Blog - Campagne Québec-Vie
M'INSCRIRE
DONNER

Joignez-vous au mouvement

CQV défend la personne humaine, de la conception à la mort naturelle.

ou

×

Un excellent livre : Identité, sexualité. Des repères pour aujourd'hui

Impossible de résumer la quantité d'informations pertinentes contenues dans ce livre qui apporte un éclairage scientifique de premier ordre sur la théorie du genre, les origines connues de l'homosexualité, de la bisexualité et du transexualisme. Ainsi que de la pédophilie, qui, si elle est justement condamnée avec rigueur dans les milieux québécois, fut dans les années 1970, une expérience considérée comme valable pour maints auteurs et esthètes français.

L'auteur est médecin neuropsychiatre.

À lire de toute urgence.

 

 

Voici un court extrait sur l'origine de l'homosexualité :

 

L’origine de l’homosexualité

L’homosexualité s’origine dans des perturbations des relations parent-enfant, et plus précisément dans un déficit dans la relation, dans l’attachement et dans l’identification au parent de même sexe.

Le support d’identification au parent du même sexe n’a pas ou a mal fonctionné. Cet échec (la « désidentification ») conduira, tout au long de la vie, à une recherche identificatoire de l’autre, cet autre qui m’a manqué, l’autre comme moi : le père (l’homme) pour le petit garçon, la mère (la femme) pour la petite fille.

Il y a donc tout à la fois déficit dans la relation avec le parent du même sexe, carence du support d’identification, mais aussi recherche de celui-ci, quête de son identité, en miroir, par manque d’une référence pour affronter la différence, l’altérité. L’orientation homosexuelle vise à compenser ce déficit identificatoire et relationnel parent-enfant. (p.73)

MASQUIN, LOUIS. Identité, sexualité. Des repères pour aujourd'hui. Éditions des Béatitudes, 2012, 208 pages.

Laissez un commentaire

Les « Hommen » sont libres

Les Hommen se sont inspirés du groupe dépravé des Femen, pour eux, combattre dignement pour une noble cause. Torse nu pour attirer l'attention, ils manifestent pour le droit des enfants d’avoir un père et une mère, contre le « mariage » gai. Lors d’une finale de tennis à Rolland-Garros, ils ont agité des banderoles et perturbé le match quelques instants, avant d'être arrêtés. Et poursuivis en justice.

 

C’est la 2e fois que des poursuites injustifiables sont abandonnées contre des manifestants contre la loi Taubira. Elle témoigne de la volonté du gouvernement socialiste d’intimider les Français pour les faire taire sur la question du « mariage » gai. Sur le site de l’Express.fr du 19 juillet 2013, ces détails :

Après 20 minutes d'une audience technique, Armand, Ambroise, Louis et Julien ont vu les charges retenues contre eux abandonnées par la Cour sur un point de procédure. Le tribunal a en effet prononcé la nullité des gardes à vue. « Nos clients se sont vus notifier leurs droits au bout de 3 h -3h30 alors que le Code de procédure pénal précise que cela doit être fait immédiatement », explique Me Frédéric Pichon, l'avocat d'un des quatre prévenus. Cette décision entraîne l'annulation du procès. (...)

Les manifestants contre le «mariage » gai sont harcelés sans respect du droit et du code civil par une police que le gouvernement socialiste voudrait au service de ses politiques, mais qui en a marre d’être un instrument de répression et d’injustice au service du délire socialiste.

Les Français sont conscients de combattre pour la protection des enfants. Ils ne lâcheront rien! 

