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Le dernier numéro de la revue Égards traite de la question de l'euthanasie

Deux articles de réflexion. Une entrevue avec Mgr Jacques Suaudeau, de l'Académie pontificale pour la Vie, et l'analyse de Jean Renaud :« Pourquoi l'euthanasie est-elle devenue une valeur québécoise? » Et ce nouveau numéro du 21 avril 2013 nous apporte cette importante nouvelle, peut-être comme une bonne préparation à la marche printannière:

 

(Le numéro 39 de la revue Égards)

 

C’est dans ce contexte de déshumanisation et de perte des valeurs hippocratiques que se tiendra, à Québec, le 31 mai et le 1er juin 2013, le 5e colloque annuel de la Fédération canadienne des sociétés de médecins catholiques (voir le site www.quebec2013.ca). Sous le thème «Les défis éthiques dans le monde de la santé», on pourra y entendre le Dr François Primeau, Thomas De Koninck, Thérèse Nadeau-Lacour, le Dr Joseph Ayoub, Mgr Jacques Suaudeau, l’archevêque de Québec Mgr Gérald-Cyprien Lacroix et plusieurs autres personnalités éminentes dans le domaine des sciences de l’homme au sens large.

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Dernière analyse de l'affaire Savita : une manipulation médiatique pour modifier la loi sur l'avortement en Irlande

Sur le blog de Jeanne Smits du 26 avril, cette excellente analyse de l'affaire Savita:

(Les journaux à travers le monde ont dès le départ inventé l'histoire d'une mort due à un avortement refusé, sans connaître ce qui s'était vraiment passé...)

 

(...) 

La mort, estime l'enquête officielle, résulte d'une « mésaventure médicale » : il n'est pas question dans le rapport de conclure que Savita est morte du fait qu'on lui a refusé l'avortement et encore moins parce qu'on aurait appliqué le « dogme catholique » pour justifier le refus. C'est pourtant ce qu'en ont retenu les médias.

 
En réalité, ce n'est pas le refus d'avortement qui a tué Savita, mais le retard de diagnostic pour une infection à l'E.coli par voie urinaire qui a abouti à un choc septique. Ce n'est pas une situation inouïe : au Royaume Uni, le Royal College of Obstetricians and Gynaecologists note que la plupart des décès de femmes enceintes de moins de 24 semaines souffrant d'une telle infection est due à des soins non-conformes aux exigences minimales, le défaut de dépistage de l'infection étant en tête de liste.
 
Une septicémie comme celle dont est morte Savita est liée à un taux de mortalité de 60% et son dépistage précoce est « vital » pour augmenter les chances de survie. Le diagnostic doit être confirmé au plus tôt par des examens sanguins et il faut tout de suite administrer des antibiotiques à large spectre par voie intraveineuse, le tout accompagné d'un suivi régulier.
 
Savita Halappanavar s'est présentée à l'hôpital le 21 octobre, souffrant de mal de dos : étant donné qu'elle avait eu des problèmes de dos par le passé elle a simplement été renvoyée chez elle. Elle revint le soir, ayant eu des saignements. Un prélèvement sanguin eut lieu ; il révéla très rapidement un fort taux de globules blancs, qui indique la présence d'une infection. Mais personne ne s'en préoccupa.
 
C'est seulement 24 heures plus tard, le lundi soir, qu'un membre du personnel de l'hôpital en prit connaissance ; et c'est seulement le mercredi que le médecin chargé de Savita, le Dr Katherine Astbury, s'y référa, à 11 h 24. On avait diagnostiqué la septicémie de Savita cinq heures plus tôt et son état s'était déjà beaucoup détérioré.
 
Lors de l'enquête, le Dr Astbury a déclaré qu'elle aurait mis fin à la grossesse de Savita le lundi ou le mardi si elle avait été au courant de l'infection ; elle s'était appuyée sur les seuls examens pour juger que la jeune femme se trouvait certes mal en point, mais n'était pas en état de risque.
 
Autrement dit, la loi irlandaise n'était pas en cause, puisqu'elle autorise (quoi qu'on en pense par ailleurs) que l'on induise une fausse couche alors que l'enfant non viable vit encore. Dès le dimanche soir, Savita avait perdu les eaux et pour le personnel de l'hôpital de Galway, la fausse couche devait se produire spontanément très vite. La rupture des membranes, en tout état de cause, plaçait Savita en état de risque d'infection et dès lundi, on lui administra par précaution des antibiotiques par voie orale, sans tenir compte de la véritable grave infection dont elle souffrait déjà.
 
