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Sur la place du crucifix à l'Assemblée Nationale

Un texte de l'historienne Lucia Ferretti paru sur le site du journal Le Nouvelliste du 17 septembre 2013 :

 

(Lucia Ferretti, historienne et professeure à l'Université du Québec à Trois-Rivières)

 

 

 

(...) 

En fait, aucun autre objet sans doute n'appartient à autant de Québécois, au-delà de toutes les lignes partisanes, linguistiques, ethniques et même strictement confessionnelles.
 
Le crucifix a été, souvent douloureusement, l'objet par lequel Autochtones et Européens ont pris contact, d'abord par les missionnaires catholiques puis aussi par les missionnaires protestants.
 
De nos jours, les Amérindiens sont dans un processus de guérison pour retrouver leur spiritualité ancestrale, mais nombre d'entre eux viennent encore le 26 juillet à Sainte-Anne-de-Beaupré pour fêter la grand-mère de Jésus. Pour le meilleur et pour le pire, l'histoire a rendu le christianisme commun aux Premières Nations et à la nouvelle installée dans ce coin d'Amérique.
 
Évidemment, la croix, c'est aussi tout l'héritage des Canadiens-Français. Elle a été plantée sur nos chemins et accrochée dans nos maisons pauvres et riches, à la campagne comme à la ville. Nos ancêtres lui ont présenté leurs trâlées d'enfants, ils ont placé en elle leurs demandes, leur louange, leurs mercis, toutes leurs espérances parfois contre toute espérance. Si la langue a été la gardienne de la foi, c'est aussi la croix qui a permis de garder la langue.
 
Mais le crucifix, nous l'avons en partage même avec les conquérants britanniques, ces Anglais et Écossais anglicans et presbytériens. Nous le partageons avec ces milliers d'immigrants irlandais chassés de leurs terres par la maladie de la pomme de terre au milieu du XIXe siècle et dont les descendants, aujourd'hui, rassemblent tout le monde à la Saint-Patrick.
 
Nous le partageons avec les Italiens, implantés au Québec depuis la fin du XIXe siècle, avec qui tant de Canadiennes françaises se sont mariées et qui ont fait des pâtes Catelli un plat national.
 
Nous le partageons avec les Grecs orthodoxes arrivés ici après la Seconde Guerre mondiale. Nous le partageons avec les Haïtiens, seul autre peuple francophone des Amériques, accueillis à bras ouverts lorsqu'ils ont fui la dictature de Duvalier. Nous le partageons avec les Philippins et avec tant d'autres immigrants de partout sur la planète.
 
Un jour, je ne sais plus à quel propos, Duplessis jugea intelligent de dire à Peter Bercovitch, député de Montréal/Saint-Louis, qu'il était le seul juif de la Chambre. Celui-ci pointa alors le crucifix et répondit dignement: «Pardon, nous sommes deux!» Sait-on, par ailleurs, que Jésus est cité une bonne vingtaine de fois dans le Coran comme un des grands prophètes ayant précédé le Prophète?
 
Il est certain néanmoins que juifs et musulmans ne peuvent pas se reconnaître pleinement dans le crucifix. Or, on notera que personne parmi eux n'a jamais demandé à ce qu'il soit décroché. Sans doute est-ce par respect pour l'histoire de cette nation qui est aussi la leur.
 
Pourquoi faudrait-il retirer du siège de cette nation, l'Assemblée nationale, un objet faisant à ce point partie intégrante du patrimoine culturel de ceux qui, déjà là depuis toujours, ou implantés depuis des siècles, ou venus des quatre coins du monde, ont bâti le Québec jour après jour? Ce crucifix-là, c'est à notre histoire commune qu'il renvoie.

 

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La première séance de « consultation » entre pro-euthanasie ouvre la porte à l'élimination des déments...

Une consultation bidon ou la poursuite de la campagne de marketing du gouvernement pour faire accepter l'euthanasie avait lieu ce matin à l'assemblée nationale, ou le Dr Louis Godin répondait aux questions admiratives des députés de l'«opposition»...

