Campagne Québec-Vie à J.D. Vance : Conditionnez les négociations commerciales à la façon dont le Canada traite les chrétiens et les pro-vie - Campagne Québec-Vie
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Campagne Québec-Vie à J.D. Vance : Conditionnez les négociations commerciales à la façon dont le Canada traite les chrétiens et les pro-vie

 

INTRODUCTION À LA LETTRE OUVERTE ET AU RAPPORT AU VICE-PRÉSIDENT J.D. VANCE

Par Georges Buscemi, président de Campagne Québec-Vie

Alors que le Canada et les États-Unis approchent de l’échéance cruciale du 21 juillet pour conclure des négociations commerciales bilatérales, Campagne Québec-Vie — un groupe pro-vie et pro-famille du Québec, partenaire de la Coalition nationale pour la vie, un groupe national pro-vie — publie une lettre ouverte et un rapport complémentaire (voir ci-dessous) adressés au vice-président américain J.D. Vance, exhortant l’administration Trump à conditionner la future coopération commerciale avec le Canada au respect que ce dernier porte à la liberté d’expression, à la liberté de religion et au droit à l’expression pacifique des opinions pro-vie.

[Cliquez ici pour la version PDF de la lettre ouverte et du rapport complémentaire — version anglaise]

Ces derniers jours, les négociations commerciales ont été bloquées en raison des préoccupations de Washington concernant la taxe sur les services numériques proposée par le Canada et visant les grandes entreprises technologiques américaines. La récente décision du gouvernement canadien d’annuler cette taxe semble être un effort de sa part pour rouvrir les négociations et améliorer sa position auprès de la Maison-Blanche de Trump. Nous pensons que ce moment représente une opportunité — non seulement de recalibrage économique, mais aussi pour une plus grande clarté morale.

Plus tôt cette année, le vice-président Vance a lancé un avertissement sévère aux alliés des États-Unis lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, déclarant sans équivoque que les États-Unis n’étaient plus disposés à subventionner la prospérité des nations qui ne partagent pas les valeurs occidentales fondamentales. Campagne Québec-Vie le prend au mot et lui demande d’appliquer cette norme au Canada.

Notre rapport décrit en détail l’escalade de la persécution des chrétiens et des pro-vie au Québec et dans l’ensemble du Canada :

  • « Zones bulles » de 50 mètres qui criminalisent la prière pacifique et le conseil de trottoir ;
  • menace du gouvernement de révoquer le statut d’organisme de bienfaisance des organisations pro-vie et confessionnelles ;
  • monopoles et censure médiatiques financés par l’État ;
  • propositions d’interdire la prière publique ;
  • et discrimination généralisée à l’encontre des groupes religieux qui cherchent à accéder aux édifices publics ou à exprimer leurs croyances dans la vie publique.
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Il ne s’agit pas seulement d’une préoccupation nationale. Il s’agit d’une question de droits de l’homme. Le Canada se présente à l’étranger comme un modèle de démocratie libérale, mais il se montre de plus en plus intolérant à l’égard de la dissidence lorsqu’elle émane de ceux qui défendent les enseignements moraux et sociaux du christianisme traditionnel.

Notre objectif avec cette publication est simple : s’assurer que la Maison-Blanche de Trump dispose de toutes les informations nécessaires pour prendre une décision éclairée et juste sur la façon de procéder avec le Canada. Le peuple américain ne devrait pas être invité à concéder les privilèges du commerce et de la coopération à un gouvernement qui réprime les libertés mêmes pour lesquelles les États-Unis ont été fondés.

Et le gouvernement Carney, s’il souhaite obtenir un accord commercial favorable avec son partenaire le plus important au sud, doit comprendre qu’il n’est pas possible d’avoir le libre-échange tout en refusant la liberté d’expression.

Pour le bien des deux nations, et pour les innombrables citoyens canadiens qui ne peuvent plus s’exprimer ou prier librement en public, nous demandons que la liberté soit une condition au partenariat.

[Cliquez ici pour la version PDF de la lettre ouverte et du rapport complémentaire — version anglaise]


Construire une société chrétienne qui défend la foi, la famille et la personne humaine, de la conception à la mort naturelle

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Lettre ouverte au vice-président J.D. Vance

De : Georges Buscemi, président de Campagne Québec-Vie

Date : 30 juin 2025

Monsieur le vice-président,

Les propos que vous avez tenus plus tôt cette année à la Conférence de Munich sur la sécurité ont clairement montré que, sous l’administration actuelle, les États-Unis n’ignoreront pas l’érosion des libertés fondamentales, que ce soit à l’interne ou chez leurs alliés [1]. Votre position en faveur de la liberté d’expression, de la liberté religieuse et des fondements moraux et spirituels de la démocratie a inspiré beaucoup d’entre nous qui nous trouvons de plus en plus marginalisés dans notre propre pays.

Au nom de la communauté pro-vie et pro-foi du Québec, je vous écris pour attirer votre attention sur l’escalade de la suppression de la liberté de religion et du discours pro-vie au Québec et dans tout le Canada. Autrefois une nation qui défendait de nombreuses vérités fondamentales, le Canada muselle de plus en plus ceux qui défendent le caractère sacré de la vie et notre héritage chrétien commun. Au Québec — société transformée par le rejet de ses racines catholiques lors de la Révolution tranquille des années 1960 — nous faisons maintenant face à un régime qui traite ouvertement la manifestation publique de la foi et le plaidoyer en faveur de la vie comme des éléments indésirables à purger plutôt que comme des voix à entendre. La situation est devenue désastreuse.

Ces dernières années, le gouvernement du Québec a promulgué une « zone bulle » de 50 mètres autour des centres d’avortement, rendant illégal le fait de prier ou d’offrir de l’aide sur les trottoirs publics à proximité de ces centres. Les citoyens pro-vie pacifiques sont menacés de lourdes amendes s’ils brandissent simplement des pancartes portant les mots « Enceinte et inquiète ? Nous pouvons vous aider » à l’intérieur de ces zones. [2] Pendant ce temps, des manifestants militants pro-avortement — y compris des agitateurs de type antifa armés de bombes fumigènes — ont toute latitude pour intimider et attaquer les rassemblements pro-vie. [3] Le 31 mai dernier, à Québec, ce qui aurait dû être une marche pacifique pour la vie s’est transformé en une bataille de rue : des radicaux ont allumé des bombes fumigènes dans la foule de familles et de personnes âgées croyantes, et ont même menacé un hôtel local d’annuler notre banquet pro-vie en exerçant peur et intimidation. Il est troublant de constater que les autorités québécoises ont assisté, dans un silence apparemment complice, à la violation de nos droits par cette meute. [4]

Cette tendance s’étend au-delà de l’activisme de rue et s’inscrit dans la politique gouvernementale. Sous le premier ministre Justin Trudeau, les autorités fédérales ont menacé de priver les églises et les organisations caritatives pro-vie de leur statut d’organisme de bienfaisance simplement parce qu’elles défendent les enseignements bibliques sur la vie et la famille [5]. Une commission parlementaire a récemment recommandé de supprimer « l’avancement de la religion » des objectifs de bienfaisance reconnus et de cibler spécifiquement les organisations pro-vie pour leur refuser le statut d’organisme de bienfaisance. [5] Si cette recommandation était mise en œuvre, les églises, les banques alimentaires confessionnelles, des centres de grossesse et d’innombrables organismes de bienfaisance perdraient leur statut d’organisme exonéré d’impôt — une mesure qui, selon un cardinal canadien, dévasterait le tissu même de notre société civile. [6] En effet, près de 40 % des 70 000 organismes caritatifs du Canada sont religieux, et de nombreux services sociaux vitaux disparaîtraient si Ottawa procédait à cette purge. [7] Il s’agit, en vérité, d’une attaque directe contre la liberté de religion qui a caractérisé notre nation. Comme l’a fait remarquer un dirigeant pro-vie, « c’est une attaque directe contre la liberté de religion et les valeurs qui ont construit cette nation, fondée, comme le stipule notre Charte, sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu ». [8]

Les dirigeants de la province de Québec ne cachent plus leur hostilité à l’égard de la foi publique. Le premier ministre François Legault a déjà interdit les symboles religieux à de nombreux fonctionnaires sous couvert de « laïcité » (Loi 21) — une loi qui oblige les enseignants et les policiers à retirer leur croix, hijab ou kippa visible sous peine de perdre leur emploi. [9] Il se targue même de ce que cette laïcité agressive est « en continuité avec la Révolution tranquille ... c’est un principe qui nous unit comme nation au Québec ». Aujourd’hui, le gouvernement Legault envisage d’interdire purement et simplement les prières publiques partout au Québec — une mesure presque impensable. [11] Cette proposition a été lancée après quelques incidents isolés de prières islamiques dans les rues de Montréal, mais plutôt que d’y remédier raisonnablement, la province a réagi en envisageant d’interdire toutes les expressions publiques de foi. Une telle interdiction générale est alarmante et disproportionnée. Comme je l’ai dit à Rebel News, interdire la prière publique pour tout le monde au Québec à cause d’une simple perturbation est « comme tuer une mouche avec un bazooka » — cela semble être un prétexte pour chasser toute religion de la place publique. [12] Beaucoup d’entre nous soupçonnons que la véritable cible de cette politique est le christianisme lui-même. L’élite progressiste actuelle du Québec — des laïcistes qui considèrent l’Église comme leur « vraie rivale » — semble déterminée à éliminer toute influence publique de la foi qui remettrait en question son programme ultralibéral. [13]

Monsieur le Vice-président, nous vous demandons, ainsi qu’au gouvernement américain, de ne pas rester indifférents. Nous savons que vous avez prévenu vos alliés européens que les États-Unis ne fermeront pas les yeux sur l’érosion de la liberté, [14] et nous vous demandons instamment d’en faire de même avec le Canada. Les violations flagrantes à la liberté d’expression et à la liberté de religion commises par le gouvernement canadien — qu’il s’agisse de criminaliser la prière silencieuse ou de punir les organisations caritatives confessionnelles — doivent avoir des conséquences sur la scène internationale. Plus précisément, nous vous demandons d’utiliser tous les outils diplomatiques et économiques à votre disposition pour faire pression afin que ces abus cessent immédiatement. Le commerce et le partenariat avec les États-Unis ne doivent plus être un blanc-seing pour des régimes qui écrasent les libertés fondamentales.