Après quoi, selon l'enquête, les contrôles qui auraient dû être faits tous les quatre heures, avec comptage des globules blancs, n'eurent pas lieu. Et les bons antibiotiques ne furent administrés qu'à 13 h le mercredi. D'autant qu'un test au lactosérum pratiqué tôt le mercredi matin fut fait dans de telles conditions que le labo ne put l'analyser.
 
A partir du mercredi matin, ayant spontanément fait sa fausse couche, Savita fut transférée vers une unité de soins intensifs et reçut « les meilleurs soins possibles », mais qui n'allaient pas compenser les erreurs précédentes.
 
L'avortement l'eût-il sauvée ? Les opinions divergent : l'opération elle-même comporte des risques supplémentaires d'infection et la septicémie la rend contre-indiquée. D'autre part l'enfant de Savita n'était pas la source de son infection bactérienne, puisque l'utérus et les membranes forment un environnement stérile. L'usage du misoprostol pour induire des contractions en vue d'accélérer l'expulsion n'aurait pas non plus garanti que celle-ci se produise effectivement plus vite et n'aurait pas assuré que l'on puisse se passer d'une intervention chirurgicale.
 
En cas de fausse couche spontanée, l'approche clinique privilégiée consiste à laisser faire ; en l'absence de signes évidents d'infection, ceux-ci étant masqués par les analgésiques, l'absence d'intervention était somme toute normale.
 
Ayant appris qu'une fausse couche était dans son cas inévitable, avec son issue tragique pour l'enfant, l'enquête révèle que Savita a demandé l'avortement afin de pouvoir quitter l'hôpital le plus radidement possible. Ses parents étaient venus la voir depuis l'Inde et s'apprêtaient à repartir. Elle voulait leur dire au revoir à l'aéroport.
 
Le Dr Ashbury a refusé cette demande, s'exprimant uniquement en termes légaux et sans expliquer les raisons médicales de ce choix, en disant que la loi irlandaise ne permet pas l'avortement. Une réponse qui allait désorienter Savita et son mari Praveen. Ils devaient en parler par la suite avec une sage-femme, Ann Maria Burke, en lui demandant pourquoi l'avortement est illégal en Irlande. Savita lui expliqua que l'Inde est un pays Hindou. Mme Burke répondit que l'Irlande est un « pays catholique » pour tenter d'expliquer le contexte de la loi.
 
Ann Maria Burke s'est excusée lors de l'enquête pour cette déclaration, qui a été amplement exploitée par les partisans de l'avortement depuis la mort de Savita alors même que la sage-femme n'était en rien chargée de prendre des décisions par rapport à la situation de la jeune femme.
 
Un expert, Peter Boylan, partisan connu de l'avortement légal, a assuré que c'est la loi anti-avortement qui est responsable de la mort de Savita. Cette affirmation n'a pas été reprise par le jury d'enquête qui a souligné au contraire, avec le représentant du ministère public, les erreurs médicales commises et recommandé que des procédures soient mises en place pour les éviter à l'avenir.
 
L'Irlande est l'un des pays les plus sûrs pour les futures mères et la mortalité maternelle affiche le taux le plus bas du monde, alors même, et sans doute parce que l'avortement y est illégal. Et dans des cas similaires, un médecin venu témoigner a assuré qu'il avait lui-même accéléré quatre fausses couches sur des femmes souffrant de septicémie, où les bébés n'ont pas survécu. Au cours de ces 40 dernières années, on compte 5 cas d'avortement lié à une septicémie en Irlande.
 
Savita aura été la première femme à mourir en couches à l'hôpital de Galway en 17 ans : à Londres, 100 femmes sont mortes en couches au cours de ces 5 dernières années.
 
Et comme la septicémie est très difficile à contrôler, rien ne garantit que Savita aurait survécu même en recevant les meilleurs soins possibles.
 
Caroline Farrow, qui a publié le compte-rendu de l'enquête sur Savita ici, termine en notant que l'hôpital de Galway est depuis plusieurs années dans le collimateur comme le pire hôpital d'Irlande – une situation qui n'est pas sans lien avec les mesures d'austérité qui par ailleurs ont des effets inquiétants sur les maternités, où l'on souffre d'un manque de personnel et de moyens.
 