À la question de la député de Groulx, Hélène Danault, à savoir si l’on ne devait pas envisager l’euthanasie des personnes démentes (Alzheimer) en phase terminale, le président de la fédération des médecins omnipraticiens du Québec Louis Godin réplique que l’on a déjà fait un grand pas et qu’il faudra en rediscuter dans un an ou deux… probablement le temps nécessaire à la ministre Véronique Hivon pour faire croire toujours qu’il n’y a pas de pente glissante, mais « évolution »…

À la question de l’ancien ministre de la Santé Yves Bolduc, à savoir ce que l'on fera dans les régions où l’ampleur de l’objection de conscience du personnel infirmier ou médical ne permettra pas de répondre aux demandes d’euthanasie, le Dr Louis Godin a répondu de façon évasive, rappelant l’évolution de l’accessibilité de l’avortement partout au Québec.

Dans tous les commentaires et questions évoqués jusqu’à présent, on a pu remarquer une très belle complicité entre les députés de l’opposition, la ministre Véronique Hivon, et le président de la fédération des médecins omnipraticiens.

La ministre Hivon a pu même affirmer, sans que personne ne vienne la contredire, que 51 % des Québécois ont actuellement accès à des soins palliatifs… lorsqu’on ajoute les soins à domicile, ce qui dans l’esprit de la ministre Hivon, est un soin palliatif. Curieusement, il n’y avait aucun médecin en soins palliatifs sur le plateau de la consultation…

En fait, après la mascarade de la Commission mourir dans la dignité, le gouvernement ajoute une petite touche finale dans cette première séance de « consultation » contrôlée où tous les intervenants, qui semblaient favorables à l’euthanasie, semblaient, on aurait pû croire, se réjouire de l’économie à venir dans le domaine de la santé …

Nous aurions pu nous passer de cette « consultation » qui se déroulait juste avant l’heure du dîner. Cela aussi aurait été une économie dans le domaine des soins médicaux...

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En direct les discussions sur l'euthanasie au parlement québécois (projet de loi 52)

Pour voir la vidéo : cliquez ici.

 

 

 

 

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La France se dirige vers une interdiction de la critique de l'avortement

Sur le site du Salon Beige du 17 septembre 2013 :

 

(L'écoute et la discussion sur l'avortement bientôt passible d'amende?)

 

 

 

Dans le projet de loi sur l'égalité homme-femme, actuellement examiné au Sénat, l'amendement de Mme Rossignol visant à renforcer la protection offerte aux femmes qui souhaitent recourir à l’avortement et éviter les manœuvres pour entraver l’exercice de ce droit des femmes, a été adopté.
 
Il s'agissait de modifier l'article du code de la santé publique reltaif au délit d'entrave à l'avortement :
 
"Est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30000 euros d'amende le fait d'empêcher ou de tenter d'empêcher une interruption de grossesse ou les actes préalables prévus par les articles L. 2212-3 à L. 2212-8 :
 
(...)
 
- soit en exerçant des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d'intimidation à l'encontre des personnels médicaux et non médicaux travaillant dans ces établissements, des femmes venues y subir [ajout : ou s’informer sur] une interruption volontaire de grossesse ou de l'entourage de ces dernières.
 
L'avortement est un sujet tabou : il est interdit d'en dire du mal.
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"La Hongrie est chrétienne" : Un très grand discours du président hongrois Viktor Orban

Sur le site de benoitetmoi du 15 juin 2013 :

(Le président de la Hongrie, Viktor Orban)

 

 

Nous, Hongrois, comprenons la douleur que les Espagnols ressentent aujourd’hui, et nous comprenons le dur combat du gouvernement espagnol contre cette situation économique 
difficile dont il a hérité. Nous comprenons la déception, la colère et l’impatience du peuple espagnol, car nous avons connu, et connaissons encore, les mêmes conditions en Hongrie. 
 
Tout comme les Hongrois, les Espagnols sont des gens qui apprécient la liberté, qui regardent leur histoire passée avec fierté, et qui ne permettront pas que le travail accompli par leurs grands-pères, pour rebâtir leur patrie après la guerre civile, soit menacé une fois de plus par des bureaucrates et des spéculateurs financiers. Toute une série de manifestations et de grèves dans tout le continent européen montrent que partout les gens sont à la recherche de la réponse à la question suivante: comment sommes- nous devenus endettés jusqu’au cou? Pourquoi souffrons-nous de tels problèmes qui détruisent la vie de millions de familles? 
 