Laissez un commentaire

Un nouveau livre dénonçant les dommages de la pilule contraceptive

Sur le site du Salon Beige du 19 juillet 2013:

 

(La pilule contraceptive, éditions du Rocher)

 

 

 

Saviez-vous que les hormones de synthèse sont au cancer du sein ce que l’amiante est au cancer de la plèvre ? En 1975, on découvrait 7 000 cas de nouveaux cancers du sein par an en France.En 2013, nous approchons des 60 000 cas, et chez des femmes de plus en plus jeunes... Cancers, AVC, thrombo-embolies, dépressions, perte de libido, autisme chez les enfants... de nombreux effets secondaires graves et plusieurs maladies sont impliquées. Les femmes ont peur à juste raison, nombreuses sont celles qui veulent changer, mais les labos et les médecins résistent. Ce marché colossal ne disparaîtra pas pour quelques morts, pour quelques handicaps...
 
Avec ce livre, les femmes vont enfin comprendre que la pilule n’est pas un bonbon inoffensif. Elles vont comprendre comment fonctionnent la contraception hormonale et le THS. Tout le monde va enfin savoir pourquoi les autorités médicales et la plupart des médecins se taisent et continuent à prescrire des médicaments dangereux. Enfin, les femmes pourront choisir en connaissance de cause les nouvelles alternatives contraceptives, sans danger, à leur disposition. La contraception du futur est en marche avec les biotechnologies écologiques !"
Laissez un commentaire

Question d'une jeune chrétienne à Justin Trudeau

LifeSiteNews.com du 18 juillet 2013 (traduction libre) — L'aile jeunesse de Campaign Life Coalition a publié une lettre ouverte sous forme de vidéo interpellant Justin Trudeau après que le chef libéral pro-avortement a gazouillé («tweeté») une photo de lui avec le pape Jean-Paul II.

Trudeau a affirmé sur un tweet du 12 juin son soutien au projet de loi C-266, qui vise à déclarer le 2 avril, jour de la mort du Pape, le jour du Pape Jean-Paul II au Canada.

Le projet de loi, présenté par le député conservateur Wladyslaw Lizon, a été adopté par la Chambre des communes ce jour-là, lors d'un vote de 216 contre 42.

La photo que Trudeau a tweetée le dépeint comme un enfant debout devant le pape avec son père, l'ancien premier ministre Pierre Trudeau, et une délégation canadienne.

Dans la vidéo, la jeune militante Sharon Milan de Campaign Life Coalition dit que, étant donné son appui du pape Jean-Paul II, « j'aurais pensé que vous seriez en faveur de ses efforts pour promouvoir une culture de la vie ».

« Cependant, vous avez déclaré que vous êtes prêt à briser le pays sur la question de l'avortement et de même sur le “mariage” de personnes de même sexe et vous avez indiqué que tous les libéraux doivent soutenir le droit de choisir l'avortement », dit Milan. « Cela semble en contradiction avec les valeurs claires de Jean-Paul le Grand, l'homme que vous semblez admirer. »

« Comme jeune catholique, je voudrais savoir comment vous conciliez ces deux positions? » a-t-elle ajouté.

(…)

 

//www.youtube.com/embed/kBIYraRcGXs

Laissez un commentaire

Poursuite en justice contre le gouvernement ontarien pour avoir supprimé le droit d'accès à l'information sur l'avortement

OTTAWA, 18 juillet 2013 (LifeSiteNews.com) (traduction libre) – La blogueuse pro-vie Patricia Maloney a annoncé ce matin qu'elle poursuivra le gouvernement de l'Ontario au tribunal au sujet de ses récents changements législatifs qui empêchent l'accès aux statistiques des avortements provinciaux.

La modification de la loi sur la liberté de l'information a été faite par le projet de loi 122, qui est entré en vigueur, inaperçu, en janvier 2012, mais mis à la vue de tous après que Maloney l’ait exposé sur son blogue, Run with life.

« En tant que blogueur et membre des nouveaux médias, je poursuis le gouvernement et conteste cette décision antidémocratique », a déclaré Maloney dans un communiqué de presse jeudi matin. « Les contribuables doivent savoir comment leurs impôts sont dépensés. »

Maloney dit qu'elle a découvert la modification lorsque le ministère de la Santé a répondu à une demande d'accès qu'elle a faite en mars 2012.

