Mgr Carlo Maria Viganò s’exprime sur le Concile Vatican II

Mgr Carlo Maria Viganò.
C’est avec plaisir que je publie ci-dessous la version française revue et autorisée par Mgr Carlo Maria Viganò de son Excursus sur Vatican II sur chiesa et postconcilio, à la suite de la publication par LifeSiteNews d’un texte de Mgr Athanasius Schneider (version française ici) au début du mois sur le thème du Document d’Abu Dhabi et du concile Vatican II.
N’ayant pas eu moi-même le temps de faire la traduction du texte ci-dessous je signale que je me suis servie de la version française publiée par le site benoit-et-moi que je remercie par la même occasion.
Voilà que les « discussions doctrinales » sur la liberté religieuse prennent le devant de la scène, là où on ne les attendait peut-être pas… Plus que jamais d’actualité ! — J.S.
*
J’ai lu avec grand intérêt le texte de S.E. Athanasius Schneider publié dans LifeSiteNews le 1er juin dernier et intitulé There is no divine positive will or natural right to the diversity of religions [la diversité des religions n’est pas le résultat d’un vouloir divin positif ni l’objet d’un droit naturel, NdT]. L’étude de Son Excellence résume, avec la clarté qui distingue les paroles de celui qui parle selon le Christ, les objections sur la prétendue légitimité de l’exercice de la liberté religieuse que le Concile Vatican II a théorisée, contredisant le témoignage de la Sainte Écriture, la voix de la Tradition et le Magistère catholique qui est le fidèle gardien de l’une et de l’autre.
Le mérite de ce texte réside tout d’abord dans le fait d’avoir su saisir le lien de causalité entre les principes énoncés ou sous-entendus par Vatican II et l’effet logique qui en résulte dans les déviations doctrinales, morales, liturgiques et disciplinaires qui sont apparues et se sont progressivement développées jusqu’à ce jour. Le monstrum engendré dans les cercles modernistes pouvait d’abord être trompeur, mais en se développant et en se renforçant, il se montre aujourd’hui pour ce qu’il est vraiment, dans sa nature subversive et rebelle. La créature, alors conçue, est toujours la même et il serait naïf de penser que sa nature perverse puisse changer. Les tentatives visant à corriger les excès du Concile — en invoquant l’herméneutique de la continuité — ont abouti à une faillite : Naturam espellas furca, tamen usque recurret (Épître d’Horace. I, 10, 24) [Chassez le naturel, il revient au galop]. La Déclaration d’Abou Dhabi et, comme le fait remarquer à juste titre Mgr Schneider, ses prodromes du panthéon d’Assise, « a été conçue dans l’esprit du Concile Vatican II » comme le confirme fièrement Bergoglio.
Cet « esprit du Concile » est le certificat de légitimité que les novateurs opposent aux critiques, sans se rendre compte que c’est précisément en confessant cet héritage, que se confirme non seulement le caractère erroné des déclarations actuelles, mais aussi la matrice hérétique qui les justifierait. À y regarder de plus près, jamais dans la vie de l’Église il n’y a eu un Concile qui ait représenté un événement historique au point de le rendre différent des autres : il n’y a jamais eu « l’esprit du Concile de Nicée », ni « l’esprit du Concile de Ferrare-Florence », et encore moins « l’esprit du Concile de Trente », tout comme il n’y a jamais eu de « post-Concile » après Latran IV ou Vatican I.
La raison en est évidente : ces conciles étaient tous, sans distinction, l’expression de la voix à l’unisson de la Sainte Mère l’Église, et pour cela même de Notre Seigneur Jésus-Christ. Il est significatif que ceux qui soutiennent la nouveauté de Vatican II adhèrent également à la doctrine hérétique qui voit le Dieu de l’Ancien Testament opposé au Dieu du Nouveau, presque comme s’il pouvait y avoir une contradiction entre les Personnes Divines de la Très Sainte Trinité. Il est évident que cette opposition presque gnostique ou kabbalistique sert à légitimer un nouveau sujet délibérément différent et opposé à l’Église catholique. Les erreurs doctrinales trahissent presque toujours aussi une hérésie trinitaire, et c’est donc en revenant à la proclamation du dogme trinitaire que les doctrines qui s’y opposent peuvent être vaincues : ut in confessione veræ sempiternæque deitatis, et in Personis proprietas, et in essentia unitas, et in majestate adoretur æqualitas. Professant la divinité véritable et éternelle, nous adorons le caractère propre des Personnes divines, l’unité dans leur essence, l’égalité dans leur majesté.
