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La peine capitale « inadmissible » ?

Suite à l'annonce d’une « révision », réalisée par le pape François, du jugement de l'Église sur la peine capitale dans le Catéchisme de l’Église catholique, nous publions l'article suivant, qui est en fait une fusion de deux articles : Pourquoi l’Église ne peut pas renverser Son enseignement antérieur sur la peine capitale (2017-juin-17) et Pourquoi la peine de mort est encore nécessaire (2017-juin-18) publiés originellement sur The Catholic World Report, écrits par Edward Feser et Joseph M. Bessette, les auteurs de l’excellent livre Par l’homme son sang sera versé : une défense catholique de la peine capitale (Ignatius, 2017)

Traduction : Stefan Jetchick

Pourquoi l’Église ne peut pas renverser Son enseignement antérieur sur la peine capitale et Pourquoi la peine de mort est encore nécessaire

Le pape Saint Jean-Paul II était bien connu pour son opposition vigoureuse à la peine capitale. Pourtant, en 2004, le cardinal Joseph Ratzinger — le principal officier doctrinal du Pape, qui deviendra plus tard le Pape Benoît XVI — a déclaré sans équivoque que :

Si un catholique devait ne pas être d’accord avec le Saint-Père sur l’application de la peine capitale [...] il ne serait pas pour autant considéré comme indigne de se présenter pour recevoir la Sainte Communion. Alors que l’Église exhorte les autorités civiles [...] à faire preuve de discrétion et de pitié pour imposer des sanctions aux criminels, il est encore permissible [...] de recourir à la peine capitale. Il peut y avoir une légitime diversité d’opinion même parmi les catholiques concernant [...] l’application de la peine de mort [...] La dignité de recevoir la Sainte Communion : principes généraux, (nos italiques)

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Edward Feser et Joseph M. Bessette.

Comment pourrait-il être « légitime » pour un catholique d’être « en désaccord avec » le Pape sur une telle question? La réponse est que l’opposition du Pape à la peine capitale n’était pas une question de doctrine contraignante, mais simplement une opinion que le catholique doit considérer respectueusement sans être nécessairement d’accord. Le cardinal Ratzinger n’aurait pas pu dire cela s’il en avait été autrement. S’il cela avait été un péché mortel pour un catholique d’être en désaccord avec le Pape sur la peine capitale, il n’aurait pas pu « se présenter pour recevoir la Sainte Communion ». Si cela avait été même seulement un péché véniel d’être en désaccord, alors il n’aurait pas pu « y avoir une légitime diversité d’opinion même parmi les catholiques ».

Le fait est que c’est l’enseignement irréformable de l’Église que la peine capitale peut, en principe, être légitime, et non seulement pour assurer la sécurité physique des autres lorsqu’un délinquant pose un danger immédiat (un cas où même Jean-Paul II était prêt à autoriser la peine de mort), mais même à des fins telles que pour assurer la justice rétributive et la dissuasion de la criminalité grave. Ce qui est ouvert au débat, c’est simplement si le recours à la peine de mort est en pratique la meilleure option, étant donné des circonstances historiques et culturelles particulières. C’est une question « prudentielle » sur laquelle les papes n’ont pas d’expertise particulière.

Nous défendons ces revendications en détail et longuement dans notre livre Par l’homme son sang sera versé : une défense catholique de la peine capitale. Ce qui suit est un bref résumé de certains points-clés.

L’Écriture Sainte

L’Église affirme que l’Écriture est infaillible, en particulier lorsqu’elle enseigne à propos de questions de Foi et de morale. Le premier concile du Vatican enseigne que l’Écriture doit toujours être interprétée dans le sens où l’Église l’a traditionnellement comprise, et en particulier qu’elle ne peut jamais être interprétée dans un sens contraire à la compréhension unanime des Pères de l’Église. [Vatican I, Session 3, chapitre 2, paragraphes 6-9 et Canon 2, paragraphe 4; Dei Verbum, No 11, CÉC, No 107]

Autant l’Ancien que le Nouveau Testament enseignent que la peine capitale peut être légitime, et l’Église l’a toujours interprété de cette façon. Par exemple, Genèse 9:6 dit célèbrement : « Qui verse le sang de l’homme, par l’homme aura son sang versé. Car à l’image de Dieu l’homme a été fait ». L’Église a toujours compris cela comme une approbation de la peine de mort. Même Christian Brugger, un éminent adversaire catholique de la peine capitale, admet que les tentatives de réinterprétation de ce passage sont douteuses et que le passage est un « problème » pour des positions comme la sienne. [1]

La Lettre de Saint Paul aux Romains enseigne que « ce n’est pas pour rien [que l’Autorité civile] porte le glaive : elle est un instrument de Dieu pour faire justice et châtier qui fait le mal » [Rm 13:4]. L’Église a toujours compris ce passage aussi comme un mandat pour la peine capitale, et, selon l’admission même de Brugger, il y avait un « consensus » parmi les Pères et les docteurs médiévaux de l’Église, que ce passage devait être compris de cette façon [2]. Mais dans ce cas, les tentatives de réinterprétation de ce passage ne peuvent pas être réconciliées avec une compréhension catholique des Écritures.

