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En Grande-Bretagne, huit ans de prison pour un avortement à la 39e semaine!

Une information à faire parvenir au Barreau du Québec, aux associations médicales canadiennes et québécoises et aux députés du parlement. Sur le blog  de Jeanne Smits du 17 septembre 2012:

(Sarah Louise Catt)

Une femme de trente-cinq ans vient d'être condamnée à huit ans de prison par un juge britannique pour avoir pratiqué un auto-avortement qui a provoqué la mort de son bébé à 39 semaines de grossesse. Sarah Louise Catt, de Sherburn-in-Elmet, dans le Yorkshire, avait déjà deux enfants de son mari au moment où elle a découvert qu'elle était enceinte d'un collègue de travail qui était son amant depuis plusieurs années. Hors-délais pour un avortement légal – elle a découvert sa grossesse à 30 semaines lors d'une échographie, et l'avortement n'est autorisé « que » jusqu'à 24 semaines en Grande-Bretagne – elle s'est procuré du misoprostol par internet, et a donné naissance à un garçon mort-né qu'elle dit avoir enterré.

Le cadavre de l'enfant n'a jamais été retrouvé mais l'affaire a été prise au sérieux. On a en effet constaté que l'échographie n'avait jamais été suivie d'une inscription à l'état-civil, ce qui a éveillé les soupçons. Sarah Catt a soutenu qu'elle avait subi un avortement légal dans une clinique de Manchester. Mais une enquête policière policière a permis de trouver trace dans son ordinateur de recherches sur l'avortement médicamenteux tardif ainsi que de sa commande de misoprostol en Inde. Elle a d'ailleurs plaidé coupable, tout en refusant de révéler où elle avait enterré le corps de son enfant.

Son mari n'était pas au courant de la grossesse et elle s'est éloignée de son amant pendant les mois autour de l'avortement.

Le juge a refusé de considérer l'affaire comme un homicide involontaire, jugeant que si le bébé avait été tué quelques jours plus tard à la naissance, Mme Catt aurait été accusée de meurtre. Il a donc prononcé une sentence assez lourde, précisant que celle-ci sanctionne le « choix délibéré, en pleine connaissance de la date du terme de la grossesse, d'avoir mis fin à celle-ci » alors qu'elle était parfaitement au courant que l'avortement était illégal :

« Ce que vous avez fait, c'est de voler à un enfant apparemment en bonne santé, vulnérable et sans défense, de la vie qu'il s'apprêtait à commencer. L'enfant encore dans le sein était si proche de la naissance, qu'à mon jugement toute personne qui pense droit estimerait ce délit plus grave que l'homicide involontaire », a dit le juge Cooke.(...)
 

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M-312 : la CECC invite les membres du Parlement canadien à prendre en compte le caractère sacré de l’enfant à naître

Sur le site de la CECC du 18 septembre 2012:

 

 

 

Ce mois-ci, le 21 septembre, les membres du Parlement fédéral vont poursuivre le débat sur la Motion 312 qu’a présentée le député Stephen Woodworth. Quelques jours plus tard, soit le 26 septembre, la Chambre des communes est censée voter sur la Motion. Le texte demande à la Chambre d’instituer un comité spécial pour examiner une déclaration du Code criminel selon laquelle « un enfant devient un être humain seulement lorsqu’il est complètement sorti du sein de sa mère ». L’article 223 (1) du Code dit : « Un enfant devient un être humain au sens de la présente loi lorsqu’il est complètement sorti, vivant, du sein de sa mère. » On trouvera le texte officiel complet de la Motion 312 sur le site Internet du Parlement du Canada, à l’adresse http://www.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?Language=E&DocId=5437818

L’Église catholique soutient que l’être humain existe dès la conception. La vie des êtres humains est, par conséquent, sacrée à chaque stade de notre existence – du début à la fin naturelle. « Béni soit le fruit de vos entrailles», dit l'Évangile de Luc en référence à Marie, qui était enceinte de l'enfant, Notre-Seigneur.

