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Un état civil in utero?

Le Nouvel Observateur

Notre époque, jeudi, 4 septembre 2008, p. 84

Un état civil in utero?

Statut de l'embryon et du foetus

CURTET-POULNER, Isabelle

Inhumer ou inscrire sur le livret de famille un foetus mort-né?

Un décret aujourd'hui l'autorise.

Au grand dam des défenseurs de l'avortement

De sa seule et unique grossesse, elle n'a rien oublié. Dans ce chez-elle qu'aucun bruit de bébé ne perturbe, la mémoire de l'enfantement est tout ce qui lui reste. Anne, 47 ans, se souvient de l'instant où sa petite a remué pour la dernière fois dans son ventre, «elle qui ne bougeait plus depuis plusieurs jours»; de l'horaire de l'accouchement déclenché, en fin de matinée. Et du glas de 10h30, quand le coeur de Daya s'est arrêté. «J'ai dû accoucher de mon enfant mort. Je l'ai tenu dans mes bras. C'était un moment très calme.» Dix ans ont passé, et le silence qui a nimbé ce deuil reste intact. Celui du corps médical, de la famille, des amis, celui des documents administratifs.

Une absence de mots pour une douleur à fuir.

Jusque-là, pour ce couple sans enfants, la loi ne prévoyait pas de livret de famille: «Non mariés, nous n'y avions pas droit. Nous n'étions même pas parents en deuil.» Impossible d'avoir trace de cette vie tronquée, ni d'inscrire Daya dans la partie basse du livret, réservée aux décès. Impossible d'obtenir une simple reconnaissance de deuil. «Je suis repartie ventre vide, berceau vide. Comme s'il n'y avait rien eu.» Avec, entre les mains, une feuille volante: un «acte d'enfant sans vie». La seule pièce à conviction de sa maternité défunte.Comme elle, chaque année de 3 000 à 5 000 couples font face à la perte d'un bébé mort-né. Jusqu'ici, ils quittaient la maternité avec des droits différents selon son seuil de viabilité, fixé à 22 semaines de grossesse ou 500 grammes, d'après les recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé. En deçà, ils ne pouvaient ni l'inscrire à l'état civil ni procéder à des funérailles. Longtemps considérés comme des «déchets anatomiques», les corps étaient incinérés par l'hôpital. Une situation dénoncée par certaines familles aux côtés de l'association Clara.

Florence Basset, sa présidente, milite pour la reconnaissance des enfants nés sans vie entre 16 et 22 semaines de grossesse. Le 6 février dernier, elle a obtenu une première victoire: un arrêt de la Cour de Cassation a jugé ce palier dépourvu de base légale. Deux décrets du 20 août vont plus loin: ils abolissent tout seuil. Concrètement, hormis les fausses couches précoces et les interruptions volontaires de grossesse, tout foetus mort-né peut à présent figurer sur l'arbre généalogique officiel. Ses parents, mariés ou non, peuvent décider de ses obsèques, mais surtout le déclarer à l'état civil et l'intégrer au livret de famille. Une personnification du foetus qui, si elle satisfait les familles concernées, relance la polémique sur l'avortement. Ce débat, Séverine, infirmière de 32 ans, le chasse d'un revers de main. Seule compte la reconnaissance de ses jumelles, mortes à 21 semaines de grossesse. «Pour certains, ce sont des foetus; pour nous, c'était nos filles, notre chair.» Leurs cendres reposent dans une urne de sa maison: la maternité de Besançon a accepté que les corps soient incinérés par la famille. Une exception. «Ces décès se sont longtemps déroulés dans le secret», rappelle Véronique Mirlesse, médecin spécialiste du diagnostic anténatal à l'hôpital Bichat, à Paris.

Une absence de traitement pointée par le sociologue Luc Boltanski :«Le foetus n'était pas, jusqu'à une époque récente, reconnu comme un être doté d'une identité spécifique, comme en témoigne [...]la quasi- absence de rituels accompagnant, en cas de fausse couche spontanée, sa sortie du monde des vivants.»

Désormais, de plus en plus de parents sont désireux de tirer des limbes les petits sans vie et de les inclure dans la lignée familiale. Les progrès de l'imagerie médicale y sont pour beaucoup. Echographies en 3D, mini films: aujourd'hui, le bébé se dévoile dans un son et images troublant. Cette médecine anténatale en Technicolor a bouleversé les rapports entre parents et futur enfant. «La rencontre se fait avant la naissance et perturbe tous les repères traditionnels sur les notions de début et de fin de vie, analyse Muriel Flis-Trèves, psychiatre à l'hôpital Antoine- Béclère de Clamart . Quand la grossesse s'achève avant la naissance, les couples ont eu un rapport différent avec le foetus.» Sylvie, Marseillaise de 43 ans, le dit sans détour: «Quand on entend le coeur battre, le gamin est là.» Elle a perdu ses jumeaux à 16 semaines: «Le premier est mort dans mon ventre. Le second à la naissance. Ils font partie de l'histoire familiale, mais ne figurent nulle part. Et ils n'ont pas pu être enterrés.»