Nous pouvons lire dans le livre d’Ezéchiel, que si le soldat de garde voit l’ennemi armé s’approcher mais ne souffle pas dans sa trompette pour avertir son peuple, alors Dieu le tiendra responsable des vies humaines qui auront été perdues. 
 
À mon avis, Dieu a confié aux chefs religieux et civils la mission d’être ces soldats de garde, et cette mission comprend aussi les politiciens. C’est donc en ayant pleine connaissance de notre responsabilité que nous devons proclamer que la crise financière et économique qui sévit présentement en Europe n’est pas un événement accidentel que quelques technocrates doués pourront corriger. La crise actuelle en Europe est le résultat d’un processus de décomposition qui existe depuis un certain temps sur le continent. 
 
Je pense que nous devons prendre la parole et dire que dans l’Europe d’aujourd’hui, les formes et les configurations de la cohabitation humaine, comme la nation et la famille sont ouvertement remises en question. On a perdu le véritable sens du travail, du crédit, de la famille et de la nation, car ils ont été séparés des fondements moraux du christianisme... 
Robert Schuman, un des pères fondateurs de l’idée d’une Europe unie, a dit que l’Europe sera ou bien chrétienne ou bien elle n’existera pas. Pourtant, aujourd’hui, nous avons atteint le point où la majorité des politiciens européens travaillent, et font tout en leur pouvoir, pour que le christianisme soit chassé de la vie privée des gens, des églises et des livres d’histoire. 
 
Si un pays islamique commençait à avoir honte de lui-même en raison des enseignements du Coran, cela provoquerait, avec raison, la colère des autres pays islamiques... En revanche, en Europe, je vois tous les jours que c’est plutôt ceux qui veulent penser et se comporter selon les valeurs du christianisme dans la vie politique et sociale qui font face à l’incompréhension .... 
 
En fin de compte, je dois dire que le vieillissement de l’Europe qui désavoue ses racines chrétiennes, et cela inclut la Hongrie, ressemble à la parabole bien connue de l’Évangile de l’homme qui a bâti sa maison sur le sable. Les torrents sont venus, ont frappé la maison et l’édifice s’est retrouvé sur le point de s’effondrer. 
 
Cette faiblesse de l’Europe est due à la crise des familles, des communautés et de la nation qui, dans les premiers stades du capitalisme, ont justement été ce qui a fait le succès de l’Europe. Ils avaient amené l’Europe à un tel niveau dominant à l’échelle mondiale justement parce que, à cette époque, ils faisaient partie intégrante d’un système de morale chrétienne: dans le commerce, l’économie, la famille et la nation même. 
Je tiens à souligner un seul point pour vous montrer ce que je veux dire. C’est la question du crédit. Dans l’Ancien Testament, le mot usure, prêteur d’argent, signifiait mordre une autre personne, comme un serpent. 
 
(...)
 
Si l’on regarde la liste des pays endettés d’Europe, nous voyons que les prêts dont nos pays souffrent n’ont plus aucun rapport avec quelque principe moral que ce soit. Les conditions pour recevoir un prêt aujourd’hui sont telles qu’elles mettent en péril la souveraineté de la nation, et les prêteurs forcent les gouvernements à enlever de l’argent aux gens à qui ils devraient le donner. 
 
C’est ma ferme conviction qu’une Europe qui représente les valeurs chrétiennes n’aurait peut-être pas permis aux gens de gaspiller l’avenir de leurs familles en s’engageant dans des emprunts irresponsables. En Hongrie, c’est ce qui est arrivé à un million de familles... 
Une Europe commune qui représente les valeurs chrétiennes n’aurait peut-être jamais permis à certains pays de tomber dans l’esclavage de la dette. Il s’agit d’une question importante pour la nation espagnole. Ce n’est pas mon affaire, je suis responsable de la Hongrie, mais je tiens à vous avertir que l’Espagne est très près de tomber dans l’esclavage de la dette. Un pays peut être conquis de deux manières: soit par l’épée, soit par la dette; c’est quelque chose que nous ne devrions jamais oublier. Et enfin, une Europe qui représente les valeurs chrétiennes aurait peut-être, au lieu de la politique actuelle, encouragé une politique qui redistribue de façon plus juste les fardeaux de la crise économique actuelle. 
 
