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Quand un professeur québécois fait porter des jupes aux garçons de sa classe…

Par Pour une école libre au Québec — Photo : Freepik

Enseignant ECR : Syntaxe bancale et robinet d’eau tiède politiquement correcte

Dans un article sur « Des garçons de Sherbrooke portent la jupe pour faire changer les mentalités », on lit cette pensée profonde exprimée dans un français si châtié de la part d’un enseignant :

« Se questionner pour voir ce mouvement va aller jusqu’où, a dit Ghislain Mercier, enseignant d’éthique et culture religieuse. C’est un vêtement aujourd’hui, mais au niveau du sexisme, au niveau de l’égalité entre hommes et femmes, c’est beaucoup plus que ça. Là on parle de l’école, mais ça peut être à l’extérieur de l’école aussi. Certains garçons disaient que lorsqu’ils ont voulu aller acheter leur jupe aujourd’hui, ils se sont sentis mal à l’aise. Alors il y a un phénomène social qui est quand même autour de ça. »

Les jupes sont genrées. Quelle horreur !

Les élèves de ce prof ont vraiment de la chance.

On se demande d’où vient l’idée de pratiquer ces étranges journées de la jupe. L’idée viendrait-elle de l’école elle-même et de ces nouveaux aumôniers* que sont, notamment, les enseignants d’éthique et de culture religieuse ?


*Si ce sont là les nouveaux aumôniers, je préfère amplement les anciens qui enseignaient un bon catéchisme. — A. H.

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La Cour suprême du Texas rejette la requête d’un hôpital voulant retirer le respirateur d’un bébé handicapé

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo (modifiée) : Pxfuel

Nouveau rebondissement de l’affaire Tinslee Lewis ; espérons qu’elle se terminera bien à l’instar de celle de Tafida Raqeeb, et non comme les cas de Charlie Gard et d’Alfie Evans, d’autres jeunes enfants dont les hôpitaux qui les prenaient en charge ont contesté le droit de vivre. Selon LiveActionNews :

La Cour suprême du Texas a rejeté la requête de l’hôpital demandant l’autorisation d’interrompre le traitement médical de Tinslee Lewis, âgée de 18 mois. L’hôpital espérait que la Cour annulerait l’injonction que la Seconde cour d’appel lui avait imposée en juillet.

La petite fille, qui est sous respirateur en raison de graves problèmes cardiaques congénitaux causés par l’anomalie d’Ebstein, a dû être hospitalisée et recevoir des soins médicaux intensifs pendant la majeure partie de sa vie. La continuation de ses soins a fait l’objet d’une bataille juridique, qui remonte à près d’un an, entre l’hôpital et sa famille. Avec la décision de la Cour suprême du Texas, l’affaire revient maintenant devant la Cour de district afin qu’elle statue sur le droit de Tinslee à des soins continus.

[...]

Comme le rapportait Live Action News, les médecins qui ont examiné le cas de Baby Tinslee en juillet ont affirmé que son état pouvait être traité. Ces médecins ont fait valoir qu’une simple trachéotomie résoudrait bon nombre des problèmes causés par le fait qu’elle a été sous respirateur sur une longue période de temps, et permettrait de poursuivre le traitement. Selon WFAA, le Cook Children’s Medical Center devrait d’abord accepter d’accorder des privilèges d’urgence à un médecin pour qu’il pût effectuer une trachéotomie et des soins de suivi.

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Malte : projet de loi contre l’objection de conscience des médecins

Par Adèle Cottereau (Droit de Naître) — Photo : Freepik

A Malte, un nouveau projet de loi sur l’égalité prétend éliminer « toute forme de discrimination basée sur la race, les croyances, la religion ou l’orientation sexuelle ».

Des termes ambigus, dangereux mêmes, qui peuvent porter atteinte à la liberté de conscience, comme le fait remarquer l’Association médicale de Malte (MAM), principale association de médecins de l’État.

Pour les membres de l’association, les grands principes définis dans le projet de loi « sont déjà établis dans le code d’éthique médicale que les médecins sont tenus de suivre ». Et ils estiment que le texte « va au-delà de ses objectifs », pouvant « mettre les médecins en difficulté avec leurs convictions personnelles sur des sujets tels que l’avortement et l’euthanasie ».

