Par Brian Jenkins (Campagne Québec-Vie) — Photo : StockPhotoPro/Adobe Stock
Plusieurs d’entre vous ne savent peut-être pas que Campagne Québec-Vie offre un « service de soutien à la grossesse ».
Les guillemets sont ajoutés pour attirer l’attention sur le fait que nous ne nous contentons pas d’aider les jeunes femmes qui connaissent des difficultés pendant leur grossesse. Oui, nous le faisons, mais au fil des ans, ce service s’est élargi pour inclure les mères de nouveau-nés ainsi que pour aider les femmes post-avortement à vivre avec leurs décisions irréversibles. Voici quelques exemples.
Nous avons rencontré Danielle en mai 2024. Elle nous a appelés après avoir vu notre annonce sur Internet, nous demandant si nous pouvions lui acheter un lit. Elle dormait sur le plancher dans son appartement et, au fur et à mesure que sa grossesse avançait, cela devenait de plus en plus inconfortable. Donc, un bon samedi après-midi, nous nous sommes donc rencontrés et avons marché jusqu’à un magasin situé non loin de son appartement. Elle y a acheté un matelas de grande taille, mais aussi le sommier pour le soutenir et le nécessaire de literie.
Nous sommes restés en contact. Par la suite, elle nous parla des difficultés qu’elle avait avec le père de son enfant, d’une injustice qu’elle a subie dans notre système de santé, et finalement elle nous présenta son conjoint, travailleur à l’étranger. Aussi, en juillet, nous l’aidâmes à acheter deux chaises longues afin que la travailleuse sociale qui venait régulièrement la visiter puisse s’asseoir et ne pas rester debout lors de ses visites.
Protéger la vie de la conception à la mort naturelle : telle est la devise de Campagne Québec-Vie. Elle inclut l’aide aux mères de nouveau-nés. Nous avons accompagné Marise pendant sa grossesse, et lorsqu’elle a accouché en avril 2024, notre soutien ne s’est pas arrêté là. Vivant dans une région rurale du Québec, elle éprouve des moments de solitude et d’isolement depuis son accouchement. Nous sommes entrés en contact avec deux sympathisantes de CQV de la région qui ont proposé de lui rendre visite régulièrement et de la soutenir, elle et son enfant, par une aide matérielle, améliorant ainsi la vie de cette mère célibataire, victime d’un conjoint violent.
Enfin, mettre fin à l’injustice de l’avortement dans notre société signifie également aider les femmes après un avortement à faire face à la tragédie dans laquelle elles ont joué un rôle. Campagne Québec-Vie travaille à ouvrir un centre de retraite où les femmes pourraient se rendre pour guérir, seules ou dans le cadre d’une retraite de la Vigne de Rachel.
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