Si aujourd’hui en Europe un gouvernement est obligé d’emprunter d’une organisation européenne ou internationale, ce gouvernement devra introduire des mesures telles qu’elles le feront perdre sa crédibilité aux yeux de son propre électorat...
 
Comme le dit l’Écriture sainte: «Car la racine de tous les maux, c’est l’amour de l’argent. Pour s’y être livrés, certains se sont égarés loin de la foi et se sont transpercé l’âme de tourments sans nombre.» (1 Timothée 6,10.) La crise morale peut également être reconnue dans le cas des dirigeants qui, professant une philosophie de «mangeons et 
buvons, car demain nous mourrons», ou enfin «demain nous ne serons pas dans le gouvernement», ont été capables de jeter des pays entiers dans la dette. 
 
Cela entraîne aussi des questions de grave responsabilité personnelle. Bien que nous puissions sembler être une minorité, nous sommes nombreux, en Europe, à avoir comme but commun de construire l’Europe une fois de plus sur les fondations solides du christianisme... La Hongrie suit cette voie depuis 2010. Nous avons créé une nouvelle Loi fondamentale, le premier chapitre de ce que nous avons appelé le Credo national. C’est l’essence même de la constitution, son cadre spirituel, son épine dorsale. 
La première ligne de la nouvelle Constitution hongroise commence par ces mots: «Seigneur, bénissez le peuple hongrois!» C’est aussi la première ligne de notre prière nationale. Le premier mot de la Constitution hongroise est «Dieu». 
 
La Hongrie est un pays dont le premier roi s’appelait saint Étienne, il y a environ mille ans. Après le décès de son unique enfant, il a offert la couronne de Hongrie à la Vierge Marie. Nous considérons la Hongrie comme un pays que notre premier roi a offert à la Vierge Marie. C’est un fait important. Il n’a pas offert à une puissance étrangère, il n’a pas offert à une institution financière, mais à Marie. Cela se reflète dans la Constitution. 
 
L’une des raisons pour lesquelles nous avons élaboré une constitution de ce genre, c’est que nous sentions que nous devons faire face contre les forces et tendances politiques et intellectuelles européennes qui visent à saper la culture chrétienne, la civilisation chrétienne et les valeurs chrétiennes. Nous savions que cela se traduirait par des conflits. 
 
Les forces européennes qui souhaitent saper la force du christianisme sont des forces puissantes et bien organisées. Elles sont un facteur important au sein de l’Europe. Ne nous faisons pas d’illusions, il est préférable de faire face à la vérité. 
 
Mais je suis convaincu que si nous n’entrons pas en conflit avec eux, ils nous élimineront de la vie publique européenne et de la vie publique nationale. Pour cette raison, la Hongrie a décidé qu’elle ferait face à ce conflit. Nous reconnaissons le pouvoir du christianisme à préserver la nation. C’est justement cela qui cause le plus grand conflit. 
 
L’Europe s’oriente vers un état où le religieux deviendra irreligieux, où ce qui est national cédera la place à des formations qui sont supra-nationales, et où les familles seront remplacées par des individus. Ils appellent cela le progrès. Il s’agit de la tendance dominante intellectuelle dans les politiques européennes aujourd’hui. 
 
Notre «péché», que nous avons bien sûr assumé avec fierté, c’est que dans le 21ème siècle, nous avons osé inclure dans notre Constitution le fait que la foi, l’Église, la nation et la famille, n’appartiennent pas à notre passé, mais à notre avenir. C’est la raison de l’énorme attaque, à travers toute l’Europe, contre la Constitution hongroise et ses créateurs. 
 
