Gloria Polo dénonce l'avortement et la contraception devant une salle bondée à Montréal
Lundi soir je me suis rendu à une présentation d'une femme Colombienne, Gloria Polo, à la paroisse Saint-Ambroise près du métro Beaubien. J'étais curieux, car j'avais entendu que cette femme témoignait d'avoir été foudroyée et, pendant le temps que dura le coma dans lequel elle a été plongé suite à son foudroiement, elle dit avoir eut une vision de l'enfer, et des gestes qui la meneraient ineluctablement à cette effroyable fin. Et, de tous ses péchés, elle affirma que celui qui la marqua le plus surement pour l'enfer, c'était l'avortement.
En tout cas, je m'attendais à me rendre dans un sous sol d'église où il y aurait au maximum une trentaine de petites vieilles dames et quelques autres indivudus assortis. Mais en passant devant l'église vers l'heure où devait commencer la présentation je me suis rendu compte que les gens ne descendaient pas au sous-sol, mais montaient à l'église.
Imaginez ma surprise lorsque j'ai constaté que l'église était bondée de gens, de jeunes familles, de personnes dans la trentaine et dans la quarantaine, que je ne connaissait pas du tout (sauf pour trois personnes), tous venus pour une présentation fondamentalement contre l'avortement.
Ci-bas un extrait de sa présentation:
Gloria Polo le 1er novembre 2010 à l'église Saint-Ambroise à Montréal

"Avec l'avortement, un médecin, qui est sensé être un protecteur de la vie, est devenu une prêtre diabolique, qui vient détruire la vie de l'innocent. En faisant ce sacrifice diabolique, il permet à Lucifer d'envoyer ses myriades d'anges de l'enfer à nous, ces anges qui viennent nous attaquer ici. L'attaque luciférienne est si terrible, que beaucoup de théologiens lorsqu'ils décrivent la vie de Jésus, finissent par dire que le diable n'existe pas. Et c'est ainsi que beaucoup de personnes sont jetées dans la confusion. L'humanité vient à dire que "rien n'est péché." Nous avons oublié le sens du mariage. Lucifer arrive à nous faire croire qu'un mariage entre un homme et un homme est aussi valable que le mariage d'un homme et une femme. Ce qui nous transforme en une société absolument abominable.
Lorsque à quinze ans j'était enceinte pour la première fois, mon corps se préparait à être maman. Je pleurait angoissée. "Qu'est-ce que je vais faire? Mes parents son pauvres!" Comment dire que j'attends un bébé? Mais malgré moi, je sentais un amour très grand pour mon bébé. Quand mon ventre était très grand, mes copines me soufflait des bêtises, elle avait honte de moi pour ne pas m'avoir fait avorter. Quand j'ai dit à mon copain que j'attendais un bébé, je pensais qu'il était pour dire "nous partirons ensemble, nous allons nous marier, nous allons avoir ce bébé." Mais il m'a répondu "mais tu es encore une fillette! Tu n'as que 15 ans! Tu te fais avorter." Et j'ai répondu "Non je ne veux pas, j'aime mon bébé!"
J'ai manqué de courage. Et un jour je me suis retrouvé dans une clinique d'avortement et je pleurais. Le médecin, dans une enveloppe, a reçu son argent: le prix d'une vache. Voilà ce qu'a coûté la vie de mon bébé. On m'a anesthésié, et on a tué mon bébé. Lorsque je me suis réveillée, et que je ne sentais plus mon bébé, j'ai commencé à me haïr moi-même à un tel point que je n'arrivait plus à regagner le sommeil. J'entendais les cris de mon bébé, je voyais comme mon bébé me caresser le visage lorsque je l'ai tué. Je n'ai plus jamais senti de nouveau la paix.
Les gouvernements sont des menteurs lorsqu'ils disent que l'avortement c'est un droit de la femme. Mensonge! Est-ce qu'ils sont allé voir ce que ressent une femme lorsqu'elle tue son bébé? Les femmes qui ne peuvent supporter le poids de leur conscience après avoir tué leur bébé?
