Mexique : Mgr Villareal rappelle aux catholiques de voter en fonction des enjeux de l’avortement et du mariage

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Nick Vangopoulos/Dreamstime
À l’approche des élections fédérales au Mexique, Mgr Hector Perez Villareal, évêque auxiliaire de Mexico, rappelle aux catholiques de voter en fonction des enjeux importants tels que la défense de l’enfant à naître et le mariage, rapporte la FSSPX.News :
« Pouvons-nous être libres en votant le 6 juin prochain ? Qui décidera de notre vote ? Les sondages, les campagnes médiatiques, les influenceurs ? Ceux qui en appellent au “vote utile” ou au choix du “moins mauvais” ne peuvent pas être de bons conseillers », écrit Mgr Hector Perez Villareal dans Desde la fe, le site officiel de l’archidiocèse, le 25 avril dernier.
Et pour que le message soit bien clair, le prélat ajoute : « nous devons éviter d’être complices de ces campagnes de désinformation, de soutenir les candidats qui sont opposés à la vie et à l’institution du mariage ».
Se sentant sans doute particulièrement visé, le gouvernement progressiste du Mexique a publié le lendemain, par le biais du ministère de l’Intérieur, un communiqué dans lequel il met en garde les associations religieuses sur le comportement qu’elles doivent adopter pendant des élections :
« Prenez garde de ne pas vous engager dans la propagande ou le prosélytisme politique, que ce soit en faveur ou contre des candidats, des idéologies partisanes ou des partis politiques ».
Au passage, rappelons simplement que 80 % de la population mexicaine se dit catholique.
1 réactionLa Suède interdit les bloqueurs de puberté dans les « transition » des enfants de moins de 16 ans

Par Francesca de Villasmundo (Médias Presse Info) ― Photo : Hero Images/AdobeStock
La très progressiste Suède donne un coup d’arrêt à la très progressiste idéologie du genre ou quand le réel rattrape l’irréel.
Tout comme dans le reste de l’Europe, voire du monde occidental déchristianisé et sans repère, la propagande arc-en-ciel travaille à un rythme forcé pour imposer les diktats de l’univers arc-en-ciel, mais des nouvelles arrivant d’Europe du Nord contredisent complètement le dogme de genre du « changement de sexe » comme moyen de bonheur. La Suède a en effet décidé d’arrêter les bloqueurs de puberté pour les enfants de moins de 16 ans.
Les traitements pour bloquer le développement de l’adolescent sont liés à « des conséquences indésirables importantes et irréversibles telles que les maladies cardiovasculaires, l’ostéoporose, l’infertilité, un risque accru de cancer et de thrombose ». Avec un communiqué de presse de l’hôpital Karolinska, un hôpital universitaire du comté de Stockholm, la Suède progressiste met un terme à l’idéologie trans en protégeant les mineurs de moins de 16 ans.
Il s’agit d’un tournant important qui rejette sans réserve l’idée que les adolescents atteints de dysphorie de genre doivent subir des procédures préliminaires de réassignation sexuelle. Plus précisément, l’hôpital a défini les traitements pour bloquer le développement des adolescents souffrant de dysphorie de genre comme « controversés » et potentiellement liés à des « conséquences néfastes étendues et irréversibles telles que les maladies cardiovasculaires, l’ostéoporose, l’infertilité, un risque accru de cancer et de thrombose ». Pour cela, la Suède se démarque à la fois des lignes directrices du Wpath (acronyme qui signifie World Professional Association for Transgender Health), et du soi-disant « protocole néerlandais ».
1 réaction Lire la suiteLe Bon Pasteur