Viktor Orban 
Au pays de la charte des « valeurs québécoises », un  texte à méditer...
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Manifestation pour le droit des enfants à naître : 2000 participants à Zurich

Sur le site de 20min.ch du 14 septembre 2013 :

 

 

 

 
L'évêque auxiliaire de Zurich Marian Eleganti a participé samedi à une manifestation contre l'avortement. Il a qualifié l'interruption de grossesse de «mal qui nuit à long terme à la société». Le rassemblement s'est déroulé dans un calme relatif, avec quelques perturbations.
 
(...)
 
Selon Marian Eleganti, la solution des délais est l'une des raisons du vieillissement démographique en Occident. «Des millions d'enfants nous manquent», a-t-il déclaré dans son discours écrit. A son avis, il faut également protéger les femmes du traumatisme qu'est l'interruption de grossesse: «Nous entendons les aider afin que l'avortement ne soit plus une option».
 
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Le témoignage de la chanteuse Patricia Kaas sur les conséquences de l'avortement dans sa vie

Sur le site de 7sur7.be du 17 mars 2011 :

 

(Patricia Kaas)

 

 

Patricia Kaas s'est confiée avec beaucoup d'émotion sur son problème de fertilité lié à ses nombreux avortements. La chanteuse française affirme cependant ne pas regretter ses choix.
 
C'est pendant l'écriture de son autobiographie "L'ombre de ma voix" à paraître le 23 mars prochain que Patricia Kaas a appris la terrible nouvelle. "Je ne pourrai porter d'enfant", déclare-t-elle aujourd'hui dans le magazine Gala. A 44 ans, la nouvelle a été un choc pour la chanteuse qui souhaite à présent fonder une famille.
 
Et la chanteuse de se confier aujourd'hui sur les avortements subis dans le passé. Un choix douloureux qui la hante encore à ce jour. "Parfois, en songeant à la maternité, je me suis dit : Tu t'en fous du père. Sauf que, quand tu tombes enceinte, non, tu ne t'en fous pas. Lorsqu'on leur apprend qu'elles attendent un enfant, certaines femmes éprouvent de la joie et d'autres de l'incertitude. En ce qui me concerne, soit je n'étais pas avec la bonne personne, soit ce n'était pas le bon moment", explique-t-elle. 
 
(...)
 
Aujourd'hui pourtant, Patricia Kaas rêve de pouponner. La nouvelle de son infertilité a été d'autant plus dure à supporter. "Ce fut une claque", dit-elle. "Je l'ai vécu comme une injustice, car je mène une vie saine, je ne bois pas, je ne fume pas, je ne me drogue pas. C'est ce qui m'a le plus énervée". Patricia Kaas songe désormais à l'adoption. (CB)

Dans l'entrevue originale, Patricia Kaas ajoutait : « Je pensais pouvoir choisir quand je donnerai la vie, mais non, c'est la nature qui a décidé. »

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L'euthanasie comme seule solution?

Un grand nombre de personnes malades, handicapées ou âgées se disent terrifiées d’entrevoir, avec le projet de loi 52 visant à introduire l’euthanasie, l’abus fatal qui se pratiquera à leur endroit lorsque leur mandataire exténué viendra demander leur euthanasie « en leur nom » (les mandataires sont chargés de prendre les décisions pour toute personne jugée « inapte »), jugeant qu’elles n’ont plus leur raison d’être parce qu’ « improductives », « dépendantes » et « un fardeau excessif ». Il est vrai que ce n’est pas la totalité des personnes handicapées et malades qui ne s’opposeraient pas à l’euthanasie de leur personne. Les souffrances qu’elles peuvent éprouver en raison du manque de solidarité et d’accueil à leur endroit peuvent les pousser à la dépression. Mais il ne faut pas conclure que toutes les personnes malades, handicapées, âgées ou mourantes ont fatalement le désir de mourir euthanasiées. Si on ouvre la porte à l’euthanasie, on peut aisément prévoir que ce choix « instantané » pourrait devenir le seul choix possible, et en très peu de temps. Quelle tragédie alors que le droit au refus de traitement et les bons soins palliatifs rendent l’euthanasie non-nécessaire.