Au moment où la Chambre des communes s’apprête à débattre de la Motion 312, les évêques du Canada invitent tous les membres du Parlement canadien à bien prendre en compte le caractère sacré de l’enfant à naître et de chaque vie humaine. Nous encourageons aussi les catholiques du Canada, et toutes les personnes de bonne volonté, à prier pour que nos législateurs reçoivent la sagesse et le courage de faire ce qui est le plus susceptible de préserver et de promouvoir le bien commun, bien commun qui se fonde sur le respect de la dignité humaine de tous et de chacun.

+ Richard Smith
Archevêque d’Edmonton
Président
Conférence des évêques catholiques du Canada

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Quels est le nombre exact d'avortements par année au Québec?

Sur le site de YaPasdPRESSE du 16 septembre 2012:

 

(En 1997, déjà, il y avait plus de grossesse se terminant par un avortement chez les adolescentes que d'accouchements..., source Statistiques Canada)

 

 

 

Les statistiques officielles sur les avortements au Québec ne tiennent pas compte de toutes les interruptions volontaires de grossesses (IVG) ou avortements provoqués volontairement. C'est que les statistiques diffusées dans les médias n'incluent pas les IVG pratiquées par des médecins rémunérés à salaire plutôt qu'à l'acte; une sous-estimation d'environ 3 à 10 pourcent du nombre d'avortements par année selon l'Institut de la statistique du Québec. En incluant l'estimation de ceux-ci aux chiffres diffusés (généralement entre 3 et 10 pourcent de plus selon les années), il n'est donc pas faux de dire que pour la décennie de référence, le Québec a "géré" environ 30000 avortements par année. C'est en quelque sorte, une "ville" par année qui est ainsi éliminée des naissances entre 2001 et 2010.
 
Il faut préciser que ce ne sont pas des données secrètes, mais on ne les crie pas sur les toits non plus. Environ 30,000 avortements provoqués par année au Québec, c'est ce à quoi on arrive, avec une moyenne ajustée se situant entre 3% de plus, soit entre 29289 avortements par année (minimum moyen approximatif) et 10% de plus, soit 30684 avortements par année (maximum moyen approximatif), pour la période de 10 ans de 2001 à 2010.(...)
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Nazisme, esclavagisme et avortement. Une comparaison de Stephen Woodworth qui tient la route!

Certains vont de nouveau crier au scandale. Il n’y a pourtant pas matière à s’offusquer. Dans les trois cas, une catégorie de personnes s’arroge le droit de décider de la vie ou de la mort d’autres personnes. Pour les nazis, les Juifs ne sont pas des êtres humains; pour certains Américains du Sud au 19e siècle, les noirs n’en sont pas, et pour certains médecins du 21e siècle, un enfant presque né dont le talon est toujours dans le ventre de sa mère n’est pas un être humain. Il n’est qu’un tas de cellules lucratives quand on les élimine… Parce que cet enfant peut déranger, il ne saurait être reconnu comme un être humain, avec les droits qui en découlent.

Campagne Québec-Vie approuve la comparaison tout à fait juste du député Woodworth. Il est profondément stupide de définir un être humain selon les désagréments qu’il peut apporter à une autre catégorie de personne. Ce n’est pas parce qu’une personne peut être déranger par votre présence que cela lui accorde le droit de vous définir, par conséquence, comme non-humain et demander votre élimination… Un être humain est un être humain ou il n’en est pas un, indépendamment de sa relation avec tout environnement ou avec les autres personnes de son entourage. Toute autre considération est du pur délire.

Il est temps de reconnaître les droits des enfants à naître, comme nous le faisons déjà pour les enfants prématurés, dès la 20e semaine de grossesse. Personne ne conteste leur humanité. Le fait qu’un enfant de 20 semaine de grossesse ne soit pas considéré comme un être humain parce qu’il réside au sein de sa mère est incohérent. Il est temps de réviser une loi vieille de 400 ans.