On comprend que Praveen Halappanavar soit en colère : sa femme n'aurait peut-être pas survécu, mais elle a certainement été victime d'erreurs et de fautes médicales.
 
Il est vrai cependant que dans son pays d'origine, l'Inde, le taux de mortalité maternelle est 33 fois plus élevé qu'en Irlande – et même aux Etats-Unis, il est 3,5 fois plus élevé.
 
Reste une question médicale : l'administration d'antibiotiques efficaces, d'emblée, aurait-elle permis d'attendre que la fausse couche se fasse naturellement ? Je ne connais pas la réponse.
 
Reste aussi la question morale. A-t-on le droit, moralement, de prendre la vie d'un enfant à naître, fût-on certain de sa mort prochaine, pour sauver la vie de sa mère ? L'éthique catholique dit non, sachant que cela demande de l'héroïsme de la part de la mère, mais le principe du respect de la vie de l'être humain innocent ne souffre pas d'exception. Ici les choses ne se posaient de toute manière pas en termes de morale catholique, puisque la loi irlandaise ne prévoit pas de poursuivre pénalement l'avortement en ce cas, et que c'est l'absence de connaissance de la situation grave où se trouvait Savita qui explique l'absence d'action pour la sauver.
 
En tout état de cause, accuser la loi ou accuser le dogme catholique relève d'une même manipulation.

 

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Radio-Canada poursuit sa campagne pour promouvoir l'euthanasie et le suicide assisté

(Hélène Bolduc, présidente de mourir dans la dignité, pour l'euthanasie et le suicide assisté, est l'invitée de Radio-Canada pour commenter le suicide de Susan Griffiths.)

 

Depuis des années, Radio-Canada travaille à changer les mentalités pour que la population accepte l'euthanasie. Bien sûr, elle a diffusé des téléromans d'une grande qualité en mettant l'accent sur une charitable euthanasie. On se rappellera de l'excellente série «Sous le signe du lion» avec l'excellent acteur Godin. Le texte de Françoise Lorenger avait été modifié pour bien y inclure cette problématique. De même, dans les entrevues ou reportages que vous verrez, il faut s'attendre à ce que la parole et les commentaires soient d'abord ceux de médecins ou organismes pro-euthanasie et que la forte argumentation des adversaires du meurtre médical soit passée sous silence. Nous en avons une belle illustration dans le cas de Susan Griffiths qui vient de se suicider. Voici le reportage de Radio-Canada du 25 avril 2013:

 La Winnipégoise Susan Griffiths, qui avait décidé de se rendre en Suisse où le suicide assisté est légal, est morte un peu avant 7 h, heure centrale, jeudi matin.

 
Avant de pousser son dernier soupir, Susan Griffiths, a tenu une dernière fois à enjoindre les Canadiens à poursuivre la lutte qu'elle a participé à médiatiser.
 
« Je suis totalement ébahie [par l'intérêt suscité par mon histoire]. J'avais espéré que les gens en parlent. Je suis agréablement surprise par la façon dont ils ont répondu », a déclaré Mme Griffiths à une journaliste de Radio-Canada/CBC qui était présente à son suicide.
(...)
Le ministre de la Justice fédéral, Rob Nicholson, avait fait savoir par voie de communiqué début avril que le Canada n'avait pas l'intention de rouvrir le débat autour du suicide assisté.
 
« C'est une question sensible qui divise les Canadiens.[...] Une large majorité des députés du parlement ont décidé en 2010 de ne pas faire changer les lois », avait alors précisé M. Nicholson.
 
Certaines voix se sont néanmoins élevées pour critiquer cette position, notamment du point de vue de l'éthique et des libertés individuelles.
 
« La liberté individuelle dont disposent tous les Canadiens de mettre fin à leurs jours quand ils le décident ne peut être ignorée à moins qu'il ne soit prouvé que la vie de certaines personnes pourrait être mise en danger », a déclaré le professeur en éthique appliquée à l'Université du Manitoba, Arthur Schafer.
 
M. Schafer croit en outre que la Cour Suprême pourrait décider de rouvrir le débat en dépit de l'opposition du ministre de la Justice.
Arthur Schafer estime que les lois canadiennes sont anticonstitutionnelles et que les parlementaires n'ont pas le courage politique d'affronter la question du suicide assisté pour des raisons électoralistes.
 