Non seulement Genèse 9:6 et Romains 13:4 mais aussi des passages comme Nombres 35:33, Deuteronome 19:11-13, Luc 23:41, et Actes 25:11 considèrent tous clairement la peine capitale comme légitime lorsqu'elle est effectuée simplement dans le but d'assurer la justice rétributive. La Loi du talion (« loi de représailles ») d’Exode 21 et Lévitique 24 est aussi évidemment une question de rétribution exigée pour elle-même. Deuteronome 19:19-21 parle de l'exécution comme moyen de saisir de «peur» les délinquants potentiels, et la dissuasion est clairement visible en Romains 13:4. Par conséquent, l’Écriture enseigne clairement que la peine capitale peut, en principe, être légitime pour fins de dissuasion.

Les Pères et Docteurs de l’Église

L’Église a toujours considéré les Pères comme ayant un degré extrêmement élevé d’autorité quand ils sont d’accord sur une question de Foi ou de morale. Certains des Pères ont préféré la miséricorde à l’utilisation de la peine capitale. Cependant, tous les Pères qui ont abordé le sujet ont néanmoins admis que la peine capitale puisse en principe être légitime. Par exemple, dans ses Homélies sur le Lévitique, Origène enseigne que « la mort infligée comme peine du péché est une purification du péché lui-même ». Clément d’Alexandrie dit que « quand on tombe dans un mal incurable [...] cela sera pour son bien s’il est mis à mort ». Dans son commentaire À propos du Sermon sur la montagne, Augustin écrit que « des hommes grands et saints [...] ont puni des péchés avec la mort [...] [par laquelle] les vivants ont été frappés d’une peur salutaire ». Jérôme a enseigné que « celui qui tue des hommes cruels n’est pas cruel ».

On prétend parfois que Tertullien et Lactance étaient des exceptions au consensus patristique sur la peine capitale comme étant légitime au moins en principe, mais même Brugger admet que ce n’est pas le cas [3]. Et encore, les Pères ont également considéré unanimement que l’Écriture permet la peine capitale, et l’Église enseigne que les Pères doivent être suivis là où ils s’entendent sur l’interprétation de l’Écriture.

Comme les Écritures, les Pères parlent aussi de la peine capitale comme étant en principe légitime pour des fins telles que l’obtention de la justice rétributive et la dissuasion des autres. (En effet, ni l’Écriture ni les Pères ne se réfèrent à la protection contre le danger physique immédiat comme étant un objectif de la peine capitale, et encore moins comme le seul objectif légitime.)

L’Église a également considéré les Docteurs de l’Église comme ayant un très haut degré d’autorité quand ils sont d’accord sur une question de Foi ou de morale. Comme les Pères, ces Docteurs — y compris les penseurs de la stature de saint Thomas d’Aquin, de saint Robert Bellarmin et de saint Alphonse de Ligori — sont tous d’accord sur la légitimité en principe de la peine capitale. Saint Thomas d’Aquin a même rejeté comme « frivole » la suggestion selon laquelle la peine capitale supprime la possibilité de se repentir pour les délinquants, disant que « s’ils sont si obstinés, que même au moment de la mort leur cœur ne se détourne pas du mal, il est possible de faire un jugement hautement probable selon lequel ils ne renonceraient jamais au mal et qu’ils ne feraient jamais bon usage de leurs facultés ». [Summa Contra Gentiles, III, 146].

Les Papes

Aucun pape de saint Pierre à Benoît XVI n’a jamais nié la légitimité en principe de la peine capitale, et de nombreux papes ont explicitement affirmé sa légitimité, allant même jusqu’à dire que c’était une question d’orthodoxie catholique fondamentale. Par exemple, le pape saint Innocent I a dit que nier la légitimité de la peine capitale serait contraire à l’autorité biblique, même « l’autorité du Seigneur » lui-même. Le pape Innocent III exigeait des adhérents de l’hérésie vaudoise, comme condition pour la réconciliation avec l’Église et la preuve de leur orthodoxie, d’affirmer la légitimité en principe de la peine capitale. Le pape saint Pie V a promulgué le Catéchisme romain, qui stipule que :

Un autre type de mise à mort légitime appartient aux autorités civiles, à qui est confié le pouvoir de la vie et de la mort, par l’exercice juridique et judicieux dont ils punissent les coupables et protègent l’innocent. L’utilisation juste de ce pouvoir, loin d’impliquer le crime de meurtre, est un acte d’obéissance primordiale à ce Commandement qui interdit le meurtre.