 
Isabelle O’Connor
Gatineau
 
 
 
 
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Sondage : 59% des médecins québécois refuseraient d'euthanasier un patient qui en ferait la demande

Sur le site du Journal de Montréal du 15 septembre 2013 :

 

La majorité des médecins du Québec estiment que l’aide médicale à mourir est un soin approprié de fin de vie, indique un sondage effectué pour l’Association médicale du Québec.
 
En prévision des débats entourant le projet de loi 52 (Loi concernant les soins de fin de vie) qui sera à l’étude cet automne, l’AMQ a voulu connaître la perception de ses quelque 10 000 membres à l’égard de l’aide à mourir. Le sondage indique que 66 % des 1201 médecins qui ont accepté de répondre aux questions reconnaissent l'aide médicale à mourir comme un soin approprié de fin de vie. Cela dit, seulement 41 % des médecins susceptibles de recevoir une demande d'un patient accepteraient de lui offrir l'aide médicale à mourir si celui-ci correspond aux critères d'admissibilité.
 
Presque la totalité des médecins consultés (94 %) croient qu’il faut changer la Loi sur les services de santé et les services sociaux pour que soit reconnu le droit de recevoir des soins palliatifs.
 
(...)
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L'État ne peut être neutre : réflexion de Campagne Québec-Vie sur l'euthanasie et la « charte des valeurs québécoises »

Nous croyons que la volonté du gouvernement québécois de légaliser l’euthanasie et de promulguer une « charte des valeurs québécoises » manifeste l’un et l’autre un mal identique qui ronge la quasi-totalité des pays occidentaux : le libéralisme.

Le libéralisme : coquille vide, idole muette

Le libéralisme moderne est né à la suite des guerres des religions d’Europe. Il s’est nourri par la suite des progrès fulgurants de la science expérimentale. Les dirigeants des diverses nations européennes souhaitaient mettre de côté leurs différends théologiques et moraux pour miser plutôt sur l’ordre et la paix temporels, quitte à laisser indéfiniment en suspens des débats fondamentaux. En même temps, les progrès de la science expérimentale donnaient à espérer que tout problème pourrait se résoudre par les moyens de plus en plus puissants de la technique.

Cette « tentation technicienne » à laquelle nous avons succombé a fait de nous (les Occidentaux), après 300 ans d’acculturation libérale, des génies en technique mais des idiots en morale, en théologie et en humanité. Nous savons peut-être comment faire, mais nous avons oublié ce que nous devons faire. Nous peinons à fonder un projet commun, car rien ne nous rassemble, aucune vertu, aucune notion du bien, sauf une dépendance à la technique (moyens de transport, gadgets électroniques, systèmes de communications, systèmes de gouvernance, etc.).

Aujourd'hui, l’idole du libéralisme, mélange d’indifférence au bien et de fétichisme de la technologie, déçoit de plus en plus. On la voit comme elle est: une idole muette, sans vie. Voilà pourquoi plusieurs s’efforcent de façonner une idole à leur convenance : la société se désagrège et chacun se rabat sur ses obsessions personnelles. Les uns tombent dans un hédonisme égoïste; les autres prônent l’indépendance ou un autre projet politique majusculaire pour se donner une espérance apte à remplir le vide qui les accable; un certain nombre se lance dans un activisme bourgeois, comme la défense des phoques ou des koalas. Tout pour combler ce vide causé par la répression de toute question portant sur le bien et son fondement, c’est-à-dire Dieu, répression qui prive la personne de ce qui est le plus précieux : ses raisons de vivre, ses responsabilités envers son Créateur. 

Les hyper-libéraux

Toutefois, plusieurs parmi nous sont encore entichés de libéralisme. Comme les Aztecs qui, en constatant que leur culte à des dieux féroces ne donnait plus les résultats escomptés, multipliaient les sacrifices humains, ces hyper-libéraux, voyant les problèmes démographiques, économiques, sociétaux et existentiels s’aggraver, redoublent d’ardeur dans leur culte envers l’idole libérale. Ce qui se traduit par une fuite en avant, par le passage d’une mise entre parenthèses de la transcendance en une hostilité ouverte envers toute transcendance et toute loi qui pourrait encadrer ou limiter l’autonomie absolue de l’individu. Et le tout est doré d’un optimisme outrancier en la puissance salvatrice de la technique, qui saura, par quelque système miraculeux, fonder une société en harmonisant tous les intérêts divergents d'individus désormais purement autonomes.

