La Chambre des communes du Canada adopte une version amendée du projet de loi C-7 sur l’euthanasie

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : WavebreakMediaMicro/AdobeStock
La Chambre des communes du Canada a approuvé le 11 mars le projet de loi C-7, rejetant l’un des amendements du Sénat, par 180 voix contre 149, avec la plupart des libéraux et des bloquistes pour, et les conservateurs, les néo-démocrates et les verts contre. L’amendement en question est celui qui aurait permis l’euthanasie des personnes ne pouvant plus donner leur consentement éclairé mais ayant rempli auparavant une demande anticipée d’euthanasie.
Pour mettre un terme au débat (ce serait embarrassant n’est-ce pas de discuter en profondeur des conséquences de ce projet de loi…), le ministre de la Santé, David Lametti, a fait adopter une motion de clôture avec l’appui du Bloc, rapporte La Presse :
En après-midi, le ministre fédéral de la Justice, David Lametti, a réussi à faire adopter une motion de clôture, les bloquistes ayant voté avec les libéraux pour mettre fin au débat sur C-7.
Les députés conservateurs et autres ont fait valoir que les députés n’avaient pas eu assez de temps pour étudier les amendements proposés par le Sénat.
Erin O’Toole, chef du Parti conservateur, il faut bien lui rendre cette justice, est notamment opposé à l’amendement qui permettrait l’euthanasie des personnes atteintes de maladie mentale, selon La Presse :
1 réaction Lire la suiteLe chef conservateur Erin O’Toole s’en est pris, une fois de plus, à l’amendement qui, dans deux ans, ouvrira la porte à l’aide médicale à mourir pour les personnes souffrant de maladie mentale.
« Pourquoi le gouvernement voudrait limiter des questions raisonnables, particulièrement quand il s’agit de santé mentale ? » s’est indigné M. O’Toole avant que la motion de clôture ne passe aux voix.
Mgr Philippe Bordeyne, nouveau président de l’Institut Jean-Paul II pour le mariage et la famille, est pour la contraception, et c'est un ardent défenseur d’« Amoris lætitia »