Cela n'empêche pas les personnes en faveur de cette procédure de poursuivre leur combat pour le droit de mourir dans la dignité.
« C'est une question de santé publique [...]. Il y a un problème réel. Il y a des gens qui ont des souffrances abominables et ils vont de toute manière réussir à se débrouiller avec un suicide raté et ce n'est pas un bon signal à envoyer », déplore la présidente de l'Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité, Hélène Bolduc.
 
Mme Bolduc estime en outre que le maintien du statu quo est discriminatoire pour les personnes qui n'ont pas les moyens, comme Susan Griffiths, de se rendre à l'étranger pour se suicider dans la dignité et sans endurer de souffrances.

 

Pourquoi Radio-Canada n'a-t-il pas questionné également la présidente du mouvement Vivre dans la Dignité? Sur la question de l'euthanasie, Radio-Canada n'est qu'un outil de propagande.

Nous ne disposons pas d'un porte parole de cet ampleur pour défendre notre cause. Nous n'avons que nos personnes. Mais ce que nous avons, nous le donnerons, peu importe le résultat. Il faut participer et faire participer le maximum de personnes à la marche printannière. Il faut prendre la parole et accepter à l'avance, le dénigrement qui s'en suivra. Parler est aujourd'hui un martyr. Sommes-nous prêt à prendre la parole pour défendre les plus vulnérables de notre société?

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Réflexion sur l'affaire Warawa dans le magazine l'actualité

Sur le site de actualité.com du 26 avril 2013:

 

 

(La journaliste Chantal Hébert, auteure de cette réflexion)

 

 

 Si le premier ministre Stephen Harper s’est organisé pour que la plus récente motion liée à l’avortement à émaner de l’aile religieuse de son caucus soit jugée non recevable, c’est parce qu’il était loin d’être certain qu’elle allait être défaite ou qu’elle allait l’être sans causer d’embarras à tous les partis aux Communes.

Il y a pourtant dans le Parlement actuel une forte majorité de députés qui s’opposent à la réouverture du dossier de l’avortement. Cette majorité inclut le premier ministre et la plupart de ses ministres.
 
L’automne dernier, la Chambre a exprimé sans équivoque sa volonté sur la question lors d’un vote sur une motion prônant l’examen par une commission parlementaire des droits du fœtus. La proposition du député conservateur Stephen Woodworth a été rejetée par 203 votes contre 91. Mais la motion 408, qui a rallumé la mèche au Parlement ce printemps, était d’une autre nature. Elle demandait à la Chambre de « condamner la discrimination contre les femmes qui survient lors d’interruption de grossesse liée à la sélection du sexe ».
 
Prise au pied de la lettre, la motion aurait pu être adoptée à l’unanimité. À première vue, le recours à l’avortement pour éviter de donner naissance à une fille est une pratique que réprouvent l’ensemble des députés fédéraux.
 
Dans cet esprit, des députés ont argué qu’un vote sur la motion 408 aurait été une perte de temps, puisque celle-ci se résumait à demander aux parlementaires de réitérer une évidence. Sauf que la Chambre des communes se prononce régulièrement sur des évidences. Si l’adoption de motions parlementaires qui prônent l’élimination de la pauvreté était garante de mesures efficaces en ce sens, il n’y aurait plus de pauvres au Canada !
 
D’autres, plus nombreux, ont vu la motion comme un stratagème pour réintroduire la question de l’avortement aux Communes. Il ne fait aucun doute que le mouvement antiavortement a pesé de tout son poids dans l’initiative de Mark Warawa.
 
Cela dit, à quoi sert un cheval de Troie quand il n’y a rien à l’intérieur ? Ce n’est pas parce que les intervenants dans le débat sur l’avortement sont capables de s’entendre pour s’insurger contre une pratique insidieuse que son existence justifie une loi fédérale pour encadrer l’avortement, plutôt que l’adoption de normes provinciales plus sévères en matière de divulgation du sexe du fœtus.
 
(...)
 
 

Pourquoi ne pas réintroduire cette motion, puisque l'on sait maintenant qu'un député peut demander la parole au président de la chambre des communes qui est libre de la lui accorder, sans avoir à passer par une liste pré-établie par le whip du parti?