Dans le Livre de la Vie, Jésus m'a montré mon bébé: il était trop grand, mon bébé. Il fallait que le "médecin" le détruise dans mon corps avant d'en faire l'extraction. Moi, j'étais anesthésiée, mais le bébé, lui, ne l'était pas. Et le médecin, sans compassion, avec des pinces, a coupé les jambes du bébé, et le bébé a crié si fort, si fort, que toute la Création est ébranlée. Et après, il a complètement détruit le bébé et l'a sorti morceau par morceau. Dans sa clinique il y avait un stade rempli de démons qui hurlait de joie, se réjouissait de cet avortement. Et vous savez ce qu'est le plus triste de cette histoire? Le médecin ma mis le stérilet, un dispositif abortif dans l'utérus.
Après cet avortement je voulais mourir, je ne voulais plus vivre. Je me suis noyée dans l'alcool, dans la musique, dans l'aérobie et l'exercice, les études, la recherche, je "faisait des choses", tout pour m'anesthésier.
Lorsque je me suis mariée, j'ai fait un foyer désastreux. Tout à l'envers. D'abord des relations avant le mariage, ensuite l'assassinat, et après le mariage. J'avais aussi de temps en temps des hémoragies à part mes règles, je ne savais pas ce que c'était. C'était des hémmoragies très abondantes, donc je suis allé voir le médecin. Selon le diagnostique du médecin, c'était que mon corps rejetait le stérilet. Mensonge! C'était des bébés avortés, des bébés que je continuais à tuer dans mon ventre. Le Seigneur me montra la cruauté de mon coeur: Nous n'avons laissé vivre que deux de nos enfants; Les autres nous les avons assassinés avec le stérilet.
Et Dieu m'a montré l'un des enfants que j'ai tué allait devenir prêtre. C'est tellement cruel...nous sommes devenus tellement cruels...nous tuons des enfants. Et ce péché nous arrache du Coeur du Christ. On encourt l'excommunication. Je ne m'en suis jamais remis: le péché dans ma vie était devenu tellement terrible qu'au bout de quelques années je suis devenue une avorteuse. Je dépensait une grosse somme d'argent pour payer des avortements. L'excuse, c'était que "j'aidais les femmes". J'était aussi promotrice des préservatifs de toutes sortes. Et vous savez ce que le Seigneur m'a montré? Combien d'avortements ont été nécessaires malgré les préservatifs. Un grand mensonge. Et un de mes jeunes patients, malgré l'utilisation de préservatifs, est mort du sida. Et Dieu te fait voir tout cela. Ce que tu as fait, et combien d'âmes que tu as détruit. Combien d'âmes que j'avais détruites à la longue, par mes mauvais conseils. Combien de femmes ont quittés leurs maris, combien de jeunes ont commencés à utiliser les préservatifs, combien d'avortements, et je disais auparavant que j'étais une bonne personne, que je n'avais pas tué! En réalité, j'étais quelqu'un au service de Lucifer. Quand je faisait la promotion pour que l'avortement soit légal dans mon pays (la Colombie), quand je faisait la promotion du "droit" à l'avortement, à chaque fois qu'on tue un bébé, au nom de ce pays, de cette république, le sang de ce bébé entache tous les citoyens de ce pays. Les seuls qui n'auront pas à répondre de ce sang, sont ceux qui défendent la vie." [applaudissements vigoureux]
Gloria Polo était à Québec hier soir, le 2 novembre, à l'église Saint-Rodrigue (Presbytère St-Rodrigue- 4760, 1Re Avenue, Quebec), et ce soir à 19h00 sera à Beauceville à l'église Saint-François d'Assise.