Par Paul-André Deschesnes ― Photo : Wikimedia Commons
L’Église catholique, c’est la seule et unique vraie Église, fondée par Jésus-Christ lui-même. Elle est apostolique, c’est-à-dire érigée à partir des apôtres. Elle est habitée par l’Esprit Saint. Elle doit enseigner la vérité, toute la vérité, c’est-à-dire la Parole de Dieu contenue dans les Saintes Écritures. Elle est dirigée par les apôtres et leurs successeurs, assistée par les prêtres en union avec Pierre le pasteur suprême de l’Église (catéchisme de l’Église Catholique N° 857 à 873).
Le bon pasteur a le devoir d’instruire et de guider les brebis dans le bon et droit chemin, afin de leur permettre d’accéder à la vie éternelle.
Dans le Journal de Montréal du 29 avril 2021, un article intitulé « Notre civilisation est aux soins palliatifs » m’a profondément interpellé : une jeune fille de 12 ans avait été intoxiquée par des vidéos dites éducatives dans son école post-moderne très ouverte aux idéologies LGBTQ. Elle a donc décidé de devenir un garçon. Elle a fait changer son nom. Elle a même reçu l’approbation du psychologue scolaire qui l’a dirigé vers l’unité d’endocrinologie d’un hôpital, etc. Et tout cela sans l’autorisation de ses parents ! Le père a finalement été informé et il s’est objecté, considérant que le consentement donné par sa fille n’était pas éclairé. « Quand la fille atteignit les 14 ans, l’hôpital avisa le père que son consentement n’était plus requis et qu’on procéderait au traitement » (extrait article du Journal de Montréal). Un cas isolé ? Absolument pas ! Il y a actuellement une explosion du nombre de jeunes qui désirent changer de sexe au Québec et au Canada. Et si on s’oppose à ces délires à la mode, on risque d’être traité de « transphobe », et de devoir faire face à la justice.
Nous sommes bien en 2021. Nous avons accouché d’un monde nouveau complètement décadent, où le renversement des valeurs fondamentales est devenu la norme à suivre. Devant ce triste spectacle, je constate également que notre Église catholique est, elle aussi, aux soins palliatifs, et je m’explique.
Ne vous surprenez pas de ma radicalité. Je n’ai pas envie de me taire, comme le fait trop souvent la majorité de nos prêtres et évêques en Occident et au Québec en particulier. S’il y a un sujet très d’actualité que nos pasteurs refusent catégoriquement d’aborder et même d’effleurer, c’est bien celui qui touche les idéologies LGBTQ. Dans le cas cité plus haut nous avons eu droit à un profond silence de nos autorités ecclésiastiques. Il ne faut surtout pas faire de vagues.
Depuis plusieurs années, nous assistons à ce que l’on peut appeler la décadence du clergé. Le peuple de Dieu entend toujours la même cassette jovialiste et il vit dans la confusion la plus totale. C’est devenu très difficile et même dangereux de proclamer la vérité. De tous les coins du Québec, on nous raconte des déclarations et des faits inacceptables, des enseignements hérétiques, des innovations liturgiques impensables, etc. Pendant que les fidèles ont faim d’entendre la véritable parole de Dieu et soif d’être guidés et instruits correctement par de courageux pasteurs, on a plutôt droit à des discours neutres et sans consistance, à un ajustement aux idées du monde moderne, et même à une véritable rébellion contre le Magistère de l’Église.
1 réaction Lire la suiteLa piste hydroxy

Par Jean Tardy (Campagne Québec-Vie) ― Photo : WavebreakMediaMicro/AdobeStock
Les séquences révèlent le plan
Ayant fait une analyse exhaustive de la documentation liée au « Great Reset », pendant l’automne 2020, j’ai compris qu’un putsch planétaire se déroulait derrière la pandémie du COVID. Cette agression avait été mise en branle par le Forum Économique Mondial et était explicitement soutenue par nos gouvernants. Plusieurs événements individuels soulignent l’étendue de l’agression en cours. Mais ce sont les séquences d’événements qui révèlent son niveau d’organisation. En effet, ce ne sont pas des événements individuels qui indiquent qu’une action est concertée mais leur agencement. Celui-ci sert, en quelque sorte, de fil conducteur.
Je décrirai ici un de ces fils conducteurs qui nous font percevoir l’étendue et aussi le degré d’organisation du putsch mondialiste en cours. Parmi ces fils, j’aurais pu choisir la destruction systématique du processus électoral américain et de la présidence de Donald Trump ou encore, l’utilisation planétaire coordonnée de slogans mondialistes. Cependant, la trame que j’ai plutôt choisie est l’une des plus simples des plus révélatrices. Il s’agit des événements entourant l’utilisation de l’Hydroxy Chloroquine (HCL), comme traitement, en phase initiale, de la COVID.
Avant la pandémie, le HCL était une drogue peu coûteuse, connue depuis 60 ans, utilisée par des millions de personnes comme remède contre la malaria, considérée comme sécuritaire et vendue sans prescription (comme l’aspirine) dans de nombreux pays. À la fin de mars 2020, au tout début de la pandémie, certains résultats préliminaires publiés par des chercheurs renommés semblaient indiquer que le HCL serait peut-être efficace comme traitement contre la COVID. Toute une série d’événements et de décisions a suivi. Voici une chronologie sommaire des événements principaux.
1 réaction Lire la suiteDe retraité à complotiste