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Des initiatives pour prévenir le suicide des personnes âgées en Abitibi

Sur le site de msn.com du 26 avril 2013:

 

(Brian Mishara, directeur du centre de recherche sur le suicide et l'euthanasie)

 Des organismes de l'Abitibi-Témiscamingue lancent une série d'initiatives pour mieux prévenir le suicide chez les aînés

Une journée régionale sur le suicide et les aînés a été organisée jeudi à Lorrainville afin d'identifier des solutions pour mieux prévenir ce phénomène.
 
La coordonnatrice régionale du plan d'action pour contrer la maltraitance, Martine Godard, est venue présenter à l'assistance des outils que peuvent utiliser les intervenants auprès des aînés : « Il y a 14 outils validés par la Chaire de recherche en maltraitance, ce sont des outils de dépistage et de repérage de personnes âgées en maltraitance. Je vous dirais que c'est surtout dans l'accompagnement. »
(...)
Même s'il est difficile d'avoir un portrait régional, les spécialistes affirment que la situation est similaire au portrait québécois. La tendance est à la baisse, avec environ 137 suicides par année. « Ça s'explique par le fait que les aînés, au Québec, sont les plus contents de leur vie en général, des soins de santé », affirme le directeur du Centre de recherche sur le suicide et l'euthanasie, Brian Mishara.
 
La prévention demeure toutefois un enjeu primordial, ajoute-t-il. Selon lui, il faut mieux former les médecins pour détecter la détresse chez les aînés et vaincre la banalisation du phénomène.

Combattre le suicide, c'est combattre l'euthanasie.

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Après la légalisation du «mariage» gai en France, la Russie s'interroge...

Sur le site du journal Le Figaro du 26 avril 2013 (via le Salon Beige):

 

(Image d'une famille russe dans le film de Nikita Mikhalkov)

 

 La Russie pourrait réviser les accords d'adoption avec les pays qui ont légalisé le mariage homosexuel, a annoncé aujourd'hui le président Vladimir Poutine, trois jours après la décision de la France.

(...)
Nous devons réagir à ce qui se passe autour de nous", a déclaré Poutine selon les agences lors d'une rencontre avec des députés, faisant valoir les "traditions culturelles et les normes éthiques" de la Russie.

 

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La Colombie refuse le «mariage» gai...

Sur le site du journal Ouest France du 25 avril 2013:

 

(La Colombie, sur la côte nord-ouest de l'Amérique du du sud)

 

 

Une proposition de loi autorisant le mariage entre personnes du même sexe en Colombie, où le sujet a suscité une vive polémique, a été abandonnée mercredi, à la suite de son rejet au Sénat.
 
La chambre haute du parlement a repoussé par 51 votes contre 17 ce texte présenté par deux parlementaires, l'un de la majorité conservatrice, l'autre de l'opposition, qui ne sera donc pas transmis à la Chambre des députés, où il aurait dû être validé en dernier ressort.

 

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Deux sages femmes écossaises se voient reconnaître le droit à l'objection de conscience devant l'avortement

Sur le site de terrafemina du 25 avril  2013 :

 

(Concepta Wood et Mary Doogan)

 

(...) Le tribunal d'Édimbourg a rendu une décision qui élargit l'objection de conscience à des actes de supervision et de surveillance des IVG. (...)

Mary Doogan, 58 ans, et Concepta Wood, 52 ans, sages-femmes à l’hôpital de Glasgow depuis une vingtaine d’années, ont obtenu gain de cause auprès de la cour d’appel d’Édimbourg, et se sont vues accorder le droit de faire valoir l’objection de conscience face à toute démarche d’aide ou de préparation à l’avortement. 
 
L'objection de conscience  en cas d'implication directe et indirecte
D'après le Guardian, les juges ont ainsi considéré que la loi sur l’avortement de 1967 offrait au personnel médical une très large protection contre la participation aux avortements en raison de leurs croyances religieuses. « Notre point de vue est que le droit à l’objection de conscience ne s’étend pas seulement à l’acte chirurgical d’interruption de grossesse, mais à tout le protocole de traitements qui concourent à mettre fin à celle-ci. » En d'autres termes, des sages-femmes ou des infirmières pourraient tout à fait décider de faire valoir la clause de conscience pour refuser d'administrer des traitements contraceptifs, ou pourquoi pas de délivrer la pilule du lendemain...
 