Mgr Philippe Bordeyne.
Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits) ― Photo : seletlumieretv/YouTube
L’Institut théologique pontifical Jean-Paul II pour les sciences du mariage et de la famille aura un nouveau président dès septembre, nous apprend Riposte catholique : Mgr Philippe Bordeyne, actuellement recteur de l’Institut catholique de Paris, est un partisan d’Amoris lætitia, un détracteur d’Humanæ vitae et le défenseur au moins indirect d’une approche plus accueillante vis-à-vis des couples homosexuels. Sa nomination a été présentée en quelques mots dans la version anglaise du quotidien officieux de l’épiscopat français, La Croix International : « Mgr Philippe Bordeyne a été choisi pour poursuivre la réforme de l’institut que le défunt pape polonais a créé en 1981 pour promouvoir le mariage traditionnel et la vie familiale. »
Le mot clef est bien celui de « réforme » : ces dernières années, l’Institut Jean-Paul II, jadis présidé par le cardinal Carlo Caffarra – l’un des signataires, aujourd’hui décédé, des Dubia présentés au pape François après la publication d’Amoris lætitia – a été le théâtre de diverses révolutions allant de la modification de son nom et de la réécriture de ses statuts à la suspension subite de tous ses professeurs en 2019, les plus représentatifs de l’ère Jean-Paul II ayant alors été purement et simplement licenciés. Ce « coup d’Etat » contre l’orientation traditionnelle de l’Institut Jean-Paul II a été réalisé sous la direction de l’actuel grand chancelier de l’Institut, Mgr Vincenzo Paglia (bien connu pour le tableau homo-érotique qu’il avait commandé pour son ancienne cathédrale de Terni). La purge vise à mettre de côté l’approche métaphysique de l’Institut originel pour adopter un point de vue plus pratique et sociologique, opposant les « questions réelles » à « l’idéalisme abstrait », comme le dit La Croix International.
Paglia a confirmé la nomination de Mgr Bordeyne, spécialiste de la théologie morale, sur Twitter lundi dernier. La nomination n’a pas encore été officiellement proclamée mais, selon l’agence de presse italienne ANSA, un rescrit a été envoyé le 22 février par le cardinal Giuseppe Versaldi, préfet de la Congrégation pour l’éducation catholique, et son secrétaire Mgr Vincenzo Zani, qui ont également signé une lettre remerciant l’actuel président de l’Institut, Mgr Pierangelo Sequeri, 76 ans, et présentant leurs meilleurs vœux à Mgr Bordeyne.
Outre la promotion de la vision du pape François sur le mariage et les enseignements moraux de l’Église, qu’il a constamment assurée dans le cadre de ses précédentes charges, l’une des tâches les plus urgentes de Mgr Bordeyne sera d’enrayer le déclin actuel de l’Institut : selon La Croix International, « certains cours auraient perdu 90 % de leurs étudiants, tandis que d’autres ont été supprimés en raison du nombre insuffisant d’étudiants. Ainsi, le plus grand défi de l’institut est d’attirer de nouveaux étudiants et de relancer les inscriptions ».
1 réaction Lire la suiteLes « droits LGBT », nouvel angle d’attaque de l’UE contre la Pologne et la Hongrie
Par le Visegrád Post
Pologne/Hongrie – Que ce soit au sujet des migrants, de l’état de droit, de l’homosexualisme, etc., certains dirigeants européens semblent avoir comme unique préoccupation d’imposer à tout prix leur vision « progressiste » à l’ensemble des pays de l’Union, et notamment aux pays majoritairement conservateurs que sont la Hongrie et la Pologne. Ainsi la question desdits « droits LGBT » est à nouveau à l’ordre du jour.
« Le défenseur des droits est le dernier bastion »
Dans un entretien publié ce mardi 9 mars par le quotidien polonais Dziennik Gazeta Prawna, la vice-présidente de la Commission européenne chargée des Valeurs et de la Transparence, Věra Jourová, s’en est à nouveau pris au gouvernement polonais de Mateusz Morawiecki. Dans un tour d’horizon des conflits entre Bruxelles et Varsovie, ou plutôt des divers angles d’attaques de l’UE contre la Pologne, Mme Jourová a tout d’abord évoqué la question du défenseur des droits : « Certains experts polonais [des parlementaires de l’opposition, NDLR] me disent que le défenseur des droits est le dernier bastion sur lequel peuvent compter ceux qui recherchent un traitement honnête de leur dossier, sans préjugés et sous l’influence du discours politique. C’est pourquoi j’ai décidé de m’impliquer dans cette affaire en envoyant une lettre aux autorités polonaises », a-t-elle déclaré, rappelant au passage qu’à son point de vue, le droit européen primait en tout état de cause sur le droit des États membres — comme si ces derniers n’étaient plus des États souverains mais de simples États fédérés (comme la Bavière au sein de l’Allemagne fédérale). Cette question lui permet d’aborder celle de l’état de droit — dont Bruxelles a une conception différente de celle de certains États membres à qui la Commission tente là aussi d’imposer ses vues : « Lorsqu’on me demande parfois comment résoudre le problème de l’état de droit en Pologne et en Hongrie, je souligne les outils dont dispose la Commission », des « outils » dont elle se targue d’avoir déjà usé :
« Nous avons déjà les outils pour réagir dans de telles situations. L’année dernière, les fonds destinés à six municipalités polonaises qui avaient de telles résolutions ont été bloqués. C’est une règle contraignante. L’argent européen va à des projets non discriminatoires » a-t-elle expliqué, reconnaissant cependant certaines limites à ses compétences — tout en les déplorant — sur la question — actuellement montée en épingle par ailleurs — de l’avortement — qu’elle considère également comme un « droit » : « Les manifestations sont provoquées par des lois en vertu desquelles l’UE n’a aucune compétence. Je ne peux pas ouvrir d’enquête à ce sujet. Et je dis cela avec regret, car en tant que femme du 21ème siècle, je dois dire que la loi sur l’avortement en Pologne n’est pas contre l’avortement, elle est contre les gens, les femmes et les hommes », affirme-t-elle. « Les droits LGBTIQ sont des droits humains ».
1 réaction Lire la suiteLes évêques du Canada se prononcent sur les vaccins covid-19 liés à l’avortement ― réactions malhonnêtes médiatisées