L’euthanasie

On peut maintenant mieux comprendre l’empressement au Québec de légaliser l’euthanasie. C’est le libéralisme qui se manifeste par le culte simultané de l’autonomie individuelle et de la gestion. Comme le dit le rapport Ménard (qui, avec le rapport de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, présente divers arguments juridiques et philosophiques pour justifier la décision du gouvernement québécois de déposer le projet de loi 52 qui vise à dépénaliser l’euthanasie au Québec), l’autonomie de l’individu prime sur toute autre considération, sauf un prétendu « intérêt de l’État pour la vie ». Et c’est la technique administrative (l’application rigoureuse de balises) qui, comme par magie, préviendrait tout dérapage relié au fait de donner le droit de tuer aux employés de l’État.

« Charte des valeurs » : La tyrannie s’installe

Paradoxalement, la conséquence de l’hyper-libéralisme, ce culte voué à l’autonomie absolue de l’individu et de la technologie, sera la tyrannie. Car seule la tyrannie est en mesure d’encadrer des individus autonomes n’ayant en commun que le désir de faire ce qu’ils veulent. Le prétendu « intérêt de l'État pour la vie » déguise une réalité effrayante : l'État libéral, se considérant le garant de l'autonomie absolue de l'individu, se pose comme bien ultime, et s'arroge le titre de Dieu. Cette tyrannie, nous en voyons les prémices dans le projet de loi de la soi-disant « Charte des valeurs québécoises ».

Cette charte constitue une tentative de l'État pour refaire une société éclatée par l'exaltation de l'autonomie et le rejet de Dieu. Puisqu'il s'agit d'un État libéral qui ne prétend plus fonder ses lois sur une métaphysique et une théologie cohérentes, nous trouvons dans cette charte un ramassis de « valeurs » qui font l'objet d'un consensus mou où ne surnage qu’une conception abstraite de l’égalité. En même temps, des droits fondamentaux tels la liberté religieuse sont bafoués par l'interdiction des employés de l'État de porter des symboles religieux ostentatoires. Voilà donc les débuts de la tyrannie: le mépris de droits fondamentaux d’un État qui se prend pour un dieu.

Solution: Suprématie de Dieu et respect de la loi naturelle

Pour mettre à sa place l'État tyrannique et l'individu-roi, nous proposons une revalorisation du legs négligé qu’est le concept de loi naturelle, dont on peut dériver, sans besoin de se référer à la Révélation, les droits, les responsabilités et la finalité de l'homme. Cette revalorisation entraînera nécessairement une répudiation d'un principe fondateur du libéralisme : la mise entre parenthèses de la question politique de Dieu pour un temps indéfini, assurant la prétendue « neutralité » de l'État et l'autonomie absolue de l'individu. Cette réappropriation de la loi naturelle et de la suprématie de Dieu signalera aussi un retour à la réalité, car l'État n'a jamais été, n'est pas, et ne pourra jamais être « neutre », c'est-à-dire libre de toute conception du bien et de Dieu, et l'autonomie absolue est évidemment une chimère.

Mettre de côté la question de Dieu et de ses commandements par peur des frictions, c’est faire l'autruche. Une fois l'impossibilité d'une neutralité de l'État reconnue, il incombe aux dirigeants, par souci de promouvoir le véritable bien commun, de revisiter le concept de loi naturelle, seul capable d’établir un authentique vivre-ensemble, loin des tyrannies forgées en vue de contenir l'anarchie individualiste.

GEORGES BUSCEMI

Porte-parole et président de Campagne Québec-Vie

Comptant mille donateurs annuels issus de toutes les couches de la société québécoise, Campagne Québec-Vie est un organisme à but non lucratif qui a pour but de promouvoir la famille traditionnelle et le respect de la vie humaine de la conception à la mort naturelle.

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