Laissez un commentaire Lire la suiteCour suprême des États-Unis : discriminer un homosexuel c’est discriminer selon le sexe…

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Shutterstock
La Cour suprême des États-Unis a émis un jugement dans lequel il assimile la discrimination dans l'emploi contre les homosexuels et les transgenres à de la discrimination selon le sexe, bien que dans les faits cette discrimination soit plutôt selon le comportement ou des prétentions (d’être femme quand on est un homme), par rapport au sexe certes, mais non contre la nature de la personne (ou selon son sexe).
Six juges de la cour ont interprété le sens du terme « sexe » d’une nouvelle façon dans le Title VII de la Civil Right Act, loi sur laquelle se concentrait le jugement et qui protège les citoyens de la discrimination dans l’emploi. Ces juges prétendaient vouloir éviter d’interpréter l’intention des législateurs qui ont voté la loi pour ne se fier qu’au seul texte.
Les deux des cinq juges dits conservateurs se sont joints aux quatre juges gauchistes de la cour : Neil Gorsuch et John Roberts — on voit de quel côté ils se rangent maintenant — c’est même Neil Gorsuch qui a rédigé l’opinion de la majorité. D’après LifeSiteNews :
Le raisonnement de la majorité va à l’encontre à la fois de la signification légale du terme « sexe » tel qu’il l’était en 1964 et de l’intention évidente des législateurs qui ont rédigé et adopté le Civil Rights Act, comme l’explique John Bursch, avocat principal de l’Alliance Defending Freedom (ADF). « Il est incontestable qu’en 1964, le terme “sexe” était publiquement compris, comme il l’est aujourd’hui, comme désignant le sexe biologique* : homme et femme », écrit-il. Après tout, le terme « “identité de genre” ne faisait même pas partie du lexique américain à l’époque. Il a été utilisé pour la première fois lors d’une conférence médicale européenne en 1963. Et aucun semblant de ce terme n’est apparu dans la loi fédérale avant 1990 ».
Mais l’opinion de Gorsuch a remis en question la notion d’intention d’auteur, un principe fondamental de la tradition légale de l’interprétation selon l’origine (judicial originalism), en déclarant que les juges « ne sont pas libres d’ignorer les décrets pleinement statutaires sur la base de rien de plus que des suppositions sur les intentions ou des suppositions sur des perspectives. Dans le Title VII, le Congrès a adopté un langage large rendant illégal pour un employeur de se baser sur le sexe d’un employé à fin de renvoi ».
Pourtant, c’est encore une affaire d’interprétation de la loi dans le cas présent.
Remarquons au passage que le juge Brett Kavanaugh, sur lequel les pro-vie comptent pour infirmer Roe vs Wade, a salué cette débâcle de nouveaux droits pour les transgenres et les homosexuels, regrettant toutefois l'entorse faite à l'esprit de la loi... Ça ne s'annonce pas bon avec ce juge-là.
Laissez un commentaire Lire la suiteDirecteur de la Santé publique de Nouvelle-Écosse : les églises pourraient ne pas retrouver leur pleine capacité avant 1 ou 2 ans

Robert Strang, directeur de la Santé publique de Nouvelle-Écosse.
Billet de blogue d’augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Gouvernement de Nouvelle-Écosse/YouTube
La plupart des provinces canadiennes ont permis l’ouverture des églises, ou leur prochaine réouverture, excepté le Québec. Cependant, cette « permission » s’accompagne de mesures restrictives, visant à aseptiser les relations humaines et celles que nous entretenons avec Dieu. On pourrait penser que tout ce cirque ne durera pas longtemps, mais les autorités tiennent mordicus à nous imposer leur dictature. D’après le directeur de la Santé publique de la Nouvelle-Écosse, les églises ne devraient pas retrouver leur pleine capacité d’accueil avant qu’un vaccin (douteux, tant en efficacité qu’en sa fabrication) contre le coronavirus ne soit produit, ce qui devrait prendre un à deux ans. Dans une ou deux années, la « pandémie » ne sera-t-elle donc pas passée ? C’est de la folie furieuse. Selon LifeSiteNews :
Le directeur de la Santé publique de la Nouvelle-Écosse a déclaré la semaine dernière [31 mai-6 juin] sur un forum en ligne que les services religieux ne retrouveraient pas leur pleine capacité avant plus d’un an, peut-être même deux.