Laissez un commentaireDernières nouvelles de la Veillée pour la vie -- blogue Salon Beige, site "Oui pour Benoît"
Le blogue Salon Beige a les toutes dernières nouvelles sur la Veillée pour la vie, une veillée de prière pour la "vie naissante" (les enfants à naître) que le pape Benoît XVI célébrera le 27 novembre 2010. À date, il y a au-delà de 40 paroisses en France qui célébreront la Veillée (au Québec, c'est plus...lent, mais les diocèses de Sherbrooke, Longueuil, et Montréal seront de la partie). Le pape demande à tous les diocèses et toutes les paroisses du monde à se joindre à lui pour prier pour le respect de toute vie humaine naissante.
Il y a aussi un site d'origine Polonaise mais traduit en plusieurs langues qui publicise cette Veillée.
Laissez un commentaireVivre dans la dignité -- vidéos de médecins contre l'euthanasie
Le réseau Vivre dans la dignité a maintenant son poste YouTube où l'on peut visionner des témoignages contre l'euthanasie de médecins spécialistes du Québec. À voir et à méditer!
Voici ci-bas un témoignage du docteur Patrick Vinay, chef du service de soins palliatifs à l'hôpital Notre-Dame du CHUM.
Laissez un commentaireClôture des 40 jours pour la vie -- photos et compte rendu
Voir ici pour un reportage sur les 40 jours sur Canoë (voir aussi la vidéo qui l'accompagne). Et ci-bas nous avons des photos du souper spaghetti d'hier soir pour clôturer les 40 jours: un franc succès! Marc-Albert Bélanger, directeur de l'Alliance Ressources Grossesse a présenté des nouveaux projets pour venir en aide à la femme enceinte en difficulté au Québec, et moi-même j'ai récapitulé les beaux moments de cette 4e édition des 40 jours pour la vie à Montréal.
Laissez un commentairePhotos de la conférence internationale pro-vie cette fin de semaine à Ottawa
Je reviens de la conférence internationale pro-vie à Ottawa, qui traitait aussi de l'euthanasie. Pour le moment, voici quelques photos. Il y a aussi un reportage (anglais) à LifeSiteNews.
De gauche à droite, nous avons John Smeaton (Society for the Protection of Unborn Children, Peter Ryan (Life Canada), Alex Schadenberg (Euthanasia Prevention Coalition), André Bourque (Vivre dans la dignité), Rebecca Richmond (National Campus Life Network), Lia Mills (célèbre pour son clip sur YouTube), Faytene Kryskow (4MyCanada), Rod Bruinooge (qui présente sont projet de loi C-510 "Loi de Roxanne" aujourd'hui même au parlement), un ex-député libéral pro-vie Tom Wappel, John-Henry Westen (LifeSiteNews), Reverend Johnny Hunter (LEARN), et Jim Hughes (président de Campaign Life Coalition).
Laissez un commentaireAffiches pour la veillée pour la vie
Voici les affiches (en français et en anglais) que nous proposons pour la Veillée pour la vie du 27 novembre. N'hésitez pas à nous contacter si jamais vous vouliez que nous la personalisions pour inclure les détails de votre vigile à votre paroisse ou dans votre diocèse.
Laissez un commentaireDernière semaine pour les 40 jours pour la vie à Montréal cet automne !
C'est la dernière semaine des 40 jours pour la vie à Montréal cet automne. Si vous n'avez pas encore eu la chance de venir prier, profitez-en!
Merci à tous ceux et celles qui sont venus prier à date. C'est un témoignage beau et vrai de combien est précieux le don de la vie.
Il est encore temps de se joindre à la vigile
Ne manquez surtout pas la chance de prier dehors, de vous joindre à tous ceux qui pleurent et qui déplorent ce qui se passe anonymement dans la "clinique" au 30 Saint-Joseph E. mais qui, surtout, gardent en leur coeur une espérence inébranlable en un monde meilleur.
- Arrivez simplement sur les lieux de la vigile, située dans le parc Lahaie, en face de la clinique d'avortements Morgentaler, sise au 30 Saint-Joseph E. à Montréal
- Inscrivez-vous en ligne
- Envoyez-nous un courriel
- Appelez : (514) 344-2686
À bientôt j'espère!
Aussi, n'oubliez pas le souper spaghetti ce dimanche à 17h00.