Le Catéchisme de doctrine chrétienne de 1912 publié par le pape saint Pie X dit dans le cadre de la discussion du cinquième commandement : « Il est licite de tuer [...] lors de la mise en œuvre, par ordre de l’autorité suprême, d’une peine de mort en punition d’un crime ». Le pape Pie XII a enseigné qu’« il est réservé [...] à l’autorité publique de priver le criminel du bénéfice de la vie quand déjà, par son crime, il s’est privé du droit de vivre ».

On prétend parfois que si le pape Jean-Paul II ne contredisait pas l’enseignement passé, il modifiait la doctrine de la peine capitale dans une direction plus restrictive dans le catéchisme qu’il promulguait. En particulier, certains affirment que Jean-Paul a enseigné qu’il est en principe immoral de recourir à la peine capitale, sauf dans le but de protéger les autres contre le danger physique immédiat posé par un délinquant. Cependant, celui qui était à ce moment le cardinal Ratzinger a explicitement nié qu’il y avait eu un changement au niveau du principe doctrinal. Il a affirmé que « le Saint-Père n’a pas modifié les principes doctrinaux qui concernent cette question » et que les révisions du catéchisme ne reflétaient que des « considérations circonstancielles [...] sans aucune modification des principes doctrinaux pertinents » [4].

En outre, comme l’a souligné le cardinal Avery Dulles, si le pape avait fait une telle modification à la doctrine, il aurait partiellement inversé ou contredit l’enseignement précédent plutôt que de simplement le modifier [5]. Car, comme nous l’avons noté, les Écritures et les Pères enseignent que la peine capitale peut être légitime spécifiquement aux fins de la rétribution et de la dissuasion, et pas seulement dans le but de contrer une menace physique immédiate.

François

Comme d’autres papes récents, François s’est opposé à l’utilisation de la peine de mort. Mais il existe des indications selon lesquelles, contrairement à tout pape précédent, François peut être enclin à déclarer la peine capitale intrinsèquement immorale. Par exemple, dans une déclaration récente, François a dit que « le commandement “Tu ne tuerais pas” a une valeur absolue et s’applique à la fois à l’innocent et aux coupables » (pas d’italique dans l’original). On a également signalé qu’il avait mis en place une commission pour explorer le changement du Catéchisme de l’Église catholique afin qu’il interdise absolument la peine capitale.

La doctrine catholique permet-elle à un pape de faire un tel changement? Très clairement, elle ne le fait pas. Le concile Vatican I a explicitement enseigné que :

Le Saint-Esprit a été promis aux successeurs de Pierre, non pas afin qu’ils puissent, par sa révélation, faire connaître une nouvelle doctrine, mais que, par son aide, ils puissent religieusement protéger et exposer fidèlement la Révélation ou le dépôt de Foi transmis par les apôtres. Décrets du Concile Vatican I, session 4, chapitre 4, paragraphe 6 (pas d’italique dans l’original)

Et le Concile Vatican II a explicitement enseigné que :

La charge d’interpréter de façon authentique la Parole de Dieu, écrite ou transmise, a été confiée au seul Magistère vivant de l’Église [...] ce Magistère n’est pas au-dessus de la Parole de Dieu, mais il est à son service, n’enseignant que ce qui a été transmis [...] Dei Verbum, chapitre 2, paragraphe 10 (pas d’italique dans l’original)

Si François devait enseigner que la peine capitale est « absolument » immorale, il contredirait (plutôt que de « religieusement protéger », « exposer fidèlement » et « n’enseign [er] que ce qui a été transmis ») l’enseignement de l’Écriture, des Pères et de tous les papes précédents, en la remplaçant par « une nouvelle doctrine ». Il annulerait les nombreux passages scripturaires qui soutiennent la peine capitale, se mettant ainsi « au-dessus de la Parole de Dieu ». S’il voulait justifier cette nouvelle doctrine par le commandement contre le meurtre, il contredirait la façon dont tous les papes précédents, qui ont abordé ce sujet, ont compris ce commandement. Comme nous l’avons vu, le pape Pie XII enseigne que le coupable « s’est privé du droit de vivre » et les catéchismes promulgués par le pape Saint-Pie V et le pape saint Pie X affirment explicitement que la peine capitale est conforme au commandement contre le meurtre.

De plus, si François devait enseigner que la peine capitale est intrinsèquement immorale, il saperait l’autorité de l’enseignement catholique en général. Comme l’a écrit le cardinal Dulles :

Le renversement d’une doctrine aussi bien établie que la légitimité de la peine capitale soulèverait de sérieux problèmes concernant la crédibilité du Magistère. La cohérence avec l’Écriture et la tradition catholique de longue date est importante pour la base de nombreux enseignements actuels de l’Église catholique; par exemple, ceux concernant l’avortement, la contraception, la permanence du mariage et l’inadmissibilité des femmes pour l’ordination sacerdotale. Si la tradition de la peine capitale avait été renversée, de sérieuses questions seraient soulevées au sujet d’autres doctrines [...] [7]

En effet, un changement vis-à-vis de la peine de mort compromettrait également la propre crédibilité du pape. Le cardinal Dulles continue :

Si, en fait, l’enseignement précédent avait été écarté, le doute planerait également sur l’enseignement actuel. Il faudrait que lui aussi soit vu comme réversible et, dans ce cas, comme n’ayant pas de prise solide sur l’assentiment des gens. La nouvelle doctrine, basée sur un aperçu récent, serait en concurrence avec un enseignement magistériel qui a duré pendant deux millénaires — voire plus, si l’on veut compter les témoignages bibliques. Certains catholiques ne seraient-ils pas justifiés d’adhérer à l’enseignement antérieur, en disant qu’il avait un mandat plus solide que le nouveau? Les fidèles seraient confrontés au dilemme de la dissidence envers soit le Magistère du passé, soit celui du présent.