Enfin, nous vous demandons de vous ranger aux côtés des millions de Canadiens de bonne volonté qui se battent pour récupérer les véritables principes spirituels et moraux de notre pays. À long terme, seul un changement politique mettra fin à cette persécution. Le gouvernement actuel du Québec (et ses alliés à Ottawa) a clairement indiqué que les chrétiens pro-vie ne sont pas les bienvenus en tant que participants à part entière dans notre propre société. Cela ne doit pas durer. Avec le soutien de dirigeants comme vous sur la scène internationale, nous espérons pouvoir mettre en place pacifiquement un nouveau gouvernement — un gouvernement qui reconnaît à nouveau le caractère sacré de la vie humaine, qui respecte la liberté de religion et qui soutient l’expression légitime en tant que droits. Jusqu’à ce jour, nous continuerons à résister à l’injustice par tous les moyens légaux et pacifiques. Nous demandons que vous priiez, que vous agissiez et vous vous exprimiez pour nous.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Vice-Président, l’expression de mes sentiments distingués,

Georges Buscemi
Président, Campagne Québec-Vie

Rapport : suppression de la liberté religieuse et du discours pro-vie au Québec et au Canada

Préparé pour : le Bureau du Vice-Président des États-Unis (Hon. J.D. Vance)

Préparé par : Campagne Québec-Vie (Groupe de défense pro-vie et pro-famille) Date : juin 2025

Introduction et contexte historique

L’héritage de la Révolution tranquille — le rejet des valeurs traditionnelles : le climat actuel de répression religieuse au Québec ne peut être compris sans se rappeler du changement laïque spectaculaire de la province dans les années 1960. La Révolution tranquille est une période de changement social rapide (vers 1960-1970) au cours de laquelle l’Église catholique du Québec, autrefois omniprésente, a été systématiquement privée de son influence sur la vie publique. Auparavant, l’Église dirigeait les écoles et les hôpitaux du Québec et façonnait la politique sociale ; par la suite, une élite laïque a pris les rênes. De nombreux Québécois en sont venus à considérer qu’être une société « moderne » signifiait être libéré de l’influence religieuse, et plus précisément de l’Église catholique. [15] Ce qui a commencé comme une impulsion en faveur de la modernisation et de l’adoption de programmes sociaux gérés par l’État s’est également traduit par un intense rejet de l’autorité morale et culturelle détenue auparavant par le clergé. En l’espace d’une génération, la fréquentation des églises a chuté et la religiosité manifeste a été stigmatisée dans de nombreux milieux. Aujourd’hui, les dirigeants progressistes du Québec font fièrement remonter leur laïcité à la Révolution tranquille, qu’ils considèrent comme un récit fondateur justifiant l’exclusion de la religion de la sphère publique. [16] Le premier ministre François Legault lui-même invoque la Révolution tranquille comme source d’inspiration pour les politiques strictes du Québec en matière de laïcité. [17] Ce contexte historique — ce consensus de l’élite selon lequel l’influence chrétienne traditionnelle doit être expurgée de la gouvernance et de la culture — sous-tend une grande partie de l’hostilité manifestée à l’égard des voix pro-vie et des voix chrétiennes détaillée dans ce rapport.

Au niveau national canadien, la classe dirigeante a adopté un point de vue laïciste et progressiste similaire. Depuis la seconde moitié du 20e siècle, les décisions de justice et la législature n’ont cessé d’étendre certaines idéologies (féminisme radical, normes de la révolution sexuelle, etc.) en tant que « valeurs canadiennes » dominantes, souvent au détriment direct des points de vue chrétiens orthodoxes ou traditionnels. La Charte des droits et libertés (1982) consacre la liberté de religion et d’expression, et reconnaît même la « suprématie de Dieu » dans son préambule, [18] mais dans la pratique, les élites politiques canadiennes ont souvent traité la morale biblique et la dissidence ouverte sur des questions telles que l’avortement comme des obstacles à surmonter sur la voie d’une société plus « progressiste ». Cela n’est nulle part plus évident qu’au Québec, où les politiques laïques et le consensus culturel du parti unique ont rendu de plus en plus difficile — et même dangereux — l’expression d’opinions pro-vie ou fondées sur la foi. Les sections suivantes documentent l’état actuel de la suppression de ces libertés, avec des preuves et des exemples, depuis les lois restrictives jusqu’à l’hostilité publique, illustrant une tendance qui inquiète gravement les défenseurs de la vie et de la famille, ainsi que tous ceux qui se tiennent des principes moraux et spirituels.

Zones bulles : lois criminalisant l’expression pro-vie

L’un des exemples les plus clairs de suppression institutionnelle est l’établissement de ce que l’on appelle des « zones bulles » (ou « zones d’accès sécuritaire ») autour des établissements pratiquant l’avortement. Au Québec, l’article 16.1 de la Loi sur les services de santé et les services sociaux (promulguée en 2016) a créé une zone d’exclusion d’un rayon de 50 mètres autour de tout lieu où l’avortement est pratiqué. [19] Dans ce rayon d’environ un demi-terrain de football, toute forme de manifestation ou de conseil contre l’avortement est interdite par la loi, sous peine d’amendes sévères. [20] Les activités pacifiques en faveur de la vie — même prier silencieusement, tenir une pancarte ou offrir de la documentation — sont illégales dans ces zones. L’intention, comme l’ont déclaré les législateurs, était d’empêcher les femmes souhaitant avorter d’être « dissuadées » ou « condamnées » par les manifestants. [21] Dans la pratique, la loi a effectivement criminalisé les activités pro-vie ordinaires sur les trottoirs publics. Par exemple, des membres de Campagne Québec-Vie qui se tiendraient près d’une clinique de Montréal avec des pancartes portant un message tel qu’« Enceinte et inquiète ? Nous pouvons vous aider » ou « Priez pour la fin de l’avortement » — des messages d’espoir et de prière — seraient passibles de contraventions et d’amendes allant jusqu’à 2 500 $ pour les individus ou 5 000 $ pour les organisations en vertu de cette loi. [22]

L’effet dissuasif sur la liberté d’expression est évident. Les espaces publics, en particulier les trottoirs, ont traditionnellement été « des lieux essentiels pour l’expression publique, même si les messages partagés peuvent être inconfortables ou impopulaires », comme l’ont fait valoir les plaignants contestant cette loi devant le tribunal. [23] Pourtant, selon la loi québécoise, un individu isolé priant simplement en silence à moins de 50 mètres d’un centre d’avortement est considéré comme faisant une infraction provinciale. Cette restriction sert les intérêts privés des fournisseurs d’avortements au détriment de la liberté d’expression, de réunion et de religion garantie par la Charte canadienne des droits et libertés. Rien ne prouve que les conseillers de trottoir pacifiques — qui se contentent souvent d’offrir un soutien et d’autres solutions — constituent une menace pour la sécurité ou le bien-être. Néanmoins, la province a choisi de « limiter grossièrement » l’un des côtés d’un débat public controversé en délimitant de vastes zones dans les rues citadines où seul le point de vue favorable à l’avortement peut être exprimé. Campagne Québec-Vie et des alliés (le Dr Roseline L. Caron et M. Brian Jenkins) ont lancé une contestation juridique de cette loi, arguant qu’elle échoue au test de proportionnalité et qu’elle viole à la fois la Charte canadienne et la Charte québécoise. En novembre 2024, cette cause a finalement été entendue par la Cour supérieure du Québec après des années de retard, et les défenseurs de la vie ont demandé de toute urgence au système judiciaire de rétablir leur droit de témoigner pacifiquement en faveur de la vie sur la place publique.

Il convient de noter que de telles lois sur les « zones bulles » s’inscrivent dans une tendance plus large au Canada : d’autres provinces (par exemple, l’Ontario et la Colombie-Britannique) ont des lois similaires interdisant la présence des pro-vie à proximité des établissements pratiquant l’avortement. [24] Cependant, l’application de la loi au Québec est l’une des plus sévères et des plus inflexibles. Il n’y a pas d’exemption pour la prière silencieuse ou les conseils non obstructifs — toute présence pro-vie est catégoriquement interdite. Cette censure unilatérale contraste fortement avec le traitement réservé à d’autres causes. Les manifestants écologistes, les piquets de grève syndicaux ou d’autres manifestants bénéficient souvent de l’indulgence de la police et même de la sympathie du public lorsqu’ils occupent l’espace public. En revanche, une grand-mère priant le rosaire devant un établissement pratiquant l’avortement est considérée comme passible d’une sanction au Québec. Ce double standard envoie un message sans équivoque : certaines croyances (pro-vie, religieuses) sont officiellement indésirables dans l’espace public québécois. La loi sur les zones bulles constitue donc la première méthode de suppression, créant des zones géographiques d’exception où les libertés garanties par la Charte ne s’appliquent tout simplement pas à un groupe ciblé. Ceci prépare le terrain pour une marginalisation plus poussée, détaillée dans les sections qui suivent.