Depuis dix ans, elle réclame une trace posthume.Elle est en passe de l'obtenir. Mais ces décrets, qu'aucune urgence ne dictait, inquiètent les professionnels de la santé. En plaçant sur le même plan tous les foetus, quel que soit leur niveau de développement, ce droit à l'état civil ravive le débat sur l'avortement, autorisé jusqu'à 14 semaines d'aménorrhée. «Qu'un décret sur un sujet d'une telle complexité sorte ainsi, l'été, sans débat contradictoire, alors que les lois sur la bioéthique vont être discutées à l'automne, n'est pas neutre, s'indigne Sophie Gaudu, obstétricienne à Saint-Vincent-de-Paul. Je ne peux pas croire que ce soit dépourvu de mauvaises intentions.»

Pour la présidente du réseau IVG en Ile-de-France se joue là une question fondamentale:

«Comment avorter des foetus que, dans d'autres circonstances, l'état civil reconnaît?»

Emmanuelle Piet, médecin, renchérit: «On légifère à l'émotion. Tous les vilains anti-IVG vont s engouffrer dans la brèche.» «On a répondu à une demande humaine, tempère Jean-Paul Delevoye, médiateur de la République. Reste une incertitude juridique, qu'il faut lever en réaffirmant un seuil.» Dans ce débat, chaque mot compte, le moindre glissement sémantique, la plus infime marque symbolique font ricochet sur le deuil des uns, la liberté des autres. Avec, en toile de fond, la question du droit des femmes et de leurs entrailles. «L'inscription à l'état civil fait avancer l'idée d'un être humain à part entière dès la conception, insiste Véronique Mirlesse. Elle influe sur la perception de la personnalité foetale. C'est l'évolution du regard d'une société tout entière qui s'esquisse. Petit à petit.» Un glissement insidieux apparemment motivé par de louables intentions: soulager les couples du deuil des petits éphémères qui constellent le «carré des anges» de certains cimetières.

2008 Le Nouvel Observateur

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Procréation assistée: donnez votre avis en ligne

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
Le Soleil

 


Actualités, mercredi, 3 septembre 2008, p. 10

 


Procréation assistée: donnez votre avis en ligne

 


Samson, Claudette

 


Après l'avortement de son projet de loi sur la procréation assistée en juin, Québec entame aujourd'hui une consultation publique sur diverses pratiques, allant du don de sperme et d'ovules à la sélection des embryons en passant par les mères porteuses. La consultation menée par la Commission de l'éthique, de la science et de la technologie se tient en ligne jusqu'au 3 octobre.
En juin, le gouvernement Charest a dû renoncer à faire adopter un projet de loi sur la procréation assistée, en raison de l'insistance des partis d'opposition à y inclure le remboursement des traitements de fertilité, ce que refusait le ministre de la Santé d'alors, Philippe Couillard.

 


C'est M. Couillard qui a par la suite demandé la production d'un avis à la Commission. Un comité de spécialistes a été formé à cette fin, mais "on ne voulait pas que ça reste juste un dialogue d'experts", indique Geneviève Trépanier, conseillère en éthique à la Commission.

 


La consultation prend la forme d'un questionnaire dans lequel les citoyens sont invités à dire ce que devrait faire l'État, en tant que gardien de l'intérêt public, en matière de procréation assistée. Trois grands thèmes sont retenus : le don d'ovules, de sperme et d'embryons, les mères porteuses et le diagnostic préimplantatoire.

 


Présentement, le diagnostic préimplantatoire n'est utilisé au Québec que pour déterminer si un embryon à être implanté est porteur d'une maladie mortelle.

 


"Mais on craint les dérives, qu'il soit utilisé pour déterminer le sexe ou des maladies moins graves", note Mme Trépanier.

 


Outre la consultation publique, la Commission rencontrera des spécialistes et des groupes intéressés par ces questions. Son avis devrait être publié au printemps 2009, mais les résultats de la consultation publique seront diffusés vers la fin octobre.

 


On trouve le questionnaire à l'adresse suivante : http://www.ethique.gouv.qc.ca/

 

 

 

2008 Le Soleil
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Abbé Jean-Guy Ouellet (1928-2008): un prêtre donné pour la vie éternelle


Monsieur l’abbé Jean-Guy Ouellet est décédé le 19 juin dernier à Drummondville à l’âge de 79 ans. Il laisse dans le deuil et le désarroi toute la communauté catholique et pro-vie du Québec et particulièrement le mouvement Campagne Québec-Vie, dont il était vice-président du conseil d’administration.

