Le scandale du contraceptif Depo Provera, injecté sans consentement sur des milliers de femmes africaines

(Photo : World Economic Forum sur flickr.com, licence creative commons)
L'eugénisme et le racisme des organismes de planification familiale est bien connu. Voici l'histoire d'une femme qui a combattu la tentative de passer sous silence le scandale du Depo Provera. Sur le site de c-fam du 6 décembre 2013:
(La fondation Bill et Melinda Gates finance la planification familiale pour les pays pauvres de la planète...)
WASHINGTON, DC, 6 décembre (C-FAM) Un défenseur des droits de l’homme accuse le lobby de l’avortement d’avoir intimidé un témoin prêt à témoigner en public des effets mortels d’un contraceptif de longue durée qu’on injecte aux femmes africaines.
L’audience programmée devant le congrès américain aurait pu ébranler la politique internationale des Etats-Unis dans le domaine du planning familial. C’est pourquoi le directeur du Rebecca Project, Imani Walker, sous pression du Planning familial, a fait saisir à la dernière minute l’ordinateur d’un de ses principaux témoins, la directrice politique du Rebecca Project Kwame Fosu, et envoyé au congrès des emails informant ces derniers que Mme Fosu avait été licenciée. Celle-ci s’est livrée au Friday Fax dans une interview exclusive.
D’après elle, pour en arriver là, Walker a subi pendant trois ans les attaques incessantes des « idéologues des droits reproductifs ». Les pressions ont commencé après la publication d’un rapport sur les violations des droits de l’homme perpétrées dans le cadre des programmes de planning familial. Mme Fosu est l’auteur de Depo Provera: Deadly Violence Against Women.( Depo Provera : Une violence mortelle à l’égard des femmes)
Les médecins africains auraient été payés pour injecter à des milliers de femmes sans méfiance un contraceptif de longue durée dans le cadre d’un essai médical financé en partie par USAID et par la Fondation Gates, explique Mme Fosu. Les lobbyistes, qui rassemblent des gros donateurs issus de l’industrie reproductive, craignent que ce type de révélation amorce le recul des droits reproductifs.
Au nombre des abus perpétrés par l’industrie pharmaceutiques, les médecins et les fondations puissantes, on compte d’une part des expérimentations non éthiques sur des femmes africaines, d’autre part, un usage généralisé du contraceptif injectable Depo Provera sur des millions de femmes africaines victimes de pauvreté.
(...)
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« ...notre faible croissance économique est due pour une bonne part au choc démographique... » affirme Pierre Fortin, économiste
Sur le site du journal La Presse du 10 décembre 2013 :
(L'équilibre entre le nombre de travailleurs et les personnes à charge de l'état est rompu...)
(Photo : Archives de la Ville de Montréal sur flickr.com, licence creative commons)
La population québécoise âgée de 15 à 64 ans connaît à l'heure actuelle un virage abrupt. De 2001 à 2012, elle a augmenté en moyenne de 35 000 personnes par année. Cette année, en 2013, la hausse ne sera que de 10 000 personnes. Puis, de 2014 à 2020, elle va diminuer de 10 000 personnes par année. L'importance de cette catégorie d'âge lui vient du fait qu'elle constitue le principal bassin de recrutement des travailleurs. La chute de notre population des 15-64 en nombre absolu aura des conséquences majeures pour la création d'emploi et la croissance économique dans les années à venir. (...)
Un effet secondaire de l'avortement de 30 000 enfants par année dont nous ne parlons pas souvent...
Laissez un commentaireUn article dans La Presse qui fait le lien entre les coûts des soins palliatifs et l'incapacité du gouvernement de payer...
Sur le site du journal La Presse du 10 décembre 2013 :
(Photo : Diego3336 sur flickr.com, licence creative commons)
(...) Et avec le vieillissement de la population, une angoissante question se pose: réussirons-nous à faire face à l'escalade des dépenses en soins de santé? (...)
Tenez-vous bien: les dépenses en santé vont bondir de 31 milliards à 61 milliards de dollars de 2013 à 2030, passant de 8,4 à 13,5% du produit intérieur brut (PIB).
La santé, qui représente déjà 43% des dépenses totales du gouvernement du Québec, accaparera alors 70% du budget de la province. Ayoye, docteur!
La Ministre Hivon a déclaré à maintes reprises que l'euthanasie, pardon, le projet de loi 52 sur « l'aide médicale à mourir » était sa priorité...