Par Jean Tardy (Campagne Québec-Vie) ― Photo : WavebreakMediaMicro/AdobeStock
Un an de bouleversements
Au début de mars 2020, j’étais un retraité normal vivant dans une société paisible, démocratique et bienveillante. Je croyais que les médias étaient généralement crédibles, que nos élus servaient leurs citoyens et que nos partis d’opposition étaient des partis d’opposition. Je voyais les GAFAM (Google, Facebook et compagnie) comme de simples pourvoyeurs de contenu. Je pensais que les milliardaires du Forum Économique Mondial s’amusaient à « refaire le monde », à Davos les automnes, parce qu’il faisait trop froid pour le yacht et trop chaud pour le ski. À cette époque, je pensais que Qanon était une faute d’orthographe et que les « complotistes » étaient des gens qui ne savaient pas faire la différence entre les nouvelles et le cinéma. Globalement, je percevais un monde où il y avait suffisamment de diversité d’opinions, de compétition commerciale et de rigueur académique pour assurer la liberté de tous. Enfin et surtout, j’étais convaincu que ça prenait une guerre, une famine ou une crise économique pour pousser un peuple vers la catastrophe totalitaire. J’étais donc certain qu’un pays aussi paisible et prospère que le Canada était à l’abri, pour toujours, de tels bouleversements.
Aujourd’hui, quatorze mois plus tard, je pense que nos politiciens collaborent intentionnellement à un putsch mondialiste au service d’un agenda totalitaire fasciste, qu’ils ont décidé d’asservir leurs populations, de détruire nos droits et de pervertir nos enfants. Je considère que les médias sont des pourvoyeurs de propagande produisant un narratif de contrôle digne de la Pravda de Staline. Pour moi, maintenant, les « autorités » n’ont plus aucune crédibilité et les publications scientifiques les plus prestigieuses sont aussi les plus suspectes. Dans ma nouvelle réalité, le grand capital exerce une influence occulte et insidieuse qui pourrit toutes les sphères de l’activité humaine en influençant sans cesse la sélection des dirigeants. C’est un monde où les élites sont des collabos au service du Forum Économique Mondial. Autrement dit, plus ça vient de haut plus c’est faux.
Ouf ! L’an dernier j’étais un retraité qui pêchait l’éperlan dans un pays paisible ; me voici devenu un complotiste marginalisé en lutte contre un empire planétaire.
1 réaction Lire la suiteChelsea Clinton et son blasphème pro-avortement : si Jésus était là aujourd’hui, il travaillerait chez Planned Parenthood…

Chelsea Clinton.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Lorie Shaull/Flickr/Wikimedia Commons
Mise à jour : 10 mai 2021 — Faute de savoir si le tweet sur lequel je base mon article a vraiment existé, je ne peux affirmer la véracité des faits se rapportant audit tweet. J'ai essayé de vérifier avec le Wayback Machine, impossible de voir le contenu du 3 mai sur le compte de Chelsea Clinton. — A. H.
Chelsea Cliton, fille de l’ex-président Clinton, pro-avortement notoire, elle-même présidente de la Fondation Clinton qui entretien des liens étroits avec Planned Parenthood, aurait écrit le tweet suivant, aussi blasphématoire qu’ignorant ou propagandiste (ou les deux) :
L’archevêque Salvatore Cordileone a tort de refuser la Sainte Communion au président Biden et à la présidente de la Chambre des représentants Pelosi parce qu’ils soutiennent le droit donné par Dieu à la femme de choisir. Si Jésus était vivant aujourd’hui, il travaillerait à Planned Parenthood. Lisez votre Bible mon Père.

Ce commentaire au sujet de Mgr Slavatore Joseph Cordileone, l’archevêque de San Francisco qui a écrit un long texte au sujet des politiciens pro-avortement se disant « catholiques », ne nécessite pas une longue réfutation :
- Dieu n’a jamais donné le droit à qui que ce soit le de tuer un être innocent, en l’occurrence l’enfant à naître.
- Jésus ne travaillerait pas chez Planned Parenthood s’il était sur terre aujourd’hui, tout l’enseignement qu’Il a laissé à l’Église catholique indique très clairement qu’Il interdit l’avortement. En plus d’être erroné, la proposition « Si Jésus était vivant aujourd’hui… » laisse entendre que Jésus serait mort actuellement, ce qui est tout simplement hérétique, Jésus étant ressuscité le troisième jour à compter de celui où Il est mort sur la croix, Il est vivant maintenant.
- Quant à lire la bible, rien dans les Écritures n’indique que Jésus aurait approuvé l’avortement, au contraire, l’Ancien Testament, pour ne nommer que lui, et dont Jésus se servait souvent lors de son ministère sur terre, montre avec clarté l’amour de Dieu pour l’enfant à naître : « Avant que Je t’eusse formé dans les entrailles de ta mère, Je t’ai connu ; avant que tu fusses sorti de son sein, Je t’ai sanctifié » (Jr 1:5). Bref, l’ignorant n’est pas celui qu’elle croit…
Ah ! au passage, Mme Clinton (Chelsea) participera à la 5e conférence du Vatican sur la santé, en compagnie d’une belle bande de pro-avortement, pro-contraception, malthusianistes, etc…
2 réactionsBonne fête des Mères !