Aucun prêtre n’a été plus dévoué et plus généreux pour notre mouvement que Monsieur l’abbé Ouellet au cours des dix dernières années. Il en fut la colonne vertébrale spirituelle et même temporelle jusqu’à un certain point. Cet humble prêtre du diocèse de Nicolet avait un cœur grand comme le monde à l’image des grands saints de l’histoire de l’Église. Il ne donnait pas qu’un vague appui à la cause pro-vie, comme beaucoup de ratiocineurs qui donnent des leçons et des conseils sans faire aucun sacrifice ni action concrète, Monsieur l’abbé Ouellet était toujours prêt à servir et à s’impliquer jusqu’à la toute fin de son parcours terrestre : il a donné sa vie pour la vie du monde.

Il fut ainsi aumônier de l’hôpital Sainte-Croix, à Drummondville, depuis 1970 jusqu’à quelques semaines avant sa mort. Il préparait les âmes pour la vie éternelle. Personne ne fut plus dévoué que l’abbé Ouellet dans cet hôpital où il était apprécié de tous. Bien qu’il fût gravement malade ces dernières années, il continuait à appuyer l’équipe pastorale les nuits et les fins de semaine. Alors qu’il aurait eu lui-même grandement besoin de repos et des soins du personnel médical, il se donnait pour aider les autres patients. Il a vraiment suivi la voie royale de la Croix du Christ : c’est en se donnant que l’on se sauve.

Monsieur l’abbé Ouellet connaissait le mouvement Campagne Québec-Vie depuis plus de dix ans par l’intermédiaire de Monsieur Gilles Grondin. Ayant été professeur de théologie morale au Grand Séminaire de Nicolet et à l’Université du Québec à Trois-Rivières avant de devenir aumônier hospitalier en 1970, il s’est grandement intéressé au combat pro-vie. Il a soutenu Monsieur Grondin dans ses dernières années de présidence de Campagne Québec-Vie et il s’est donné totalement à ce mouvement jusqu’à devenir vice-président de son conseil d’administration. Chaque fois que nous devions faire célébrer une messe, y compris pour prier pour le repos de l’âme de Monsieur Grondin après son décès en août 2005, Monsieur l’abbé Ouellet prenait l’autobus à Drummondville vers Montréal et nous rendait avec joie et enthousiasme ce service sacerdotal.

Il fut un véritable père pour notre mouvement. Monsieur Grondin lui avait d’ailleurs explicitement demandé de me soutenir quand je lui ai succédé à la présidence du mouvement et je puis affirmer qu’il a pleinement accompli sa mission et sa promesse.

Il était encore présent en mai dernier à la Marche nationale pour la vie à Ottawa et il concélébra la messe dans le chœur de la cathédrale Notre-Dame : c’était pour lui un véritable pèlerinage et un ressourcement spirituel et moral pour continuer le combat pro-vie. Il voyageait de façon précaire et simple en autobus et en métro, logeant chez des amis ou dans des couvents. Lui qui avait longtemps possédé une voiture y avait renoncé il y a une dizaine d’années pour être plus généreux envers les pauvres et les œuvres diocésaines, missionnaires et pro-vie : il se sacrifiait pour les causes auxquelles il croyait. Il donnait le superflu et même le nécessaire. Il donnait littéralement tout ce qu’il avait et, surtout, il se donnait lui-même en oblation pour le salut du peuple chrétien. Quand nous avions un service à lui demander, il ne raisonnait pas et il n’hésitait pas, il cherchait un moyen pour l’accomplir.

Il vivait simplement dans une petite chambre d’un foyer pour personnes âgées en face de l’église Saint-Frédéric de Drummondville depuis qu’il avait dû quitter il y a quelques années sa fonction à temps plein d’aumônier à l’hôpital Sainte-Croix. Il continuait humblement sa mission sacerdotale en célébrant quotidiennement la messe pour les nombreux résidents du foyer : il était d’une fidélité d’airain et il connaissait tous ses fidèles comme un bon pasteur. Il continuait à les préparer pour la vie du Ciel et il leur parlait même de leur mission d’aider la cause du respect de la vie humaine dans notre pauvre Québec décadent, tout d’abord par la prière et l’offrande de leur propre vie pour le salut du monde.

