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Il n’est pas bon de parler de la sexualité aux enfants de moins de douze ans à l’école (après est une autre question)

Par Solange Lefebvre-Pageau (CIREF) — Photo : Shutterstock

Première partie

Ces jours-ci, j’ai relu un article retenu dans l’un de mes fichiers, provenant du Journal Le Devoir, en date du 31 août et 1er septembre 2019 : La sexualité, une « vraie » matière — Le ministre Jean-François Roberge songe à l’intégrer au cours d’ÉCR. Je ne suis pas sans ignorer qu’au ministère de l’Éducation, la décision est maintenant prise d’intégrer l’éducation à la sexualité, tant au niveau primaire que secondaire, dans le cours prochain à venir : Citoyenneté.

Une bonne nouvelle ?

Ce n’est pas vraiment mon avis à moi, jadis infirmière de profession qui, en 1997, ai fondé le Centre international de recherche et d’éducation familiale (le CIREF), afin d’offrir un service spécialisé aux parents dans le domaine de l’éducation de leurs enfants, ados et jeunes adultes à l’amour et à la sexualité intégrés.

Pour se construire harmonieusement

Au cours de leur première enfance, à l’école de la famille, les enfants ont à recevoir les plus importantes « leçons » d’éducation à l’amour et à la sexualité de toute leur vie. Cela se fait par le bon exemple de leurs parents et par une réponse adéquate à leurs questions intimes. Or, pour que les parents leur offrent ce précieux héritage, il est essentiel qu’ils aient acquis eux-mêmes une connaissance mûre des concepts amour, sexualité, intégration.

Au cours de leur seconde enfance — période de latence, dite aussi période d’intériorité —, tant en leur foyer qu’à leur école, les enfants de 6 à 11-12 ans ont le besoin et le droit de vivre un repos sexuel bien mérité, après avoir assimilé cette grande réalité : « Je suis un garçon. » « Je suis une fille. » À ce stade, les parents, les éducateurs, etc., ont à bien saisir la signification de silence sexuel nécessaire aux 6 à 12 ans, pour le respecter et le favoriser. Il s’agit d’un élément essentiel de l’éducation à l’intégration de l’amour et de la sexualité. Le mot d’ordre devrait être :

« Chut ! Ils dorment ! »
« Ne les réveillons pas ! »

Cette période de silence sur la sexualité permettra aux enfants d’entrer sereinement dans la période de la puberté et de réclamer, partout, une éducation respectueuse de leur démarche d’intégration affective et sexuelle.

Cet élément-clé de la période de latence de l’enfance, est amplement élaboré dans la première formation L’intégration de l’amour et de la sexualité chez l’enfant, présentée par notre CIREF. Cette formation (comme le seront les trois suivantes) est offerte gratuitement, sur le Campus virtuel de notre site Web www.ciref.ca. S’il est vrai qu’elle est dédiée aux parents un jour, parents toujours, tous pourront en profiter, en sachant que l’éducation est l’affaire de tous.

Un peu d’esprit critique !

À l’heure où l’on tend à inviter nos enfants à développer un esprit critique, ne revient-il pas à nous, adultes, de développer aussi un esprit critique face au programme d’éducation à la sexualité en milieu scolaire, pour le bien de nos enfants ? Se pourrait-il que cette question reliée à l’éducation de nos enfants soit l’une des plus essentielles à défendre pour que se développe un projet de société, pour un monde plus beau, meilleur et en santé ?

Quant à moi, œuvrant au service de la famille depuis plus de deux décennies, je le crois fermement.

Solange Lefebvre-Pageau, inf. M. Sc.
Fondatrice et directrice
Centre international de recherche et d’éducation familiale
209-3500, avenue Benny, Montréal, QC H4B 2R8
514-342-0695 [email protected] [email protected]

Le 31 décembre 2021


*Je doute que l’école soit le bon endroit. — A.H.

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