« Je ne m'intéresse pas au patient ou au médecin de famille, ou à l'identification des hôpitaux », a-t-elle dit. « Je respecte le double objectif de la liberté de la loi sur l'information, d'assurer la responsabilisation du gouvernement en fournissant des informations aux contribuables tout en assurant la protection des renseignements personnels des citoyens canadiens. Mais connaître les données relatives aux tendances provinciales et les taux d'une procédure médicale financée par l'État est juste. »

« Le gouvernement n'a pas restreint ce type de données généralisées pour toute autre intervention médicale. Cette modification est sans précédent ni justification », a-t-elle ajouté. « C'est une question de santé importante. Et maintenant, est cachée au public une dépense gouvernementale précédemment identifiée comme coûtant autant que 30 à 50 millions de dollars chaque année. »

Mme Maloney dit que le ministère de la Santé a refusé sa demande d'accès à l’information déposée en mars 2013. En conséquence, elle a demandé l’aide de l’avocat constitutionnel Albertos Polizogopoulos, et fait appel de la décision à l’organisme provincial d'information et de protection des renseignements personnels (IPC). L'IPC a confirmé la décision du ministère, précisant que la nouvelle section de la LAIPVP était claire dans son exclusion des documents relatifs à la fourniture de services d'avortement.

Maloney demande maintenant à la CPI de reconsidérer sa demande, et cherche à obtenir une révision judiciaire de la Cour divisionnaire de l'Ontario.

« En tant que blogueuse, Mme Maloney bénéficie de la liberté d'expression et de la liberté de presse garantie par la Charte des droits et libertés de la personne », a déclaré Polizogopoulos. « La Charte protège son droit de commenter des questions d'intérêt public. L'allocation des fonds des contribuables pour une procédure médicale qui reste la source de nombreuses controverses est certainement une question d'intérêt public et la suppression de ces informations ne peut être justifiée en droit ».

Laissez un commentaire

Dernière semaine de notre campagne de financement !

(Campagne Québec-Vie : pour que les personnes les plus faibles de nos sociétés soient protégées)

 

Campagne Québec-Vie travaille ardemment pour construire une civilisation de l’amour où le plus faible est le plus important, où le bon traitement de la personne la plus vulnérable témoigne de notre degré d’humanité. Nous comptons sur vous pour continuer cette œuvre de formation à la culture de vie, d’espérance et d’amour. 

Faisons nôtre cet inspirant appel à tous que nous lisons dans la fameuse lettre "L'évangile de la vie":

Appel à tous 

La question de la vie, de sa défense et de sa promotion n'est pas la prérogative des seuls chrétiens. Même si elle reçoit de la foi une lumière et une force extraordinaires, elle appartient à toute conscience humaine qui aspire à la vérité et qui a le souci attentif du sort de l'humanité. Il y a assurément dans la vie une valeur sacrée et religieuse, mais en aucune manière on ne peut dire que cela n'interpelle que les croyants : en effet, il s'agit d'une valeur que tout être humain peut saisir à la lumière de la raison et qui concerne nécessairement tout le monde.

(…)

Agir en faveur de la vie, c'est contribuer au renouveau de la société par la réalisation du bien commun. En effet, il n'est pas possible de réaliser le bien commun sans reconnaître et protéger le droit à la vie, sur lequel se fondent et se développent tous les autres droits inaliénables de l'être humain. Et une société ne peut avoir un fondement solide si, tout en affirmant des valeurs comme la dignité de la personne, la justice et la paix, elle se contredit radicalement en acceptant ou en tolérant les formes les plus diverses de mépris ou d'atteintes à la vie humaine, surtout quand elle est faible ou marginalisée. Seul le respect de la vie peut fonder et garantir les biens les plus précieux et les plus nécessaires de la société, comme la démocratie et la paix.