Cette décision pourrait donc avoir des répercussions considérables pour le système de santé britannique, le National Health Service, et pour tous les personnels de santé qui s’opposent à l’IVG pour des motifs religieux. 
(...)
 
Fixer les limites de l'objection de conscience en Europe
En France et en Europe, l’objection de conscience fait partie des droits fondamentaux des soignants. Si l’IVG ne peut être pratiquée que par un médecin, le Code de la santé publique précise qu’une sage-femme est libre d’y participer ou de refuser. Néanmoins, la loi Neiertz de 1993 condamne le délit d’entrave à l’IVG. Dans la pratique, le débat se pose régulièrement dans les hôpitaux : l’objection de conscience peut-elle être avancée pour les IVG médicamenteuses, la pose de stérilet, ou encore la pratique du diagnostic prénatal ? Cette possibilité de détecter les éventuels handicaps du fœtus est en cours de banalisation et est particulièrement décriée par l’Église. 
L’Écosse envoie de fait un signal fort sur la question de la clause de conscience des sages-femmes catholiques : l’élargissement du champ d’application de l’objection de conscience ferait encore diminuer le nombre d’établissements dédiés à l’IVG, déjà menacés par leur faible rentabilité.
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Susan Griffiths est morte, elle s'est suicidée aujourd'hui

Un suicide prévu, annoncé, aux yeux de tous. Une terrible blessure dans notre humanité. Sur le site de Radio-Canada du 25 avril 2013:

(Susan Griffiths)

 

 La Winnipégoise Susan Griffiths, qui avait décidé de se rendre en Suisse où le suicide assisté est légal, est morte un peu avant 7 h, heure centrale, jeudi matin.

 
Mme Griffiths, qui était âgée de 72 ans, souffrait d'atrophie multisystématisée, une maladie dégénérative incurable qui entraîne de vives douleurs et qui détruit le corps peu à peu.
 
Susan Griffiths avait quitté le Canada au début d'avril pour préparer sa mort, qui devait survenir environ deux semaines plus tard.
(...)
Dans les instants précédant sa mort, Mme Griffiths a marché, parlé et chanté avec sa famille dans les jardins d'une propriété que possède Dignitas à l'extérieur de Zurich.
 
Puis Susan Griffiths est retournée dans les locaux de l'établissement où elle a ingurgité la première des deux boissons qui allaient l'aider à mettre fin à ses jours. Une demi-heure plus tard, elle a avalé la seconde potion.
 
Selon des membres de sa famille, elle est décédée une vingtaine de minutes plus tard paisiblement, conformément à ce qu'elle avait souhaité.

 

Sur le site de Radio-Canada du 25 avril 2013, l'état actuel de la législation au Canada:

 Au Canada, l'euthanasie et le suicide assisté sont des actes criminels passibles de peines d'emprisonnement.

C'est le Parlement du Canada qui définit les infractions criminelles, mais il revient à chaque province d'appliquer le Code criminel. Ainsi, c'est le procureur général de chaque province qui détermine s'il y a lieu de porter des accusations.
 
Par ailleurs, en vertu du droit à l'autonomie reconnu par le Code civil du Québec, les personnes ont le droit de refuser ou d'arrêter des traitements, même si la mort en résulte. Une personne peut aussi, en vertu du Code civil, faire connaître à l'avance ses volontés sur les soins qu'elle recevra en fin de vie.

 

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Dernières nouvelles de l'affaire Gravel -- des raisons d'espérer

C’était le mercredi 28 mars en après-midi. J’étais fatigué et un peu découragé : je revenais d’une rencontre en vue d’un règlement à l’amiable tenue au palais de justice de Montréal. Nous étions réunis, Campagne Québec-Vie, LifeSiteNews et l’abbé Raymond Gravel, pour trouver un moyen de régler une fois pour toutes la poursuite pour « diffamation » intentée contre nous, il y a plus de deux ans, par le curé « pro-choix » Raymond Gravel. Mais la tentative a échoué et nous nous sommes retrouvés, à la fin de la conférence, à la case départ.

