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Un homme crie à une petite fille en fauteuil roulant : « Tu aurais dû être avortée ! »

Par Cassy Fiano-Chesser (LiveActionNews) — traduit par Campagne Québec-Vie)

Une mère s’est ouverte au sujet d’une expérience traumatisante qui s’est produite lorsqu’elle a emmené sa fille de quatre ans à l’école. Emma Ross vit à Cheshunt, en Angleterre, avec ses enfants, Alex, 10 ans, et Quinn, 4 ans. Quinn est atteinte de la maladie de Perthes, une maladie non mortelle de la hanche qui peut rendre la marche douloureuse ; elle utilise donc un fauteuil roulant. La famille a été acculée par un homme qui leur a crié au visage que Quinn aurait dû être avortée. La police enquête maintenant sur cette affaire comme un crime haineux.

Mme Ross raconte que Quinn a été traumatisée après que l’étranger se fût approché d’eux et eût commencé à crier que Quinn aurait dû être avortée. « L’homme lui criait au visage en disant qu’elle n’aurait pas dû naître, qu’elle était un fardeau pour le NHS, un fardeau pour la société et que j’aurais dû la faire avorter si j’avais su qu’elle allait être handicapée », explique Mme Ross, selon le Mirror. « C’était épouvantable. Je l’ai repoussé, je me suis diligemment rendue à l’école et c’est l’école qui a appelé la police. »

La police du Hertfordshire a réagi en déclarant que les actes de l’homme étaient répréhensibles. « Une fillette de quatre ans de Cheshunt qui avait été maltraitée verbalement sur le chemin de l’école parce qu’elle était en fauteuil roulant a reçu l’appui d’agents de police spécialisés », a déclaré un porte-parole. « Quinn Ross, souffrant d’une maladie rare appelée maladie de Perthes, qui affecte le haut de l’os de la cuisse dans l’articulation de la hanche, était dans une allée quand un homme lui a crié après. »

Taresa Holden, un policier qui enquête sur les crimes haineux, a ajouté : « Personne ne devrait craindre de quitter la maison et de subir des mauvais traitements, en particulier une petite fille qui souffre déjà pour aller à l’école à cause d’une maladie rare ». Mais c’est exactement ce qui s’est passé, selon Mme Ross, qui a dit que Quinn a maintenant peur de quitter la maison dans son fauteuil roulant.

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Le ministre de l’Éducation du Québec : « on va resserrer les balises » des exemptions au cours d’éducation sexuelle

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Shutterstock

Le prédécesseur de Jean-François Roberge ministre de l’Éducation du Québec, Sébastien Proulx, avait déjà dit au sujet des exemptions au cours d’« éducation sexuelle », imposé à tout le Québec, qu'« il ne saurait être question qu'un élève en soit privé », son intention était que la dérogation fût rare. Et maintenant que l’on sait que 81 % des exemptions accordées proviennent d’une seule et même commission scolaire, soit 192 sur 237, l'actuel ministre veut serrer la visse. Selon le Journal de Montréal :

Une commission scolaire de l’Outaouais devra rendre des comptes au ministre de l’Éducation parce que ses écoles ont accepté que près de 200 élèves soient soustraits à des contenus d’éducation à la sexualité, un nombre gigantesque par rapport au reste du Québec.

Un nombre sans doute gigantesque si on le compare à celui de tout le Québec, mais ridicule si on considère le contenu du cours. D’après le Journal de Montréal :

« Si on se rend compte qu’il y a des failles qui sont exploitées par des groupes de parents, on va resserrer les balises, dit le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge. Les exemptions, ça doit être vraiment, vraiment exceptionnel. »

Depuis un an, l’éducation à la sexualité est censée être de retour dans toutes les écoles du Québec. Les parents qui souhaitent que leurs enfants soient sortis de la classe lorsque certains sujets sont abordés doivent se plier à une procédure établie par le ministère.

En fait, le cours d’« éducation sexuelle » n’a jamais cessé d’être enseigné au Québec, du moins n’était-il pas dispensé dans toute la province. L’article du Journal de Montréal continue :

Dans l’ensemble de la province, les écoles ont reçu 540 demandes d’exemption, dont 237 ont été acceptées par les directions, selon le ministère.

