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Des infirmières quittent leur emploi pour éviter d’être contraintes d’euthanasier des patients

Par Dorothy Cummings McLean — traduit par Campagne Québec-Vie

Le 19 janvier 2018 (LifeSiteNews) – Un nouveau livre décrivant les répercussions de l’euthanasie en Belgique révèle que les infirmières décident de démissionner plutôt que de tuer des gens.

Dans le livre Euthanasia and Assisted Suicide : Lessons from Belgium (Euthanasie et suicide assisté : Leçons de la Belgique), Benoît Beuselink, un cancérologue, signale que le personnel s’en va des départements de soins palliatifs et que les unités risquent de devenir des « maisons de l’euthanasie ».

« Un grand nombre d’infirmières et de travailleurs sociaux ont quitté leur poste dans certaines unités de soins palliatifs ayant ouvert leurs portes aux patients demandant l’euthanasie. Ces travailleurs étaient déçus de ne plus pouvoir offrir des soins palliatifs de “manière appropriée” à leurs patients, raconte Beuselink. Ils étaient excédés que leur fonction soit réduite à préparer les patients et leur famille à des injections mortelles. »

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Beuselink, professeur d’oncologie à l’Université catholique de Louvain, a dressé un sombre portrait dans son essai « 2002-2016 : Fourteen Years of Euthanasia en Belgique » (2002-2016 : Quatorze ans d’euthanasie en Belgique). Les unités de soins palliatifs, à la base destinées à rendre les patients mourant plus à l’aise, sont plutôt utilisées comme des lieux de décharges pour les gens voulant mourir. Les médecins hospitaliers qui ne sont pas à l’aise avec leurs demandes les envoient simplement dans les services de soins palliatifs, où l’euthanasie est devenue « une façon normale de mourir ».

L’euthanasie est légalisée depuis 2003 en Belgique et permet l’homicide volontaire de patients en phase terminale souffrant de maladies psychiatriques, de démence ou qui estiment que leur souffrance mentale est insupportable. En 2014, la loi a été modifiée pour permettre l’euthanasie chez des enfants à charge.

En cinq ans, le nombre de décès assistés par médecin a doublé, passant de 954 en 2010 à 2021 en 2015.

La transformation des services de soins palliatifs en « usines de la mort » a poussé certains médecins à réagir.

« En raison de cette évolution, certaines unités de soins palliatifs ont pris la décision de ne plus admettre les patients demandant l’euthanasie afin d’empêcher leurs unités de soins palliatifs de devenir l’unité d’exécution de toutes les demandes d’euthanasie de l’hôpital », affirme Beuselink.

Une critique du livre a été publiée [...] dans l’hebdomadaire Catholic Herald.

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