Perturbations violentes et manœuvres d’intimidation contre des événements pro-vie

Au-delà des interdictions légales, les communautés pro-vie et chrétiennes du Québec font de plus en plus face à de l’intimidation collective et à des perturbations perpétrées par des groupuscules non réprimés — lesquels semblent parfois tacitement approuvés — par les autorités. Un exemple frappant s’est produit le 31 mai 2025, lors de la deuxième grande marche annuelle pour la vie à Québec. Ce qui aurait dû être un rassemblement pacifique de familles, d’étudiants et de clercs a dégénéré en chaos en raison des attaques orchestrées par des centaines de contre-manifestants pro-avortement, dont des membres du réseau violent d’extrême gauche connu sous le nom d’Antifa. [25]

Selon des témoins oculaires et les médias, des contre-manifestants militants ont infiltré et encerclé les marcheurs pro-vie, équipés d’appareils à bruit de fabrique industrielle, de klaxons et de bombes fumigènes. [26] Les contre-manifestants — dont beaucoup étaient tout habillés de noir et avaient le visage couvert — ont attendu le moment où la foule pro-vie a commencé à prier pour lancer leur assaut. Ils ont allumé des bombes fumigènes qui ont rempli l’air d’une fumée âcre de couleur vert-gris, obligeant les manifestants pacifiques à envoyer au loin les bombes fumigènes pour pouvoir respirer. Ils ont fait retentir des sirènes et tapé sur des objets métalliques pour étouffer les discours et les prières, tout en proférant des insultes obscènes et en bloquant l’itinéraire de la marche à plusieurs reprises. Georges Buscemi, président de Campagne Québec-Vie (l’un des organisateurs de la marche), a déclaré que « ce n’était pas du tout une marche — c’était une bataille de rue ». Les participants pro-vie, au nombre de 500 à 600, se sont retrouvés face à une foule tout aussi nombreuse, voire plus nombreuse encore (600 à 700 contre-manifestants selon les estimations), déterminée à les empêcher de marcher pacifiquement dans la ville. Le niveau de coordination suggérait que certains activistes s’étaient même fait passer pour des pro-vie avant l’événement pour se préparer à l’embuscade. [27]

Le plus troublant est peut-être que les autorités locales ne sont pas intervenues de manière adéquate pour protéger les manifestants. Malgré la présence de la police, les manifestants ont réussi à arrêter la progression de la marche à plusieurs reprises et même à faire pression sur des lieux privés pour qu’ils annulent des événements pro-vie. En fait, la veille de la marche, le banquet prévu par les organisateurs à l’hôtel Delta de Québec a été brusquement annulé après que l’hôtel ait reçu des pressions et des menaces réelles de la part de militants pro-avortement. [28] La direction de l’hôtel, intimidée par le potentiel danger, a fermé ses portes au dîner pro-vie. Cette tactique consistant à utiliser des menaces pour priver les pro-vie d’un lieu de réunion a été accueillie par le silence des autorités municipales. M. Buscemi a décrié « le silence complice des autorités » face à une telle intimidation, le qualifiant de « honteux ». [29] Dans une société libre, il est du devoir de la police et du gouvernement de s’assurer que les citoyens peuvent exercer leurs droits de se réunir et de s’exprimer sans crainte de violence. Pourtant, au Québec, il semble que lorsque le discours en question est pro-vie ou chrétien, ce devoir est honteusement négligé. Le résultat est un veto de la foule : les activistes radicaux savent maintenant qu’ils peuvent faire annuler des événements pro-vie par la simple menace, que le gouvernement ne les condamnera pas fermement et ne protégera pas les victimes.

Il ne s’agit pas d’un incident isolé. Des schémas similaires de harcèlement et de violence contre les défenseurs de la vie ont été remarqués ailleurs au Canada, souvent avec des conséquences juridiques minimes pour leurs auteurs. Par exemple, un cas notoire est survenu en 2018, un militant féministe de Toronto a donné un grand coup de pied à une femme pro-vie pacifique devant caméra ; il a été inculpé par la suite, mais des cas aussi clairs sont rares pour ce qui est des poursuites judiciaires. Plus couramment, les clubs d’étudiants pro-vie sur les campus universitaires font face à des chahuts menés par des groupes hostiles, et les manifestations de prière de la Chaîne de la Vie sont chahutées et menacées sous le regard passif de la police. La « bataille de rue » de la ville de Québec est simplement l’exemple récent le plus flagrant. L’image des bombes fumigènes déployées contre des personnes rassemblées pacifiquement — dans la capitale d’une province de ce pays du G7 — est emblématique d’un effondrement social plus profond. Les dirigeants politiques n’ont pas dénoncé de manière significative ces actes de violence contre la vie. Au contraire, certains signes indiquent que certains responsables politiques sympathisent avec les objectifs des agresseurs (si ce n’est avec leurs tactiques), ce qui peut expliquer la tiédeur de leur réaction. Cette abdication de responsabilité crée un climat d’impunité de facto pour ce qui ne peut être décrit que comme des tactiques de « chemises brunes » contre les croyants.

En résumé, alors que les discours pro-vie sont de plus en plus restreints par la loi (comme le montrent les zones bulles), les rassemblements légalement autorisés sont vulnérables aux perturbations militantes. Les manquements du gouvernement à garantir l’ordre public et à protéger les minorités ciblées (dans ce cas, les citoyens religieux pro-vie) soulèvent de graves préoccupations au regard des normes internationales en matière de droits humains. La liberté de réunion et la liberté de religion sont vides de sens si l’État ne protège pas les rassemblements pacifiques contre la violence collective. L’inaction du gouvernement québécois — ou pire, son approbation tacite — face aux milices de type antifas qui bafouent les droits des manifestants pro-vie est un signe inquiétant de l’érosion de l’engagement du Canada envers les droits positifs fondamentaux. Cela envoie un message clair aux chrétiens pro-vie : vous pouvez vous exprimer, mais à vos risques et périls, et les autorités peuvent fermer les yeux sur tout préjudice qui vous sera causé.

Le gouvernement cible les organisations pro-vie et confessionnelles

L’hostilité envers les mouvements pro-vie et chrétiens au Canada ne se limite pas aux radicaux dans la rue. Elle s’étend jusqu’aux couloirs du pouvoir, notamment par l’effort visant à utiliser le pouvoir financier et réglementaire pour punir les organisations qui s’écartent de l’orthodoxie progressiste. Un exemple flagrant est la menace actuelle de révocation du statut d’organisme de bienfaisance des organisations religieuses et pro-vie. Au Canada, le statut d’organisme de bienfaisance permet aux donateurs de recevoir des reçus d’impôt et est essentiel à la survie financière de nombreuses églises, écoles religieuses et organisations à but non lucratif. Traditionnellement, la promotion de la religion est reconnue comme un objectif caritatif (un principe hérité de plusieurs siècles de droit coutumier). Cependant, ces dernières années, les militants et les politiciens libéraux ont considéré cela comme une faille qui profite aux groupes ayant des opinions « dépassées ».

À la fin de l’année 2021, le Parti libéral du premier ministre Trudeau a explicitement fait campagne en promettant de refuser le statut d’organisme de bienfaisance aux organisations pro-vie, y compris aux centres d’aide aux femmes enceintes en situation de crise. En 2022-2023, ce programme a pris de l’élan au Parlement. Au début de l’année 2025, le Comité des finances de la Chambre des communes, composé majoritairement de libéraux, a publié les recommandations n° 429 et n° 430 dans son rapport prébudgétaire, demandant que le gouvernement : (1) « Cesse d’accorder le statut d’organisme de bienfaisance aux organisations anti‑avortement », et (2) modifie la Loi de l’impôt sur le revenu afin de supprimer « la promotion de la religion » comme objectif caritatif. [30] En termes plus clairs, le Comité des finances a demandé au gouvernement de retirer leur statut d’exonération fiscale aux églises, synagogues, temples, mosquées et organisations caritatives religieuses, et d’exclure spécifiquement toute entité pro-vie. Cette recommandation extrême n’émanait pas d’activistes marginaux, mais d’un comité fédéral qui reflète ostensiblement la volonté du parti au pouvoir.