En effet, il ne peut y avoir de vraie démocratie si l'on ne reconnaît pas la dignité de toute personne et si l'on n'en respecte pas les droits.

Il ne peut y avoir non plus une vraie paix si l'on ne défend pas et si l'on ne soutient pas la vie, (…)

Le « peuple de la vie » est heureux de pouvoir partager avec tant d'autres personnes ses engagements; et ainsi sera toujours plus nombreux le « peuple pour la vie », et la nouvelle culture de l'amour et de la solidarité pourra se développer pour le vrai bien de la cité des hommes. (Évangile de la Vie, no 101)

Nous comptons sur vos prières, votre présence et votre bénévolat, sur votre contribution également. En cette dernière semaine de la campagne de financement, nous n’avons pas atteint encore la moitié de notre objectif. Merci de ce que vous pourrez faire pour la continuité de l’œuvre de Campagne Québec-Vie. Pour que nous puissions témoigner avec courage et une ténacité active, avec tous les hommes de bonne volonté, de la civilisation de l’amour, la civilisation des amoureux de la vie!

Des dons mensuels

Nous vous encourageons à souscrire au don mensuel, minime de 5 $ ou plus qui est une façon permanente et peu coûteuse de nous encourager. Ce don devient une sécurité pour votre organisme et lui permet de continuer, non seulement son œuvre de formation et d’information, mais aussi d’assurer les événements sur le terrain qui permettent de manifester notre opposition à l’avortement et de venir en aide aux femmes enceintes en difficulté.

Dons mensuels (options)
Option 1 : $5.00 CAD - par mois
Option 2 : $10.00 CAD - par mois
Option 3 : $15.00 CAD - par mois
Option 4 : $20.00 CAD - par mois
Option 5 : $25.00 CAD - par mois
Option 6 : $50.00 CAD - par mois
Option 7 : $100.00 CAD - par mois


Vous pouvez aussi nous téléphoner au (514) 344-2686 ou bien sans frais au 1 (855) 996-2686. 

Ou bien pour contribuer de toute autre façon, cliquez sur FAIRE UN DON pour avoir l’information, pour faire un don en ligne, ou pour obtenir nos coordonnées.

Laissez un commentaire

La loi restreignant l'avortement au Texas est promulguée

Sur le site du journal La Presse du 18 juillet 2013:

 

(Le gouverneur Rick Perry, un bel exemple de courage et de détermination)

 

Le gouverneur du Texas, Rick Perry, a promulgué jeudi une loi restrictive sur l'avortement, qui pourrait mener à la fermeture de la plupart des cliniques de l'État pratiquant l'interruption volontaire de grossesse.
 
Plus d'une centaine d'élus républicains ont assisté à la cérémonie de signature. À l'extérieur du capitole de l'État, quelques dizaines de manifestants vêtus de noir protestaient contre la loi. L'étude de ce projet de loi a provoqué des semaines de manifestations au Texas.
 
La nouvelle loi interdit les avortements après la 20e semaine de gestation et détermine dans quels cas des médicaments provoquant l'interruption de grossesse peuvent être administrés. Elle exige également que les médecins qui pratiquent des avortements aient un accès privilégié dans un hôpital et limite les avortements aux centres chirurgicaux.
 
Seulement cinq des 42 cliniques d'avortement du Texas répondent présentement à ces exigences.
 
La loi entrera en vigueur en octobre et les cliniques auront un an pour se conformer aux nouvelles exigences ou fermer leurs portes. Le gouverneur a déclaré jeudi que la nouvelle loi visait à «protéger la vie» au Texas. (...)
Laissez un commentaire

Jessica Kruger, nouvelle ambassadrice de Lise Watier : des portes ouvertes pour les personnes handicapées

Sur le site du journal Métro du 18 juillet 2013:

 

(Jessica Kruger)

 

 

En choisissant une jeune quadriplégique de 21 ans comme ambassadrice pour son nouveau parfum Something Sweet, Lise Watier défonce quelques portes et brise certainement le cliché de l’égérie traditionnelle. Le jury du concours, lancé sur les médias sociaux à la fin avril, a été séduit «par sa personnalité colorée et sa joie de vivre». 
(...)
 