Un peu las, je suis rentré chez moi. Mes pensées étaient confuses, comme si je ne pouvais plus saisir pourquoi je me battais dans une province ou même plusieurs prêtres semblaient refuser l’Évangile de la vie. Et voilà qu’en pénétrant à l’intérieur de mon 6 ½ au 3e étage que vinrent deux enfants (voir photo ci-contre) me donner, sans parole, ma réponse.

La culture de vie, et l’Évangile de la vie, ce ne sont pas que de simples idées : ce sont des choses sensibles qui se tiennent dans les bras. Je ne suis pas ici pour défendre des idées mais bien des enfants comme eux. Une culture de vie est une culture de baisers, de rires, de pleurs, de joues dodues, de dents qui percent et de couches qui se remplissent. C’est une culture où chaque parent déclare par ses gestes, par ses soupirs, à son enfant : « Vous êtes ma joie, et j’en suis comblé. Vous, il faut que vous grandissiez ; et moi, que je diminue. »

En tenant dans mes bras mes deux garçons et en retrouvant l’étreinte et les yeux de mon épouse (c’est elle qui a pris la photo) j’ai vite compris à quel point l’homme est un être d’une beauté et d’une puissance quasi divines, car on y trouve le reflet et la ressemblance à Dieu. Voilà notre dignité : Toute la création n’est que poussière en comparaison avec l’être humain.

Mais c’est pour le meilleur et pour le pire, car si l’homme dévie de la voie que Dieu lui a tracée et tue un être humain innocent, c’est l’univers même qui est mis en péril. La défense de la culture de la vie est donc plus qu’une défense d’une forme de société ou d’une structure familiale parmi tant d’autres, mais la défense de l’être. Tuer des enfants, c’est comme tuer Dieu et, avec Lui, sa création.

Mais même réconforté par ces pensées et sutout par la présence de mon épouse et de mes enfants, il restait que Campagne Québec-Vie allait devoir comme organisme comparaître en cour et nous n’étions nullement en mesure d’en assumer les frais. Mais il est écrit : « Cherchez d’abord [le Royaume de Dieu] et sa justice, et [le nécéssaire pour subsister] vous sera donné par surcroît. » Et voici ce qui s’est passé :

Le lendemain de cette rencontre sans effet, j’ai envoyé un appel à l’aide par courriel à plusieurs membres de Québec-Vie et à des connaissances pro-vie. La réponse fut immédiate et généreuse : trois avocats ont offert de nous défendre gratuitement ! Nous sommes présentement en discussion avec eux et je vous donnerai des nouvelles de la suite des choses dès que j’en aurai.

Pour finir cette lettre, je n’ai pas pu trouver mieux que de vous citer un passage d’une allocution faite par le nouveau pape François, lorsqu’il était encore archevêque de Buenos Aires. Selon moi, ces mots n’ont rien perdu de leur valeur prophétique :

Tous nous devons prendre soin de la vie, choyer la vie... . Voilà à quoi nous sommes appelés, et comme c'est beau.

Mais c'est un chemin qui est plein de loups, et peut-être nous emmènera-t-on devant les tribunaux pour cela ; peut-être pour ceci : pour avoir pris soin de la vie, peut-être nous tueront-ils. Pensons aux martyrs chrétiens. Ils les tuaient pour avoir prêché cet Evangile de la vie, cet Evangile que Jésus nous a apporté. Mais Jésus nous donne la force. En avant ! Ne soyez pas idiots, rappelez-vous, un chrétien ne peut s'offrir le luxe d'être idiot … il faut être vif et il faut être astucieux, et aller de l'avant.

Et c’est ce que nous ferons, avec votre aide et celle de Dieu !

Pour la Vie !

Georges Buscemi , président

Oui! Je veux défendre les enfants, la famille, l’Amour !

Cher Georges, Je te fais un don pour Campagne Québec-Vie pour défendre l’être humain, image de Dieu >>

P.S. N’oubliez pas les dates importantes suivantes : le 9 mai, Marche pour la vie à Ottawa ; le 18 mai, c’est la Marche printanière contre l’euthanasie à Québec (voir l’affiche) et le 7 mai, il y aura une messe pro-vie à la paroisse Saint-Enfant Jésus (l’église adjacente au Parc Lahaie où nous tenons nos « 40 jours pour la vie ») à Montréal présidée par l’évêque auxiliaire Mgr Thomas Dowd (Nous appeler au 514-344-2686 pour de plus amples renseignements).

Pour le bulletin avril 2013 (PDF)

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