Laissez un commentaireL'abbé Raymond Gravel est pour la dépénalisation de l'euthanasie, selon un reportage du Courrier Laval
N. B. Un certain doute plane au-dessus du reportage sur lequel est basé l'article qui suit. Avant de lire le texte ci-dessous, je vous suggère de lire cet échange entre M. l'abbé Gravel et moi-même.
L'abbé Raymond Gravel, curé du diocèse de Joliette, est pour la dépénalisation de l'euthanasie, selon un reportage du Courrier de Laval.
Bien sûr, dans l'article on dit de M. l'abbé qu'il s'oppose à la légalisation de l'euthanasie "en général". Par contre, on rapporte qu'il se dit sensible aux non-croyants, qui eux, selon l'abbé, ne seraient pas contraints à obéir la loi de Dieu: "Ce n’est pas tout le monde qui croit que Dieu veut qu’on vive jusqu’à la mort naturelle. Je pense que ces gens-là ont le droit de décider de leur mort." Donc parce qu'il y aurait des non-croyants, il faudrait dépénaliser l'euthanasie au Québec, car, semblerait-il selon M. l'abbé, seule une croyance en Dieu justifierait l'interdiction de l'euthanasie et on ne peut pas, dans une société pluraliste, imposer aux non-croyants ses croyances religieuses.
Nous voyons ici à quel point l'abbé Gravel est subversif. Premièrement, il n'y avait qu'à lire les articles et les mémoires de plusieurs opposants à l'euthanasie pour voir qu'il y a plusieurs arguments contre la dépénalisation de l'euthanasie qui ne reposent aucunement sur une connaissance révélée de la volonté de Dieu. Donc les non-croyants eux aussi ont plusieurs raisons de refuser la légalisation de l'euthanasie. Peut-on vraiment croire que l'abbé Gravel ignorait l'existence de tous ces arguments?
Deuxièmement, il n'y a rien de plus erroné que l'opinion que M. l'abbé semble véhiculer comme représentant de l'Église catholique, à voir que l'euthanasie est interdite par l'Église pour l'unique raison que cette pratique soit contre la volonté de Dieu (contre le 5ième Commandement -- tu ne tueras point). Comme le dit si bien un document publié en 2000 par l'Académie pontificale pour la vie, intitulé Le respect de la dignité de la personne mourante : "La condamnation de l'euthanasie, exprimée dans l'Encyclique Evangelium vitae, parce qu'il s'agit d'une « grave violation de la Loi de Dieu, en tant que meurtre délibéré moralement inacceptable d'une personne humaine » (n. 65), renferme le poids de la raison éthique universelle (qui est fondée sur la loi naturelle) et l'instance élémentaire de la foi en Dieu, Créateur et gardien de chaque personne humaine." [mes italiques]
Donc c'est précisément parce que nous parlons d'un commandement de Dieu que nous parlons aussi d'une évidence de la raison éthique universelle qui est fondée sur la loi naturelle que tous, croyants et non-croyants, sont tenus de respecter. Selon l'enseignement de l'Église, auquel M. l'abbé est tenu d'adhérer et qu'il devrait lui-même propager, l'interdiction de l'euthanasie, bien qu'elle soit justifiée par les Commandements de Dieu, est aussi justifiée par la loi naturelle, que tout être humain, qu'importe ses croyances, est tenu de respecter.
En passant, M. l'abbé nous joue le même tour avec l'euthanasie qu'il a joué avec l'avortement: il est personnellement contre, mais... C'est ce "mais", qui se veut tolérant et sensible envers les autres, qui fait de cet abbé un homme subversif et dangereux. Car quand nous parlons de vie et de mort, ce "mais", ce manque de cohérence, signifie toujours la mise-à-mort d'un innocent. Hier et aujourd'hui encore, ce sont les 30,000 enfants à naître avortés à chaque année au Québec qui paient de leur vie ce "mais", et demain, si l'euthanasie est légalisé, ce sera d'autres personnes innocentes, des gens vulnérables, des pauvres, qui seront les victimes de l'incohérence criminelle de gens comme M. l'abbé Raymond Gravel.
