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Une voix qui porte : la portée Facebook de Campagne Québec-Vie a été multipliée par 24 en huit mois

Par Campagne Québec-Vie — Photo : katemangostar/Freepik

Au début de septembre 2025, Campagne Québec-Vie a profondément revu sa stratégie de présence sur Facebook. Les résultats, après huit mois, ne sont pas seulement encourageants : ils sont, à notre connaissance, sans précédent pour une organisation pro-vie et pro-famille au Québec.

Le vrai point de départ

Pour bien mesurer le saut, il faut regarder ce qui se passait avant. Du 7 mai 2025 au 31 août 2025, soit les quatre mois précédant notre changement d'approche, notre page Facebook rejoignait en moyenne 55 000 personnes par mois. Une seule publication avait franchi le seuil des 100 000 personnes rejointes durant cette période. Nous publiions environ 14 fois par mois.


Statistiques de la page Facebook de CQV du 1er septembre 2025 au 6 mai 2026.

Ce qui s'est passé ensuite

Du 1er septembre 2025 au 6 mai 2026, nos publications ont rejoint 10,7 millions de personnes et généré 17,4 millions de vues. Les usagers ont réagi 245 000 fois, ont commenté 114 000 fois et ont partagé nos publications près de 45 000 fois. Vingt-six publications individuelles ont franchi le seuil des 100 000 personnes rejointes ; quarante-neuf ont dépassé les 50 000.

Sur une base mensuelle, notre portée est passée de 55 000 à 1,31 million de personnes par mois. C'est une multiplication par 24. La portée moyenne par publication a sextuplé. Le nombre de partages par publication a quadruplé.

Ce résultat n'est pas dû à une augmentation des dépenses publicitaires. Cette croissance est essentiellement organique : elle vient des partages, des commentaires, et de la résonance que notre message trouve auprès de Québécois qui ne sont pas, pour la plupart, déjà acquis à notre cause.

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Mise en contexte

Facebook compte environ 2,4 millions d'utilisateurs mensuels au Québec, dans une province de 8,7 millions d'habitants. Notre contenu étant entièrement en français et 80 % de notre audience étant située au Canada, la grande majorité de cette portée se concentre forcément au Québec. Aux niveaux que nous atteignons aujourd'hui, nos publications ne touchent plus seulement nos sympathisants : elles s'invitent dans le fil d'actualité de Québécois ordinaires, dans tous les milieux, semaine après semaine.

Ce qui résonne

Une analyse des publications les plus performantes révèle des thèmes clairs.

Le scepticisme à l'égard de l'idéologie trans domine. Notre publication la plus performante à ce jour, le 5 mai 2026, relayait le témoignage de Rose Guérin, jeune Québécoise qui a entamé une transition à 13 ans, subi une mastectomie à 16 ans, et finalement détransitionné. Elle a rejoint 762 000 personnes et généré 1,36 million de vues. Quelques semaines plus tôt, le 11 mars, notre soutien aux propriétaires du salon de coiffure Station10, qui contestent en appel un jugement du Tribunal des droits de la personne, avait rejoint 705 000 personnes. Plusieurs autres publications sur des cas de détransition, sur les politiques de cachotteries scolaires aux parents, ou sur des juridictions qui font marche arrière, ont franchi les 100 000 personnes.

Les dérives de l'euthanasie ont également produit des publications à très forte portée : un adolescent autiste euthanasié aux Pays-Bas (366 000 personnes rejointes), une jeune Espagnole de 25 ans euthanasiée après avoir survécu à un viol et à une tentative de suicide (265 000), le seuil prochain des 100 000 euthanasies au Canada (253 000). Nos vidéos sur la définition contestable de la mort cérébrale et son lien avec le don d'organes ont été partagées plus de 3 600 et 3 800 fois respectivement, des chiffres exceptionnels qui indiquent un malaise profond.

La crise démographique et la défense de la famille rejoignent un public massif. La perte nette de 76 000 habitants au Canada en trois mois (328 000), le taux de natalité « ultra-faible » de 1,25 enfant par femme (145 000), le fait que les décès dépassent les naissances pour une deuxième année consécutive au Québec (139 000), et la lettre touchante d'un père québécois sur l'accueil de son enfant handicapé (94 000) ont tous trouvé leur public.

La liberté religieuse et la défense du patrimoine chrétien constituent un quatrième pôle. La menace pesant sur la croix du Mont-Royal dans le contexte du projet de loi 9 a rejoint 215 000 personnes ; l'adoption de la loi interdisant la prière de rue, 169 000. Parallèlement, l'attrait croissant de jeunes Québécois pour l'Église, et la chronique de Mathieu Bock-Côté sur la réconciliation du Québec avec son héritage catholique, ont chacun rejoint plus de 170 000 personnes.

Pourquoi cela compte pour le débat québécois

Une critique sceptique est toujours possible : « D'accord, vous avez des chiffres, mais influencez-vous vraiment le débat ? » À cette objection, nous répondons par l'observation publique des dernières semaines.

Éric Duhaime constate qu'un consensus se forme sur la natalité. Paul St-Pierre Plamondon a écrit récemment un texte d'une beauté rare sur le don de soi à la famille. Marwah Rizqy, Bernard Drainville, des chercheurs et des chroniqueurs abordent ouvertement le sujet. Mathieu Bock-Côté dénonce l'alliance des élites contre la famille ordinaire. Aucun de ces commentateurs ne cite Campagne Québec-Vie. Aucun ne le ferait. Mais la fenêtre du débat acceptable s'est déplacée, et elle s'est déplacée dans la direction que nous poussons depuis nos débuts.

À l'échelle où nous opérons aujourd'hui, multipliée par 24 en huit mois, en français, dans une province de la taille du Québec, nous ne prêchons pas seulement aux convertis. C'est précisément le type de pression de fond qui, accumulée, finit par déplacer ce que les chroniqueurs et les politiciens osent dire à voix haute.

Ce que cela signifie pour la suite

Cette progression nous confirme une chose : il existe au Québec une soif réelle de discussion sérieuse sur la famille, la vie, la transmission, la liberté de conscience, et les dérives de l'idéologie trans. Cette soif ne s'exprime pas dans les médias traditionnels, où plusieurs de ces sujets restent largement tabous. Elle s'exprime sur Facebook, dans les commentaires, dans les partages, dans l'engagement.

À quelques mois d'une élection provinciale, Campagne Québec-Vie n'est pas une voix marginale. C'est un pôle de discussion publique pour plus d'un million de Québécois rejoints chaque mois. Nous comptons bien faire fructifier cet acquis.



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