Or, 81 % de ces dérogations accordées viennent de la même commission scolaire, soit Portages-de-l’Outaouais (CSPO). Ailleurs, moins d’une cinquantaine d’élèves à travers le Québec ont pu sortir de la classe pendant les ateliers.

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Biologie — L’expression de 6 500 différences génétiques distingue l’homme de la femme

Par Pour une école libre au Québec  — Photo : kjpargeter/freepik

Une étude génétique a permis de mettre en évidence 6500 gènes qui s’expriment différemment chez l’homme et la femme.

Les experts disent que cela pourrait avoir un effet profond sur la manière dont nous identifions et traitons tout, de la maladie à la fécondité.

Ce projet a commencé il y a plusieurs années, lorsque les chercheurs, le professeur Shmuel Pietrokovski et le Dr Moran Gershoni du département de génétique moléculaire de l’Institut Weizmann se sont demandé pourquoi certaines maladies étaient plus prévalentes que d’autres.

Ils se sont plus particulièrement demandé pourquoi 15 % des couples qui essaient d’avoir un bébé sont stériles. Cela suggérait que des mutations génétiques qui nuisent à la fertilité sont assez répandues.

Cette haute prévalence déconcertait les chercheurs, car, en toute logique, ces mutations, qui affectent la survie de l’espèce en réduisant le nombre de descendants, auraient dû être éliminées par la sélection naturelle [...]

Les chercheurs ont découvert que les mutations dans les gènes spécifiques à la formation du sperme persistent, car ces gènes ne s’expriment que chez l’homme. Une mutation qui n’est problématique que pour la moitié de la population, si nuisible soit-elle, sera transmise à la génération suivante par l’autre la moitié, les femmes.

Mais dans une nouvelle étude, publiée dans la revue BMC Biology, les chercheurs ont élargi leurs analyses pour inclure des gènes qui, sans être nécessaires à la fécondité, s’expriment malgré tout différemment chez les hommes et les femmes.

Pour identifier ces gènes, les chercheurs ont utilisé le projet GTEx, une vaste étude qui a enregistré l’expression génique humaine de nombreux organes et tissus corporels pour environ 550 donneurs adultes.

Les chercheurs ont analysé 20 000 gènes différents, en les triant par sexe et en fonction des différences d’expression dans chaque tissu corporel.

Ils ont découvert qu’environ 6 500 de ces gènes étaient davantage exprimés dans un sexe, dans au moins un tissu corporel.

Par exemple, ils ont découvert que les gènes fortement exprimés dans la peau des hommes par rapport aux femmes étaient liés à la croissance des poils.

L’expression des gènes pour la construction musculaire était plus élevée chez les hommes et celle du stockage des graisses chez les femmes.

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PMA : une « rupture anthropologique majeure »

Par Nathalie Burckhardt (Avenir de la Culture)

Une information très peu relayée par les médias et pourtant d’une importance capitale : à quelques jours de l’ouverture des débats à l’Assemblée nationale, l’Académie nationale de médecine (ANM) avait émis, dans un avis officiel, des « réserves » sur l’ouverture de la PMA pour toutes.

C’est ce que révèle Valeurs Actuelles dans un article publié le 23 septembre dernier.

L’Académie de médecine a affirmé que « la conception délibérée d’un enfant privé de père constitue une rupture anthropologique majeure qui n’est pas sans risques pour le développement psychologique et l’épanouissement de l’enfant ». On ne peut être plus clair !

L’institution insiste qu’il est « de son devoir de soulever un certain nombre de réserves liées à de possibles conséquences médicales », prenant l’initiative de s’autosaisir sur les questions de santé publique et d’éthique médicale. L’ANM juge qu’il faut « au titre de la même égalité des droits, tenir compte du droit de tout enfant à avoir un père et une mère dans la mesure du possible ».

Remarque capitale dans un contexte où le droit à l’enfant remporte sur les droits de l’enfant !

Toujours selon le rapport de l’Académie, « la figure du père ― bien que de plus en plus malmenée ― reste pourtant fondatrice pour la personnalité de l’enfant, comme le rappellent des pédopsychiatres, pédiatres et psychologues ».