Au cours des dernières années, il était également hautement préoccupé par la disparition de l’enseignement confessionnel catholique dans les écoles du Québec. Il a participé à de nombreuses réunions et activités à ce sujet et il poussait fortement notre mouvement Campagne Québec-Vie à s’impliquer dans ce combat. L’article de Gary Caldwell dans le numéro 20 de la revue Égards contre le cours syncrétiste d’éthique et de culture religieuse et notre colloque du 31 juillet dernier sur l’éducation chrétienne manifestent notre engagement ferme et fidèle dans ce combat capital pour le salut de notre nation chrétienne.

Une vie marquée par une telle générosité a été commémorée le 24 juin 2008 à l’église Saint-Frédéric lors de ses funérailles célébrées par Mgr Raymond Saint-Gelais, évêque de Nicolet. Une cinquantaine de prêtres y ont participé ainsi qu’une foule immense de fidèles qui remplissaient l’église. Ils avaient tous été marqués et touchés par ce prêtre profondément généreux et enraciné dans Drummondville et le diocèse de Nicolet. Monsieur l’abbé Ouellet n’aimait pas l’Homme dans l’abstrait, mais il aimait et aidait d’abord les hommes qui l’entouraient dans l’immédiat. Cet amour concret ne l’empêchait pas de voir plus loin, au niveau provincial, national et international. Bien au contraire, il était la preuve de l’authenticité de son amour universel et chrétien qui s’étendait à tout être humain, y compris, et peut-être avant tout, à l’enfant à naître dans le sein de sa mère, l’être le plus immédiatement menacé dans notre monde d'aujourd'hui.

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Récompense pour une hécatombe

Tous les médias annoncent en grande pompe en ce début de juillet 2008 que le roi de l’avortement, le bon docteur Henry Morgentaler, sera décoré de l’Ordre du Canada. C’est la gouverneure générale Michaëlle Jean qui a fait cette annonce lors des célébrations du 1er juillet.

Ce personnage très controversé, qui a pris sa retraite l’an passé, s’est vanté d’avoir pratiqué à lui seul au-delà de 100 000 avortements durant sa carrière au service de la cause des femmes canadiennes. La sélection de Morgentaler a profondément divisé les membres du comité qui désignent les récipiendaires de cette importante récompense. Certains soutenaient que la question de l’avortement divise profondément le pays : il ne leur apparaissait pas être très sage de décorer cette personnalité.

La majorité des membres du comité soutenait au contraire que le combat de Morgentaler pour l’avortement a contribué à l’évolution du Canada (sic). (La Presse, 2 juillet 2008). Peut-on honnêtement parler d’évolution devant les quelques millions de fœtus jetés aux ordures depuis quelques dizaines d’années? C’est un jour de Honte pour le Canada, un pays supposément très évolué et très humaniste, qui fait la promotion de la destruction massive des enfants à naître et qui décore son grand champion de l’avortement. Soulignons que le gouvernement Harper s’est empressé de se dissocier de cette nomination controversée, car il n’est pas impliqué dans les délibérations et les décisions rendues par ce comité.

Avec cette médaille nationale, tout le pays célèbre la culture de la mort.

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Les amis de Morgentaler

Les Québécois, champions canadiens de la décadence collective, sont en faveur de la nomination du Docteur Morgentaler à l’Ordre du Canada. Près de 75% des personnes interrogées, lors du dernier sondage effectué entre le 4 et le 7 juillet 2008 auprès de 1023 Canadiens, soutiennent cette nomination. Dans les autres provinces, c’est beaucoup plus partagé : Ontario : 69%; Colombie-Britanique : 61%. 65% de l’ensemble du pays approuvent cette décision, y compris notre curé-député Raymond Gravel. Pendant que plusieurs personnalités déjà décorées de l’Ordre du Canada retournent leurs médailles dans un geste de courageuse protestation, au Québec, la ministre de la Condition féminine, Christine St-Pierre, applaudit ce choix pleinement mérité (La Presse, 10 juillet 2008).

Encore une fois notre Québec postmoderne est aux premières loges de la culture de la mort en applaudissant à 75% les 100 000 avortements de Morgentaler. C’est une honte nationale d’un pauvre petit peuple en voie de disparition.

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Une journée historique : Marche nationale pour la vie 2008 par Paul-André Deschesnes

Le 8 mai 2008 se tenait à Ottawa le grande marche nationale pour la vie. J’étais présent à ce grand rassemblement qui a été un formidable succès.

 Mgr Terrence Prendergast, s.j.

La cathédrale Notre-Dame était remplie au-delà de sa capacité pour la messe de 10h, célébrée par Mgr Terrence Prendergast, s.j., archevêque d’Ottawa. Il y avait également 35 prêtres et un évêque orthodoxe qui ont concélébré l’eucharistie en l’honneur de la vie. Dans son homélie, Mgr Prendergast n’a pas eu peur de rappeler que la culture de la mort menace dangereusement notre civilisation en pleine décadence et qu’il faut prendre soin de la vie de la conception jusqu’à la mort.