Et pour ceux qui aimeraient définir l’être humain à partir de la 20e semaine, il faut rappeler que cette limite n’est qu’une limite de nos appareils actuels pour permettre la vie et la croissance de cet enfant prématuré à l'extérieur de l'utérus. Quand nos prochains incubateurs permettront de sauver des enfants prématurés à la 12e semaine de la conception, des enfants de 12 semaines de grossesse auront les mêmes droits que tout autre être humain. Encore une fois, nous ne pouvons définir un être humain selon les capacités technologiques extérieures à cet être humain!

Campagne Québec-Vie félicite le député Stephen Woodworth pour son courage et son honnêteté intellectuelle, si rare dans un monde ou le discours politiquement correct envoie les enfants, sources de soucis, à l’abattoir.

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La Marche pour la vie -- Un pèlerinage essentiel

C'est la deuxième journée de notre campagne de financement pour l'automne 2012. Nous nous avons fixé comme objectif la somme de 5 000 dollars. Je vous écris car plus que jamais, le Québec a besoin de Campagne Québec-Vie.

Pour les prochaines deux semaines, nous vous présenteront les projets que nous entreprenons pour sensibiliser le Québec aux menaces contre la vie et la famille telles l'avortement, l'euthanasie, le suicide assisté, la dénaturation du mariage et le démantèlement de la famille.


Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de la Marche annuelle pour la vie à Ottawa. L'année dernière, près de 20 000 personnes se sont rassemblées sur la colline parlementaire à Ottawa pour livrer un message simple et direct au gouvernement et au peuple canadien : "Oui à la vie, Non à l'avortement !"

Cette marche est d'autant plus un succès puisqu'elle attire, d'année en année de plus en plus de gens. Ce qui est de mieux, c'est que la grande majorité des participants sont des jeunes, ce qui nous donne à espérer pour le futur !  

http://www.youtube.com/embed/9JI_fUJJEu0

Par contre, organiser et faire la promotion d'une telle Marche n'est pas une mince affaire. Au contraire ! Cette marche engage des coûts monstrueux pour le mouvement pro-vie canadien. Pour notre part, ici à Campagne Québec-Vie, le coût de promotion de cette marche s'élève à quelques milliers de dollars par année: impression de circulaire et d'affiches, publicité payante sur Internet, publicité dans les journaux locaux, et j'en passe. C'est pourquoi nous avons besoin de votre aide pour faire rayonner la bonne nouvelle qu'il existe une telle marche annuelle à Ottawa.

Suivez ce lien pour donner à Campagne Québec-Vie

La Marche n'est pas seulement un témoignage auprès du public et des parlementaires canadiens, mais bel et bien un pèlerinage annuel pour les pro-vie du Canada et du Québec. C'est un temps fort de prière et de louange pour le Dieu qui donne la Vie en abondance, et qui nous exhorte à défendre les plus vulnérables de notre société et non de les supprimer. 

Merci de contribuer à l'essor de cette Marche par vos dons !

Pour la Vie,

Georges Buscemi

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Intervention scandaleuse du Barreau du Québec

Sur le site de Newswire.ca du 17 septembre 2012:

 

MONTRÉAL, le 17 sept. 2012 /CNW Telbec/ - Le Barreau du Québec est vivement préoccupé par la motion M-312 qui, si elle est adoptée à la Chambre des communes, aura pour conséquence de mener à la réouverture du débat sur le droit des femmes à l'avortement. « Le Barreau s'oppose à toute modification du Code criminel concernant le statut juridique du fœtus », déclare le bâtonnier du Québec, Nicolas Plourde, dans une lettre adressée au député Stephen Woodsworth. « Nous sommes en désaccord avec une démarche qui tend à éroder un acquis juridique fondamental en matière de droit des femmes, ajoute-t-il, et nous sommes d'avis qu'il faut éviter la voie d'un changement législatif qui minerait le respect des droits fondamentaux consacrés par la Charte canadienne des droits et libertés. »