Laissez un commentaireRéunion d’information en Beauce: Vivre jusqu’au bout… sans euthanasie, ni acharnement thérapeutique
C’est sous ce thème que se tiendra une réunion d’information le jeudi 4 novembre prochain à 19h30 au sous-sol de l’église l’Assomption, 12375, boul. Lacroix, Saint-Georges QC. Plusieurs médecins et la directrice de Vivre dans la dignité s’adresseront alors au public.
Le porte-parole de l’événement, le Dr Berthier Bourque de Saint-Georges – qui a œuvré comme médecin-accoucheur pendant de nombreuses années – se dit très sensibilisé à ce passage que peut être la mort. Témoin de belles « fins de vie » pendant sa pratique, il nous expliquera qu’il ne peut travailler à contre-courant après avoir tant besogné à préserver la vie. Le Dr François Primeau, gérontopsychiatre à l’Hôtel-Dieu de Lévis, définira clairement les termes (euthanasie, suicide assisté), traitera des causes véritables (dépression) qui se cachent derrière les motifs de douleur et abordera le concept de la personne et de sa valeur. Le Dr Michel Morissette de la Maison Michel-Sarrazin de Québec (soins palliatifs) précisera les enjeux éthiques et expliquera le sens ou le non-sens de la souffrance. La directrice de Vivre dans la dignité, Mme Linda Couture, mettra en contexte l’euthanasie, le suicide assisté et les soins en fin de vie sur les plans politique, légal, médical, économique, psycho-social et familial et elle parlera également d’expériences vécues ailleurs dans le monde et des dérives de la pratique de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette réunion importante permettra de clarifier les vrais enjeux du débat sur l’euthanasie qui a présentement cours au Québec.
Le jeudi 4 novembre à 19h30
Au sous-sol de l'église L'Assomption
12375, Boul. Lacroix, Saint-Georges QC (sur google maps)
Conférenciers invités :
- Dr Berthier Bourque, médecin et biologiste de Saint-Georges, membre actif de l’équipe de Médecins sans frontière
- Dr François Primeau, gérontopsychiatre à l'Hôtel-Dieu de Lévis
- Dr Michel Morissette, Maison Michel-Sarrazin de Québec (soins palliatifs)
- Mme Linda Couture, présidente de l'organisme Vivre dans la dignité
Bulletin CQV octobre 2010

À Campagne Québec-Vie nous voulons un Québec qui accueille la vie au lieu de la supprimer; nous voulons que cesse dans notre société l’avortement et les autres atteintes à la dignité humaine.
Nous savons, par contre, que ce changement ne surviendra pas sans l’assentiment des Québécois. Nous n’imaginons pas qu’il soit possible, comme par magie, d’arriver du jour au lendemain à une loi protégeant les 30 000 enfants à naître condamnés à mort chaque année au Québec par leurs parents. En outre, en supposant qu’une loi contre l’avortement soit adoptée, si elle ne s’appuie pas sur un changement en profondeur, c’est-à-dire sur des cœurs de chair et non sur les cœurs de pierre des avorteurs, des parents, des citoyens, etc. (cf. Ézéchiel 11:19), il y aura quand même des avortements, mais, cette fois, dans la clandestinité.
Pour protéger de l’avortement les enfants à naître, pour défendre nos aînés et les autres personnes vulnérables visées par l’euthanasie, il nous faut transformer les cœurs en profondeur, afin que jaillisse des cœurs des Québécois le désir de protéger, par des loi justes et des mœurs saines, la vie et la dignité des personnes vulnérables parmi nous. Bref, les résultats que nous cherchons à atteindre, ce renouvellement du Québec que nous espérons amorcer, c’est un changement en profondeur, non seulement législatif, mais surtout spirituel et moral.