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Freepik
Que nous vaut les réactions enflammées du ministre de la Santé du Québec, du Dr Howard Njoo de l’Agence de la santé publique du Canada, du professeur Catherine Foisy du Département des sciences des religions de l’UQAM, de Paul Arcand de 98,5 Montréal, et autres sur la déclaration de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) au sujet des vaccins covid-19 plus ou moins liés à l’avortement ? Selon Le Journal de Montréal :
« Je dénonce vigoureusement cette déclaration de la Conférence des évêques catholiques du Canada. J’invite tous les Québécois à se fier à nos experts et à ceux de partout dans le monde : tous les vaccins que nous administrons sont efficaces », a aussitôt riposté sur Twitter le ministre de la Santé, Christian Dubé.
« C’est décevant, c’est de la désinformation », a ajouté le Dr Howard Njoo, de l’Agence de la santé publique du Canada.
Non vraiment ! Les évêques du Canada auraient-ils trouvé le courage de dire que les vaccins covid-19 d’AstraZeneca et de Johnson & Johnson ― car il s’agit de ces deux-là ― ne valaient pas pipette ?
Ce serait si réconfortant de les voir descendre dans l’arène pour nous défendre vigoureusement contre la dictature sanitaire. Voyons donc cette brillante déclaration.
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1 réaction Lire la suiteLa sécession chrétienne silencieuse

Par Andrew Torba (Gab) ― Photo : Wikimedia Commons
Voici la traduction d’une lettre du fondateur du réseau social Gab, vers lequel mains bannis et censurés de Facebook et de Twitter se sont dirigés ces derniers temps, dans laquelle il explique la nécessité de soutenir les entreprises, les réseaux, les services, etc., chrétiens plutôt que dilapider notre argent et notre temps avec des plateformes et des entreprises antichrétiennes. — A. H.
*
Au cours de la dernière semaine [en janvier 2021], Gab s’est fait retirer les services de l’une de nos banques, d’une entreprise avec laquelle nous travaillions pour obtenir du nouveau matériel de serveur, d’un logiciel d’analyse d’infrastructure tiers, et même de notre comptable.
Cette situation n’est guère nouvelle pour nous. Nous avons perdu les services de plus de 25 fournisseurs de services, y compris de deux magasins d’applications, de PayPal, des dizaines de processeurs de paiements, de fournisseurs d’hébergement, de services de messagerie électronique, et plus encore.
Lorsque cela arrive, je me réjouis et je loue le Seigneur, car je sais qu’il œuvre pour séparer le bon grain de l’ivraie. Cette inévitable expulsion transforme Gab en une communauté, une entreprise et une plateforme bien plus résiliente. Nous ne restons pas seulement assis à nous morfondre, quand ce genre de chose arrive, nous nous remettons au travail tout de suite.
Nous ne sommes pas des victimes, nous sommes des entrepreneurs.
Personnellement, je ne crois pas que la maxime chrétienne souvent répétée d’« être dans le monde, mais pas du monde » veuille dire que nous devons donner notre argent, notre temps et nos données à notre ennemi. Ceci doit cesser, immédiatement.
Jean 15:19
Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui serait à lui ; mais, parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait.
En ce moment, je suis en train de rediriger chacune de mes dépenses afin de soutenir les entreprises chrétiennes, les médias chrétiens, les créateurs de contenu chrétien et les personnes chrétiennes.
1 réaction Lire la suiteUne députée contre l'avortement sexo-sélectif a besoin de nous
Une députée canadienne, Mme Cathay Wagantall, a besoin de notre aide : il lui faut plus de signatures, notamment du Québec, mais aussi d’ailleurs, pour sa pétition appuyant son projet de loi contre l’avortement sexo-sélectif. Vous êtes des milliers à lire ce message. Allons donc signer sa pétition, qui compte en ce moment 2780 signatures. Ne pourrions-nous pas nous rendre à 3000, 4000, voire 5000 signatures ? Allons-y, montrons-lui ce que peuvent faire les francophones pro-vie au Québec et au Canada !
Après avoir signé, merci de partager ce message pour faire signer vos connaissances.
Pour la foi, la famille et la Vie,

Georges Buscemi, président
Visitez régulièrement Culture de Vie, votre nouvelle source de nouvelles du monde, du Canada et du Québec
Cette semaine, à la Web-télé :

À l'émission Théovox actualités (tous les jeudis, 19h00), Georges Buscemi a parlé d'avortement tardif
Les 40 jours pour la vie continuent, jusqu'au 28 mars
1 réaction Lire la suiteCOVID-19 : communions individuelles et baptêmes interdits dans le diocèse de Dublin, en Irlande, par Mgr Dermot Farrell