Il a encouragé les marcheurs pro-vie à continuer leur combat contre les forces du mal qui méprisent de plus en plus la vie dans un élan d’égoïsme, de nihilisme et d’athéisme.

Il a exhorté les gouvernements, les organismes communautaires et les responsables des soins de santé à soutenir les femmes qui portent un enfant (« c’est une personne humaine », a-t-il dit) plutôt qu’à les encourager à avorter, comme cela se passe actuellement au pays.

Il a terminé son homélie en demandant à tous les défenseurs de la vie de faire preuve de courage face aux attaques du monde à la manière de St-Paul (acte 23, 6-11) qui n’avait pas peur de rendre témoignage. Lors de cette célébration, il y avait tellement de monde (les jubés étaient remplis) que plusieurs personnes ont dû rester debout à l’arrière et sur le parvis de la cathédrale; on a même manqué de pain eucharistique lors de la communion !! Du jamais vu ! Une trentaine de Chevaliers de Colomb du 4e degré ont apporté à cette belle cérémonie une touche très spéciale de dignité et de recueillement. À midi, le ralliement sur la Colline parlementaire a été impressionnant. Des milliers de marcheurs ont écouté attentivement de touchants témoignages en faveur de la vie.

On ne peut passer sous silence les paroles très profondes de la nièce du Pasteur Martin Luther King, Alveda King, qui a fait un vibrant plaidoyer pour la Vie, ni les exhortations de mères qui ont été poussées à l’avortement et qui, aujourd’hui, regrettent amèrement Leurgeste.

Alveda King

À 13h30, une foule record de 8000 personnes (nombre confirmé par la police d’Ottawa) s’est mise en marche dans les rues du centre-ville, accompagnée de prêtres, d’évêques et d’une dizaine de députés fédéraux des partis libéral et conservateur, les autres formations politiques étant totalement absentes. Fait à noter, aucun ministre du gouvernement, ni le Premier ministre, ni les chefs de partis n’ont participé à ce grand rassemblement qui s’étirait sur plus de deux kilomètres.

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Réception de la Sainte-Eucharistie et Le Soutien à l’Avortement?

Dignité pour recevoir la Sainte Communion.
Principes généraux par le Cardinal Joseph Ratzinger
Publié en juin 2004

«Ainsi donc, quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement aura à répondre du corps et du sang du Seigneur…»
(1 Cor. 11, 27)

1. Le fait de se présenter pour recevoir la Sainte Communion doit être une décision consciente, fondée sur un jugement raisonné au sujet de sa propre dignité à le faire, selon les critères objectifs de l’Église, en se posant des questions telles : « Suis-je en pleine communion avec l’Église catholique? Ai-je un péché grave sur la conscience? Ai-je encouru une peine (par ex. excommunication, interdit) qui m’empêche de recevoir la Sainte Communion? Me suis-je préparé en jeûnant depuis au moins une heure? » La coutume de se présenter sans discernement à la Sainte Communion, simplement parce qu’on est présent à la messe, est un abus à corriger. (cf. Instruction Redemptionis Sacramentum, nos 81, 83).

2. L’Église enseigne que l’avortement ou l’euthanasie est un péché grave. L’encyclique Evangelium vitae, dans le renvoi aux décisions judiciaires ou aux lois civiles qui autorisent ou promeuvent l’avortement ou l’euthanasie, déclare qu’il y a « une obligation grave et précise de s’y opposer par l’objection de conscience. [...] Dans le cas d’une loi intrinsèquement injuste, comme la loi qui permet l’avortement ou l’euthanasie, il n’est jamais licite d’y obéir ou de « prendre part à une campagne de propagande en faveur d’une telle loi ou de voter pour son adoption ». (no 73). Les chrétiens ont un « grave devoir de conscience de ne pas apporter leur coopération formelle aux pratiques qui, bien qu’admises par la législation civile, sont en opposition avec la Loi de Dieu. En effet, du point de vue moral, il n’est jamais licite de coopérer formellement au mal. [...] Cette coopération ne peut jamais être justifiée soit en invoquant le respect de la liberté d’autrui ni en prenant appui sur le fait que la loi civile le permet ou le requiert » (no 74).