Les conséquences de l’adoption de ces mesures sont stupéfiantes. Il existe environ 32 000 organismes de bienfaisance confessionnels au Canada, soit environ 40 % de tous les organismes de bienfaisance enregistrés [31]. Ils gèrent non seulement des lieux de culte, mais aussi des soupes populaires, des refuges pour sans-abri, des hôpitaux, des écoles et des missions d’aide internationale. La révocation de leur statut d’organisme de bienfaisance « anéantirait », selon une analyse, les bonnes œuvres de ces communautés confessionnelles. [32] Les églises pourraient être contraintes de fermer ou de vendre leurs biens immobiliers, car l’Agence du revenu du Canada (ARC) prendrait des mesures pour les imposer ou saisir leurs actifs. Les dons chuteraient, car les fidèles ne pourraient plus bénéficier de déductions d’impôt, ce qui aurait un impact direct sur les banques alimentaires, les programmes de désintoxication et les programmes d’aide à la jeunesse qui dépendent du soutien des églises. [33] Les centres de grossesse pro-vie, qui fournissent aux femmes vulnérables des conseils, des couches et une aide pratique, seraient ruinés financièrement ou contraints de fermer. En bref, tout un écosystème de services caritatifs, dont la plupart servent tous les Canadiens, quelle que soit leur confession, serait dévasté. Il ne s’agit pas d’une exagération : même les évêques catholiques du Canada et l’Evangelical Fellowship of Canada ont tiré la sonnette d’alarme, soulignant que cette proposition aurait un « impact dévastateur » sur la société et enverrait un « message de division » selon lequel les personnes croyantes sont des citoyens de seconde zone. [34]

Il est important de souligner à quel point une telle mesure serait sans précédent dans une démocratie occidentale. À notre connaissance, aucune autre démocratie occidentale n’a de politique visant explicitement à retirer le statut d’organisme de bienfaisance aux églises ou aux organismes de bienfaisance religieux simplement parce qu’ils sont religieux. Le gouvernement canadien déclarerait ainsi que la promotion de la religion — même avec tous les avantages publics que cela comporte — n’est pas dans « l’intérêt public » du Canada. Cela trahit un profond parti pris en faveur de la laïcité : l’hypothèse selon laquelle l’humanisme laïc est neutre et préférable, et que la foi est quelque chose d’intrinsèquement suspect. La British Columbia Humanist Association (BCHA), un groupe militant athée, a ouvertement fait pression en faveur de la recommandation 430, arguant que la reconnaissance de l’intérêt public à la religion « viole le devoir de neutralité religieuse de l’État ». [35] Selon eux, et apparemment selon le comité, l’existence même des organismes de bienfaisance religieux est un affront à la « neutralité » laïque. Cette logique tordue ignore le fait que la Charte canadienne déclare explicitement la « suprématie de Dieu » et la liberté de religion.

Dans le même temps, en ciblant spécialement les groupes « anti-avortement » dans la recommandation 429, le comité a révélé son intention punitive : celle-ci vise clairement les organisations pro-vie. Cela s’inscrit dans une tendance : sous la direction de Trudeau, les opinions pro-vie ont été systématiquement marginalisées. (Par exemple, l’attestation dans le programme d’Emplois d’été Canada 2018 contraignait les candidats à adhérer à l’idéologie pro-avortement pour recevoir des subventions, ce qui a déclenché une controverse nationale [36]). Aujourd’hui, avec le statut d’organisme de bienfaisance, le gouvernement prend à nouveau pour cible ceux qui refusent de se plier à la culture de la mort.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, le gouvernement libéral (aujourd’hui dirigé par le premier ministre Mark Carney) n’a pas officiellement mis en œuvre les recommandations du comité des finances. Cependant, le simple fait qu’elles aient été publiées en tant qu’avis officiel fait froid dans le dos. Les églises du Canada sont informées que leur mission principale — la proclamation de la foi — est considérée avec suffisamment de mépris pour que les décideurs politiques envisagent d’annuler leur statut d’organisme de bienfaisance. Les organisations caritatives pro-vie savent qu’à tout moment, un audit de l’agence du revenu ou un décret ministériel peut les priver de leurs moyens de subsistance, simplement en raison de leurs convictions. Cette épée de Damoclès est source d’autocensure et d’incertitude : certains groupes religieux peuvent tempérer leurs enseignements ou éviter les activités pro-vie simplement pour éviter les représailles politiques. Ainsi, la menace de retrait du statut d’organisme de bienfaisance réalise déjà ce qu’un débat ouvert n’a pas pu faire, à savoir réduire au silence le discours moral par le biais de la coercition financière.

En conclusion, la campagne visant à révoquer le statut d’organisme de bienfaisance des organisations religieuses et pro-vie illustre la manière dont le régime progressiste canadien utilise des armes bureaucratiques et financières pour éradiquer ses opposants idéologiques. Il s’agit d’une attaque contre la société civile. Comme l’a bien résumé un commentateur, « il ne s’agit pas seulement d’une proposition banale — c’est une attaque directe contre la liberté de religion et les valeurs qui ont construit cette nation ». [37] Si ces mesures étaient adoptées, les dommages causés au tissu social et à la réputation internationale du Canada seraient incalculables. Elles enverraient le message que les communautés religieuses ne sont pas les bienvenues dans la vie publique du Canada — un message qui devrait alarmer tous ceux qui chérissent la vraie liberté.

Monopole des médias subventionnés par l’État et censure de la dissidence

Une forme plus subtile, mais non moins importante, de suppression est le contrôle de la communication des médias de masse par le biais d’importantes subventions gouvernementales et d’un contrôle idéologique. Au Canada, les médias grand public — journaux, chaînes de télévision et informations en ligne — bénéficient d’un soutien financier massif de la part du gouvernement fédéral. Officiellement mises en place pour soutenir un journalisme en difficulté, ces subventions ont eu pour effet de créer un paysage médiatique fidèle à l’agenda du gouvernement, marginalisant les perspectives pro-vie et pro-foi.

Le programme de subventions aux médias du gouvernement Trudeau a commencé pour de bon avec un plan de sauvetage des médias de 595 millions de dollars annoncé en 2019. [38] Ce plan prévoyait du crédit d’impôt et du financement pour certains organismes de presse considérés comme fournissant un journalisme « fiable ». À l’époque, maints critiques ont averti que l’injection de fonds publics dans la presse compromettrait son indépendance — et en effet, depuis lors, de nombreux grands médias canadiens ont affiché un penchant manifeste pour les points de vue libéraux et « progressistes ». En plus de ce sauvetage, le gouvernement n’a cessé d’augmenter le financement des médias. Avant les élections de 2025, les libéraux ont annoncé de nouvelles augmentations des subventions accordées aux médias, qui devraient coûter aux contribuables 129 millions de dollars supplémentaires sur cinq ans. [39] Il est choquant de constater qu’avec ces mécanismes, on estime qu’environ la moitié des salaires de nombreux journalistes est désormais payée par le gouvernement fédéral. Le radiodiffuseur public, CBC/Radio-Canada, reçoit à lui seul environ 1,2 milliard de dollars par an des fonds publics. Ce niveau de subvention est extraordinaire dans le monde libre et a conduit les observateurs à qualifier les médias canadiens de « bras de propagande » du parti au pouvoir. [40]

Les journalistes canadiens eux-mêmes ont commencé à parler de ce problème. Lors d’un témoignage devant une commission parlementaire au début de l’année 2024, des journalistes chevronnés ont reconnu que les subventions du gouvernement Trudeau avaient gravement porté atteinte à la crédibilité des médias canadiens. [41] John Gormley, ancien député et figure médiatique, a fait remarquer que « faire pression pour obtenir de l’argent du gouvernement et l’accepter ne contribue guère à renforcer la confiance dans l’indépendance ou la fiabilité [des médias] ». [42] Un autre commentateur, Tara Henley (ancienne productrice à la CBC), a fait valoir que les subventions créent un « environnement dans lequel des segments du public croient que les médias ont été achetés ». [43] Sans surprise, la confiance dans les grands médias s’est effondrée — les sondages montrent que seulement 18 % des Canadiens font confiance aux grands médias. [44] De nombreux Canadiens se sont tournés vers les médias alternatifs (comme Rebel News, True North/Juno News, LifeSiteNews, etc.) pour trouver des points de vue qu’ils considèrent plus justes. Cependant, ces médias n’ont souvent pas la portée et les ressources des géants fortement subventionnés. En outre, le gouvernement a cherché à réglementer l’internet (comme les lois controversées C-18 et C-11, et le projet de loi sur les « préjudices en ligne »), menaçant d’étouffer les voix alternatives en ligne sous prétexte de lutter contre la « désinformation ». En fait, le pouvoir de l’État est utilisé à la fois pour amplifier son discours et pour saper ou bloquer les voix contraires.

Pour les groupes pro-vie et chrétiens, cette dynamique médiatique signifie qu’il est extrêmement difficile d’obtenir une couverture équitable ou d’alerter le grand public sur leur situation. Lorsque, par exemple, un événement organisé par un ministère chrétien a été interdit par le gouvernement du Québec (un incident que nous détaillons dans la section suivante), aucun des principaux réseaux médiatiques n’a consacré de ressources d’investigation à la remise en question de la décision du gouvernement. Lorsque des églises sont vandalisées ou incendiées (plus de 100 églises au Canada ont été vandalisées ou incendiées en 2021-2022 lors d’une vague de crimes), les médias ont très discrètement réagi ou ont rationalisé l’affaire. L’asymétrie aggrave la marginalisation : non seulement les chrétiens pro-vie sont la cible de lois et de violences, mais leur version des faits peine à être entendue dans l’arène publique. Au lieu de cela, un chœur de voix médiatiques bien financées reprend constamment les propos du gouvernement — que le Québec et le Canada vont courageusement de l’avant en supprimant la « haine » et la « désinformation », et que ceux qui s’y opposent (c.-à-d. nous) ne sont que des reliques d’une époque moins éclairée, au mieux à ignorer, au pire à condamner.