Ceux-ci veulent donc se voir accorder un veto sur les situations cliniques qui pourraient les forcer à agir contre leurs convictions éthiques, ou être jugés responsables s’ils exercent leur liberté de conscience.

Alors que de plus en plus d’associations de médecins s’unissent pour tenter d’introduire l’objection de conscience comme un droit pour les médecins, concernant les services médicaux qu’ils jugent répréhensibles, la MAM a déclaré qu’elle soutenait la position prise par le Conseil médical de Malte (MCC) recommandant la nécessité de l’objection de conscience.

« Toutes les formes de discrimination doivent être condamnées ; cependant, une attention particulière doit être prise afin d’éviter des situations inacceptables dans la pratique médicale », ont conclu les praticiens.

Une demande de « consultation adéquate du secteur médical » a été effectuée auprès du ministre de la Justice.

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Être des Témoins vigilants et intrépides de la Sagesse


Martyre de sainte Euphémie.

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le 20e dimanche après la Pentecôte) ― Photo (modifiée) : Wikimedia Commons

Saint Paul nous adresse aujourd’hui un pressant appel à la sagesse : « Ayez soin, mes frères, de marcher avec précaution, non comme des insensés, mais comme des hommes sages. » (Ep 5 15). Quiconque se trouve dans un pays ennemi et marche sur un chemin plein d’embûches, ne doit-il pas redoubler de vigilance et d’attention ? Telle est la situation des chrétiens dans le monde présent. Ce monde étant ennemi de Dieu, les chrétiens qui y marchent sans précaution, risquent de perdre la foi. Évitant donc l’attitude des étourdis qui marchent sans but ou sans savoir s’ils vont bien au but, les chrétiens doivent être des sages, en prévoyant, dans la mesure qu’ils le peuvent, toutes les difficultés et en prenant les mesures nécessaires pour les surmonter et arriver ainsi sûrement au but qu’ils ne doivent jamais perdre de vue : le salut éternel.

Quelles que soient les difficultés dont nous puissions être assaillis, nous devons affermir nos pas dans la voie du salut, et, dans cette intention, garder bien pure notre sainte foi, la professer hautement et la défendre courageusement. Notre Seigneur nous a prédit que nous serions en butte à la haine du monde à cause de notre foi : « Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous... Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : il n’y a pas de serviteur plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ». (Jean 15, 18-20). Au sein d’un monde hostile, il nous faut être vigilants dans tout notre comportement, afin que, la vérité mise à part, nous ne donnions à personne d’autre motif de haine contre nous. La vérité, lorsqu’elle est confirmée par l’exemple, finit toujours par triompher.

« Soyez sages, rachetez le temps, car nos jours sont mauvais » (Ep 5 16). « L’Apôtre ne dit pas cela, écrit saint Jean Chrysostome, pour nous conseiller d’être souples afin de ne pas déplaire à ceux qui nous sont hostiles. Voici ce qu’il veut dire : Le temps n’est pas à vous ; vous n’êtes en ce monde que des étrangers, des voyageurs de passage : ne cherchez pas les honneurs, ne cherchez pas la gloire, ne cherchez pas la puissance, ne cherchez pas la vengeance ; souffrez tout, et par ce moyen rachetez le temps… On vous poursuit pour vous dépouiller : donnez tout ce qu’on vous demandera, gardez seulement le principal, à savoir : la foi. »

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Lonely, la chanson phare de la société québécoise et occidentale post abortive? Ou réflexion sur ce qui pourrait nous apporter la Joie…

Par François Gilles (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Flickr

Hier, à La Voix, je ne m’attendais pas à cela. Que les Québécois votent pour un appel à l’aide d’une personne abandonnée. Vide. Seule.

Combien de Québécois se sont retrouvés dans cette chanson ? Il y a longtemps que nous sommes une société qui survit à coup d’anti-dépresseurs, que nous vivons ce qu’en Afrique, décrite comme si misérable, on appelle maladie de blancs…

Parmi les multiples causes de cet état, je voudrais en relever une qui, effectivement, nous distingue fondamentalement du peuple africain. L’absence d’enfants.