Il est difficile d’éviter la conclusion selon laquelle, si François condamnait la peine capitale comme intrinsèquement immorale, il se joindrait ainsi au rang de ce très petit nombre de papes qui ont enseigné une erreur doctrinale (ce qui est possible quand un pape ne parle pas ex cathedra).

Cependant, nous ne croyons pas que François fera cela [hélas — CQV]. D’une part, comme on le sait, François est enclin dans ses déclarations publiques à lancer des affirmations imprécises et exagérées. Il l’a certainement fait auparavant en parlant de la peine capitale. Par exemple, dans une déclaration datée du 15 mars 2015, François a cité, en les approuvant, certaines lignes qu’il a attribuées à Dostoïevski, selon lesquelles « tuer celui qui a tué est une punition incomparablement plus grande que le crime lui-même. Le fait de tuer en vertu d’une sentence est bien pire que le meurtre commis par un criminel ».

Considérez un tueur en série comme Ted Bundy, qui a assassiné au moins quatorze femmes. Bundy a régulièrement violé et torturé ses victimes, et a également mutilé, et même commis la nécrophilie avec certains de leurs corps. Il a été exécuté dans la chaise électrique, une méthode de tuer qui ne prend que quelques instants. Devrions-nous interpréter François comme suggérant sérieusement que l’exécution de Bundy était « bien pire » et un crime « incomparablement supérieur » que ceux que Bundy a lui-même commis? Sûrement pas; un tel jugement serait manifestement absurde, et même franchement obscène. Sûrement, François n’avait pas l’intention d’enseigner une telle chose, mais plutôt se laissait aller à des fioritures rhétoriques. Une interprétation charitable de certaines de ses autres remarques sur la peine capitale nous conduirait à conclure qu’il n’a pas l’intention de contredire la tradition.

D’autre part, si François a effectivement mis en place une commission pour étudier la révision du Catéchisme, cela indique en soi qu’il veut veiller à ne pas contredire les enseignements passés. On peut supposer que le cardinal Gerhard Müller, préfet actuel de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, jouerait un rôle-clé dans une telle commission. En ce qui concerne la controverse que les propos de François sur divers sujets ont parfois générée, le Cardinal Müller a noté que « François n’est pas un “théologien professionnel”, mais a été largement formé par ses expériences dans le domaine de la pastorale » [8]. Interrogé s’il avait parfois dû corriger les remarques de François d’un point de vue doctrinal, le cardinal a répondu : « C’est ce qu’il François a dit lui-même trois ou quatre fois, publiquement [...] » Le cardinal Müller a également souligné que François lui-même « se réfère à l’enseignement de l’Église comme cadre d’interprétation » pour ses remarques diverses. Dans une autre entrevue dans laquelle il a été interrogé sur les déclarations parfois doctrinalement imprécises de François , le cardinal Müller a reconnu que les ecclésiastiques « s’expriment parfois d’une manière quelque peu inappropriée, trompeuse ou vague » et que toutes les déclarations papales n’ont pas la même nature contraignante [9].

Ayant montré que l’enseignement catholique a toujours affirmé la légitimité de la peine capitale, dans la prochaine partie de cet article, nous allons discuter de certaines raisons pour croire qu’elle reste nécessaire pour atteindre la sécurité publique et le bien commun.

Pourquoi la peine de mort est-elle encore nécessaire?

Comme nous l’avons montré [ci-haut] dans cet essai, depuis deux millénaires, l’Église catholique a enseigné que la peine de mort peut être une punition légitime pour les crimes odieux, et non seulement pour protéger le public contre le danger immédiat posé par le délinquant, mais aussi pour assurer la justice rétributive et pour dissuader les crimes graves. Il s’agissait de l’enseignement constant de l’Écriture et des Pères et Docteurs de l’Église, et réaffirmé par les papes et codifié dans le catéchisme universel de l’Église promulgué par le Pape saint Pie V au seizième siècle, ainsi que dans de nombreux catéchismes locaux.

Considérez le libellé typique du Catéchisme de Baltimore, qui a été utilisé dans les paroisses catholiques aux États-Unis pour éduquer les enfants dans la Foi pendant une grande partie du XXe siècle :

Question 1276. Dans quelles circonstances la vie humaine peut-elle être légitimement enlevée?