Car, souligne la rédaction de l’hebdomadaire, ce ne sont pas les divers exemples de couples lesbiens et familles monoparentales ayant eu recours à la PMA qui vont convaincre les scientifiques de l’ANM, pointant des évaluations faites « essentiellement dans quelques pays anglo-saxons et européens ». Aussi, elle « ne juge pas très convaincantes ces données », les enfants issus de ces PMA « n’ayant pas toujours atteint l’âge des questions existentielles ».

Sur les réseaux sociaux, plusieurs personnalités et groupes opposés à la PMA pour toutes, dont La Manif pour Tous, ont salué le rapport de l’Académie.

En conclusion, l’Académie de médecine a réclamé « des études en milieu pédopsychiatrique à partir d’enfants privés de pères » afin « d’évaluer le devenir de ces enfants au nom du principe de précaution ».

Sera-t-elle écoutée par nos dirigeants ? Rien n’est moins sûr…

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Avortement, sujet tabou en France !

Par Adèle Cottereau (Droit de Naître) ― Photo : philm1310/Pixabay

« En France, on ne parle pas de l’avortement. Voilà quarante-quatre ans qu’il est dépénalisé, ce qui n’empêche pas certaines consciences de se poser des questions. » Ainsi commence une tribune poignante de Valeurs Actuelles, brisant l’omerta sur ce sujet si douloureux.

Fut un temps où la question se posait plus facilement, continue la rédaction de l’hebdomadaire. « Peut-on le tuer ? », titrait Paris Match le 17 février 1973, sous la photo d’un fœtus. Depuis, ce que Simone Veil elle-même qualifiait de « drame » est devenu un « droit fondamental » qui ne se discute plus. Lorsque Cyril Hanouna tente de le faire, en octobre 2018, lors du débat télévisé Êtes-vous pour ou contre l’avortement ?, la secrétaire d’État, Marlène Schiappa, intervient en direct.

« Quand j’ai vu débarquer un militant anti-choix, j’ai immédiatement contacté Cyril Hanouna, se vente-t-elle. Il a lu mes SMS en direct. J’ai notamment rappelé que l’entrave à l’IVG est un délit. »

Expliquer son opposition à l’avortement est déjà une entrave. Le débat est interdit !

Le sujet avait ressurgi dans l’actualité un mois plus tôt, à la faveur d’un reportage d’une équipe de Quotidien qui s’inquiétait que l’IVG ne soit plus pratiquée dans un hôpital sarthois, en raison de la clause de conscience invoquée par les médecins […] Le Dr Bertrand de Rochambeau, président du Syndicat national des gynécologues obstétriciens de France, avait alors affirmé que c’est le cœur du débat que personne ne veut avoir : s’il existe cette clause spécifique à l’avortement, c’est parce qu’il n’est pas un acte chirurgical comme les autres. « Il n’y a pas de loi pour l’hystérectomie ! », insiste-t-il.

Les témoignages qui donnent raison au spécialiste sont légion. Et pourtant, sont-ils relayés par la presse ? Nous connaissons bien la réponse. Marine, par exemple, 21 ans, qui a avorté parce que « ce n’était pas possible à ce moment-là ». Depuis, elle s’étrangle en parlant d’une « souffrance atroce ». Chloé, qui « regrette de n’avoir pas écouté son cœur » le jour de son avortement, à 32 ans. Elle n’arrive plus à « retrouver une vie normale » malgré la présence de ses trois autres enfants. »

Ou encore Claire, 29 ans, qui témoigne de son vécu : « l’avortement arrête un cœur qui bat et en brise un autre ». Toutes se plaignent de ne trouver personne à qui parler de ce « vide » qui les fait pleurer la nuit. Sans doute parce que leur souffrance lève le voile sur la question de fond que personne ne veut plus assumer.

« La seule manière de nier le drame, c’est de dire qu’il n’y a pas de vie », résume Bertrand de Rochambeau. Se mentir serait donc la solution.

Voilà où en est arrivée notre société.