En résumé, le paysage médiatique canadien — irrigué par le financement public — est devenu une chambre d’écho qui amplifie les valeurs progressistes laïcistes et étouffe l’expression des points de vue pro-vie et pro-foi. Il ne s’agit pas du libre marché des idées des démocraties modernes. Il s’agit d’un terrain de jeu « progressiste » où l’une des équipes possède également l’arbitre. Même si ce n’est pas aussi ouvertement coercitif qu’une loi ou une action policière, cette domination des médias a un effet profond : l’opinion publique est façonnée de manière à être moins tolérante à l’égard des points de vue religieux et pro-vie, créant ainsi un terrain fertile pour les lois et les politiques punitives décrites ailleurs dans le présent rapport. Sans un accès égal à la diffusion de notre message, les Canadiens pro-vie et chrétiens se battent avec une main attachée dans le dos. Les États-Unis et les autres défenseurs de la liberté d’expression devraient prendre note du fait que l’engagement du Canada en faveur des valeurs occidentales a été compromis par un complexe médiatico-étatique qui ne tolère guère d’opposition. L’intégrité de tout futur commerce ou coopération doit tenir compte de cette réalité : si l’on veut avoir accès aux marchés américains, il faut respecter les libertés fondamentales qui ont permis de construire ces marchés en premier lieu. [45]

Interdiction de la prière publique et laïcité antireligieuse

L’animosité envers la foi publique au Québec n’est peut-être nulle part plus évidente que dans les récentes mesures visant à interdire la prière dans les espaces publics. Cette proposition choquante va au-delà de la réglementation des manifestations particulières et équivaut à une suppression générale de l’expression religieuse. À la fin de l’année 2024, le premier ministre du Québec, François Legault, et les membres de son gouvernement ont commencé à évoquer l’idée d’interdire la « prière » dans tout espace public, après une controverse mineure concernant un groupe de musulmans qui avaient organisé des prières dans une rue de la ville. Plutôt que de s’en tenir aux troubles de l’ordre public, M. Legault semble avoir vu une occasion de pousser l’agenda laïciste à l’extrême : une interdiction de facto à tous les groupes religieux de prier en dehors des lieux privés. [46]

La proposition a été accueillie avec inquiétude par une coalition d’organisations religieuses et de défense des libertés civiles. Une pétition lancée par Campagne Québec-Vie et soutenue par CitizenGO, entre autres, a recueilli plus de 13 000 signatures contre l’interdiction de la prière et a été remise à l’Assemblée nationale à Québec [47] Lors d’une conférence de presse en mai 2025, Georges Buscemi de Campagne Québec-Vie a pris la parole aux côtés d’autres représentants chrétiens pour dénoncer le projet. [48] Il a souligné que l’interdiction de la prière publique est une atteinte scandaleuse à la liberté de religion, totalement disproportionnée par rapport à la question soulevée. [48] Legault avait cité quelques cas de prières musulmanes près de la basilique Notre-Dame de Montréal pour se justifier. Mais comme cela est noté plus haut, « c’est un problème centré sur Montréal ... résoudre ce problème en interdisant la prière publique pour tout le monde, partout au Québec, je trouve ça ridicule ». M. Buscemi a fait remarquer que c’était « comme tuer une mouche avec un bazooka ». La seule explication plausible d’une telle surréaction, à notre avis, est que des éléments au sein du gouvernement du Québec ont vu un prétexte commode pour faire avancer leur objectif de longue date d’effacer la religion de la place publique.

Nos soupçons sont étayés par la rhétorique des autorités québécoises. Les ministres du gouvernement caquiste de Legault ont explicitement formulé la question non pas comme une simple réponse à un comportement perturbateur, mais comme garantie d’une laïcité absolue dans l’espace public. Le premier ministre du Québec a été cité en ces termes : « Nous ne voulons pas voir de prières dans les rues ». [49] Le premier ministre du Québec (l’équivalent d’un gouverneur) a même déclaré qu’en privé chacun pouvait faire ce qu’il voulait, mais que les gens d’aujourd’hui « en avaient un peu marre [de voir ça] ». [50] Ces déclarations à portée générale traduisent un mépris saisissant pour toute manifestation publique de foi - qu’elle soit chrétienne, musulmane ou autre. C’est traiter la prière elle-même comme quelque chose d’obscène ou de dangereux dont les citoyens doivent être « protégés ». Il s’agit là d’une rupture radicale avec les normes occidentales contemporaines, où la liberté de religion inclut la liberté de pratiquer son culte individuellement ou collectivement, en privé ou en public. En effet, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), dont le Canada fait partie, garantit la liberté de pratiquer et de manifester sa religion, « en public ou en privé ». La proposition du Québec viole clairement ces engagements.

D’un point de vue chrétien, la menace de l’interdiction de la prière est profondément effrayante. Dans les décennies passées, on pouvait difficilement imaginer que réciter le Notre Père sur un trottoir de la ville ou dire ses grâces dans un parc public puisse être interdit. Pourtant, c’est la trajectoire sur laquelle se trouve le Québec. L’interdiction n’était pas entrée en vigueur à la mi-2025 (elle a été mise en place en décembre 2024, dans l’attente d’une éventuelle action législative), mais déjà en avril 2023, le ministre de l’Éducation du Québec a émis un règlement interdisant toute forme de prière dans les écoles publiques, ordonnant de s’assurer « qu’aucun lieu n’est utilisé, en fait et en apparence, à des fins de pratiques religieuses telles que des prières manifestes ou d’autres pratiques similaires ». [51] On ne le dira jamais assez, cela va bien au-delà de la neutralité. Ce n’est pas l’état qui est neutre envers la religion ; c’est l’état qui supprime et exclut activement la religion. Comme l’a expliqué Buscemi à la presse (ci-dessus), « la véritable cible est ... l’influence publique de la religion en général, et celle du christianisme en particulier, qu’ils essaient d’éliminer. » [52] La réaction excessive du gouvernement québécois à quelques prières islamiques suggère que ceux qui font partie de communautés croyantes sont considérés comme un outil politique — ou une menace — plutôt que comme des citoyens. Le gouvernement de Legault savait qu’un certain segment de la population en avait « marre » de voir les prières islamiques, et ils ont donc saisi ce sentiment pour proposer une interdiction générale qui éliminerait aussi commodément, par exemple, les processions chrétiennes, les messes en plein air ou les veillées de prière. C’est la laïcité utilisée comme une arme, prenant prétexte d’un problème avec une foi minoritaire pour réprimer la foi majoritaire que les élites abhorrent vraiment.

La résistance des communautés religieuses a été forte, et pas seulement de la part des chrétiens. Si tout se passe bien, cette idée mal conçue mourra sur la planche à dessin. Mais le simple fait qu’elle ait été sérieusement envisagée, et qu’elle ait attiré le soutien populaire, prouve à quel point le sentiment antireligieux a été normalisé dans la gouvernance québécoise. Ceci s’aligne avec les autres mesures de laïcité de la province, comme la Loi 21, mentionnée plus tôt. La Loi 21 (adopté en 2019) est officiellement intitulée « Loi sur la laïcité de l’État ». Elle interdit à de nombreuses catégories d’employés du secteur public — les enseignants, les policiers, les juges, les procureurs et même certains travailleurs de la santé — de porter tout symbole ou vêtement religieux pendant leur service. [53] Cela inclut non seulement des symboles évidents comme le hijab ou le turban, mais aussi, explicitement, une petite croix chrétienne portée au cou. [54] La loi a mené à des situations comme celle d’une enseignante de 3e année à Chelsea, au Québec, qui a été retirée de sa classe en 2021 parce qu’elle portait un hijab — un incident qui a fait les manchettes internationales et souligné le coût humain de telles politiques. [55] La Loi 21 était tellement vaste que même des observateurs laïcistes ont remarqué qu’elle empiétait sur les libertés individuelles ; pourtant, le Québec l’a protégée des contestations judiciaires en invoquant la disposition dérogatoire (article 33 de la Charte canadienne) pour faire obstacle aux revendications de liberté religieuse et d’égalité. [56] En avril 2021, un juge de la Cour supérieure a reconnu les préjudices causés par la loi (exemptant même les écoles anglophones), mais la Cour d’appel du Québec en 2024 a annulé cette exemption, appliquant pleinement l’interdiction dans toute la province. [57] Legault a déclaré triomphalement que la cour avait « confirmé le droit du Québec » de prendre de telles décisions, car « la laïcité est un choix collectif ... en continuation avec la Révolution tranquille ». [58] En fait, les dirigeants du Québec ont soutenu que, parce que la majorité (prétendument) ne veut pas de manifestation du religieux en public, les droits fondamentaux des minorités ou des individus croyants peuvent être supprimés.

Cette philosophie — selon laquelle la religion doit être reléguée entièrement à la sphère privée — est en contradiction directe avec la compréhension américaine et même universelle de la liberté de religion. Elle rappelle davantage la laïcité de la France révolutionnaire ou même l’approche de certains régimes communistes que celle d’une société nord-américaine du XXIe siècle. L’idée d’interdire la prière est la dernière étape logique : d’abord, ils ont interdit les symboles religieux sur les fonctionnaires ; maintenant, ils interdiraient complètement les actes religieux dans l’espace public. Pour les croyants, cela semble être une menace existentielle — une tentative d’éliminer l’idée même de Dieu de notre vie publique commune, de museler les croyants à moins qu’ils ne restent cachés dans leurs églises et leurs maisons. C’est une forme profonde de discrimination, traitant les citoyens croyants comme les seuls indésirables à l’agora. On peut ouvertement faire de la politique, faire des affaires ou même être obscène en public au Québec — mais non pas prier.

En conclusion, le flirt du Québec avec l’interdiction de la prière publique et la rigidité avec laquelle il applique la laïcité (comme la Loi 21) servent de signal d’alarme. Ces dispositions révèlent que le gouvernement du Québec considère la liberté religieuse non pas comme une liberté à défendre, mais comme un obstacle à gérer ou à éliminer. De telles mesures constituent une violation flagrante des engagements internationaux et de l’esprit constitutionnel du Canada, même si elles sont protégées par des subtilités juridiques. Cela crée également un précédent : si un gouvernement occidental peut interdire la prière et les symboles religieux et s’en tirer à bon compte, d’autres pourraient être encouragés à suivre cet exemple. Pour notre part, nous continuons à lutter contre ces politiques par le biais de pétitions, d’actions en justice et de la sensibilisation de l’opinion internationale. Nous implorons les alliés comme les États-Unis de prendre note et de traiter ces développements avec la gravité qu’ils méritent — comme des signaux d’alarme d’une démocratie qui dérive vers le despotisme antireligieux.