Pour la jeune égérie, l’industrie de la mode et de la beauté vit actuellement une «période de transition». «On voit de plus en plus de mannequins taille plus et de plus en plus de campagnes qui mettent de l’avant les différences, se réjouit-elle. Cela dit, il n’y avait encore rien pour les personnes à mobilité réduite. [Avoir gagné ce concours] me semble une belle occasion de montrer que même une personne en fauteuil roulant peut intégrer le monde du mannequinat.»

Mais selon les critères de beaucoup de personnes bien pensantes, les personnes handicapées ne doivent-elles pas être avortées avant leur naissance? Parce qu'elles auront obligatoirement une vie malheureuse?

Laissez un commentaire

Découverte pour le traitement de la trisomie 21?

Sur le site du journal Le Soleil du 17 juillet 2013, cette nouvelle:

 

(Jeanne Lawrence, PhD, de l'Université du Massachussetts)

 

 

 

Une équipe américaine est parvenue à désactiver le chromosome «en trop» qui cause le syndrome de Down, lit-on cet après-midi sur le site de la revue Nature, qui a publié la découverte. Aussi nommé trisomie 21, ce syndrome cause un retard mental et des malformations, notamment au cœur, chez ceux qui en sont atteints.

Les gènes humains sont en quelque sorte des longues chaînes qui se replient sur elles-mêmes pour former des chromosomes. Chez l’espèce humaine, ces chromosomes se regroupent en 23 paires différentes — dont une sert à différencier les sexes, les femmes portant deux chromosomes dits «X» et les hommes, un «X» et un «Y». Cependant, pour près d’une naissance sur 1000, la 21e paire de chromosome n’est pas une paire, mais plutôt un trio, et c’est cette copie supplémentaire qui cause la trisomie 21.
 
Or c’est justement ce troisième chromosome que l’équipe Jeanne Lawrence, de l’Université du Massachussetts, a réussi à désactiver — d’une manière, d’ailleurs, qui peut a priori sembler étonnamment simple. Comme les femmes ont deux chromosomes X sur la 23e paires, en effet, elles ont un gène nommé XIST qui a pour tâche de désactiver (au moins en partie) l’une des deux. Mme Lawrence a donc inséré ce gène dans le chromosome 21 de «cellules-souches trisomiques», puis a pu constater qu’il avait été inhibé. (...)

Sur le site de genethique.org, on retrouve cette explication supplémentaire :

 

Concrètement, l'expérience a été réalisée "à partir de cellules provenant de trisomiques et reprogrammées pour retourner à un état quasi embryonnaire [...] afin d'obtenir différentes sortes de tissus de l'organisme". C'est donc la technique des cellules souches pluripotentes induites (iPS) qui a été utilisée. L'équipe est donc passée à une nouvelle étape qui consiste à tester cette "thérapie du chromosome" afin de savoir si elle peut "corriger  les pathologies chez des souris [...] atteintes de trisomie 21". Selon Jeanne Laurence, les premiers résultats devraient être connus "d'ici un an".

Le progrès vient des découvertes éthiques. Ce sont les cellules souches adultes qui donnent de l'espoir aux chercheurs, pas les cellules extraites d'embryons détruits, qui n'ont rien apporté de probant depuis qu'elles sont utilisées...

Laissez un commentaire

Le Royaume-Uni veut exercer une plus grande surveillance des sédations terminales...

Sur le blog de Jeanne Smits du 17 juillet 2013:

 

 

 

 

(...)
 