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Pologne ― Un projet de loi citoyen contre la sexualisation des enfants

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Shutterstock

Le projet de loi d’initiative citoyenne, Stop Pedofilii (« Stop à la pédophilie ») qui a ramassé 265 000 signatures, sera examiné par une commission du Parlement polonais, selon le Visegrad Post :

Le projet de loi citoyen en question, intitulé Stop Pedofilii (« Stop à la pédophilie »), sera donc examiné en commission par la nouvelle Diète. Il a été lancé par l’organisation pro-vie Pro-Prawo do Życia (« Pro-Droit à la Vie »). Présenté par une partie de l’opposition comme interdisant l’éducation sexuelle à l’école, ce projet de loi prévoit en réalité d’interdire et punir toute action entreprise par des adultes en vue d’inciter les mineurs à avoir des relations sexuelles, ce qui inclut les ateliers d’éducation sexuelle conduits par des militants souvent liés aux milieux LGBT qui, avec l’accord de directeurs d’école naïfs ou idéologisés, viennent expliquer aux enfants, à l’insu des parents, que se masturber et regarder de la pornographie est quelque chose de tout à fait naturel et même de très sain, que les identités sexuelles et les sexualités sont fluctuantes et se valent toutes, qu’en cas de problème pour ceux qui choisiront l’hétérosexualité il y a l’avortement (même si l’avortement est interdit dans la majeure partie des cas en Pologne), et que tout ce qui compte est le consentement mutuel des participants à l’acte sexuel. En bref, il s’agit avec ce projet de loi de s’opposer à cette approche de l’éducation sexuelle proposée dans un document élaboré en 2010 en Allemagne par l’OMS […]

L’initiative citoyenne attribuée à tort au PiS par ses critiques et par certains médias n’interdit donc pas l’éducation sexuelle en tant que telle, contrairement à ce qu’a prétendu le député polonais et militant LGBT Robert Biedroń, chef du parti d’extrême gauche Wiosna, lors du débat au Parlement européen. En réalité, il stipule des peines de 2 à 3 ans de prison pour toute personne « qui promeut ou vante publiquement les comportements à caractère pédophile » ou « qui promeut ou vante publiquement les actes sexuels chez les mineurs ». Ces clauses visent aussi les personnes qui agiraient ainsi par le biais des médias ou en relation avec leur poste ou leur profession ou encore en relation avec une activité liée à l’éducation ou l’enseignement.

Mais rien n’est encore gagné, le PiS pourrait très bien faire échouer le projet de loi citoyen « Stop à la pédophilie », comme cela est arrivé en 2017 pour un autre projet de loi citoyen qui visait à interdire les avortements eugéniques.

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Un bébé prématuré né à 25 semaines rentre chez lui après 150 jours d'hospitalisation


Kaliie Bender.

Par Anne Maie Williams (LiveActionNews)

Née 15 semaines plus tôt en mai de cette année, la petite Kallie Bender de Phoenix, en Arizona, a reçu son congé de l'hôpital avec sa famille le lundi après 150 jours d'hospitalisation.

Pendant sa grossesse, la mère de Kallie, Ebonie, avait consulté un médecin pour cas à haut risque à cause d'hypertension artérielle, aussi appelée hypertension liée à la grossesse. L'hypertension artérielle chez une femme enceinte peut être dangereuse pour le bébé en raison de la diminution du flux sanguin dirigé vers le bébé via le placenta ; c'est également appelé insuffisance placentaire. Avec le temps, une diminution du débit sanguin du bébé peut empêcher celui-ci de grandir correctement (médicalement, c'est ce qu'on appelle une restriction de croissance intra-utérine) et entraîner des problèmes de développement pulmonaire et gastro-intestinal.

Quatre jours avant la naissance de Kallie, une échographie effectuée lors d'un rendez-vous d'urgence a montré qu'en raison d'un faible débit sanguin placentaire, également appelé débit diastolique terminal absent, Kallie n'avait presque aucun liquide amniotique autour d'elle. La mère d'Ebonie a été admise à l'hôpital et l'enfant est née par césarienne le 24 mai 2019, à 25 semaines de gestation. Elle pesait moins d'une livre et était plus petite qu'une poupée Barbie placée à côté d'elle dans son incubateur.

Au début, Kallie avait besoin d'une machine pour l'aider à respirer et d'une sonde pour la nourrir. Peu après sa naissance, elle a subi une opération visant à corriger une anomalie cardiaque courante chez les bébés très prématurés, appelée persistance du canal artériel. En fait, elle avait 37 jours quand sa mère et son père, Dameon, ont pu la tenir.