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : prostooleh/Freepik
Que serions-nous sans notre mère ? Nous ne serions pas, tout simplement. Aussi avons-nous une dette infinie envers elle.
Aussi, je souhaite une joyeuse fête aux mères (et spécialement à la mienne). Je souhaite que soient célébrées toutes les mères ce dimanche, celles qui ont des enfants, celles qui portent leur enfant en elles, celles qui ont perdu leur enfant, avant ou après la naissance, celles qui sont des mères spirituelles comme les religieuses et enfin, en ce mois de mai, Celle que le Christ sur la croix nous a donnée pour Mère à travers saint Jean : « Jésus dit à Sa Mère : Femme, voilà Votre fils. Puis Il dit au disciple : Voilà ta Mère » (Jn 19:26-27).
1 réactionLes parents d’un enfant trisomique refusent l’avortement et ne le regrettent pas

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Pixabay
Les parents d’un enfant trisomique s’étaient fait proposer de passer à l’avortement leur enfant à naître quand le médecin lui découvrit un troisième exemplaire de son 21e chromosome. Ils ont refusé et ne le regrettent pas maintenant, selon Gènéthique :
1 réactionDaniel est un petit garçon de trois ans, porteur de trisomie 21, qui fait la joie de ses parents. Dès le premier trimestre de grossesse, le gynécologue a identifié l’anomalie chromosomique, et « fortement recommandé d’avorter ». S’ils reconnaissent avoir été « bouleversés » par la nouvelle, les parents ont préféré garder leur bébé, « quelle que soit sa santé », une décision qu’ils n’ont jamais regrettée. « Trois ans après […], je tiens à dire que je suis très heureuse de ne pas avoir interrompu ma grossesse. Mon fils Daniel a apporté une joie indescriptible à toute ma famille » témoigne la maman, qui habite Singapour.
Un livre analysant la décadence occidentale : La fin d’un monde ― Oui, c’était mieux avant !

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo (rognée) : Oleg Magni/Pexels
Patrick Buisson, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy duquel il s’est distancié, vient de publier le livre La fin d’un monde ― Oui, c’était mieux avant ! dans lequel il décrit plusieurs causes de la décadence actuelle en Occident.
J’en retiendrai au moins trois : la perte du sens religieux, Vatican II et l’individualisme qui se cristallise maintenant en isolement :
1. La perte du sens religieux
Depuis les deux derniers siècles, mais surtout dans les dernières décennies, l’athéisme et le laïcisme ont sapé le sens religieux chez les gens ordinaires. Ayant perdu les raisons de vivre qui étaient celles de leurs ancêtres, souligne Patrick Buisson, mais aussi celles de mourir, il s’est ainsi formé un terrain propice à la panique qui a pris place en mars 2020, selon Le Figaro (via PÉLQ) :
La pandémie de la Covid-19 aura fait en France environ 65 000 morts pour l’année 2020. Soit une surmortalité de 9 % par rapport à 2019. Sans doute les historiens s’interrogeront-ils devant le désarroi si ce n’est la panique qui se sont emparés des pouvoirs publics et d’une grande partie de la population face à un phénomène aux effets, somme toute, limités, sans commune mesure en tout cas avec les grands fléaux qui avaient jusque-là accablé l’humanité. Il est vrai qu’au-delà des polémiques qui incriminèrent l’impuissance et l’impéritie de l’État, les questions que posait l’expansion du virus n’étaient pas de celles auxquelles la classe politique avait l’habitude de répondre. Métaphysiques ? Probablement. Anthropologiques ? Sans aucun doute. Civilisationnelles ? À coup sûr.
Le problème à résoudre tenait de la quadrature du cercle. Comment faire en sorte que le risque puisse être accepté par le plus grand nombre pour ne pas avoir à désorganiser ou à interrompre trop longtemps toute vie sociale quand la mort n’était plus considérée comme le terme naturel de l’existence, mais comme un dysfonctionnement d’ordre technique, un accident possiblement évitable ? Question de masques et de respirateurs, de gestes barrières et de distances sociales.
Comment proposer aux Français une lecture rassérénante de l’événement quand avaient disparu, en l’espace de quelques décennies, les principaux pourvoyeurs de sens, ces messianismes qui ravitaillaient, hier encore, la multitude en espérance disaient les uns, en utopies cinglaient les autres, mais qui tous, à travers un grand récit, avaient eu au moins le mérite jusqu’à un passé récent d’approvisionner les hommes en raisons de vivre et surtout — c’était là le plus difficile — en raisons de mourir ?
Bien qu’intéressante, je ne trouve pas entièrement fondée l’explication de M. Buisson sur le comportement gouvernemental. Macron, pour ne parler que de lui, aurait-il pu, s’il avait une bonne volonté, empêcher la panique engendrée et entretenue par les médias, et il faut bien le dire, par le gouvernement ? Vu la férocité des mesures prises ainsi que leur manque de compassion, je ne pense pas que le gouvernement eût voulu éviter cette panique qui a, cependant, trouvé une aire dégagée de tout rempart spirituel pour souffler ses frissons.
1 réaction Lire la suiteLettre d’un ex-conseiller scolaire : l’école catholique est faite pour transmettre la foi et non pour arborer le drapeau LGBT