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Selon le docteur en droit Étienne Montero, il est impossible de contrôler l'euthanasie une fois qu'elle est légalisée
Sur le site du Journal de Montréal du 8 décembre 2013 :
(Photo : dno1967b sur flickr.com, licence creative commons)
(Les dérives sont intrinsèquement liées à l'instauration d'un programme d'euthanasie...)
Alors que le Québec se penche sur la question de l’aide médicale à mourir, le doyen de la faculté de droit de l’Université de Namur en Belgique, Étienne Montero, a dénoncé le projet de loi en soutenant qu'il est impossible de baliser et de contrôler l’euthanasie. (...)
Si le Québec légalise l’aide à mourir, on ouvre inévitablement la porte à l'euthanasie de personnes qui n’ont pas nécessairement de maladies graves et incurables, croit-il.
«Une fois l’euthanasie permise, il devient très difficile de maintenir une interprétation stricte des conditions légales», soutient-il.
(...)
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L'Église catholique américaine poursuivie en justice pour cause de refus d'avortements dans les hôpitaux catholiques
Sur le blog de Jeanne Smits du 6 décembre 2013 :
(La Basilique-sanctuaire de l'Immaculée Conception aux États-Unis)
(Photo : AgnosticPreachersKid sur wikimedia.org, licence creative commons)
L’ACLU (American Civil Liberties Union) association laïciste, poursuit en justice la Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis pour obtenir la condamnation de leurs directives anti-avortement, a-t-elle annoncé lundi. Les évêques, et à travers eux l’Eglise, sont accusés d’empêcher la procuration de soins médicaux nécessaires aux femmes enceintes en état de détresse, entraînant des refus de soins (« medical negligence », en droit américain).
Le procès sera plaidé devant la cour fédérale du Michigan où l’ACLU représentera une femme qui se plaint de ne pas avoir reçu des informations adéquates sur son état ni des soins appropriés, alors qu’elle s’était présentée dans l’hôpital catholique de la ville de Muskegon à 18 semaines de grossesse, après avoir perdu les eaux, malgré le risque d’infection que cela lui faisait courir. Mais qui ne s’est pas réalisé…
(...)
Pour certains, le plus important, c'est d'avorter... Pour lire la suite de ce très intéressant article, cliquez ici.
Laissez un commentaireQuelques détails importants sur Nelson Mandela...
(photo : paul-simpson.org sur flickr.org, licence creative commons)
Une louange unanime sur le personnage? Disons plutôt que les critiques sont passées sous silence... Le caractère public du personnage permet de faire un bilan de ses politiques qui ne méritent pas toutes un éloge mondial, au contraire... Sur le blog de Jeanne Smits du 9 décembre 2013 :
En 1996, deux ans à peine après avoir accédé au pouvoir en Afrique du Sud, Mandela a signé l’une des lois les plus libérales au monde en assurant son adoption par un vote obligatoire imposé aux membres de son parti, l’African National Congress. Cette loi autorise l'avortement de plein droit pendant les 12 premières semaines de grossesse, puis jusqu'à 20 semaines en cas de viol, inceste, danger pour la santé de la mère ou malformation grave du fœtus – mais aussi si la femme estime que la venue de l'enfant pose des problèmes sociaux ou économiques, chose dont elle est seule juge. « Les femmes ont le droit de décider ce qu’elles veulent faire de leur corps », disait Mandela pour promouvoir sa loi sur « le choix de mettre fin à la grossesse ». Dix-sept ans plus tard, le nombre d’avortements légaux et remboursés par l’Etat déclarés atteint près d’un million en Afrique du Sud : près d’un million d’enfants tués dans le ventre de leur mère.
Pour un homme qu’on honore aujourd’hui pour son œuvre de promotion de la dignité humaine et de la non-violence, c’est un bilan de dimensions génocidaires.
Favorable depuis longtemps au « mariage » des homosexuels, Mandela avait ouvert la voie en 1996 en faisant de l’Afrique du Sud le premier pays à inclure l’« orientation sexuelle » au nombre des catégories protégées au titre de la non-discrimination dans sa Constitution. Dix ans plus tard, la conséquence logique de cet « antiracisme » s’est réalisée, avec la légalisation du « mariage » des homosexuels en Afrique du Sud.
Bien sûr Mandela était en première ligne pour répandre l’accès à la contraception. (...)
Mandela, rappelle Smeaton, est à l’origine de l’organisation des « Elders » (« Les Anciens »), un conseil global de chefs d’Etat et leaders mondiaux retirés du pouvoir qui se proposait de donner leurs discrets avis et orientations aux responsables des pays du monde entier. Ce conseil rassemble de nombreuses figures des mouvements pro-avortement, favorables au contrôle de la population. A 95 ans, Mandela en était toujours membre honoraire.