Becky Cole, l'une des infirmières de soins primaires de Kallie à l'unité de soins intensifs néonatals, se souvient de cette journée. Elle a dit : « Je n'ai pas pu être là quand Dameon l'a tenue pour la première fois, mais j'ai pu aider Ebonie à tenir Kallie pour la première fois. C'était vraiment un moment incroyable, et il a fallu quelques-uns d'entre nous. Ce n'était pas facile. »

Le Dr Vinit Manuel, directeur médical de l'unité de soins intensifs du Dignity Health St. Joseph’s Hospital and Medical Center où Kallie est née, a noté qu'« aucune technologie ne peut remplacer l'utérus » et que « la participation de la famille aux soins de ces enfants est cruciale ».

Pendant son séjour à l'hôpital, les parents et les frères de Kallie lui ont lu des histoires à voix haute, ce qui, selon les recherches, améliore les progrès généraux pour les tout petits bébés et diminue les complications de l'hospitalisation. Maintenant, Kallie pèse trois kilos et prospère. Elle est rentrée chez elle lundi avec de l'oxygène et une sonde d'alimentation, avec l'objectif de ne plus avoir besoin des deux à l'avenir.

Des histoires comme celle de Kallie deviennent de plus en plus courantes à mesure que la technologie médicale permet aux bébés de survivre à un âge gestationnel de plus en plus précoce en dehors du ventre de leur mère. Vingt-quatre semaines est largement considéré comme l'âge de la viabilité, l'âge auquel un bébé a une chance sur deux de survivre en dehors de l'utérus avec un soutien médical important, mais des histoires de survie comme Cullens, 22 semaines, Lylas, 21 semaines et Elioras, 21 semaines sont aussi là.

Mais, chose désolante, les bébés encore plus avancés que Kallie ne l'était à la naissance sont toujours visés par l'avortement. C'est la volonté, et non les possibilités de la technologie scientifique, qui détermine s'ils vivent ou meurent.

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Grégor Puppinck : « le désir d’enfant peut conduire à la folie »


Grégor Puppinck.

Par Nathalie Burckhardt (Avenir de la Culture) ― Photo : Marche pour la Vie 2015 - Peter Potrowl

Grégor Puppinck, Docteur en droit et directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), partage ses inquiétudes quant aux prises de position européennes pro-PMA et GPA, dans un entretien à Valeurs Actuelles.

Il dénonce en particulier la politique actuelle de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) : « De façon sans précédent par son ampleur, la Cour a décidé de juger une série d’affaires de bricolage procréatif. En cause : la séparation complète entre le sexe, la procréation et la parentalité ; l’effacement de la famille biologique comme référence des normes sociales. »

« Ces affaires nous montrent à quel point le désir d’enfant peut conduire à la folie ; et comment cette folie peut devenir réalité grâce à la technique. Devenue réalité, elle s’attaque aux normes juridiques pour transformer ce désir en droits… », s’alarme-t-il.

M. Puppinck cite alors plusieurs exemples, dont nous ne livrons que quelques extraits.

En Allemagne, « la véritable mère d’un enfant conçu avec un don anonyme de sperme s’est plainte de ne pas figurer comme "père" sur l’acte de naissance, au motif que, transsexuelle, elle avait déjà obtenu d’être identifiée comme "homme" sur son propre état civil. Elle voit dans le fait d’être qualifiée de "mère" une violation de ses propres droits… »

De même, « deux lesbiennes autrichiennes se plaignent de figurer comme "Mère/Parent" et "Père/Parent" sur l’acte de naissance d’un enfant conçu et porté par l’une, et adopté par l’autre. Elles dénoncent une discrimination par rapport aux parents hétérosexuels… et veulent figurer chacune comme "mère", ou comme "parent" sur l’acte de naissance de l’enfant afin d’effacer toute différenciation biologique. »

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Grande-Bretagne : une abominable pression exercée sur les femmes enceintes

Par Adèle Cottereau (Droit de naître) ― Photo : freepik

L’avortement forcé et sous pression devient monnaie courante au Royaume-Uni, en particulier dans le secteur médical. C’est ce que révèle un rapport de la Care Quality Commission (CQC), notamment suite à l’enquête sur des pratiques de vente choquantes de l’une des plus grandes chaînes de centres d’avortement du Royaume-Uni, Marie Stopes. Un rapport accablant, qui a contraint le « géant de l’avortement » à suspendre temporairement la moitié de ses services.