« Cette position du Barreau du Québec, ajoute pour sa part le directeur général, Me Claude Provencher, s'appuie sur le principe que tout changement législatif pouvant avoir des conséquences sur une question aussi fondamentale que la définition du statut juridique du fœtus doit faire l'objet d'un débat social en profondeur. Il en va de l'exercice d'une saine démocratie. »

Motion M-312

Le député conservateur Stephen Woodsworth a présenté en début d'année à la Chambre des communes la motion M-312 pour que soit créé un comité spécial qui se penchera sur l'article 223 du Code criminel canadien. Actuellement, l'article 223 stipule qu'un enfant ne devient un être humain que lorsqu'il est complètement sorti, vivant, du ventre de sa mère. Le débat parlementaire doit se poursuivre prochainement et la motion sera ensuite soumise au vote. Si la motion M-312 est adoptée, un comité spécial sera formé pour évaluer si les preuves médicales actuelles concordent avec la définition fournie à l'article 223 et traitera de l'impact juridique sur les droits fondamentaux d'un « enfant, avant le moment où il a vu complètement le jour. »

La jurisprudence

Évoquant les décisions judiciaires déterminantes qu'ont été les arrêts Tremblay c. Daigle et Dobson c. Dobson, par la Cour Suprême du Canada, le bâtonnier Plourde rappelle que le fœtus n'a pas de statut juridique indépendant de celui de la femme qui le porte. Dans l'éventualité où on accorderait un statut juridique différent au fœtus, en l'occurrence celui d'être humain au sens de la loi, ce nouveau statut « entrerait directement en contradiction avec le droit des femmes à la sécurité de leur personne, droit garanti par la Charte canadienne des droits et libertés, indique le bâtonnier Plourde. »(…)

Pitoyable!!!

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Le 21 septembre 2012 sera une journée sur le thème de la banalisation de la violence sexuelle faite aux femmes

Sur le site du journal Le Quotidien du 17 septembre 2012:

 

 

(Chicoutimi) Malgré une diminution du taux de signalement des infractions sexuelles au Québec en 2011, les Centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean estiment qu'il ne faut pas crier victoire trop vite. Une certaine forme de banalisation, concept qui sera d'ailleurs le thème de la Journée d'action contre la violence sexuelle faite aux femmes le 21 septembre prochain, est en partie responsable de cette amélioration illusoire.

«Notre expérience, nous démontre qu'encore trop de femmes, et particulièrement les adolescentes, ne signalent pas le crime dont elles sont victimes à la police parce que d'une part, elles ont intégré le message de banalisation véhiculé dans la société et que, d'autre part, elles craignent que la police en fasse de même», explique Carole Tremblay, intervenante du CALACS à la Maison ISA-Saguenay, par voie de communiqué.

Une enquête sociale générale sur la victimisation au Canada relate que 58% des victimes ont admis ne pas avoir signalé une agression sexuelle à la police parce qu'elles considéraient que l'incident n'était pas assez important. «Comment prendre au sérieux la violence sexuelle exercée à ton endroit, lorsque la société projette partout, du journal local à la télévision, que les femmes sont des «objets» de consommation jetables. L'industrie de la séduction est en plein essor, et la banalisation de la violence sexuelle rend les frontières de l'acceptable de plus en plus ambiguës», ajoute Vicky Grondin, intervenante au CALACS Entre Elles.

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Stephen Woodworth intervient en chambre et compare le problème de l'avortement au régime nazi et à l'esclavagisme

Sur le site du journal La Presse du 17 septembre 2012:

(Le député Stephen Woodworth)

 

 

(Ottawa) Le député conservateur Stephen Woodworth compare les lois du Canada qui privent le foetus du statut d'être humain aux lois discriminatoires de l'Allemagne nazie et au régime esclavagiste des États-Unis.