3. Les questions de morale n’ont pas toutes le même poids moral comme dans le cas de l’avortement et de l’euthanasie. Par exemple, si un catholique se trouvait à différer d’opinion avec le Saint Père au sujet de l’application de la peine capitale ou de la décision d’aller en guerre, il n’y a pas lieu pour lui de se considérer indigne de recevoir la Sainte Communion. Bien que l’Église exhorte les autorités civiles à chercher la paix et non la guerre, et à exercer de la discrétion et de la clémence dans l’imposition des peines aux criminels, il peut quand même être permis de prendre les armes pour repousser un agresseur ou d’avoir recours à la peine capitale. Il peut exister une diversité légitime, même entre les catholiques, au sujet de déclarer la guerre et d’appliquer la peine de mort mais non pas en ce qui a trait à l’avortement ou à l’euthanasie.

4. Indépendamment du jugement qu’on peut poser de sa propre dignité à se présenter à la Sainte Eucharistie, le ministre de la Sainte Communion peut se trouver dans la situation où il se doit de refuser de donner la Sainte Communion à une personne, comme dans les cas d’excommunication formelle, d’un interdit formel, ou l’obstination dans un péché grave et manifeste (cf. can. 915).

5. Au sujet du péché grave qu’entraîne l’avortement ou l’euthanasie, lorsque la coopération formelle d’une personne devient manifeste (évidente, dans le cas d’un homme ou d’une femme politique catholique qui sans cesse fait campagne et vote pour des lois permettant l’avortement et l’euthanasie), son pasteur doit le rencontrer, lui faire connaître les enseignements de l’Église, l’informer qu’il doit s’abstenir de se présenter à la Sainte Communion jusqu’au moment où il mettra fin à la situation objective de péché et l’avertir que, dans le cas contraire, l’Eucharistie lui sera refusée.

6. Lorsque « ces mesures de précaution n’ont pas eu d’effet ou lorsqu’elles n’ont pas été possibles », et que la personne en question continue avec obstination à se présenter à recevoir la Sainte Eucharistie, « le ministre de la Sainte Communion doit refuser de la lui donner » (cf. Déclaration du Conseil Pontifical pour l’interprétation des textes législatifs « La Sainte Communion et les catholiques divorcés remariés au civil » [2002], nos 3-4). Cette décision, à proprement parler, n’est pas une sanction ni une peine. En agissant ainsi, le ministre de la Sainte Communion ne passe pas jugement sur la culpabilité subjective de la personne mais réagit plutôt à l’indignité publique de la personne à recevoir la Sainte Communion en raison d’une situation objective de péché.

[N.B. Tout catholique est coupable de coopération formelle avec le mal et donc indigne de se présenter à la Sainte Communion, s’il vote délibérément pour un candidat précisément à cause de son attitude permissive au sujet de l’avortement ou de l’euthanasie. Le catholique qui ne partage pas la position du candidat en faveur de l’avortement ou de l’euthanasie mais vote pour ce candidat pour d’autres motifs, peut le faire en tenant compte de motifs proportionnés car son geste est considéré comme une coopération déterminante éloignée.]

Pour ce qui est de la question de refuser la Sainte Communion aux hommes et femmes politiques qui votent en faveur de l’avortement, certaines personnes croient qu’il n’y a pas unanimité à ce sujet; pourtant, d’après le Vatican, il n’y a pas lieu d’hésiter à la leur refuser. La question a été tranchée dans une lettre du Cardinal Joseph Ratzinger qui depuis est devenu le Pape Benoît XVI.
Le Cardinal est intervenu lors d’un débat en 2004 à ce sujet entre les évêques des États-Unis. En résumé, le Cardinal Ratzinger dit, dans sa lettre intitulée « Dignité pour recevoir la Sainte Communion », que les hommes et femmes politiques catholiques qui sont obstinément en faveur de l’avortement, après instruction et avertissement pertinents, « doivent » être privés de la Communion (voir le texte complet du document au dos du présent dépliant).

Lorsque la controverse s’est élevée en 2004, la plus haute autorité sur le sujet après le Pape à ce moment-là qui était Jean-Paul II, était le Cardinal Francis Arinze, le Préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements. Le Cardinal Arinze a affirmé que l’homme ou la femme politique qui est en faveur de l’avortement « n’est pas digne » de recevoir la Communion. « S’ils ne doivent pas la recevoir, il ne faut pas la leur donner », a-t-il conclu.
Depuis lors, le Cardinal Arinze, qui détient toujours la présidence de la Congrégation, a été consulté si souvent à propos de la question qu’il a commencé à blaguer à ce sujet. Le dernier parmi ces incidents a fait l’objet d’une vidéo qu’on trouve sur Youtube.

En novembre 2007, le Cardinal Arinze a figuré dans une vidéo où il répond de nouveau à la question. On y voit le Cardinal Arinze, dans son rôle de chef de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, répondant à la question relative aux hommes et femmes politiques en faveur de l’avortement et de l’inaction de leurs évêques. Il a d’abord cité la lettre du Cardinal Ratzinger comme faisant autorité. Il a dit : « Peut-être avez-vous eu écho de la lettre que le Saint-Père actuel, comme Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a adressée aux évêques des États-Unis à ce sujet, de sorte qu’il n’y a plus à hésiter.»