Notons que le Parti Communiste Sud Africain rappelle que Nelson Mandela fut membre de son comité central jusqu'à son arrestation en 1962. Non, le moins que l'on puisse dire, c'est que les éloges manquent de pondération...
Pour lire une critique controversée de Bernard Lugan de son bilan politique, cliquez ici.
Laissez un commentaireDes spectateurs regardent passivement un homme tentant de se suicider, en Ontario
Un texte qui fait mal. Une personne voulant se suicider décide de le faire publiquement, l'annonce sur internet, et... trouve un maximum de voyeurs venus contempler le spectacle sur la toile. Sur le site du journal La Presse du 6 décembre 2013 :
(Photo par Djof sur flickr.com, licence creative commons)
Un jeune homme de 20 ans. Seul dans la chambre de sa résidence universitaire à Guelph, en Ontario. Il dit qu’il veut mourir. Mourir en direct sur le web en ce samedi soir de décembre.
Sur un site de clavardage, l’étudiant demande à des internautes de l’aider à diffuser son suicide en direct. Il les invite à venir assister à sa propre mort.
(...)
Cette histoire d’une infinie tristesse s’est déroulée samedi soir. Deux cents spectateurs, le maximum possible sur le site controversé qui diffusait la vidéo, étaient au rendez-vous. (...)
Heureusement, le jeune homme est sain et sauf. Mais les deux cents voyeurs eux, le sont-ils?
Allons-nous comprendre profondément un jour que les humains qui offraient des humains en sacrifice au dieu soleil, ou qui célébraient un veau en or, peuvent être nos contemporains?
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Conférence du Doyen de la faculté de droit de l'Université de Namur (Belgique) sur l'euthanasie et le projet de loi 52
Sur le site newswire.ca du 5 décembre, on trouve cette information :
(Photo : meantux sur flickr.com, licence creative commons)
Le Doyen de la faculté de droit de l'Université de Namur (Belgique) évoquera 11 ans d'euthanasie légale en Belgique et discutera le projet de loi québécois 52
Date: Dimanche le 8 décembre 2013.
Heure: 10H30 le matin.
Place: Centre St-Pierre
1212, rue Panet, salle 204,
Montréal, (Qc) H2L 2Y7Il nous fait plaisir de recevoir le Professeur Dr Etienne Montero Doyen de la faculté de droit de l'université de Namur en Belgique et auteur du livre « Rendez-vous avec la mort(2013) ». Il parlera de l'expérience des onze ans d'euthanasie légale en Belgique et compara le projet de loi 52(Québec) avec la loi belge. Vous aurez l'opportunité de le rencontrer.
SOURCE Coalition des médecins pour la justice sociale
Renseignements :Dr Paul Saba md
5148863447
5142498541
[email protected]
Dr Etienne Montero
[email protected]
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Ma fille tant redoutée
26 novembre 2013 | Par Patti Maguire Armstrong, traduit par Campagne Québec-Vie
Un père se débat avec lui-même au sujet de la naissance de sa fille trisomique : « “Si elle meurt à la suite de son intervention chirurgicale, cela mettra fin à notre douleur à tous”, avons-nous pensé. »
« C'est une fille! », a annoncé l'infirmière. Après la naissance de sept fils en bonne santé, ces mots auraient dû nous apporter une grande joie. Dans d'autres circonstances, j'aurais fait des sauts périlleux arrière. Au lieu de cela, elle était comme je l’avais redouté. Lorsque je vis ses yeux en amande, mon cœur se glaça – trisomie 21.
Ma femme Bonnie était âgée de 46 ans. Nous savions que la probabilité (de concevoir) un bébé atteint de trisomie augmente avec l'âge maternel. Aujourd’hui, malheureusement, neuf bébés atteints de trisomie sur dix sont avortés. Bonnie et moi sommes passionnément pro-vie, mais nous demandions dans nos prières un enfant en bonne santé. Un enfant ayant des besoins spéciaux, c’était (bon) pour une autre famille, une famille plus sainte que nous.
Nos fils beaux, intelligents et athlétiquement doués nous ont apporté beaucoup de joie et une légitime fierté : Thomas (15ans), Kevin (14ans), Jack (10ans), Michael et Patrick (8ans), Luke (5ans) et William (2ans). Nous ne voulions pas devenir le couple illustrant parfaitement pourquoi c'est une erreur de ne pas s’arrêter lorsqu’on est au sommet. J’imaginais même des membres de la famille disant : Comment se fait-il que vous n’ayez pas compris que le mieux est l’ennemi du bien alors que vous aviez déjà sept enfants en bonne santé?