Le parrain de la controversée motion 312 a livré un vibrant plaidoyer lundi en faveur de son initiative qui, il le reconnaît, pourrait bien être défaite dès la semaine prochaine.

La motion 312, qui vise à créer un comité parlementaire pour étudier la définition d'être humain dans le Code criminel du Canada, sera débattue vendredi après-midi à la Chambre des communes. Elle doit passer aux voix mercredi de la semaine prochaine (le 26 septembre).

«À ce stade-ci, je ne suis pas optimiste que j'arriverai proche de l'exigence du 50 % pour faire adopter cette motion, a reconnu le député ontarien. Mais je continue à vouloir continuer à rencontrer des députés et à les convaincre.»

«Je sais que la position du premier ministre a limité le soutien que j'aurais pu recevoir de certaines personnes», a-t-il ajouté, au sujet du soutien de certains de ses collègues.

Le premier ministre Harper a déjà annoncé qu'il voterait contre cette motion, puisqu'il avait promis en campagne électorale qu'il ne rouvrirait pas le débat sur l'avortement.(...)

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De l'aigle Lucien Bouchard aux chefs de fourmis...

Lucien Bouchard vient de nous livrer de superbes lettres à un jeune politicien. Superbes, elles le sont par le ton et l’ampleur de cette vision sur le monde, nourrie de ce qu’on appelait autrefois, les humanités.

 

(BOUCHARD, LUCIEN. Lettres à un jeune politicien. Éditions VLB, Montréal, 2012, 121 p.)

 

 

Tu as certainement entendu parler du cours d’humanités classiques, aboli durant les années 1960 au profit des cégeps. Sache que ce furent pour plusieurs, dont moi, des années excitantes. J’adorais le grec et le latin. J’ai déjà dit que j’aurais payé pour faire des versions latines. Les oblats encourageaient l’engagement et la créativité. Il me semble du reste, que nous ne sommes pas assez reconnaissant envers ces milliers de religieux enseignants des deux sexes qui ont formé des générations de jeunes québécois. Je nous trouve même plutôt ingrat. (BOUCHARD, LUCIEN. Lettres à un jeune politicien, éditions VLB, Montréal, p. 26-27.)

Cette connaissance de la culture antique et de l’histoire de l’humanité apporte un regard réaliste sur le monde et sur sa patrie. À la gestion du chef de fourmis, Bouchard oppose ce regard d’aigle qui voit à la fois le détail et l’ensemble du paysage, regard perdu certainement avec la disparition du cours classique…

Plus que d’opinions politiques personnelles, c’est de cette qualité humaine qu’est la connaissance réaliste de la condition humaine, pleinement consciente de sa fragilité, dont témoignent ces lettres.

Mais même si ces lettres témoignent d’une certaine ampleur de vue, maître Lucien Bouchard a appris avec le temps qu’il y a des sujets dont on ne peut discuter au Québec, ou alors au prix de sa crédibilité. Il ne reparle pas de la démographie québécoise et du taux de fécondité des « femmes de races blanches » selon les termes des instituts de statistiques. S’il aime son peuple, Maître Lucien Bouchard n’a peut-être plus l’immense courage de rappeler que la plus grande calamité du monde n’épargne pas le Québec et qu’ici aussi, nous tuons nos enfants.