Le taux de fécondité au Québec est de 1, 58 enfants par femme. Les dernières femmes à avoir assuré un taux de fécondité permettant la stabilité d’une population riche, soit 2,1 enfants par femme, sont de la génération du début des années 1940. Elles approchent les 80 ans… Heureusement, les populations immigrées récemment permettent de remonter la moyenne à 1,58 enfant. Elle serait moindre encore si l’on ne comptait que les Québécois de souche.

Lonely. La première chose constatée, ce sont les personnes âgées qui ne sont plus visitées par leur trop peu nombreuse progéniture, elles-mêmes occupées par leur enfant.

Lonely. Les enfants uniques, en plus d’être dans 550 des cas, séparés de l’un de leur parent par le divorce, n’ont aucun frère et sœurs pour leur apprendre la fraternité humaine et la « sororité »

Lonely. Dans ces conditions, la famille et le mariage ne sont plus l’une des deux ou trois conditions de vie (célibataire, famille, vocation religieuse) régulant la vie sociale, elles sont plutôt l'une des milliers d’occupations que peuvent choisir, ou pas, les adeptes de l'autoconstruction identitaire. C’est bel et bien ce qu’apporte le cours d’éducation sexuelle dans les écoles où la notion de mariage, de fidélité, d’engagement n’existe plus. Ne reste que le consentement à l’utilisation réciproque jusqu’à l’évacuation de sa vie.

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Joe Biden — pour que les enfants de 8 ans puissent décider d’être transgenres…


Joe Biden.

Par Pour une école libre au Québec ― Photo : Gage Skidmore/Flickr

L’ancien vice-président Joe Biden, en plein scandale de corruption, de népotisme et de censure par Facebook et Twitter, a déclaré lors d’une réunion publique complaisante organisée par ABC News jeudi soir que les enfants de huit ans devraient être autorisés à décider qu’ils sont transgenres.

Mieke Hacke, une électrice de Pennsylvanie, a posé à Biden la « question » suivante :

Haeck ― Je suis la fière maman de deux filles de huit et dix ans. Ma plus jeune fille est transgenre. L’administration Trump a attaqué les droits des personnes transgenres, leur interdisant le service militaire, affaiblissant les protections contre la discrimination et même supprimant le mot « transgenre » de certains sites Web gouvernementaux. En tant que président, comment allez-vous inverser ce programme dangereux et discriminatoire et vous assurer que la vie et les droits des personnes LGBTQ sont protégés par la loi américaine ?

Biden ― Je vais carrément changer la loi. Éliminez ces décrets, d’emblée. Vous vous souvenez peut-être, je suis le gars qui a dit ― j’ai été élevé par un homme qui, je me souviens, il me déposait, mon père avait un diplôme d’études secondaires, un homme instruit qui était un gars vraiment décent, et comme il me déposait pour que je postule au centre-ville de Wilmington dans le Delaware, la capitale mondiale de l’entreprise à l’époque, et ces deux hommes sortent pour postuler au poste de sauveteur dans la communauté afro-américaine, car il y avait un grand complexe de piscines. [Biden parle vraiment comme cela…] Et ces deux hommes, bien habillés, se penchaient, se serraient dans leurs bras et s’embrassaient. Je sors de la voiture au feu, je me suis tourné vers mon père, et mon père m’a regardé, il a dit : « Joey, c’est simple. Ils s’aiment. » L’idée qu’un enfant de 8 ans, un enfant de 10 ans, décide, vous savez, « je veux être transgenre, c’est ce que je pense que j’aimerais être, ça rendrait ma vie beaucoup plus facile » — il ne devrait y avoir aucune discrimination. Et ce qui se passe, c’est que trop de femmes transgenres de couleur sont assassinées. Elles sont assassinées. Je veux dire, je pense qu’on en est maintenant à 17, enfin je ne suis pas sûr du chiffre. Mais... [Haeck fait un signe vers le haut] c’est plus haut maintenant ?

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Colombie-Britannique : une paroisse catholique jugée pour avoir refusé un événement LGBT !

Par Antoine Béllion (Avenir de la Culture)

Cette affaire scandaleuse s’est passée au Canada et perdure depuis le printemps de l’année dernière. En mars 2019, la paroisse catholique Star of the Sea située à White Rock en Colombie-Britannique avait refusé une demande de la White Rock Pride Society d’organiser une collecte de fonds nommée « Love Is Love »/« Pride Week » à la salle paroissiale de l’église.