Réponse. La vie humaine peut être légitimement enlevée : 1. Par légitime défense, quand nous sommes injustement attaqués et n’avons aucun autre moyen de sauver nos propres vies; 2. Dans une guerre juste, lorsque la sécurité ou les droits de la nation l’exigent; 3. Par l’exécution légale d’un criminel, jugé par un procès impartial et reconnu coupable d’un crime punissable par la mort, lorsque la préservation de l’ordre public et le bien de la communauté nécessitent une telle exécution. [10]

Ainsi, tuer un autre être humain par légitime défense, pendant une guerre juste, ou par l’exécution légale d’un criminel, ne viole pas la règle du Cinquième Commandement « Tu ne tueras pas » (que plusieurs éditions modernes de la Bible traduisent comme « Tu ne commettras pas de meurtre »). La permissibilité de ces trois types d’homicides légitimes (contrairement au meurtre délibéré de l’innocent, qui est toujours interdit) dépend des circonstances contingentes. Tant que (dans les mots du pape Innocent III) « le châtiment n’est pas porté par haine mais avec bon jugement, qu’il n’est pas non plus porté négligemment, mais après une mûre délibération », la peine de mort peut être imposée si elle sert réellement le Bien commun.

Généralement, l’Église a laissé ces jugements prudentiels, et d’autres semblables, aux autorités civiles. Par exemple, l’actuel Catéchisme de l’Église catholique [plus maintenant — CQV] affirme expressément que lorsqu’il s’agit de juger si la décision de partir en guerre est moralement justifiée, « L’appréciation de ces conditions de légitimité morale appartient au jugement prudentiel de ceux qui ont la charge du Bien commun » [CÉC, No 2309]. L’Église institutionnelle respecte l’autorité et la responsabilité des autorités civiles, guidées par les principes moraux sains qu’Elle conserve et promulgue, pour faire ces jugements. De même, au meilleur de notre connaissance, l’Église a pleinement respecté l’autorité des législateurs d’écrire des lois sur la légitime défense qui détaillent les conditions dans lesquelles les individus peuvent utiliser la force, y compris la force mortelle, pour se protéger eux-mêmes et les autres.

Malheureusement, ces dernières années, les membres du clergé n’ont pas été aussi respectueux de l’autorité et du devoir des responsables du Bien commun d’exercer leurs jugements prudentiels dans l’application de l’enseignement catholique en ce qui concerne la peine de mort, même si le clergé n’apporte au débat sur la peine capitale aucune expertise particulière dérivée de sa formation religieuse et son expérience pastorale. Compte tenu de l’enseignement très ancien et irréformable de l’Église, selon lequel la mort peut en principe être une punition légitime pour les crimes graves, la question-clé pour les catholiques est la question empirique et pratique de savoir si la peine de mort favorise plus efficacement la sécurité publique et le Bien commun, que les peines moindres. Nous soutenons que tel est le cas et nous consacrons environ la moitié de notre livre, Par l’homme son sang sera versé : une défense catholique de la peine capitale à justifier cette affirmation [11].

L’actuel Catéchisme de l’Église catholique affirme que « L’autorité publique légitime a le droit et le devoir d’infliger des peines proportionnelles à la gravité du délit. La peine a pour premier but de réparer le désordre introduit par la faute. » [CÉC, No 2266] Ainsi, la peine est fondamentalement rétributive, infligeant au contrevenant une peine proportionnelle à la gravité de son crime, bien qu’elle puisse également servir à d’autres fins, comme la neutralisation du délinquant, la dissuasion d’autrui et la promotion de la réhabilitation du délinquant.

La signification de ce point ne peut pas être surestimée. Les critiques séculiers de la peine capitale rejettent souvent l’idée même de la rétribution — le principe selon lequel un délinquant mérite simplement une punition proportionnelle à la gravité de son infraction — mais aucun catholique ne peut le faire. Car, à moins qu’un délinquant ne mérite un certain châtiment — qu’il s’agisse d’une amende, d’une peine d’emprisonnement ou autre — et qu’il mérite un châtiment de ce degré particulier de sévérité, il serait injuste de lui infliger un châtiment. Par conséquent, toutes les autres fins de la peine — dissuasion, réhabilitation, protection de la société, etc. — présupposent le but rétributif de donner au délinquant ce qu’il mérite. C’est pourquoi le Catéchisme promulgué par le pape saint Jean-Paul II réaffirme l’enseignement catholique traditionnel que la rétribution est le « but principal » de la punition.

Parmi les nombreuses raisons pour lesquelles la peine capitale devrait être préservée (raisons que nous avons longuement rapportées dans notre notre livre [maintenant publié]), la plus fondamentale est que pour des crimes extrêmement odieux, aucune peine mineure ne pourrait respecter ce principe catholique qu’une peine doit être proportionnelle à l’infraction. Nous consacrons le reste de cet article à l’élaboration de ce point.