Le Dr Robert Strang, qui fait également partie du Comité consultatif spécial sur la COVID-19 émettant des avis sur la politique nationale en matière de protocoles sur le coronavirus, a fait ses remarques lors d’un forum du Global Leadership Network le 28 mai dernier, rapporte le Catholic Register.
Les églises doivent s’attendre à ce que la participation soit limitée à 50 personnes, et « au maximum » 100, pendant un an ou deux, jusqu’à ce qu’un vaccin COVID-19 soit trouvé ou que les Canadiens acquièrent l’« immunité collective », déclara le Dr Strang.
Il semble exclure indéfiniment l’idée que les services religieux puissent reprendre pleinement.
« Il est très douteux que cela puisse être fait en toute sécurité dans notre nouvelle normalité », a déclaré Strang.
Attention ! Ne l’oubliez surtout pas (ils ne vous laisseront pas oublier), nous sommes dans une « nouvelle normalité »… Ce qui était normal avant ne le sera désormais plus, cela signifie-t-il que ce qui était anormal le sera maintenant ? Combien de comportements et d’habitudes humains et sains (comme se serrer la main) passeront à la trappe ?
Ne pas chanter :
Le « milieu le plus à risque » est celui où un grand nombre de personnes se rassemblent pendant de longues périodes, soutenait Strang. Il trancha également sur le fait que chanter et jouer d’instruments à vent augmentait « considérablement le risque » de propagation du virus.
Enfin… pas les orgues, j’imagine.
Laissez un commentaireQuand, une personne devient-elle une personne ?

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Freepik
La question la plus importante du débat sur l’avortement repose sur la nature de son objet : ce que certains appellent un « amas de cellules » (ignorant par là même les principes les plus fondamentaux de la science), d’autres un « embryon » ou un « fœtus » (humain… ce qu’ils oublient) et d’autres encore un « être humain », nom que je retiendrai dorénavant.
Cette question tient à la négation d’une présence personnelle en l’être humain dès sa conception, cas dans lequel plusieurs se croient autorisés à mettre fin à sa vie avant sa naissance, et à l’affirmation que l’être humain est une personne dès la conception, ce qui exclue de facto (bien que pour certain le fait d’être innocent ne vous protège pas d’un assassinat légal) la mise à mort de l’être humain innocent jusqu’à sa mort naturelle.
C’est dans un texte fortement intéressant, paru sur OnePeterFive et dont voici quelques extraits ci-dessous, que Peter Kwasniewski, théologien thomiste, explique les divers raisonnements, basés sur la philosophie aristotélico-thomiste, qui démontrent l’inanité des arguments déshumanisant l’être humain. Je vous présente l'un des principaux thèmes d'arguments.
Si nous ne devenions une personne qu’au moment où nous commençons à justement raisonner, nous ne le serions pas avant l’âge de six ans :
Déjà le début des temps modernes, le physicien anglais William Harvey (1578-1657) avait pu observer la formation complexe des parties du corps aux premiers stades de la grossesse, et il émit l’hypothèse selon laquelle l’animal [rationnel] entier était présent dès le moment de la conception, bien qu’en puissance. Harvey a appliqué la doctrine de l’acte et de la puissance d’Aristote de manière plus cohérente que son auteur même ne l’avait fait.
La plupart des éthiciens catholiques du siècle dernier adoptèrent comme position la plus plausible le fait que l’animation — c’est-à-dire l’implantation de l’âme rationnelle, le principe de la vie humaine — se produit au moment de la conception, puisque chaque moment suivant semble n’être que le déploiement d’un modèle préexistant, une explicitation de ce qui est implicite. Il n’existe pas de ligne de démarcation évidente entre le non rationnel et le rationnel. Si l’on voulait vraiment faire du raisonnement réel la marque distinctive de l’humain, alors on ne pourrait pas être défini comme humain avant l’âge de six ans environ. Lorsqu’il s’agit de l’épanouissement complet de l’identité humaine, il est évident que nous avons affaire à quelque chose qui reste « en puissance » pendant assez longtemps. On peut rappeler ici la thèse poignante de Jean Piaget (1896-1980) selon laquelle un enfant termine son développement humain dans l’« utérus social »* de la famille dans laquelle il est né.