Mgr Dermot Farrell.
Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits) ― Photo : Archidiocese of Dublin/YouTube
Le nouvel archevêque de Dublin, Dermot Farrell, vient d’aggraver dans son diocèse les restrictions COVID actuellement imposés par le gouvernement irlandais dans le domaine du culte : il est allé jusqu’à interdire aux prêtres de son diocèse de distribuer la communion aux paroissiens en privé. Seules communions autorisées désormais : celles dans le cadre de funérailles, la présence de fidèles étant limitée à dix personnes, ou de mariages (avec une limite de six personnes, mariés et témoins compris).
La décision épiscopale, datée du 4 mars, affirme : « Dans l’intérêt de la santé et de la sécurité, les prêtres et les paroisses ne devraient pas succomber aux demandes de distribution de la sainte communion avant ou après la messe, dans ou en dehors des églises. »
« Succomber » à la demande d’un fidèle de recevoir un sacrement comme on « succombe » à la tentation ? Bigre !
Mgr Farrell précise : « Les messes en drive-in ne sont pas autorisées car aucun rassemblement de personnes à l’extérieur ou à l’intérieur n’est autorisé. La sainte communion ne peut être distribuée dans l’église qu’aux personnes en deuil qui assistent à une messe funéraire, à celles qui célèbrent le sacrement du mariage et aux ministres essentiels qui rendent possible la célébration de la messe en ligne (par exemple, le ministre de la Parole, le sacristain). » Toute organisation de premières communions ou de confirmations devra attendre que le gouvernement irlandais indique au diocèse que cela peut se faire en toute « sécurité ».
Mais il y a pire. Le sacrement du baptême est également proscrit dans le diocèse de Dublin, puisque Mgr Farrell a demandé au clergé de ne baptiser que « dans des circonstances exceptionnelles, c’est-à-dire en danger de mort ». Autrement dit, c’est la fin des baptêmes des nouveau-nés et des nourrissons. Le report des baptêmes demandés par des jeunes ou des adultes. L’idée que le baptême, ça peut attendre. Mais cet évêque sait-il seulement ce qu’est le baptême ? La catéchèse assurée dans son diocèse l’enseigne-t-elle aux enfants ?
1 réaction Lire la suiteConflits d’intérêts à la Cour interaméricaine des droits de l’homme dans une affaire portant sur l’avortement
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Communiqué de presse de l’European Centre for Law and Justice par Nicolas Bauer ― Photo : Rawpixel.com/AdobeStock
L’audience de l’affaire Manuela y otros Vs. El Salvador (n° 13 069) aura lieu les 10 et 11 mars 2021 à San José au Costa Rica. Nous avions déjà fait le point sur le fond de cette affaire pendante à la Cour interaméricaine des droits de l’homme, dans laquelle l’ECLJ est intervenu en tant qu’amicus curiæ (voir nos observations écrites).
La Cour interaméricaine se prononcera notamment sur les deux questions suivantes :
- le droit à la vie privée implique-t-il la reconnaissance d’un « droit à l’avortement » ?
- les États ont-ils l’obligation de dépénaliser l’infanticide néonatal en cas de détresse sociale de la mère ?
Avant cette audience, l’ECLJ souhaite rendre publique une lettre que nous avons envoyée le 5 février 2021 à la Présidente de la Cour. Elle met en lumière de potentiels conflits d’intérêts à la Cour interaméricaine dans cette affaire et demande des éclaircissements sur cette situation.
Un contentieux stratégique d’extrême gauche
La principale ONG requérante, le Center for Reproductive Rights, instrumentalise l’histoire personnelle dramatique de « Manuela », afin de promouvoir son programme sociétal d’extrême gauche. Cette ONG, dont le siège social est à New York, cherche à imposer aux États du continent américain la légalisation de l’avortement, ainsi que la dépénalisation de l’infanticide néonatal, c’est-à-dire l’homicide d’un nouveau-né. Cette revendication, après avoir fait l’objet d’une campagne politique et médiatique au Salvador, est aujourd’hui devant l’institution judiciaire de l’Organisation des États américains (OEA).
L’ECLJ connaît bien ce procédé dit de « contentieux stratégique », par lequel des ONG progressistes multiplient les recours judiciaires comme moyens pour atteindre un objectif plus global de nature politique. Les arrêts et décisions rendus à l’issue de contentieux stratégiques sont en général les plus controversés idéologiquement. Ce sont aussi ceux qui posent des questions quant à l’impartialité de la justice. C’est par exemple le cas en Europe, à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), comme nous l’avions montré dans le rapport « Les ONG et les juges de la CEDH 2009 – 2019 » (G. Puppinck, février 2020).
1 réaction Lire la suiteRencontre et prière interreligieuses à Ur, en Irak : le pape François relativise les religions