Dans les États américains d’aujourd’hui, le seul crime pour lequel la peine de mort peut être imposée (selon les décisions de la Cour suprême des É.-U.) est le meurtre. (La Cour n’a pas statué sur la légitimité de la peine de mort pour les crimes nationaux de trahison et d’espionnage.) Les sociétés occidentales, avant et après la montée du christianisme, n’ont jamais imposé la peine de mort pour tous les cas d’homicide illégal. Aussi loin que vont nos archives, les lois ont réservé la punition ultime pour les meurtres intentionnels et malveillants et ont généralement imposé une peine moindre pour les meurtres causés par la négligence et ceux perpétrés sous « le coup de l’émotion ». Les trente et un États américains qui permettent encore aujourd’hui la peine capitale sont encore plus sélectifs, en réservant la peine de mort pour les meurtres les plus odieux, comme les meurtres multiples, les combinaisons meurtre-viol, les meurtres avec torture et les meurtres de victimes très jeunes ou très âgées.

Une analyse approfondie des 43 meurtriers exécutés en 2012 révèle la véritable dépravation des crimes et les criminels qui méritent la peine de mort aux États-Unis aujourd’hui. Voici neuf des cas (l’espace ne permet pas une liste complète) :

– David Alan Gore, qui, avec son cousin, s’est promené dans le centre de la Floride dans les années 1970 et 1980, enlevant, violant et assassinant au moins une demi-douzaine d’adolescentes (et la mère d’une d’entre elles). Dans son dernier meurtre, la jeune fille de 17 ans, violée à plusieurs reprises par Gore, a réussi à se libérer et s’est sauvée en courant de la maison où elle était détenue. Gore pourchassa la fille, la ramena vers la maison en la traînant par terre et lui tira deux fois dans la tête dans l’entrée, en pleine vue d’un garçon de 15 ans qui passait par là en vélo.

– Edwin Hart Turner qui, lors d’un vol, a tiré et a tué un employé de dépanneur qui ne résistait pas et qui le suppliait d’épargner sa vie. Peu de temps après, Turner a volé un client dans une station-service et lui a tiré dessus et l’a tué, alors que sa victime était couchée par terre, plaidant également pour sa vie.

– Robert Brian Waterhouse, qui, tôt le matin, a quitté un bar avec une femme de 29 ans et l’a battue avec un instrument dur, l’a violée et l’a agressée sexuellement avec un gros objet. Elle était vivante pendant cette agression. Il a ensuite traîné sa victime dans l’eau où elle est morte de noyade. Elle a été découverte complètement nue, et ses blessures étaient si sévères qu’elle était méconnaissable. Quatorze ans auparavant, Waterhouse était entré par effraction dans une maison où il avait tué une femme de 77 ans, crime pour lequel il avait purgé 8 ans avant d’être libéré conditionnellement.

– Timothy Shaun Stemple, qui a assassiné sa femme pour collecter son assurance-vie en la battant sur la tête avec un bâton de baseball, en passant sur sa tête avec un camion, en la battant de nouveau, passant sur sa poitrine avec le camion et lui fonçant dessus avec le camion à 60 miles à l’heure, la tuant. En attendant le procès, Stemple a tenté d’amener d’autres détenus à arranger la mort de plusieurs témoins à son procès.

– Henry Curtis Jackson, qui, dans une tentative de voler de l’argent dans la maison de sa mère, a assassiné une fille de 2 ans, un garçon de 2 ans, un garçon de 3 ans et un garçon de 5 ans. Il a blessé deux autres filles plus âgées et a poignardé une fille de 1 an, qui à cause de ses blessures ne peut plus marcher.

– Daniel Wayne Cook, qui, avec un complice, a tué un homme de 26 ans après l’avoir battu, torturé et sodomisé pendant une période de 6-7 heures. Quelques heures plus tard, les délinquants ont sodomisé et étranglé à mort un garçon de 16 ans.

– Robert Wayne Harris, qui en représailles suite à son congédiement d’un lave-auto, a assassiné le directeur et quatre autres employés en les tirant à bout portant derrière la tête, pendant qu’ils étaient agenouillés sur le sol. Un autre a survécu mais a été laissé avec des séquelles permanentes. Lorsqu’il a été interviewé par la police à propos de ce crime, il a volontairement avoué qu’il avait déjà kidnappé et assassiné une femme et il a conduit la police à ses restes dans un champ.

– Richard Dale Stokley, qui, avec un complice, a enlevé deux filles de 13 ans d’un camping, les ont conduites dans une région éloignée, les ont violées, poignardé dans les yeux, puis les ont tuées en écrasant leur cou avec le pied, puis ont jeté leurs corps nus au fond d’un puits de mine abandonné.

– Manuel Pardo, Jr., qui a tué sept virs et deux femmes dans cinq incidents distincts sur une période de quatre mois.