Le groupe pro-gay accuse la paroisse d’avoir « catalogué » le groupe comme non bienvenu pour utiliser les locaux de l’église en vue de promouvoir l’homosexualité. La White Rock Pride Society a alors porté plainte auprès du Tribunal des droits de l’homme en juin 2019, affirmant que la paroisse avait « désigné » le groupe comme n’étant pas le bienvenu, alors que d’autres groupes sont autorisés à l’utiliser.

« Ce faisant… la paroisse a porté atteinte à la dignité, aux sentiments et au respect des membres de la Pride Society, qui s’identifient comme faisant partie de la communauté LGBTQ + et la soutiennent », a déclaré le président de la société, Ernie Klassen.

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Mgr Schneider analyse « Fratelli Tutti » du pape François : une perspective naturaliste qui oublie la Rédemption


Mgr Athanasius Schneider.

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits)

Mgr Athanasius Schneider a livré à Diane Montagna, qui a mené les entretiens rassemblés dans le récent livre Christus Vincit, ses réflexions sur l’encyclique Fratelli Tutti, dont il met en évidence le naturalisme qui côtoie quelques expressions fortes, dépassant son « horizon naturaliste étroit ». Qu’il s’agisse des références trompeuses à saint François ou des emprunts au vocabulaire maçonnique, Mgr Schneider n’hésite pas à souligner les faiblesses d’un texte qui oublie la centralité du Christ et le véritable but de la vie humaine qui ne se résume pas au bien-être ici-bas.

Je vous propose ci-dessous ma traduction de cet entretien, parue en exclusivité sur le site anglophone The Remnant et validée par Mgr Schneider. — J.S.

*

Diane Montagna : Excellence, quelle impression générale vous a laissée la nouvelle encyclique du pape François, Fratelli Tutti ?

Mgr Schneider : Cette nouvelle encyclique donne l’impression générale d’être une instruction bavarde sur l’éthique de la coexistence pacifique fondée sur les mots clefs « fraternité » et « amour », entendus dans une perspective fortement temporelle et hautement politique, afin de « faire renaître un désir universel d’humanité » (Fratelli Tutti, n° 8). Bien que l’encyclique ait recours à des passages clefs de l’Évangile, comme la parabole du Bon Samaritain (voir Luc 10, 25-37) et les paroles du Christ lors du Jugement dernier, où Il s’identifie avec les personnes dans le besoin comme « le plus petit d’entre les miens » (voir Mt 25, 40), elle en applique néanmoins le sens dans une perspective plus humaniste, propre au monde d’ici-bas. Dans l’ensemble, l’encyclique manque d’un horizon clairement surnaturel ; elle ne fait aucune référence à des mots tels « surnaturel », « Incarnation », « Rédempteur », « Pasteur », « évangélisation », « baptême », « filiation divine », « pardon divin des péchés », « salvifique », « éternité », « ciel », « immortel », « Royaume de Dieu » ou « du Christ ».

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Le programme de Viktor Orbán pour une démocratie chrétienne


Viktor Orbán, Premier ministre de Hongrie.

Par Visegrád Post

Je vous présente ici un essai de Viktor Orbán Premier ministre de Hongrie, qui remplace ses discours habituellement tenus lors de diverses rencontres estivales politiques, sur la démocratie chrétienne, dans le cadre particulier de l’Europe centrale. Ce texte devrait vous intéresser (et pourquoi pas particulièrement les Canadiens français du Québec, auquel la Hongrie est semblable ne fût-ce que pour le nombre d’habitants, pour son nationalisme et pour son attachement à son identité), sinon vous changer du style des politiciens communs. Ses propos suivent ci-dessous l’introduction du Visegrád Post, qui en reproduit la traduction officielle. ― A. H.