Il a affirmé aux personnes présentes que la question ne relève pas de l’enseignement de l’Église mais bien de la loi divine immuable de Dieu. « Il ne s’agit pas simplement qu’ils [hommes et femmes politiques en question] ont désobéi aux enseignements de l’Église mais plutôt qu’ils ont agi à l’encontre de la loi divine : tu ne tueras point.»

Le Cardinal a suscité beaucoup de rires et a été largement applaudi lorsqu’il a fait l’analogie : « À la personne qui dit : ‘Personnellement, je suis contre l’avortement mais si les gens veulent le pratiquer, je les laisse libres de le faire’, on peut répondre : ‘Vous êtes membre du sénat ou du congrès, personnellement, je ne suis pas en faveur de vous mitrailler tous au sénat ou au congrès mais si quelqu’un d’autre veut le faire, c’est son choix mais personnellement, je ne suis pas en faveur’.

« C’est ce qu’il dit. Il affirme que personnellement il n’est pas en faveur de tuer ces millions d’enfants à naître mais que, si d’autres veulent le faire, c’est leur choix. C’est exactement ce qu’il dit.

« Et ensuite, vous demandez que fait le Saint-Siège? Pourquoi le Pape n’envoie-t-il pas 12 gardes suisses arrêter tous ces gens-là?”

Arinze dit qu’on lui demande régulièrement si la personne qui vote enfaveur de l’avortement peut recevoir la Sainte Communion. Il répond : « Est-il nécessaire que ce soit un cardinal du Vatican qui réponde à cette question?
 
« Réunissez les enfants en vue de la première Communion et dites-leur : ‘Une personne vote en faveur de tuer les enfants à naître et ajoute : j’ai voté en ce sens, je voterai toujours comme cela’. Et ces enfants sont tués non pas un ou deux mais par millions, et la personne ajoute qu’elle est catholique pratiquante, est-ce que cette personne devrait recevoir la Communion dimanche prochain? Les enfants répondront à cette question sans hésiter. Il n’est pas nécessaire d’être cardinal pour faire cette réponse.

La question se résume à la simple vérité que la Sainte Eucharistie est le Corps et le Sang, l’Âme et la Divinité de Notre Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ.
Dès les premiers temps de l’Église, recevoir la Sainte Communion indignement a été condamnée. Saint Paul au onzième chapitre de la première épître aux Corinthiens nous dit: « Ainsi donc, quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement aura à répondre du corps et du sang du Seigneur. Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange de ce pain et boive de cette coupe; car celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation, s’il ne discerne pas le Corps.» (1 Cor. 11, 27-29)

L’Église enseigne la même chose au canon 915 du Droit canonique : « Les excommuniés et les interdits, après l’infliction ou la déclaration de la peine et ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste, ne seront pas admis à la sainte communion.»

Mgr Burke, archevêque de Saint-Louis, au Missouri, spécialiste en vue du droit canonique, rappelle le besoin pour les évêques de faire valoir ce canon car autrement ils sapent la croyance en la vérité du mal que représente l’avortement. « Peu importe combien souvent un évêque ou un prêtre répète l’enseignement de l’Église au sujet de tout ce qui regarde l’avortement, s’il est là et ne fait rien pour ramener à la raison un catholique qui soutient publiquement la législation permettant les plus graves injustices et qui, en même temps, se présente pour recevoir la Sainte Communion, alors son enseignement sonne faux. Rester silencieux revient à permettre une confusion sérieuse au sujet de la vérité fondamentale de la loi morale.»

Lors d’une interview récente avec LifeSiteNews.com, l’archevêque de la Capitale du Canada, Ottawa, a expliqué que le refus de la Sainte Communion aux hommes et femmes politiques en faveur de l’avortement, est un acte de charité envers cette personne – acte destiné à ramener l’intéressé à la vérité. Voici ce qu’a dit Monseigneur Terrence Prendergast : « L’Église se préoccupe de tous ceux et celles qui s’obstinent dans le péché grave, espérant que cette mesure de correction (c’est ainsi qu’il faut comprendre l’excommunication et l’interdit) peut les faire sortir du mauvais sentier et les orienter vers la vérité de la foi ». Il a ajouté que des « remèdes » tels que « le refus de donner la communion » sont utilisés pour « les ramener dans le chemin du Christ, Notre Seigneur, la Voie, la Vérité et la Vie.»
 

