Québec-Vie a participé à une campagne mondiale de prière contre les confinements et la fermeture des églises, que nous avons appelée localement Le Québec prie.

Aujourd’hui, c’est un autre type de confinement qui se prépare : non pas la fermeture des églises, mais le verrouillage de toute la société, en désignant la religion elle-même comme une « maladie » à bannir, et les croyants comme des « contaminés » à mettre en quarantaine.

C’est pourquoi nous relançons Le Québec prie :

Tous les mercredis à 18h, les chrétiens du Québec sont invités à se rassembler en groupes partout dans la province pour prier publiquement le chapelet. Nous ne nous laisserons pas chasser de la place publique comme des lépreux !

Pour trouver un groupe de prière près de chez vous (ils existent partout dans le monde, y compris au Canada), allez ici : https://public-rosary.org/

Enfin, il existe un groupe sur le réseau social Telegram pour le Canada : https://t.me/CanadaPrays, et pour le Québec : https://t.me/lequebecprie

Joignez-vous dès aujourd'hui à un groupe Le Québec prie pour demander l'aide du Ciel pour faire reculer l'athéisme pro-avortement d'État au Québec.


(Photo: un groupe de l'initiative "Le Quebec Prie" à Beaumont en 2022.)

Continuez à faire connaître notre pétition pour les femmes post-avortement

Le rapport sur la laïcité (athéisme d'État) démontre que le régime pro-avortement du Québec déteste que nous parlions des effets néfastes de l'avortement sur la femme, prétendant à tort que nous faisons circuler des «fausses nouvelles». N’oubliez donc pas de faire circuler notre pétition pour la reconnaissance au Québec du syndrome post-avortement, ainsi que pour la mise en place d’un programme d’aide véritable pour les femmes en souffrance. Cette blessure psychologique — bien réelle — est encore occultée par nos dirigeants et leurs médias complaisants.

👉 Signer la pétition ici
📄 Lire le rapport d’accompagnement ici

Merci de votre soutien fidèle !


Pour la Vie,


Georges Buscemi
Président

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