Par Dan Di Rocco ― Traduit par Campagne Québec-Vie ― Photo : German Federal Archives/Wikimedia Commons
Devant les chemins tortueux dans lesquels s’engage le Conseil scolaire catholique du District de Halton en Ontario, comme nombre d’autres conseils scolaires dits catholiques dans cette province, Dan Di Rocco, ex-conseiller scolaire, expose la vraie mission de l’école catholique et ses engagements subséquents, tout en dénonçant l’attitude favorable du Conseil scolaire de Halton envers une proposition demandant d’arborer le drapeau LGBT dans toutes les écoles, pendant le mois de juin (le conseil a finalement rejeté la demande, pour accepter une autre qui revient un peu au même…).
C’est une intéressante lettre que Dan Di Rocco a rédigée à l’adresse du président du Conseil scolaire de Halton, lui rappelant ses devoirs en tant qu’administrateur d’écoles catholiques ainsi que la mission de telles écoles. Combien de gens ont perdu de vue le but de ces institutions ou même la substance de leur foi ? Cette lettre pourrait tout aussi bien s’adresser à n’importe quel conseil scolaire prétendant être encore catholique. C’est pourquoi je vous propose ci-dessous la traduction intégrale de ce texte inspirant. ― A. H.
***
À Patrick Murphy, Président
Conseil d’administration
Halton Catholic District School Board
Cher Monsieur Murphy,
C’est avec une grande déception que j’écris cette lettre après avoir suivi les procédures du Conseil d’administration de la HCDSB du 20 avril.
En tant qu’ancien conseiller d’école catholique, directeur d’école à la retraite, père et grand-père, je comprends la nature délicate du sujet abordé.
Mais j’ai été déconcerté par l’incapacité ou le manque de volonté des conseillers scolaires à défendre clairement et sans équivoque les droits des parents et des élèves à une éducation catholique véritable et solide dans les écoles dont ils se sont vu déléguer la charge.
J’ai toujours compris que le but premier des écoles catholiques est de transmettre la vérité de la foi catholique, de transmettre des connaissances, des valeurs morales et l’amour de Jésus, préparant les élèves à une bonne mort afin qu’ils puissent jouir de leur destinée ultime, l’union avec Dieu au ciel.
En sus des objectifs habituels de l’éducation, les écoles catholiques existent pour cet objectif surnaturel — bien défini, bien expliqué, bien exposé en paroles et en actes, dans la liturgie, les sacrements et les exemples vivants des enseignants, des parents et des condisciples.
Compte tenu de cette raison d’être même, les administrateurs du HCDSB ne devraient pas avoir de difficulté à repousser une demande déraisonnable, porteuse de divisions et inappropriée — celle d’arborer le drapeau arc-en-ciel. Ce drapeau a une histoire et il ne symbolise pas l’inclusion, la diversité, la tolérance et l’amour. Il est au contraire synonyme de privilège spécial, d’arrogance, d’agression et de soutien à un mode de vie immoral.
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