L’être fini est déjà présent dans ses capacités… embryonnaires :
Sachant ce que nous connaissons aujourd’hui sur les cellules et l’ADN, nous réalisons que même les êtres vivants les plus simples, comme les amibes ou les paramécies, ont une complexité de structure presque insondable. Cela est encore plus vrai pour le zygote humain. La matière est aussi prête qu’elle ne le sera jamais à recevoir sa forme, l’âme rationnelle. Si nous prenons l’âme comme un principe immatériel entièrement présent dans chaque partie, donnant l’être au corps, nous ne penserons pas que l’âme a besoin de vastes organes pour son existence ; elle n’en a besoin que pour l’opération de ses puissances. En d’autres termes, ce qui est nécessaire pour que l’âme soit reliée à la matière première est la capacité primordiale de fonctionnalité différenciée, et non une architecture finie de fonctionnement actuel. Une telle capacité est possédée en vertu de l’ADN humain dans sa structure cellulaire, puisque de cette source fondamentale procèdent toutes les parties ultérieures.
Comme une pièce de musique enregistrée est entière sur le disque et n’a besoin que d’être exprimée, l’être humain est complet, même dans le zygote unicellulaire humain : On pourrait objecter que « ce que nous voyons ici » n’est pas seulement un tas de cellules. On voit très bien ce qui se passe à l’intérieur de ces cellules : les gènes humains vont orienter l’embryon vers la formation d’un corps humain avec toutes ses structures spécifiques dont le cerveau, qui semble intégrer le fonctionnement de l’organisme et qui est le principal organe utilisé par les puissances intellectuelles de l’âme. Cette information génétique est matérielle et déjà humaine — spécifiquement la matière humaine, à savoir le plan primordial du corps et de tous ses organes. Cette petite « chose » ne peut devenir un arbre ou un chat, et il n’y a de phase dans son développement où il est une plante ou quelque animal. Il est toujours un homme parce qu’il en a toutes les structures déjà présentes sous une forme condensée, de même que celui qui possède un opéra de Mozart sur un CD-ROM possède l’opéra entièrement présent sous forme d’information, qu’il soit joué par les haut-parleurs ou non. Il n’y a rien à ajouter pour compléter l’opéra, mais seulement pour le traduire sous forme audible.
*Traduit de l'anglais. — A. H.
Laissez un commentairePropagande LGBT diffusée par des chaînes de dessins animés durant le mois de juin

Par Pierre-Alain Depauw (Medias-Presse.info) ― Photo : Freepik
Comme ce fut déjà le cas l’année dernière [...] Cartoon Network, chaîne de télévision américaine spécialisée dans la diffusion de dessins animés et fondée par Betty Cohen, a annoncé son intention de célébrer le « mois de la fierté LGBT ». Cela signifie que cette chaîne de télévision destinée aux enfants diffusera des programmes faisant la promotion de l’homosexualité et de l’idéologie du genre.
« Notre monde change tous les jours et c’est le courage des individus qui fait progresser », a tweeté mercredi Cartoon Network. « Alors que le monde continue de faire pression pour l’égalité, CN célèbre les personnes et les familles de la communauté LGBTQ +, tout au long du mois et toute l’année. »
Le tweet est accompagné d’une vidéo de divers adolescents et préadolescents faisant la promotion de l’activisme pro-LGBT en termes génériques d’« amour », « debout », « inclusion », etc. Des extraits de défilés LGBT sont entrecoupés de leur témoignage se terminant par les enfants déclarant qu’ils sont « fiers » d’être « transgenres », « queer », « non binaires » et « un allié LGBTQ ».
« La campagne Pride du réseau, qui s’étend sur tout le mois de juin », démarre aujourd’hui avec Drawn to… Courage, suivi par Drawn to… Love, déployé sur toutes les plateformes Cartoon Network, a rapporté Animation Magazine.
Le site Web de Cartoon Network héberge également une liste de lectures conseillées pour ce mois de la fierté LGBT, une sélection de vidéos de la série animée du réseau Steven Universe et Craig of the Creek, dont le premier a reçu un prix du lobby LGBT GLAAD.
La promotion de l’homosexualité et du transgenre est devenue une spécialité de cette chaîne de dessins animés qui a initialement gagné sa popularité grâce à la diffusion des classiques du dessin animé de Warner Bros mais produit aussi ses propres dessins animés, Hanna-Barbera et MGM. En 2018, la dernière saison de sa série originale à succès Adventure Time a dépeint un baiser lesbien ; cette même année, Steven Universe a également présenté un mariage lesbien.
D’autres exemples récents d’animation « pour enfants » ou « tous âges » incorporant du contenu LGBT ont été signalés dans des programmes de Netflix et Disney Channel.