Exclusion des groupes confessionnels des lieux et services publics

Une autre manifestation du préjugé antireligieux au Québec (et plus largement au Canada) a été l’exclusion des églises et des groupes confessionnels des lieux publics et de la participation égale à la vie civique. Ces dernières années, il y a eu de nombreux cas où des organisations chrétiennes ont été empêchées de louer des espaces publics, privées de partenariats ou autrement discriminées en raison de leurs croyances pro-vie ou traditionnelles. Ces incidents soulignent que la suppression ne vient pas seulement via les lois et la foule, mais aussi via le refus de la coopération civique standard que d’autres groupes tiennent pour acquis. Nous documentons un cas particulièrement flagrant ici, ainsi que ses implications plus larges.

Un ministère chrétien basé en Colombie-Britannique nommé Harvest Ministries International avait planifié pour l’été 2023 un événement majeur à Québec appelé le « Rassemblement foi, feu et liberté ». Ce rassemblement de 10 jours devait présenter des services d’adoration, de prières, de musique et de messages de réveil spirituel, visant à élever les croyants de toutes les dénominations. Le contenu était largement chrétien ; rien dans le programme ne mentionnait explicitement l’avortement ou la politique — l’événement n’était pas prévu comme étant typiquement pro-vie en lui-même. [59] Les organisateurs ont légalement réservé le Centre des congrès de Québec du 23 juin au 2 juillet 2023 et ont signé un contrat de location. Cependant, alors que la date approchait, les dirigeants québécois ont pris conscience que Harvest Ministries et certains de ses intervenants étaient ouvertement pro-vie dans leurs convictions personnelles. Ce qui s’est passé ensuite est aberrant : le 1er juin 2023, le ministre du Tourisme du Québec, Caroline Proulx, a sommairement ordonné au Centre des congrès d’annuler le contrat de l’événement chrétien. [60] Par décret ministériel, l’accord a été annulé sans aucune violation de la part des organisateurs, uniquement parce que le gouvernement supposait que l’événement pouvait inclure des messages ou des points de vue pro-vie.

Le ministre Proulx a justifié cette ingérence en déclarant que le rassemblement chrétien était « contre les principes fondamentaux du Québec ». [61] Dans une déclaration publique, elle et le ministre de la Condition féminine, Martine Biron, ont souligné : « Notre gouvernement est résolument pro-choix. [...] Je suis tout à fait pour la liberté d’expression, mais au gouvernement, nous avons des principes et nous avons décidé d’être cohérents. » [62] En d’autres termes, parce que le gouvernement du Québec est officiellement pro-avortement (« pro-choix »), il refuse à un groupe religieux l’accès à un lieu public sur la simple suspicion que les valeurs pro-vie pourraient être discutées. Le premier ministre Legault a lui-même pris la parole pour appuyer l’interdiction, déclarant : « On n’ira pas permettre à des groupes antiavortement de pouvoir faire des grands spectacles dans des organismes publics. » [63] Cette citation vaut la peine d’être relue : le chef du gouvernement du Québec a ouvertement admis que sa politique est d’interdire les rassemblements pro-vie ou religieux dans les lieux publics. Il n’y avait pas ici de prétention d’« application neutre de la loi » — c’était un test idéologique cru.

Comme prévu, Harvest Ministries a été contraint d’annuler son événement, entraînant des pertes et de la déception pour les 1200 participants attendus quotidiennement. [64] Avec l’aide du Centre de justice pour les libertés constitutionnelles (JCCF), ils ont intenté un procès contre le gouvernement du Québec et le Centre des congrès pour rupture de contrat et violation des droits garantis par la Charte (liberté d’expression, liberté de religion et droit à la non-discrimination). L’affaire, en cours à la date de ce rapport, soutient que les actions du gouvernement étaient inconstitutionnelles et discriminatoires, punissant essentiellement le groupe pour son identité religieuse et ses croyances présumées. La plainte déposée par JCCF souligne notamment que le rassemblement « n’était pas un événement anti-avortement » ; il n’y avait aucun élément dans le programme lié à ce thème ». [65] Cela met en évidence la façon dont le gouvernement a agi sur les préjugés et l’animus politique plutôt que sur des infractions concrètes. Le PDG du Centre des congrès était initialement prêt à aider le groupe à trouver un autre site, reconnaissant implicitement que leur traitement était injuste, mais le ministre Proulx l’a réprimandé publiquement et a ordonné qu’« il n’y aura pas de soutien... laissez-moi être extrêmement clair à ce sujet ». [66] Une telle attitude vindicative de la part d’un ministre à l’égard d’un rassemblement chrétien pacifique est sans précédent dans la mémoire récente du Canada.

Ce cas illustre une tendance plus large : les groupes pro-vie et chrétiens sont de plus en plus personæ non gratæ dans les lieux publics de leurs propres villes. Qu’il s’agisse d’installation municipale refusant de louer une église pour des services religieux, [67] ou de bibliothèques se faisant dire par les autorités d’interdire des orateurs compatibles avec la foi et la loi naturelle, [68] ou d’hôtels comme le Delta (comme mentionné précédemment) cédant aux menaces, le message est le même – si vous tenez certaines opinions religieuses ou morales, vous ne pouvez pas vous attendre un traitement égal. Au Québec, cette attitude est pratiquement une politique gouvernementale, comme on l’a vu dans le cas du Centre des congrès. Un ministre en place qui qualifie le christianisme porteur de valeurs pro-vie comme étant « contraire aux principes fondamentaux du Québec » implique que les chrétiens fidèles sont effectivement des citoyens de seconde classe au Québec. Il est difficile d’imaginer que le gouvernement puisse dire, par exemple, qu’une conférence féministe pro-choix serait « contre les valeurs du Québec » et l’interdire — au contraire, de tels événements recevraient probablement des subventions ! Seules les opinions religieuses traditionnelles reçoivent un tel traitement.

Les conséquences de cette exclusion sont graves. Elles privent des communautés de leur droit de se rassembler et de tenir des événements culturels ou religieux simplement parce que ces événements ne respectent pas la ligne gouvernementale. Cela crée également un effet dissuasif — les organisations chrétiennes pourraient bien se censurer de manière préventive ou éviter les événements publics par peur d’être humiliées et annulées.

En somme, le schéma consistant à pousser les églises et les groupes pro-vie hors de la place publique — que ce soit par l’annulation de leurs événements, ou par la rupture de partenariats ou par le refus de l’accès aux établissements — est une autre manière de réprimer les voix légitimes et dissidentes au Canada. L’affaire du Centre des congrès de Québec démontre qu’il ne s’agit pas simplement d’opprobre social, mais d’action officielle du gouvernement. Cela devrait profondément inquiéter nos alliés et partenaires commerciaux. Lorsque les droits civiques fondamentaux dépendent de leur alignement sur l’idéologie du gouvernement, la liberté authentique est attaquée. Vice-président Vance, votre plaidoyer pour lier les privilèges commerciaux au respect des libertés fondamentales est très pertinent ici : les Canadiens qui croient en la vie et en la foi sont traités injustement, et les gouvernements qui en sont responsables doivent rendre des comptes.

Conclusion et recommandations : pas de libre-échange sans liberté d’expression

Les faits présentés dans ce rapport dressent un tableau sombre : le Canada — et en particulier le Québec — connaît une vague de répression contre et l’expression religieuse et pro-vie. De l’interdiction du témoignage pacifique sur les trottoirs publics, à la tolérance de la violence politique, en passant par la menace pour le statut caritatif des églises, l’interdiction de la prière, l’expulsion de la religion de l’espace public, et l’exclusion des groupes religieux des espaces civiques — tous ces fils forment un schéma de persécution qui aurait été impensable il y a une génération. Cette campagne est en grande partie motivée par une idéologie laïque-progressiste promue par les élites dirigeantes du Canada depuis la Révolution tranquille, atteignant maintenant une forme plus agressive. Ce à quoi nous assistons est, en effet, l’établissement d’une antireligion laïque d’État, avec une tolérance zéro pour la dissidence. Les points de vue pro-vie, chrétiens et autres sont systématiquement refoulés dans la clandestinité. Si elle n’est pas contestée, cette tendance transformera fondamentalement le Canada en un pays hostile à bon nombre de ses principes fondateurs et aux principes qu’il partageait avec ses alliés.