Au total, les quarante-trois délinquants exécutés en 2012 ont tué au total 70 personnes et ont blessé 12 autres pendant qu’ils commettaient les crimes graves pour lesquels ils ont été exécutés. Nous savons également que huit des quarante-trois (19 %) avaient déjà tué au moins une autre personne, et plusieurs avaient tué plus d’une. Et beaucoup de ceux qui n’avaient pas (autant que nous le savions) tué dans le passé avaient déjà commis d’autres crimes très graves. Au total, au moins les deux tiers de ceux exécutés en 2012 avaient déjà commis un homicide, une agression sexuelle, un vol qualifié, une agression criminelle ou un enlèvement.

Comme ces faits et une multitude d’autres données le montrent, nous réservons la peine de mort aux États-Unis pour les meurtres les plus odieux et les meurtriers les plus brutaux et les plus dénués de conscience. Ce n’est pas, comme le disent certains critiques, une sorte de loterie étatique qui choisit de manière aléatoire un nombre malchanceux pour la peine ultime parmi tous ceux qui sont reconnus coupables d’un meurtre. Plutôt, le système de la peine capitale est un filtre qui sélectionne les pires des pires. Voici une statistique particulièrement révélatrice : des meurtres qui ont abouti à 43 exécutions en 2012, plus d’un tiers impliquait le viol de la victime du meurtre ou d’une autre personne soit par le délinquant exécuté ou son complice. Pourtant, parmi tous les homicides aux États-Unis au cours des dernières décennies, seulement environ 1 % impliquaient une agression sexuelle. Dans presque tous les trente et un États américains qui ont actuellement la peine de mort, les législateurs ont identifié le meurtre-viol comme particulièrement odieux et donc potentiellement méritant une peine de mort. En effet, avant que quelqu’un puisse être exécuté aux États-Unis, les législateurs doivent convenir que le type de meurtre commis mérite potentiellement la mort, et les procureurs et les jurés doivent convenir que ce meurtrier-ci mérite de mourir pour son crime.

Dit d’une autre façon, pour des assassins comme ceux décrits ci-dessus, porter une sentence moindre que la mort ne rendrait pas la justice, parce que la peine — vraisemblablement une longue période de prison — serait manifestement disproportionnée par rapport à ces crimes particulièrement répugnants. Les procureurs, les jurés et les proches des victimes de meurtre comprennent ce point essentiel. Comme la mère d’une des victimes de meurtre d’un des condamnés à mort de 2012 a déclaré au jury de détermination de la peine : « Je prie ce tribunal et ce jury de voir que justice soit rendue. Et la justice pour nous n’est rien de moins que la peine de mort ». Même les délinquants eux-mêmes reconnaissent parfois que la justice exige leur mort, comme trois de ceux exécutés en 2012 ont pleinement reconnus. Un qui avait tué deux hommes après un accident de circulation mineur a déclaré : « J’ai tué deux personnes. J’ai toujours accepté la responsabilité d’avoir pris leur vie [...] Je crois en la justice et je crois que les victimes, leur haine, leur colère, ils doivent obtenir justice ». Un autre qui a tué un gardien de prison de 63 ans pendant sa tentative d’évasion a plaidé coupable et a renoncé à tous les appels, ce qui a entraîné son exécution un an seulement après la détermination de la peine. Dans une lettre qu’il écrivit une semaine avant son exécution, il a félicité le procureur et a affirmé la justice de sa peine : « Je ne veux ni ne désire mourir, mais je mérite de mourir; je l’ai toujours dit ». En concluant, il a écrit : « La question n’est pas à propos de moi ou de futurs tueurs, la question est de veiller à ce que, dans les cas contestés, les victimes et leurs familles obtiennent justice promptement, tel que voulu et désiré ». Et un qui a enlevé, violé et assassiné une fille de 9 ans a déclaré à une cour fédérale : « J’ai tué la petite fille. C’est juste que la punition soit portée. Je crois que c’est une bonne chose, que la peine de mort empêche d’autres actes criminels ». Il a ajouté : « J’ai tué. Je mérite d’être tué ».

Nous nous sommes concentrés ici sur le but retributif de la peine de mort parce que, encore une fois, selon la doctrine catholique, la rétribution est le « but principal » de la punition. Dans Par l’homme son sang sera versé, nous montrons également que la peine de mort a divers avantages pratiques, comme la protection des gardiens de prison et des autres détenus contre les délinquants les plus dangereux, et la protection des membres de la communauté en donnant aux condamnés à perpétuité, qui s’échappent de prison, de bonnes raisons de ne pas tuer pendant qu’ils sont en cavale. Nous soutenons également que la peine capitale dissuade certainement au moins certains meurtriers potentiels, et incite fortement les meurtriers à négocier des aveux menant à des peines d’emprisonnement très longues, ce qui permet probablement d’épargner des vies en augmentant l’effet dissuasif et incapacitant de longues peines d’emprisonnement par rapport à des peines plus courtes. (Nous réfutons également les accusations fréquentes selon lesquelles le système de la peine capitale aux États-Unis entraîne l’exécution d’innocents, et fait preuve de discrimination à l’égard des minorités et des pauvres.)