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On a lancé la serviette : les évêques et le cours éthique et culture religieuse

À l’émission « Gauthier en direct » à TQS, le 18 mars 2008 à 12h30, l’animateur recevait le président de l’Assemblée des Évêques catholiques du Québec. Mgr Martin Veillette, évêque de Trois-Rivières, expliquait la position de l’épiscopat sur le cours d’éthique et de culture religieuse qui sera obligatoire dans toutes les écoles du Québec en septembre 2008.

Les évêques ont été consultés sur le contenu de ce cours. Ils ont donné leur avis au gouvernement; celui-ci a tenu compte des remarques formulées et des propositions des évêques pour rendre ce cours acceptable à leurs yeux.

Mgr Veillette émet certaines réserves sur la formation des enseignants et sur les outils pédagogiques appropriés pour donner aux élèves un enseignement de qualité. Quant à la demande d’exemption formulée par certains parents, le président de l’AECQ n’est pas d’accord. Il affirme plutôt que ce cours est excellent, qu’il va « aider les jeunes à bien saisir le phénomène religieux dans la vie sociale et qu’il leur permettra de mieux vivre en société. »

L’évêque de Trois-Rivières s’est montré très optimiste, car « ce cours n’a pas pour objectif de former des croyants, mais bien de permettre aux élèves de mieux connaître et respecter les autres religions. » Enfin, le porte-parole des évêques du Québec a dit très clairement que le débat est clos.

Maintenant que le gouvernement a décidé que les écoles publiques du Québec sont neutres et laïques, « il faut bien se conformer à cette décision et l’accepter. » La position de nos évêques est limpide. Person-nellement, je pense qu’ils ont lancé la serviette un peu trop vite et qu’ils ont été récupérés par une certaine intelligentsia de gauche très pressée d’en finir une fois pour toutes avec la confessionnalité scolaire au Québec. Je ne fais pas la même lecture jovialiste de ce cours fourre-tout que l’AECQ.

On juge un arbre à ses fruits. J’ai bien hâte de voir d’ici quelques années les fruits produits par ce fameux cours auprès de nos élèves du primaire et du secondaire.

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Marche pour la vie à Ottawa (8 mai 2008)

La prochaine Marche nationale pour la vie à Ottawa aura lieu le jeudi 8 mai prochain. Les militants pro-vie du Canada sont tous invités à venir marcher à Ottawa pour réclamer la reconnaissance légale de l'enfant à naître, depuis sa conception. Rassemblement à 12h00 sur la Colline parlementaire. À la suite du

Une marche pour la vie, sur la Colline parlementaire

funeste bill omnibus, adopté par le Premier ministre Trudeau le 14 mai 1969, l'avortement a été graduellement banalisé au Canada jusqu'à devenir un simple moyen contraceptif. On peut maintenant commettre un avortement à tous les stades de la grossesse, même un jour avant la naissance : c’est une politique de l’infanticide!

Monseigneur Terrence Prendergast, nouvel archevêque d’Ottawa, célébrera la messe à la cathédrale Notre-Dame à 10h00. De nombreux parlementaires fédéraux participeront aux activités de la Marche nationale 2008. Des femmes qui ont subi la terrible épreuve de l’avortement, membres de l’association canadienne Silent No More (plus jamais silencieuses), témoigneront de cette tragédie personnelle et nationale. Ne soyons pas pusillanimes! Soyons généreux à la suite du Christ crucifié et ressuscité!

Vous pourrez aussi participer en priant pour le respect de la vie. Vous pouvez aussi nous aider financièrement pour organiser cette activité de sensibilisation et d’éducation pro-vie.

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L’euthanasie avance par des jugements bancals

La juge Danielle Côté, de Sherbrooke, a imposé une sentence clémente à André Bergeron qui avait étouffé sa conjointe Marielle Houle en juillet 2005 parce qu’elle était atteinte de l’ataxie de Friedreich qui l’affaiblissait gravement. Il est vrai que Mme Houle avait demandé à M. Bergeron, à plusieurs reprises, de l’aider à se suicider, mais les demandes d’une personne dépressive ne peuvent justifier un tel acte de violence mortelle. Les juges devraient le savoir. M. Bergeron n’aura même pas à purger du temps en prison puisqu’il n’est condamné qu’à trois ans de probation (qu’il vivra dans la société civile). Il faut dire que le procureur avait accepté de n’accuser M. Bergeron que de voies de fait ayant causé la mort plutôt que de l’accuser de meurtre, ce dont il était en fait coupable.

On voit que l’activisme judiciaire, basé sur le progressisme et une fausse compassion, fait avancer le droit et la société vers une acceptation du « meurtre par compassion » et éventuellement du suicide assisté et de l’euthanasie. Que vaut une telle « justice »?

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