Vos impôts financent l'intimidation. Dites-le à votre député. - Campagne Québec-Vie
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Vos impôts financent l'intimidation. Dites-le à votre député.

Bombes fumigènes au-dessus des marcheurs pro-vie, Marche pour la vie, Québec, 31 mai 2025. Photo : Campagne Québec-Vie

Depuis 2024, chaque fois que des pro-vie se rassemblent à Québec, une « Riposte » se dresse contre eux, à grand renfort de sifflets, de bombes fumigènes et de pancartes arrachées. On voudrait nous la présenter comme un élan spontané de la société civile. C'est plutôt un soulèvement de façade, gonflé à même les fonds publics : la plupart des groupes qui se tiennent derrière vivent de subventions.

Cet état de choses s'est installé sous le gouvernement précédent. Demandez à votre député que le nouveau gouvernement rompe avec cette pratique, et que l'argent des contribuables cesse de financer des groupes qui recourent à l'intimidation, voire à la violence, pour réduire au silence ceux qui ne pensent pas comme eux. Il faut deux minutes : votre code postal, votre lettre, envoyer.

Qui se tient derrière les « Riposte » ↓  ·  Lire l'article d'Augustin Hamilton sur le financement des groupes militants →

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Qui se tient derrière les « Riposte »

Sur le terrain : contre des citoyens qui manifestent

En 2024, la contre-mobilisation contre la première Marche pour la vie à Québec a été préparée par un comité lancé par la Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN), qui sollicitait d'autres groupes pour payer des autobus. Le jour de la Marche, des bombes fumigènes ont été lancées vers la scène et vers des gens qui priaient, et les discours ont été noyés sous les sifflets et les porte-voix.

En 2025, pour la deuxième Marche, c'est le Regroupement des groupes de femmes de la Capitale-Nationale qui organisait la contre-manifestation : il invitait à former une « haie de la honte » pour huer les marcheurs, pendant que des militants appelaient à « empêcher la marche de se tenir » et qu'une campagne de pression poussait l'hôtel Delta à annuler le banquet prévu le jour même.

Contre-manifestants dans la fumée, Marche pour la vie, Québec, 31 mai 2025. Photo : Campagne Québec-Vie

Le 30 mai 2026, la CSN a revendiqué l'initiative du rassemblement « Riposte pro-choix » devant l'Assemblée nationale. On pouvait lire sur son site : « Si on pouvait leur enlever à jamais l'envie de revenir, ce serait parfait ! »

Le 4 octobre 2026, à la Chaîne de la vie de Québec, un collectif a déplacé sa « riposte » à l'adresse et à l'heure exactes de l'un des deux sites annoncés. De 100 à 150 contre-manifestants ont entouré une douzaine de personnes qui priaient en silence sur un trottoir, ont arraché et déchiré leurs pancartes et ont bloqué le boulevard Laurier. La police a dû être appelée à deux reprises. Une participante, égratignée au visage, a porté plainte.

Sifflets et fumigènes pour couvrir les discours, Marche pour la vie, Québec, 31 mai 2025. Photo : Campagne Québec-Vie

Derrière la façade : l'argent public

La veille de la première Marche, une lettre ouverte de la FQPN publiée dans Le Devoir, « Célébrons nos droits, refoulons les mouvements conservateurs », portait la signature de 161 organismes : groupes de femmes, syndicats et, dans la liste même des groupes signataires, des noms d'établissements publics du réseau de la santé (le CHUM, plusieurs CISSS). Un établissement public n'a pas à prendre parti contre une manifestation légale. Si ces signatures n'étaient pas autorisées, qui les a apposées en leur nom ? Si elles l'étaient, qui l'a décidé ?

Nous avons vérifié les organismes de cette liste dans les registres publics de Québec et d'Ottawa. Syndicats et établissements publics mis à part, au moins 86 des 126 organismes signataires ont reçu des fonds publics documentés depuis 2016 : 45 du gouvernement du Québec, 69 du gouvernement fédéral, plusieurs des deux. Pour plus de 50 d'entre eux, il s'agit d'au moins une subvention de 50 000 $ ou d'un financement de base récurrent. Le Regroupement des groupes de femmes de la Capitale-Nationale, lui, a reçu 458 433 $ d'Ottawa entre 2021 et 2024, notamment pour faire des représentations politiques, avant d'organiser la contre-manifestation de 2025.