Les États-Unis, sous votre direction en tant que vice-président, ont à la fois l’opportunité et le devoir moral de répondre. Le Canada n’est pas n’importe quel pays — c’est le voisin et le partenaire commercial le plus proche des États-Unis, lié par des liens culturels, historiques et familiaux. Nos nations ont défendu la véritable liberté dans le monde entier. Il est donc d’autant plus tragique et urgent que les Canadiens constatent maintenant l’érosion de leurs propres libertés chez eux. Nous vous demandons, ainsi qu’à tous les décideurs politiques américains, d’exercer une pression diplomatique et économique maximale sur les gouvernements fédéral canadien et provincial du Québec afin qu’ils fassent marche arrière. Plus précisément, nous recommandons :

  1. Lier le commerce et l’aide à la protection de la liberté d’expression : autrement dit « pas de libre-échange sans liberté d’expression ». Les États-Unis devraient officiellement communiquer que toute amélioration des rapports commerciaux ou tout accord futur avec le Canada (ou des provinces comme le Québec) dépendra du respect des libertés fondamentales. Les dispositions assurant la protection de la liberté de religion et d’expression — dont l’abrogation des mesures oppressives comme les zones de bulle et la Loi 21, ainsi que l’abandon des plans visant à pénaliser les associations caritatives pour leurs croyances — devraient être discutées. Les États-Unis ont soulevé des questions de droits humains dans les pourparlers commerciaux avec d’autres nations. Le Canada ne doit pas se voir accorder une indulgence en raison de sa réputation passée ; les réalités actuelles exigent des réponses actuelles.
  2. Diplomatie publique et déclarations : utiliser des plateformes de haut niveau — comme les rapports du département d’État américain sur les droits de la personne, l’OSCE, les réunions du G7 et l’ONU — pour dénoncer le glissement du Canada vers la censure. Cela a déjà commencé dans le contexte britannique (avec des responsables américains remettant en question les zones bulles de la Grande-Bretagne) ; [69] [70] le Canada devrait être mesuré à une telle aune. Lorsque les dirigeants américains parlent, il y a des répercussions. Le Président Trump et vous, Monsieur le Vice-Président, ne devriez pas hésiter à nommer le Canada aux côtés des pays qui sont cause de préoccupations si cela est justifié. Ce n’est pas pour embarrasser un allié, mais pour maintenir l’engagement occidental commun envers la liberté ordonnée. La diplomatie discrète peut compléter cela, mais la pression publique garantit que la question ne peut pas être balayée sous le tapis.
  3. Sanctions ciblées ou refus de visa : bien que ce soit un moyen drastique, les États-Unis pourraient envisager des sanctions à la Magnitsky contre les responsables eux-mêmes, qui sont les architectes de violations flagrantes des droits. Par exemple, vous pourriez prendre le cas des responsables qui ont imposé la fermeture punitive de l’événement de Harvest Ministries, ou le cas de ceux qui mènent le projet de révocations du statut d’organisme de bienfaisance. Même la menace de faire face à des sanctions personnelles pourrait faire réfléchir les bureaucrates enclins à piétiner les droits. À tout le moins, refuser le visa ou l’entrée aux agitateurs extrémistes connus (p. ex., si certains organisateurs antifas sont identifiés) pour motif d’implication dans des actions haineuses ou violentes — comme cela se fait pour d’autres groupes extrémistes.
  4. Soutenir la société civile canadienne : augmenter le financement et le soutien aux ONG canadiennes, aux fonds de défense juridique et aux médias indépendants qui travaillent à défendre la liberté. Des groupes comme le Centre de justice pour les libertés constitutionnelles, l’Association canadienne des libertés civiles (lorsqu’elle défend la liberté religieuse), Campagne Québec-Vie, LifeSiteNews et divers fonds juridiques aidant les églises sont sur le terrain, mais font face à une asymétrie des ressources. Les partenariats ou subventions américains peuvent renforcer leur pouvoir. De plus, les communautés religieuses et les organisations pro-vie américaines peuvent se jumeler avec leurs homologues canadiens pour leur fournir un soutien moral et matériel. Nous suggérons comme projet concret de créer un groupe de travail canado-américain sur la liberté, la foi, la famille et la vie formé de législateurs et de citoyens pour surveiller l’évolution de la situation et proposer des solutions.
  5. Plaider en faveur d’un changement de régime par des moyens démocratiques : En fin de compte, la solution à long terme pour le Canada consiste à ce que son propre peuple élise des dirigeants qui rétabliront le respect de la vie et la véritable liberté. Les États-Unis ne devraient pas s’ingérer dans les élections canadiennes ; cependant, la frontière entre l’ingérence et la prise d’une position de principe est ténue. Il convient de préciser clairement que les États-Unis accordent de l’importance à leur alliance avec un Canada libre, et non avec un Canada anti-vie et anti-chrétien. Si les dirigeants canadiens actuels continuent à restreindre les droits fondamentaux, les dirigeants américains peuvent à juste titre se demander si ce gouvernement représente les valeurs communes qui sous-tendent notre alliance. En soulevant ces questions, les États-Unis donnent aux électeurs canadiens les moyens de demander des comptes à leurs dirigeants. Dans le passé, les pressions extérieures ont encouragé les réformateurs nationaux dans de nombreux pays. Nous pensons que la majorité silencieuse du Canada n’approuve pas la fermeture, l’incendie ou le vandalisme d’églises, ni l’interdiction de prier. Avec les encouragements appropriés, un réalignement politique est possible, lequel consisterait par le remplacement de l’« élite » laïque et progressiste par ceux qui défendront la promesse de la Charte de « la suprématie de Dieu et de la primauté du droit ».

En terminant, nous rappelons que le Canada et les États-Unis ont combattu côte à côte dans les grandes luttes du 20e siècle pour préserver la liberté ordonnée contre la tyrannie. Ce serait une grave erreur de laisser nos nations s’éloigner sur la question des libertés fondamentales. L’expérience québécoise de la laïcité et la persécution au Canada des voix pro-vie sont des aberrations qui doivent être abordées. Nous vous exhortons, Monsieur le Vice-Président, ainsi que l’administration américaine, à vous tenir à nos côtés en cette période critique. Tirez parti de votre influence pour insister sur le fait que les privilèges commerciaux et la réputation internationale du Canada sont liés à son adhésion aux droits humains fondamentaux. Que « Pas de libre-échange sans liberté d’expression » soit plus qu’un slogan — que ce soit une politique réelle.

L’histoire se souviendra si les nations libres ont défendu leurs principes ou si elles sont restées silencieuses. En prenant des mesures fermes, les États-Unis peuvent aider à guider le Canada vers un meilleur soi-même — une nation où la liberté de religion est respectée, et où les Canadiens pro-vie sont libres de s’exprimer et de se rassembler sans peur, et nos deux pays peuvent continuer à être des partenaires dans la promotion de la vie et de la liberté ordonnée sur la scène mondiale. Nous vous remercions de votre attention à ces préoccupations que nous vous soumettons et espérons qu’avec l’aide de Dieu, la vérité, la justice et la liberté prévaudront dans la belle province de Québec et dans tout le Canada une fois de plus.

Note : sur les alliés et les fins

Par Georges Buscemi, président, Campagne Québec-Vie

Le rapport et la lettre présentés ci-dessus étaient adressés au vice-président des États-Unis, J.D. Vance, un homme qui — quelles que soient ses opinions philosophiques et théologiques — a parlé clairement contre la persécution des chrétiens et des défenseurs de la vie dans le monde occidental. Je n’ai aucune hésitation à faire appel à lui et à d’autres personnes de disposition similaire pour une solidarité diplomatique et économique. Nous sommes dans une bataille entre une culture de la vie et un régime de persécution anti-chrétienne progressive.

Mais qu’il n’y ait pas de malentendus : mon appel n’est pas une adhésion au libéralisme classique comme solution politique permanente. Bien que je puisse coopérer avec les défenseurs libéraux de la parole et de la religion, je ne peux pas en conscience affirmer les doctrines libérales dont, semble-t-il, leur zèle dérive finalement. La liberté divorcée de la vérité devient licence. La liberté sans ordre devient décadence. En fait, je crois que l’ordre très libéral dans lequel nous cherchons maintenant refuge était, il n’y a pas longtemps, la nourrice de la laïcité qui cherche maintenant à nous détruire. [71]

Comme Léon XIII, j’affirme que la liberté — justement ordonnée à la vérité — est un grand bien. [72] Mais la liberté, définie comme le soutien inconditionnel à la volonté privée, séparée du bien commun et de l’autorité du Christ-Roi, n’est pas une véritable liberté. Je crois, avec l’Église, que la pratique de la fausse religion peut être tolérée prudemment dans la vie civile, mais ce n’est pas un droit métaphysique au sens moderne. [73] Le règne social du Christ reste le but, même si sa réalisation peut paraître lointaine aux yeux terrestres.

C’est pourquoi je me tiens aux côtés des chrétiens traditionnels, même si je me tiens à côté de nos alliés libéraux — non pas dans une position contradictoire, mais dans une prudence ordonnée. Nous ne sommes pas appelés à mourir sur chaque colline. Pour préserver les vestiges de la chrétienté qui nous sont restés dans l’Occident d’aujourd’hui, nous devons parfois nous allier avec ceux qui, bien qu’animés par ce que nous considérons comme des opinions erronées, peuvent aider à défendre la civilisation contre ses pires destructeurs.

Si cette première défense réussit, nous devons ensuite poursuivre d’autres manières le travail de restauration de la juste relation entre l’Église et l’État, et la vérité et le pouvoir, en tant que bâtisseurs d’un avenir vraiment juste et vraiment libre.

Jusque-là, que les choses soient claires : notre alliance avec les libéraux classiques est tactique ; notre loyauté envers le Christ-Roi est éternelle. Que Dieu nous vienne en aide.


[1] Munich Security Conference 2025 – Speech by JD Vance :

https://securityconference.org/assets/02_Dokumente/01_Publikationen/2025/Selected_Key_Speeches_Vol._II/MSC_Speeches_2025_Vol2_Ansicht_gek%C3%BCrzt.pdf

[2] Campagne Québec-Vie to Challenge Quebec’s 50-Meter Buffer Zone Law in Superior Court Next Week - Quebec Life Coalition

https://en.cqv.qc.ca/campagne_quebec_vie_to_challenge_quebec_s_50_meter_buffer_zone_law_in_superior_court_next_week

[3] Hundreds of pro-abortion activists attack, intimidate March for Life in Quebec - LifeSite

https://www.lifesitenews.com/news/hundreds-of-pro-abortion-activists-attack-intimidate-march-for-life-in-quebec/

[4] Ibid.

