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Les origines du catastrophisme écologique : le Club de Rome

Par Eric Pilon (Le Peuple) — Voici la ou les sources de cet article : Wikipedia n° 1 et n° 2, Resilience/Voici la source de la photo : CC0

Rappelons que de nombreux adeptes de l'écologisme anti-changement-climatique prône entre autres, comme moyen de réduction de la production dioxyde de carbone, la réduction de la population mondiale, par le biais de l'avortement, de la contraception, etc. — A. H.

En 1972, le rapport appelé « Les Limites à la croissance », parrainé par le Club, avait secoué les colonnes du temple. 

L’heure est à la prosternation devant le Dieu vert. Tous les jours, on nous bombarde de messages dont le but est de nous inciter à considérer le phénomène environnementaliste sous le seul prisme de l’urgence. Selon les plus pessimistes, l’homme n’a plus qu’une douzaine, voire une dizaine d’années pour faire marche arrière avant que la planète ne soit poussée dans ses derniers retranchements.

Or, ce n’est pas d’hier que les fantassins de la verdure fourbissent les armes pour combattre « les changements climatiques ». On oublie trop souvent que ceux-là descendent d’une lignée qui remonte à un peu plus de 50 ans. Étonnamment, cette lignée d’alors n’était pas composée de « granoles » adeptes du macramé et des Volkswagen Beetles. Au contraire : l’origine du catastrophisme écologique a plus à voir avec une certaine élite libérale.

Les limites de la croissance

En 1970, le Club de Rome, créé deux ans plus tôt, commande une étude « sur la simulation informatique de la croissance économique et démographique exponentielle avec une offre finie de ressources ». Une formule creuse que seuls des chercheurs du très libéral Massachusetts Institute of Technology (MIT) comprennent. C’est à ces chercheurs que les « clubistes » commandent la fameuse étude, à partir de laquelle, deux ans plus tard, ils accoucheront d’un monstre.

Ce monstre, c’est un rapport appelé Les limites de la croissance, dont le constat est plutôt fataliste : l’humanité, selon les chercheurs, doit mettre fin à la croissance afin de préserver le système mondial d’un effondrement envisageable. Et comme il se doit, cette proclamation était accompagnée d’un sentiment d’urgence : plus la prise de décision sera tardive, plus elle deviendra difficile à mettre en place, était-il claironné.

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Ils ont été nombreux — universitaires, économistes et hommes d’affaires — à descendre en flammes les conclusions du rapport du MIT. Certains ont même parlé d’un « ouvrage trompeur ». Mais aujourd’hui, Les limites de la croissance fait figure de pionnier chez les fervents écologistes, et ses parrains de prophètes.

Le Club de Rome

C’est en avril 1968 que Le Club de Rome est fondé par un industriel italien, Aurelio Peccei, et un scientifique écossais, Alexander King. De nombreux notables y seront membres au fil du temps, parmi lesquels un certain Pierre Elliott Trudeau.

De nos jours, le Club réunit des scientifiques, des économistes, des fonctionnaires, ainsi que des industriels de 52 pays « préoccupés des problèmes complexes auxquels doivent faire face toutes les sociétés, tant industrialisées qu’en développement ».

Le Club de Rome, encore de nos jours, peut être considéré comme un rassemblement d’hommes et de femmes proches des milieux libéraux. Mais il reste qu’un libéral, même de gauche, comprend que le monde a besoin de développement économique. Ce que, d’ailleurs, avait bien compris Aurelio Peccei, qui avait déclaré ceci lors d’une entrevue : « Naturellement, nous réalisons que la non-croissance n’est ni possible ni souhaitable. »

Une façon à peine voilée de dire qu’il avait en partie renié le rapport qui a fait connaître son organisation.

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