Souvent, les réalisateurs attendent que la série animée ait fidélisé un public nombreux avant d’inclure dans les épisodes suivants de la propagande LGBT. L’effet est ainsi plus dévastateur car les parents ne sont pas méfiants.
Laissez un commentaireLes provinces canadiennes autorisent plus ou moins l’ouverture des églises, sauf le Québec

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Thomas Vitali/Pexels
Les provinces du Canada ont toutes permis l’ouverture des églises, ou leur réouverture prochaine, accompagnée de restrictions et mesures qui varient d’un gouvernement à l’autre (ab gubernatione usque ad gubernationem*), excepté le Québec, bon dernier dans son déconfinement.
Serait-ce parce que Québec est la province la « plus touchée » par le coronavirus ou est-ce à cause du laïcisme maladif de ses dirigeants ? Peut-être les deux. Les évêques (qui s’étaient dépêchés de fermer les églises avant l’interdiction des rassemblements…) ont pourtant présenté un plan de mesures pour les messes. Toujours est-il qu’on aura fait passer en général dans tout le Canada, mais surtout au Québec, les marchands avant le temple.
Usquequo Domine ?**
* de gouvernement en gouvernement
** Combien de temps, Seigneur ?
Laissez un commentaireGrande-Bretagne : le drame des avortements à domicile

Par Adèle Cottereau (Droit de Naître) ― Photo : Freepik
Sous prétexte de « l’urgence » liée à la crise sanitaire du coronavirus, plusieurs pays ont encouragé l’avortement médicamenteux à domicile, et assoupli les mesures le concernant.
C’est le cas du Royaume-Uni, où il est permis d’avorter chez soi jusqu’à la dixième semaine de grossesse, avec pour seule démarche au préalable, une « téléconsultation » avec une sage-femme ou une infirmière, pour obtenir une ordonnance.
Suite à cela, les pilules abortives sont envoyées par voie postale.
Or, une femme enceinte vient de tuer son bébé à naître, à l’aide de ces médicaments prescrits, alors qu’elle était enceinte de 28 semaines, soit « quatre semaines après la limite légale de 24 semaines pour les interruptions de grossesse, et 18 semaines après la nouvelle limite de dix semaines », comme le rapporte le journal The Sun !!
Son bébé est mort-né… à un âge où les bébés nés prématurés ont généralement 90 % de chances de survie.
Suite à cet horrible évènement, la police a également ouvert une enquête et le British Pregnancy Advisory Service (Bpas), qui gère le service « pilules par voie postale », a confirmé qu’il enquêtait sur l’affaire, ainsi que sur huit autres cas où les femmes dépassaient la limite de dix semaines.
Depuis, les critiques pleuvent, accusant le nouveau système de faciliter les abus et les erreurs.
Le BPAS, qui réalise généralement 60 000 avortements par an au Royaume-Uni, a déclaré « avoir délivré plus de 8 000 pilules par voie postale depuis le début du programme ». Atterrant.
Laissez un commentaireFemme enlevée pour un avortement forcé

Billet de blogue d’augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Freepik
Les partisans de l’avortement clament souvent tout haut que pas assez de femmes ont accès à l’avortement et réclament davantage de subventions, de permissions et de privilèges (bien que cela paraisse plutôt grotesque quand il s’agit du Canada).
Cependant, se soucient-ils des femmes qui ne voudraient pas avorter, comme dans le cas extrême ci-dessous (j'imagine que oui), ou dans des situations plus courantes, où l’homme ne veut pas de l’enfant à naître (bien que ça soit parfois la femme qui n’en veuille pas) ? La solution largement présentée à la femme enceinte est l’avortement, comme si cela représentait le désir de son cœur… « L'avortement est une souffrance pour la femme » (ce qui est vrai) entend-t-on parfois, certes, alors proposez à ces femmes de les aider avec leur enfant, répandez, publiez, publicisez cette aide.
En France, à Toulouse, les membres de la famille d’une femme de 25 ans l’ont enlevée pour empêcher son mariage avec le père de son enfant et l’avorter de force, selon actu.fr :
Ils auraient assuré vouloir la faire avorter de force. Une jeune femme de 25 ans, issue de la communauté turque, a été victime d’un enlèvement de la part de sa propre famille, samedi 6 juin 2020, à Toulouse.
Ses proches refuseraient l’idée d’une union avec le père de l’enfant et auraient organisé ce kidnapping, selon une source proche de l’enquête.