Je vous écris aujourd’hui pour vous annoncer que nous avançons vers notre but, mais d’une manière qui pourrait vous surprendre :
parce que nous cherchons à changer les choses en profondeur, nous avançons dans la noirceur de la foi, comme le font des racines entrelacées sous la terre. Sans voir de résultats concrets pour le moment, nous œuvrons à former un réseau souterrain, un réseau qui, au moment propice, sortira enfin de la noirceur de l’anonymat pour se déployer au grand jour.
En clair, nous construisons un réseau de personnes de bonne volonté, des personnes qui travaillent dans l’ombre, dans l’anonymat, paroisse par paroisse, église par église, groupe par groupe, centre d’accueil par centre d’accueil, à Montréal comme à Val d’Or, à Québec comme à Granby. C’est essentiel, car, même si nous voulons une forêt (c’est-à-dire un Québec moralement et spirituellement en santé avec des lois qui protègent l’enfant à naître), cette verdure ne peut vivre sans racines, et c’est les racines qu’il faut d’abord nourrir. Le mois passé, je vous ai envoyé une liste de moyens à employer pour faire partie de ce réseau (voir la feuille « Activités pour le respect de la vie – communautés chrétiennes »). Par votre prière, par vos initiatives dans votre milieu, par votre participation aux 40 jours pour la vie, et par beaucoup d’autres moyens, vous compléterez ce réseau pan-québécois qui alimentera un jour un Québec véritablement juste, vivant et prospère.
Bien que nous travaillions dans la noirceur de la foi – donc sans toujours distinguer de résultats concrets –, cela ne signifie pas que, de temps en temps, certains indices ne nous signalent pas que nous avançons vers la lumière. Je peux vous donner comme exemple la campagne de promotion pour les 40 jours pour la vie à Montréal.
C’est la 4e fois que nous faisons cette vigile à Montréal. Au cours de l’automne, du 22 septembre au 31 octobre, c’est-à-dire 40 jours consécutifs, nous allons prier 12 heures par jour devant l’avortoir Morgentaler. Nous annonçons la vigile à toutes les églises et les paroisses. À force d’appeler les prêtres et les pasteurs, à force d’envoyer des gens dans leur communauté chrétienne parler des 40 jours, à force de prier devant l’avortoir, les choses commencent à bouger, et, bien que nous soyons encore dans la noirceur de l’injustice (car à Montréal on avorte 50 enfants par jour), nous discernons de jeunes « pousses » perçant la terre :
- Un prêtre à qui j’ai téléphoné m’a dit que, grâce aux 40 jours pour la vie, il a consacré une homélie à l’avortement. Il m’a raconté que des gens sont venus le voir après la messe pour lui avouer que cela faisait 20-30 ans qu’il n’avait jamais entendu parler d’avortement à l’église ! Ce prêtre lors de la première édition des 40 jours en 2009 ne voulait pas promouvoir les 40 jours dans sa paroisse, mais lorsque plusieurs de ses paroissiens lui ont demandé de le faire et que son équipe de pastorale jeunesse lui a confié vouloir prier pour les 40 jours, il vit en cela le mouvement de l’Esprit Saint, et finalement, cette année, il s’est résolu à m’inviter à 3 messes présenter les 40 jours à sa paroisse.
- Un autre pasteur m’a expliqué qu’il s’est risqué à parler d’avortement dans son église parce qu’une vigile des 40 jours avait lieu à proximité.
Ces deux cas illustrent à quel point le développement d’une culture de vie au Québec sera le résultat de l’effort commun de plusieurs personnes, travaillant et priant indépendamment les uns des autres, des personnes qui auront l’humilité de se confier à Dieu, car ils savent que sa grâce comblera leurs lacunes, leur manque d’expertise, leur lâcheté, etc. Nous n’avons qu’à œuvrer dans la noirceur de la foi et, même si « rien ne se passe » en surface, Dieu tissera lui-même son réseau et, à l’heure qu’il aura choisie, il nous fera passer de la noirceur à la lumière de jour pour que, nous aussi, nous puissions voir dans toute sa splendeur sa glorieuse œuvre de salut.
Bon mois d’octobre, et merci de vos dons et de vos prières !
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