Mais ne vous méprenez pas : le châtiment rétributif, en soi, fait du monde un endroit plus sûr et défend le Bien commun :

– Il renforce énergiquement la condamnation que la société manifeste envers le crime de meurtre, ce qui fait que ceux qui grandissent dans une communauté où la peine de mort existe auront moins de probabilités d’envisager même de tuer quelqu’un.

– Il arrime tout le barème des punitions pour les crimes graves au principe du juste dû, assurant la survie des châtiments rétributifs en tant qu’élément-clé du système de justice pénale, ce qui permet d’assurer le barème des peines contre les puissantes tendances modernes vers encore plus d’indulgence envers les criminels.

– Il réassure les familles et les autres proches des victimes de crimes graves qu’ils vivent dans une société qui est juste, et qui montre le respect qu’on a pour la vie des victimes, en infligeant à leurs tueurs une peine qui est vraiment proportionnée à la gravité de l’infraction.

– Elle favorise la repentance dans la mesure où elle sensibilise les délinquants à l’extrême gravité de leurs crimes, ainsi qu’au peu de temps qu’il leur reste pour se remettre en bons termes avec Dieu et à demander pardon aux familles de leurs victimes.

– Peut-être de façon plus importante, la peine de mort, dans sa gravité suprême, favorise la croyance et le respect envers la majesté de l’ordre moral et du système de droit humain qui dérive et soutient cet ordre moral.

Pendant bien plus d’un millénaire, les papes de l’Église catholique ont exercé l’autorité civile sur une grande étendue de territoire en Italie centrale appelée les États pontificaux. En tant que chefs d’État, ils ont souvent autorisé la peine de mort pour les meurtriers et d’autres personnes. Bien que nous ne disposions pas de données sur la fréquence à laquelle ils l’ont fait pendant le dix-neuvième siècle, nous savons qu’entre 1796 et 1865, six papes ont autorisé un total de 516 exécutions, quatre cinquièmes pour meurtre.

Cette approbation pontificale de la peine capitale, bien que plutôt récente dans l’histoire de l’Église, est largement ignorée dans les débats catholiques au sujet de la peine de mort, tout comme le fait frappant que, de 1929 à 1969, le code pénal de la Cité du Vatican elle-même prévoyait la peine de mort pour une tentative d’assassinat du pape. Les nombreuses dizaines de papes qui ont approuvé les exécutions dans les États pontificaux, et les représentants de l’Église responsables du code pénal de la Cité du Vatican ont compris la vérité que beaucoup d’autres dans l’Église moderne ont oublié : que la justice exige la peine de mort pour les crimes les plus odieux, et que si « le châtiment n’est pas porté par haine mais avec bon jugement, qu’il n’est pas non plus porté négligemment, mais après une mûre délibération », il favorise la sécurité publique et sert le Bien commun.

Copyright © 2017 Edward Feser et Joseph M. Bessette.
Traducteur : SJJ

Notes :

[1] Brugger, Capital Punishment and Roman Catholic Moral Tradition (University of Notre Dame Press, 2003), p. 73.

[2] Ibid., p. 112.

[3] Ibid., pp. 77 and 84.

[4] Réponse à une question du P. Richard John Neuhaus, publiée dans le numéro d’octobre 1995 de First Things.

[5] Dulles, «Catholic Teaching on the Death Penalty: Has It Changed?» dans Erik Owens, John Carlson, et Eric Elshtain, eds., Religion and the Death Penalty (Eerdmans, 2004).

[6] Voir « Le jet privé du pape François »

[7] Dulles, « Catholic Teaching on the Death Penalty: Has It Changed? », Op. cit., p. 26.

[8] Les commentaires du Cardinal Müller proviennent d’une entrevue avec le journal allemand Kölner Stadt-Anzeiger, 2016-mars-01. La traduction anglaise est citée par Maike Hickson, Le chef doctrinal du Vatican : Le Pape n’est pas un « théologien professionnel », LifeSiteNews.com, 2016-mars-14.

[9] Ces commentaires ont été faits durant une entrevue avec la revue allemande Die Zeit, 2015-décembre-30.

[10] Le Catéchisme de Baltimore est disponible à de nombreux endroits sur l’Internet. La peine de mort est traitée dans le troisième volume du catéchisme, qui est destiné aux élèves plus âgés. Voir www.baltimore-catechism.com/lesson33.htm, consulté le 4 juin 2015.

[11] SJJ : Je peux témoigner que, dans leur livre, les auteurs creusent profondément et vont jusque dans les détails très pointus dans les sciences sociales actuelles sur la peine capitale. Ma conclusion, après cette avalanche de statistiques, est que lorsque quelqu’un vous dit que « des études ont prouvé que la peine de mort est inutile/raciste/discriminatoire/etc. », montrez-leur tout simplement votre Premier doigt, et ensuite achetez-leur une copie du livre de Feser et Bessette.

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