La FQPN faisait partie des quatre groupes favorables à l'avortement qui se sont partagé 1,4 million de dollars du gouvernement du Québec en janvier 2024. En 2025, elle a publié un rapport sur le mouvement pro-vie au Québec, financé par le Secrétariat à la condition féminine, où l'on s'inquiète des progrès de Campagne Québec-Vie. Le même rapport reconnaît que la plupart des organismes pro-vie ne reçoivent aucun financement public direct. Les uns sont payés par l'État pour surveiller les autres, qui vivent de dons.

Ce n'est pas un cas isolé. Selon une étude publiée par l'institut Cardus le 27 octobre 2026, le seul volet « Promotion des droits » du gouvernement du Québec subventionne 346 organismes militants, pour près de 41 millions de dollars en 2024-2025, et aucun n'est classé à droite. Une ancienne coordonnatrice de leur regroupement l'a écrit sans détour : « l'organisme doit critiquer le gouvernement pour que le gouvernement le finance ».

Ce que nous demandons

Le problème n'est pas que l'État soutienne la société civile. Le problème, c'est qu'il finance des groupes qui intimident et font taire des citoyens paisibles, tout en se gardant bien d'y être associé. Le gouvernement précédent n'aurait jamais osé envoyer ses propres agents encercler des gens qui prient sur un trottoir. Il lui suffisait de subventionner ceux qui le font, puis de parler d'élan spontané.

Cet état de choses s'est installé sous le gouvernement de la CAQ, pendant qu'Ottawa en faisait autant de son côté. Un nouveau gouvernement vient d'entrer en fonction à Québec, et il a promis de revoir chaque dollar dépensé par l'État. Nous osons espérer qu'il ne sera pas comme le précédent.

Nous lui demandons qu'aucun dollar public n'aille à un groupe qui recourt à l'intimidation ou à la violence pour réduire d'autres citoyens au silence. Campagne Québec-Vie vit entièrement des dons de ses sympathisants.

Sources

  • Augustin Hamilton, « Le gouvernement du Québec finance des organismes militants », Campagne Québec-Vie : cqv.qc.ca
  • Étienne-Alexandre Beauregard, « Prestataires de services ou groupes militants ? L'institutionnalisation d'un lobbying circulaire au sein de l'État québécois », Cardus, 27 octobre 2026 : cardus.ca
  • Marie-Hélène Arruda, « Les organismes en défense collective des droits », Nouveaux Cahiers du socialisme, 2016 : erudit.org
  • Financement de 1,4 million de dollars à quatre organismes pro-choix, 29 janvier 2024 : Arab Canada News
  • FQPN, État des lieux du mouvement contre l'avortement au Québec, sommaire exécutif, 2025 : BAnQ
  • « Célébrons nos droits, refoulons les mouvements conservateurs », lettre ouverte de la FQPN et de 161 organismes, Le Devoir, mai 2024 : ledevoir.com
  • Gouvernement du Québec, Secrétariat à la condition féminine, projets financés en santé reproductive (2024) : quebec.ca
  • Vérification des signataires dans les registres publics : Programme de soutien aux organismes communautaires (MSSS et CISSS/CIUSSS), Secrétariat à la condition féminine, Secrétariat à l'action communautaire autonome, base fédérale des subventions et contributions (ouvert.canada.ca), octobre 2026
  • Gouvernement du Canada, subventions et contributions, Femmes et Égalité des genres Canada, Regroupement des groupes de femmes de la Capitale-Nationale, 2021-2024 : ouvert.canada.ca
  • Frédérik Dompierre-Beaulieu, « Riposte pro-choix à Québec : les féministes et allié.es se mobilisent pour le droit à l'avortement », Impact Campus, 29 mai 2025
  • Collectif Riposte Féministe, publication Facebook du 1er octobre 2026, et témoignages de participants recueillis par Campagne Québec-Vie (Chaîne de la vie, 4 octobre 2026)
  • CSN, « Québec est une ville pro-choix et va le rester », 30 mai 2026 : csn.qc.ca