Le travail d’accouchement de Bonnie fut l’un de ses plus faciles. L'infirmière et moi l’encouragions pendant les contractions et l’expulsion. Le bébé a glissé après une grande poussée. Mais après son arrivée, l'atmosphère est devenue tendue et silencieuse. J'ai essayé de masquer mes émotions. Quel genre de père exprimerait de la déception ou même le rejet de sa propre fille? Je savais que ces réactions étaient inappropriées.
Feindre le bonheur était au-delà de ma capacité, alors, à la place, j'ai essayé de cacher mes émotions. L'absence d'excitation joyeuse et un regard pensif sur mon visage ont révélé à Bonnie ce qu'elle se demandait : oui, c'était le bébé que nous avions craint que Dieu nous donne. Bonnie pleurait en silence.
Notre médecin a confirmé que notre petite fille semblait avoir le syndrome de Down et il a expliqué qu'elle avait besoin que l’on effectue des examens de son cœur. Plus de la moitié des enfants trisomiques naissent avec des problèmes cardiaques. Après avoir été examinée, on nous a dit que notre fille avait deux trous dans son cœur. Elle devrait subir une intervention chirurgicale à cœur ouvert quand elle aurait quelques mois de plus.
Au lieu d’être une source d’angoisse, ces nouvelles ont suscité une sombre réflexion... « Si elle meurt à la suite de l’intervention, cela mettra fin à notre douleur à tous », avons-nous pensé. Ce n’étaient pas les pensées que nous voulions, mais celles que nous avions. Nous ne lui avions même pas encore donné de nom. Bonnie me regarda et dit : « Appelons-la Grace Anne. » Elle voulait quelque chose d'assez simple mais joli, pensant déjà aux difficultés d'apprentissage qui nous attendaient.
(Après l’accouchement,) j'ai quitté l'hôpital à 3 heures du matin dans un état second, imaginant que toutes les infirmières disaient : le pauvre gars, il vient juste d’avoir sa fille et maintenant, regardez ce qui se passe. J’ai apprécié l’intimité de ma voiture. J'ai pleuré pendant toute la demi-heure du trajet de retour à la maison.
Tous les enfants dormaient encore, alors je me suis écroulé dans mon lit, complètement épuisé physiquement et émotionnellement. Me réveillant d'un sommeil court et agité, la réalité s’est imposée à ma conscience, m’emplissant de nouveau de la prise de conscience tant redoutée. J’avais l’impression que Dieu nous avait joué un mauvais tour. Sois ouvert à la vie, accepte sept fils, accepte une grossesse plus tard dans la vie et alors, je te donnerai une fille, mais elle aura un handicap.
Outre l'angoisse d'avoir une fille handicapée, il y avait l'angoisse de ne sentir que peu d'amour pour elle dans mon cœur. Ma supplication a commencé. Seigneur, s'il-vous-plaît, aidez-moi à aimer ma fille comme vous le faites. Je savais que c'était mal de ne pas l’aimer de la même manière que mes fils. J'ai commencé une quête incessante pour apprendre à aimer comme Dieu aime.
Ma première tâche était de trouver comment parler aux garçons de leur nouvelle sœur. Bonnie avait écrit un courriel à plusieurs amis et à une chaîne de prière, demandant des prières car notre petite fille avait un problème cardiaque grave. Elle a demandé aux gens de prier pour que la « grâce » nous guide sur ce chemin. J'ai partagé ce courriel avec nos fils aînés. Comme ils finissaient de le lire, nous avons pleuré et nous nous sommes embrassés.
Thomas et Grace
« On pourrait penser qu’un chromosome de plus serait une bonne chose », a commenté Thomas, mon fils aîné, « comme marquer un point de plus dans un match ». Nous avons discuté de la façon de répondre aux gens qui poseraient des questions à propos de Grace. Il ne nous semblait pas juste de dire : nous avons eu une fille, mais elle est atteinte de trisomie 21. Nous avons décidé qu'il serait préférable de simplement dire que nous avions une fille et si quelqu'un nous demandait comment elle va, nous expliquerions « Elle a un problème cardiaque ce qui est très commun pour les bébés nés avec le syndrome de Down. »
Aux garçons plus âgés, j'ai dit, « Les gars, le monde définit souvent une personne comme “parfaite” quand elle est belle, sportive, intelligente et riche. Pourtant, ce n’est pas sur ces qualités que Dieu nous juge. Il regarde l'âme, car ce sont les âmes pures qui connaissent la gloire éternelle du ciel. »
C'était comme si le Saint-Esprit me donnait les mots pour les réconforter. « Peut-être que Dieu savait que notre famille voulait une fille, alors il nous dit : “Je ne voulais pas envoyer n'importe quelle fille. J'ai gardé en réserve la fille ‘parfaite’ pour votre famille. Cette petite fille a une âme incorruptible!” » Les enfants étaient calmes et semblaient absorber ce que je disais. « Pensez au cadeau que cela représente qu’elle habite sous notre propre toit. », ai-je continué. « L’aimer, c’est aimer Dieu! Vous voyez, Dieu sait ce qui est mieux pour nous tous! »
J'ai été étonné de la facilité avec laquelle ces mots me sont venus, mais j'ai été déçu que mon amour pour ma fille ne vienne pas aussi facilement. Pourquoi ne pouvais-je pas l’aimer comme elle est ?