Pape François.
Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits) ― Photo : Shutterstock
Je tiens à souligner un point incongru dans le discours du pape François ― non que l’analyse de Jeanne Smits ne soit assez complète pour montrer le relativisme sous-tendant les propos du pontife. Voilà, quand le pape François dit qu’« il nous semble revenir à la maison » à Ur en Chaldée où Abraham entendit l’appel de Dieu, rien ne peut être plus erroné. Ur, d’où Abraham sortit, était le lieu d’un polythéisme abject où se côtoyaient notamment Baal et Moloch et leur culte infâme. Si Dieu a fait sortir Abraham d’Ur, c’est précisément parce qu’Il ne voulait pas que ce lieu fût sa maison, peu propice d’ailleurs au développement du peuple divin. Aussi, que signifie revenir en Chaldée et s’y sentir « à la maison » si ce n’est revenir aux cultes de Baal et de Moloch ? ― A. H.
Près de ce que l’on identifie comme la demeure d’Abram avant qu’il ne quitte la ville sanctuaire d’Ur en Mésopotamie à l’appel de Dieu pour engendrer la nation d’Israël sous son nouveau nom d’Abraham, le pape François a présidé une réunion interreligieuse samedi, l’un des points forts de son voyage apostolique en Irak. Il a appelé le lieu « maison » où l’on revient pour les représentants des différentes religions qui s’y sont réunis en une sorte d’incarnation de l’esprit du Document d’Abou Dhabi sur la Fraternité humaine signé il y a deux ans par François et par le Cheikh Ahmed el-Tayeb de l’Université Al-Azhar du Caire. Dieu y a été invoqué comme le « Très-Haut », mais pas la très Sainte Trinité, et Notre Seigneur Jésus-Christ était absent des textes. Il ne pouvait en être autrement, car il s’agissait de souligner la fraternité des religions dites « monothéistes » dont Abraham était présenté comme le fondateur.
Ce fut vrai également pour la prière commune qui n’a fait aucune distinction entre les divers croyants de la foi « abrahamique », incluant même « d’autres croyants et toutes les personnes de bonne volonté », non pas en tant qu’appelés à connaître le vrai Dieu mais en tant que personnes reconnaissantes remerciant Dieu pour l’exemple et les qualités d’Abraham.
Le pape François était l’invité principal de l’événement, occupant le siège central sur le podium construit dans la plaine d’Ur à quelque distance de la ziggourat fortement restaurée, temple du dieu de la lune dans les temps anciens. Mais de nombreuses religions étaient présentes et honorées : il a ainsi été rejoint par des représentants des communautés chrétiennes et musulmanes mais aussi par des croyants des religions yézidie, sabéenne et zoroastrienne qui ont tous prié ensemble sur un pied d’égalité.
1 réaction Lire la suiteUn bébé prématuré, à qui on ne donnait que 10 % de chances de survie, rentre de l’hôpital

Par Nancy Flanders (LiveActionNews) ― Traduit par Campagne Québec-Vie
Sofia Viktoria Birina pourrait bien être le plus jeune bébé prématuré survivant d’Écosse, puisqu’elle est née à seulement 22 semaines le 2 octobre. Selon The Mirror, les médecins ne lui donnaient que 10 % de chances de survivre à la naissance. Cependant, ce bébé d’une livre et d’une once a surmonté les obstacles et est maintenant à la maison avec sa mère Egija et son père Inars.
« Tout allait bien lors de l’examen à vingt semaines », déclare Egija. « Puis, un peu plus d’une semaine plus tard, j’ai ressenti des douleurs, alors je suis allée à l’hôpital et on m’a dit que j’étais déjà dilatée et que je devais accoucher. »
Egija fut mise au lit pendant dix jours avant la naissance de Sofia. Les médecins n’avaient guère d’espoir et ses parents ne s’attendaient pas à ce qu’elle survécût. Sofia surmonta une malformation cardiaque, une hémorragie cérébrale de stade 1, une rétinopathie de la prématurité (une maladie des yeux) et des infections. Comme ses poumons n’étaient pas assez développés, elle eut besoin d’aide pour respirer.
« Elle a été branchée à de nombreuses machines et on lui a insufflé de l’air pendant plusieurs semaines pour l’aider à respirer », relate Egija. « La première fois qu’ils ont essayé de la faire respirer toute seule, elle ne put tenir que vingt minutes, puis son rythme cardiaque chuta et j’ai eu l’impression de la perdre, mais le personnel médical et infirmier a été formidable. J’ai failli m’évanouir tellement j’avais peur ».
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