Si le premier but d’un gouvernement est la poursuite du bien commun, la paix sociale et le maintien de l’ordre, l’élément de base de cette société, le droit à la vie, premier de tous les droits doit être respecté et défendu quand il est attaqué :

« On ne peut penser qu’une société puisse combattre efficacement le crime quand elle le légalise elle-même dans le cadre de la vie naissante ». (Benoit XVI, 16 septembre 2006)

Le silence de tous nos politiciens, la nécessaire et absente dénonciation du crime de l’avortement, demeure une tâche indélébile sur leur parcours, aussi glorieux soit-il. Pas un chef politique, depuis 1968, ne mérite d’être considéré comme un grand politicien. Celui qui a laissé tué sans dire un mot des milliers d’enfants sous son mandat, n’a plus de leçons à donner à l’histoire… Du regard d’aigle ou de celui du chef de fourmis, quelle importance si chacun a détourné son regard pour ne pas entendre la voix de sa conscience lui dicter de crier, ou d’agir… Toute personne, chef politique ou simple citoyen, dont la principale préoccupation est soit l’économie, l’environnement, la culture, l’état du système de santé, l’éducation, alors qu’un génocide d’enfants, de trente milles enfants annuellement, se déroule sous ses yeux, est aveugle, volontairement aveugle, par manque de courage…

Le lieutenant Charles Péguy, écrivain mort sur les premières lignes de bataille pendant la première guerre mondiale, écrivait :

« Celui qui ne gueule pas la vérité lorsqu'il la connaît, se fait le complice des menteurs et des faussaires ! »

…Et des génocidaires aussi, oui, assurément!

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Les raisons de Gilles Duceppe de s'opposer aux référendums d'initiative populaire...

 
(L'ancien chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe)
 
 
 
Pensons à la fiscalité. On a vu en Californie un référendum qui a réussi à empêcher toute hausse de taxe foncière. Séduisant, certes, mais inconséquent... certainement. Pensons aux droits des minorités. La question du mariage gai a fait l’objet de maints débats. Est-il farfelu de penser que certains se seraient saisis d’un tel outil pour nier ce droit à des personnes qui n’ont pas la même orientation sexuelle que la majorité ?
Les partisans des RIP exécutoires nous diront qu’il faut obtenir des signatures dont le nombre doit atteindre 15 % de la population. Mais cela n’est pas impossible et cela ne signifie pas pour autant qu’il serait souhaitable de débattre du sujet proposé ni qu’il ne serait approprié de le faire à tel moment donné.
Les mêmes partisans des RIP nous diront qu’il faudra baliser les sujets qui feraient l’objet d’un RIP afin de ne pas réduire, par exemple, les droits des minorités, de ne pas soumettre des questions de conscience à un tel processus. Bonne chance, car quiconque est déterminé à procéder par RIP saura contourner ces balises, ou a contrario, les utiliser (par exemple les droits des minorités et la Constitution).
AMÉLIORER NOTRE DÉMOCRATIE
Il ne reste donc que deux solutions. La première, c’est de réserver un droit de veto à l’Assemblée nationale, mais les partisans d’un RIP dénonceront le refus de procéder décrété par les élus, alors que des milliers de citoyens auraient exigé la tenue d’un référendum.
La deuxième solution c’est de faire progresser notre démocratie en rendant obligatoire la création d’une commission parlementaire portant sur le sujet proposé par un RIP. Pour ne pas tomber dans les débats à n’en plus finir, cette commission devrait se dérouler dans une limite de temps raisonnable.
L’Assemblée nationale pourrait par la suite prendre une décision en tenant compte à la fois d’un appui important au sein de la population et également de l’avis de la société civile, d’experts et de témoins provenant de l’étranger ayant une expertise dans le domaine. Nos élus seraient alors mieux préparés à prendre une déci­sion responsable.

Et grâce à une commission parlementaire, comme ce fut le cas pour la question de l'euthanasie, le gouvernement pourra faire croire à la population qu'elle n'avait pas déjà décidé à l'avance des solutions à apporter à un problème, même si les experts et organismes convoqués à la commission disent exactement le contraire des conclusions du gouvernement. Plutôt que cette caricature coûteuse de démocratie, il vaut mieux enterrer l'idée d'un référendum d'initiative populaire assortie d'une commission parlementaire... Tout ce qu'elle ajoutera aux projets et réalisations gouvernementales, c'est une bonne dose d'hypocrisie...

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