Hongrie — Chaque année, l’été est le théâtre de différents événements où le premier ministre hongrois tient des discours de philosophie politique et de commentaire de la stratégie gouvernementale. Cette année, crise du Covid-19 oblige, aucune de ces rencontres estivales n’a eu lieu. Le Premier ministre démocrate-chrétien Viktor Orbán a compensé ce manquement à sa propre tradition en publiant un court essai dans le quotidien national Magyar Nemzet. En voici la traduction en français :

Essai de M. Viktor Orbán, Premier ministre de Hongrie,
paru dans le quotidien hongrois Magyar Nemzet du 21 septembre 2020 au seuil de la saison
politique d’automne

Pas de Tusnádfürdő, pas de Kötcse, pas de Tranzit [événements grand public de la vie politique hongroise qui auraient dû se tenir dans le courant de l’été, mais qui ont été annulés en raison du Covid-19, NdT]. Mais une pandémie*. Le virus a également décimé les rencontres des ateliers de réflexion de la vie politique de l’été. Il y aurait pourtant eu sur quoi réfléchir et sur quoi échanger. Sur des sujets, et d’une manière que ne permettent pas les quelques phrases que laissent passer les joutes parlementaires et les moyens de communication modernes. Il ne reste donc plus qu’à écrire au lieu de parler, et à remplacer le discours par l’essai.

Illibéral, conservateur, chrétien-démocrate, libéral

Notre combat pour la souveraineté et la liberté intellectuelles initié justement il y a quelques années à Tusnádfürdő commence à devenir productif. Le lit de la rébellion contre le politiquement correct, c’est-à-dire contre les diktats de la doctrine, du langage et du style des libéraux-gogos ne cesse de s’élargir. De plus en plus nombreux et de plus en plus courageux sont ceux qui se dégagent de l’étouffement de la pensée correcte unique, du sens unique à donner à la démocratie, de la cangue de l’interprétation correcte unique de l’Europe et de l’Occident. Essayer de se libérer de ces étreintes n’est en soi pas simple, et le risque est grand de s’exposer à des punitions : exclusion de la vie académique, perte d’emploi, stigmatisation, humiliation universitaire, les exemples commencent à devenir quotidiens. Mais même si nous réussissons à échapper aux gardes-frontière des libéraux-gogos, bien payés et effectuant leurs rondes avec une ponctualité d’horloge, il nous reste à nous mesurer aux réflexes profondément enracinés d’un auditoire même de bonne volonté. La qualité de la démonstration ne sert de rien, la glorification du nationalisme retournera toujours un estomac allemand même si c’est le professeur Hazony [1] qui l’écrit de Jérusalem. Et toutes les précautions avec lesquelles nous parlons de la démocratie illibérale ne servent de rien, ces mots horrifient les oreilles anglo-saxonnes. Pour le moment.

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La souffrance de l’avortement peut-elle être guérie ?

Par François Gilles (Campagne Québec-Vie) — Photo : Depositphotos

Deux souffrances dont je voudrais parler ici. La souffrance du déni et celle de l’acceptation. Deux terribles souffrances qui affligent les parents d’un enfant avorté.

Il y a la réalité. On a demandé que son enfant soit tué.

Et il y a le déni. Ce n’était pas un enfant. Il n’a pas souffert. Cela valait mieux pour lui parce qu’il aurait souffert plus tard. On n’avait pas le choix.

Quand on est rendu là dans le degré de mensonge à soi-même, il devient impossible d’avoir un cœur qui ressente quelque chose. Un cœur est un. Si on le ferme à une réalité bouleversante. Il demeure fermé pour se protéger de cette réalité. Il se durcit dans cet enfermement et toute sa volonté vise à le protéger. Après se mentir à soi-même, mentir aux autres et attaquer férocement ceux qui voudraient faire la vérité et nous obliger à nous ouvrir le cœur pour qu’il saigne toute la douleur de cela… notre enfant est mort parce que NOUS, MOI, l’ai fait tué…

Ici, nous ne sommes plus dans les limites du compréhensible. Quand les parents acceptent la réalité, il y a un effondrement, le mot est très faible pour décrire l’état de dissolution de tout l’être dans la douleur.

Comment fait-on pour regarder son enfant, qui nous aimait, qui attendait notre amour, que nous avons rejeté, que nous avons refusé de regarder, que nous avons dit qu’il n’existait pas, que nous avons demandé qu’il soit démembré, brûlé, jeté à la poubelle ?

Humainement, c’est impossible. Il y a des douleurs qui nous brûlent comme si on nous faisait avaler de la lave, nous détruisant de l’intérieur.

Humainement, pourrait-on dire, quand la couverture qui refermait notre cœur est enlevée, c’est le moment où nous cessons de vivre, même si le type de vie vécu dans le déni n’en était pas vraiment une. Il n’y a plus rien.

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