J'ai simplement dit à nos plus jeunes fils qu'ils avaient une sœur et que son nom était Grace. Ils sont devenus fous de joie, sautant sur place en criant : « C'est une fille, c'est une fille! » Seigneur aide-moi à aimer comme ces petits, ai-je prié.
Quand Grace et Bonnie sont revenues de l’hôpital, l’organisation de six garçons d'âge scolaire et d’un enfant en bas âge est devenue plus complexe avec les nouvelles tâches quotidiennes pour (prendre soin de) Grace. Le choc de la naissance et du diagnostic de Grace a commencé à s’estomper, mais Bonnie et moi avons continué la lutte pour réussir à l’aimer d’un amour inconditionnel.
À mesure que Grace approchait de ses cinq mois et que son opération à cœur ouvert devenait imminente, j’ai été assailli de sentiments mitigés. J'ai réalisé que j'étais moins nerveux au sujet de cette chirurgie majeure que si elle avait été planifiée pour un de mes fils. S'il vous plaît, Seigneur, ayez pitié de moi, ai-je prié, ne voulant pas l'aimer moins que mes autres enfants. D'une manière très subtile, un sentiment de compassion pour notre petite Grace passa dans mon cœur. Elle ne pesait que dix livres ; c’était si peu pour faire face à une chirurgie qui comportait un danger de mort.
Quelques jours avant son opération, comme je tenais Grace dans mes bras, j’ai été frappé du fait que je voyais sa « condition » et que cela m'empêchait de lui donner tout mon coeur. Le Christ nous voit à travers son Cœur Sacré. J'ai compris que le Christ voulait que j’aime Grace sans condition... que je sois aveugle à sa « condition ».
Bonnie avait déjà atteint ce stade. En effet, elle avait même discerné un avantage dans le fait d’avoir une fille trisomique : elle réalisait que la culture (de notre société) n’affecterait pas Grace de la même manière que les autres filles. Donc, Bonnie ne pouvait pas supporter d’être celle qui l’amènerait le jour de son opération.
Tandis que je tenais Grace (dans mes bras) tôt le matin avant son opération, et quand ensuite j’ai marché avec elle jusqu'à la salle d'opération, mon cœur s’est gonflé d'émotion. Je tombai en amour. Soudain, je ne pouvais plus imaginer perdre ma petite fille et mon cœur s’est serré en pensant aux souffrances qu’elle aurait à supporter. Quand je l’ai posée sur la table d'opération et qu’ils ont commencé à lui administrer l'anesthésie, j'ai prié et pleuré pour mon petit ange! Je ne voulais pas le perdre!
Grace est sortie de la chirurgie avec une cicatrice de sept pouces au centre de la poitrine. Les trous dans son cœur étaient réparés. Quand elle est revenue à la maison et a commencé à émerger comme le cœur de notre famille, les trous de nos cœurs ont également été réparés. Sa petite personnalité a commencé à nous captiver et tous les garçons sont tombés profondément amoureux de leur petite sœur. Ils traitent Grace différemment de leurs frères. Je crois que c'est grâce à Grace que nos cœurs ont grandi. Ses frères la prennent constamment dans leurs bras, l'embrassent et lui disent qu'ils l'aiment. Les garçons sont doués du point de vue athlétique, tandis que Grace, qui ne peut même pas courir ou sauter, est douée en amour.
Patti Maguire Armstrong et son mari ont dix enfants. Elle est l'auteure et rédactrice en chef de la série Amazing Grace d'Ascension Press. Elle est apparue à la télévision et à la radio partout aux États-Unis. Ses derniers livres, Big Hearted: Inspiring Stories from Everyday Families et le livre pour enfants Dear God, I don't Get It sont tous deux présentement en magasin.
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