Une dizaine d’individus se sont présentés au domicile des futurs beaux-parents où la femme résidait, armés de couteaux et de bâtons :
Après avoir fracturé la porte d’entrée de l’immeuble à coups de batte de baseball, l’opération « extraction » a débuté. Le père du petit-ami, un homme de 56 ans, a reçu un coup de couteau à la cuisse dans la bagarre en tentant de protéger sa future bru.
[…]
La future maman a bien été enlevée, inconsciente, après avoir heurté un meuble dans la mêlée.
Plusieurs arrestation ont eu lieu parmi les membres de cette famille.
Relevons pour finir l’expression absurde « future maman » : est déjà maman celle qui porte en elle son enfant.
Laissez un commentaireÉlargissement de l’euthanasie au Canada : un sursis de cinq mois ?

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Freepik
Le gouvernement de Justin Trudeau a demandé un autre délai à la Cour supérieure du Québec, prétextant un empêchement de légiférer attribué au coronavirus, afin de pouvoir reformuler la loi sur l’euthanasie sans le critère de « mort naturelle raisonnablement prévisible » conformément à la décision de ladite cour. Selon TVA Nouvelles :
Le gouvernement de Justin Trudeau se dit incapable de changer sa loi avant l’échéance du 11 juillet. Un projet de loi avait été présenté en février.
[…]
« Sans cette prolongation, le critère de “mort naturelle raisonnablement prévisible” de la loi fédérale ne s’appliquera plus au Québec à compter du 12 juillet, mais resterait en vigueur dans d’autres provinces et territoires. Cela signifie que le droit pénal ne serait plus appliqué de façon uniforme partout au pays », ont-ils ajouté.
Ils demandent donc à la Cour supérieure du Québec d’avoir cinq mois supplémentaires, jusqu’au 18 décembre, pour modifier les règles de l’aide médicale à mourir pour se conformer à la décision Truchon rendue par ce même tribunal en septembre 2019.
Tant mieux si la libéralisation de l’euthanasie peut encore un peu attendre, bien que je n’aime pas le fait que nous dussions ce répit à la propagande gouvernementale sur le coronavirus.
On peut se demander pourquoi le gouvernement libéral ne se pourvoit pas devant la Cour suprême du Canada. Veut-il ne pas avoir l’air de s’opposer à cette extension de l’euthanasie ? Sait-il que la cour rendrait un jugement favorable en un tel cas ? Craint-il au contraire sa désapprobation ?
Au fond, je ne me fierais pas à la Cour suprême du Canada pour rendre un jugement juste…
Laissez un commentaireSaviez-vous que Black Lives Matter soutient l’avortement, l’homosexualité, et la destruction de la famille ?
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Black Lives Matter (BLM) prétend défendre la vie des noirs (c’est le mot que le groupe utilise) et se fait entendre plus que d’ordinaire ces temps-ci en faisant mousser l’indignation provoquée par le meurtre d’un noir aux États-Unis. Mais qu’est-ce qu’en fait BLM ? Selon LifeSiteNews :
Laissez un commentaire Lire la suiteDans son manifeste en ligne intitulé « Ce que nous croyons », les fondatrices de Black Lives Matter, Patrisse Khan-Cullors, Alicia Garza et Opal Tometi, affirment qu’elles et leurs adeptes perturbent la famille « prescrite par l’Occident ». Elles déclarent aussi qu’elles se sont libérées de la « pensée hétéronormative » et réclament une « justice reproductive ».
« Nous perturbons l’exigence de structure familiale nucléaire prescrite par l’Occident en nous soutenant mutuellement en tant que familles plus larges et “villages”, qui s’occupent collectivement les uns des autres, et en particulier de nos enfants dans la mesure où les mères, les parents et les enfants sont à l’aise », écrivent-elles
« Nous encourageons un réseau de soutien aux homosexuels. Lorsque nous nous réunissons, nous le faisons dans l’intention de nous libérer de la forte emprise de la pensée hétéronormative ou, plutôt, de la croyance que tous les gens dans le monde sont hétérosexuels (à moins qu’ielle [s/he] ou ils n’indiquassent autrement le contraire) », poursuivent-elles.
« Nous méritons et nous demandons donc une justice reproductive [c’est-à-dire l’avortement] qui nous donne l’autonomie sur notre corps et notre identité tout en garantissant que nos enfants et nos familles sont soutenus, en sécurité et capables de s’épanouir. »