[5] Finance committee calls for stripping religious, pro-life groups of charitable status

https://theinterim.com/issues/pro-life/finance-committee-calls-for-stripping-religious-pro-life-groups-of-charitable-status/

[6] Ibid.

[7] Ibid.

[8] Faith under fire: The federal proposal that could wipe out 32,000 religious charities

https://www.westernstandard.news/opinion/baklinski-faith-under-fire-what-it-would-mean-if-ottawa-ended-religious-charitable-tax-exemption/61310

[9] Quebec's highest court upholds law banning public servants from wearing religious symbols - LifeSite

https://www.lifesitenews.com/news/quebecs-highest-court-upholds-law-banning-public-servants-from-wearing-religious-symbols/

[10] Ibid.

[11] After religious symbols law, Quebec eyes ban on public prayer: Where the province is headed on secularism

https://www.cbc.ca/news/canada/montreal/religious-symbols-secularism-schools-bedford-saint-maxime-prayer-1.7411063

[12] Police on site as Christians deliver petition against public prayer ban in Quebec City

https://www.rebelnews.com/police_on_site_as_christians_deliver_petition_against_public_prayer_ban

[13] Ibid. (Voir la vidéo d'accompagnement : https://www.youtube.com/watch?v=C-GW9GyQ97g)

[14] Munich Security Conference 2025 Speech by JD Vance :

https://securityconference.org/assets/02_Dokumente/01_Publikationen/2025/Selected_Key_Speeches_Vol._II/MSC_Speeches_2025_Vol2_Ansicht_gek%C3%BCrzt.pdf

[15] Quebec’s Baby Boomers support secularism law, fearing 'religious control' - CANADIAN AFFAIRS

https://www.canadianaffairs.news/2025/01/26/quebecs-baby-boomers-more-religiously-diverse-than-often-thought/

[16] Quebec's highest court upholds law banning public servants from wearing religious symbols - LifeSite

https://www.lifesitenews.com/news/quebecs-highest-court-upholds-law-banning-public-servants-from-wearing-religioussymbols/

[17] Ibid.

[18] Faith under fire: The federal proposal that could wipe out 32,000 religious charities

https://www.westernstandard.news/opinion/baklinski-faith-under-fire-what-it-would-mean-if-ottawa-ended-religious-charitable-tax-exemption/61310

[19] Campagne Québec-Vie to Challenge Quebec’s 50-Meter Buffer Zone Law in Superior Court Next Week - Quebec Life Coalition

https://en.cqv.qc.ca/campagne_quebec_vie_to_challenge_quebec_s_50_meter_buffer_zone_law_in_superior_court_next_week

[20] Ibid.

[21] Ibid.

[22] Ibid.

[23] Ibid.

[24] Quebec - Abortion Access Tracker

https://www.abortionaccesstracker.ca/jurisdictions/quebec

[25] Hundreds of pro-abortion activists attack, intimidate March for Life in Quebec - LifeSite

https://www.lifesitenews.com/news/hundreds-of-pro-abortion-activists-attack-intimidate-march-for-life-in-quebec/

[26] Ibid.

[27] Québec Antifasciste hijacked March for Life

https://www.catholicregister.org/item/2356-quebec-antifasciste-hijacked-march-for-life

[28] Hotel cancels Quebec March for Life booking

https://www.catholicregister.org/item/2323-hotel-cancels-quebec-march-for-life-booking

[29] Hundreds of pro-abortion activists attack, intimidate March for Life in Quebec - LifeSite

https://www.lifesitenews.com/news/hundreds-of-pro-abortion-activists-attack-intimidate-march-for-life-in-quebec/

[30] Finance committee calls for stripping religious, pro-life groups of charitable status

https://theinterim.com/issues/pro-life/finance-committee-calls-for-stripping-religious-pro-life-groups-of-charitable-status/

[31] Ibid.

[32] Ibid. Voir l'article « Faith under Fire », above.

[33] Voir l'article « Faith under Fire », above.

[34] Finance committee calls for stripping religious, pro-life groups of charitable status

https://theinterim.com/issues/pro-life/finance-committee-calls-for-stripping-religious-pro-life-groups-of-charitable-status/

[35] Ibid.

[36] Canada Summer Jobs program will no longer fund anti-abortion, anti-gay groups

https://globalnews.ca/news/3914528/canada-summer-jobs-anti-abortion-anti-gay-groups/

[37] Voir l'article « Faith under Fire », above.

[38] Trudeau called ‘most dangerous man in Canadian political history’ for plan to regulate online news – LifeSite

https://www.lifesitenews.com/news/trudeau-called-most-dangerous-man-in-canadian-political-history-for-plan-to-regulateonline-news

[39] Canadian journalists say Trudeau gov't payouts are hurting mainstream media credibility - LifeSite

https://www.lifesitenews.com/news/canadian-journalists-say-trudeau-govt-payouts-are-hurting-mainstream-media-credibility/

[40] Ibid.

[41] Ibid.

[42] Ibid.

[43] Ibid.

[44] Ibid.

[45] Munich Security Conference 2025 – Speech by JD Vance:

https://securityconference.org/assets/02_Dokumente/01_Publikationen/2025/Selected_Key_Speeches_Vol._II/MSC_Speeches_2025_Vol2_Ansicht_gek%C3%BCrzt.pdf

[46] Police on site as Christians deliver petition against public prayer ban in Quebec City

https://www.rebelnews.com/police_on_site_as_christians_deliver_petition_against_public_prayer_ban

[47] Ibid.

[48] Ibid.

[49] Quebec promises new legislation to strengthen secularism in schools, may ban prayer in public spaces

https://montreal.citynews.ca/2024/12/06/quebec-promises-new-legislation-to-strengthen-secularism-in-schools/

[50] As session wraps up, Legault says Quebec wants to ban praying in public

https://www.montrealgazette.com/news/article553534.html

[51] Déclaration du ministre de l'Éducation, M. Bernard Drainville

https://www.quebec.ca/nouvelles/actualites/details/declaration-du-ministre-de-leducation-m-bernard-drainville-47185

[52] Police on site as Christians deliver petition against public prayer ban in Quebec City

https://www.rebelnews.com/police_on_site_as_christians_deliver_petition_against_public_prayer_ban

[53] Quebec's highest court upholds law banning public servants from wearing religious symbols - LifeSite

https://www.lifesitenews.com/news/quebecs-highest-court-upholds-law-banning-public-servants-from-wearing-religious-symbols/

[54] New Quebec bill would prohibit teachers, school staff from wearing a crucifix

https://www.lifesitenews.com/news/new-quebec-bill-would-prohibit-teachers-school-staff-from-wearing-a-crucifix/

[55] Canadian teacher reassigned under a controversial Quebec law for wearing a hijab

https://www.npr.org/2021/12/11/1063337599/a-canadian-teacher-was-fired-under-a-controversial-quebec-law-for-wearing-a-hija

[56] Quebec's highest court upholds law banning public servants from wearing religious symbols - LifeSite

https://www.lifesitenews.com/news/quebecs-highest-court-upholds-law-banning-public-servants-from-wearing-religious-symbols/

[57] Ibid.

[58] Ibid.

[59] Christian group sues Quebec gov’t for canceling event presumed to promote pro-life stance - LifeSite

https://www.lifesitenews.com/news/christian-group-sues-quebec-govt-for-canceling-event-presumed-to-promote-pro-life-stance/

[60] Ibid.

[61] Ibid.

[62] Ibid.

[63] Ibid.

[64] Ibid.

[65] Ibid.

[66] Ibid.

[67] Une église évangélique baptiste doit quitter des locaux municipaux en raison de la loi sur la laïcité

https://www.cqv.qc.ca/une_eglise_evangelique_baptiste_doit_quitter_des_locaux_municipaux_en_raison_de_la_loi_sur_la_laicite

[68] John Tory ‘disappointed’ Toronto library allowing event with writer accused of being anti-transgender

https://www.thestar.com/news/gta/city-hall/john-tory-disappointed-toronto-library-allowing-event-with-writer-accused-of-being-anti-transgender/article_b0e7a92b-8090-55d4-b6f5-e9e86340cd03.html

[69] UK-US free speech wrinkle has less to do with pro-life zealots than with zealous tech bros

https://tomorrowsaffairs.com/uk-us-free-speech-wrinkle-has-less-to-do-with-pro-life-zealots-than-with-zealous-tech-bros

[70] Former top judge condemns ‘unjustifiable interference’ by Trump over UK free speech | The Independent

https://www.independent.co.uk/news/uk/politics/free-speech-uk-abortion-us-state-department-vance-b2725126.html

[71] Voir, par exemple : Liberalism is the root of our ‘pro-choice’ mentality and must be defeated

https://www.lifesitenews.com/opinion/liberalism-is-the-root-of-our-pro-choice-mentality-and-must-be-defeated/

[72] Libertas Præstantissimum : On the Nature of Human Liberty:

https://www.papalencyclicals.net/leo13/l13liber.htm

[73] Pour une analyse détaillée de cette question, veuillez lire l’essai de John R.T. Lamont : Catholic Teaching on Religion and the State : Catholic_teaching_on_religion_and_the_st.doc



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