Une partie du rapport révèle notamment que les installations de Marie Stopes exerçaient des pressions sur les femmes, les encourageant à avorter leurs bébés.

La situation est telle que le personnel de la clinique a été jusqu’à recevoir des primes financières pour encourager les femmes à subir un avortement !

De nombreux témoignages viennent illustrer les révélations scandaleuses de l’enquête.

À chaque rendez-vous au long de la grossesse, et jusqu’à la naissance, soit une dizaine de fois, il a été proposé à une future maman, Natalie Halson, d’avorter sa fille, après que celle-ci ait été diagnostiquée avec le spina bifida. Cependant, c’est une fille en bonne santé qui est née…

Mme Halson témoigne : « Ils m’ont dit que l’avortement était la seule option et m’ont expliqué que si je poursuivais ma grossesse, mon bébé resterait dans une chaise roulante et n’aurait aucune qualité de vie. [La pression] était si insistante, même après avoir refusé à plusieurs reprises. »

Elle ajoute : « Je recommanderais à tous les parents à qui il est conseillé d’avorter que ce n’est pas la seule option, peu importe ce que les hôpitaux tentent de leur dire. Et suivez toujours votre instinct; quelque chose à l’intérieur m’a dit que mon bébé allait aller bien ; et regardez-la maintenant, elle est parfaite. »

Michael Robinson, directeur des communications et des campagnes de SPUC Écosse, dénonce : « La réalité scandaleuse qui se cache derrière la "politique du choix" est que les femmes enceintes sont de plus en plus exploitées et poussées à se faire avorter. Des recherches récentes menées par l’organisme caritatif britannique Abortion Recovery Care et Helpline (ARCH) ont révélé que 75% des clientes déclarent avoir subi un avortement parce qu’elles se sont senties sous pression. »

« Les récits de ces jeunes femmes qui ont subi des pressions pour faire avorter leurs enfants montrent non seulement un manque total de compassion et d’attention de la part du personnel médical, mais aussi à quel point le personnel médical est impliqué », dénonce-t-il à juste titre.

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Défaite laïciste dans un petit village savoyard

Par Antoine Béllion (Avenir de la Culture)

Tout a commencé au cours de l’automne 2014, quand une statue de la Vierge Marie a été érigée sur une parcelle appartenant à une commune de 283 habitants, Saint-Pierre-d’Alvey.

Les tenants d'une laïcité stricte d’une part, et les villageois attachés aux traditions d’autre part se sont alors affrontés au long de ces dernières années. 

Le Point raconte : « La statue se cache en forêt, à 30 minutes à pied du village de Saint-Pierre-d'Alvey, en Savoie. Et fait l'objet de vives tensions depuis son installation par la commune, à l'automne 2014. Au nom du principe de laïcité, six habitants avaient demandé au maire de retirer la statue en dehors du domaine public, et avaient affirmé être prêts à aller jusqu'au tribunal administratif de Grenoble si nécessaire. »

Et, de fait, celui-ci vient de se prononcer le 3 octobre dernier : la statue ne bougera pas. La Vierge, haute de 3,60 mètres, avait été fixée sur le Mont-Châtel, un promontoire rocheux, où existe déjà, depuis le XVIIIe siècle, une croix vers laquelle des « processions cheminent à la Pentecôte depuis l'église du village à travers un sentier dans les bois », écrivent les juges.

Ceux-ci ont considéré, précise l’hebdomadaire, que ces processions religieuses étaient anciennes et régulières, et qu'il fallait dès lors considérer ce terrain comme « affecté à l'exercice public du culte et ainsi comme formant une dépendance de l'église de la commune située environ à deux kilomètres à vol d'oiseau ».

C'est le prêtre du village, après des réunions avec la commune, qui avait donné son accord à l'implantation de cette Vierge, financée par des fonds privés.

Le tribunal a également stipulé qu’afin de préserver le lieu de culte, la parcelle est désormais interdite à la chasse.

C’est une belle victoire de la Vierge Marie à célébrer en ce mois [dernier] d’octobre, mois du Rosaire.

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