Le protocole de « fin de vie » connu sous le nom de Liverpool Care Pathway, reposant sur la sédation « terminale » ou « palliative » devrait être abandonné d’ici à l’automne, aux termes d’une enquête parlementaire qui a mis en évidence les abus liés à la procédure, rapporte LifeSite.
 
Le  LCP, « parcours de soins de Liverpool », prévoit notamment le retrait de l’alimentation et de l’hydratation couplée à une sédation profonde continue si cela est jugé conforme aux « meilleur intérêt » du patient souffrant d’une maladie incurable.
 
Dans les faits, de nombreux médecins et proches de patients ont affirmé ces dernières années que le parcours est volontiers appliqué à des patients qui ne sont pas en fin de vie, sans concertation avec la famille, son utilisation constituant parfois ou fréquemment, selon les sources, une euthanasie lente.
L’enquête parlementaire, sous le titre « Davantage de soins, moins de parcours », met en avant les cas de soins et de prises en compte des symptômes inadaptés ou insuffisants, et un recours systématique et sans humanité à ce protocole qui cause la mort dans les 29 heures, en moyenne.
 
Ce sont les journaux tabloïdes plutôt conservateurs qui ont fait éclater le scandale en donnant la parole à des proches outrés de voir leurs proches poussés vers la mort alors qu’ils auraient pu vivre encore pendant une durée indéterminée.
 
Le Parlement a alors joué son rôle, et il n’a pas démenti la crainte et l’indignation des proches des malades. Norman Lamb, ministre qui a commandé l’enquête, l’avait fait en expliquant qu’il avait été personnellement « horrifié » par les souffrances dont témoignaient les proches qui avaient perdu un être cher par le LCP.
 
Il fait maintenant état de cas où le protocole fonctionne bien, mais assure qu’il y a « trop » d’exemples où les soins et les relations avec les patients et les proches ne sont pas bons : « Cela doit changer », a-t-il dit, invitant les médecins et soignants à ne pas attendre la mise en place de directives pour remettre en cause leur façon de travailler et pour revoir sur tous les plans les cas des patients actuellement « soignés » par selon le LCP ou des protocoles similaires.
 
L’un des membres de la commission d’enquête, Fiona Bruce, élue conservatrice, estime que la procédure est effectivement utilisée pour hâter la mort. Elle a de cela une expérience personnelle du LCP puisque ses deux parents y ont été soumis : son père, 83 ans, était entré à l’hôpital pour une maladie non identifiée qui l’avait laissé « faible et fragile ».
 
C’est au hasard d’une rencontre avec une infirmière dans un couloir que celle-ci lui a appris presque en passant que son père n’allait pas très bien. « Il n’a pas longtemps à vivre. Nous le mettons sur le parcours de Liverpool. » Cela tombait mal : Mme Bruce avait vu sa mère mourir de déshydratation dans d’affreuses souffrances deux ans plus tôt, alors qu’elle avait été placée d’office sur le parcours deux à la suite d’une opération au cerveau, et en avait conçu un sentiment de culpabilité terrible. Pour son père, Mme Bruce s’est battue jusqu’à ce qu’on le réalimente et réhydrate. En janvier, cela faisait six mois qu’on l’avait emmené dans une maison de soins où il allait pour le mieux, bien soigné, mangeant avec appétit, et heureux de voir sa famille.
 
L’enquête parlementaire aura révélé une multitude de mauvaises pratiques autour des soins apportés aux mourants : « Un manque d’implication et de compassion, manque de personnel bien formé, aucun accès à l’information adéquate à propos des soins palliatifs en dehors des heures de travail de 9 à 5 du lundi au vendredi », a déploré Lady Neuberger, à la tête de l’enquête.
 
On peut espérer que les choses changent au Royaume-Uni dès lors que l’enquête parlementaire aura donné lieu aux changements qu’elle réclame : il ne sera plus question du LCP mais d’un « plan personnalisé de soins appuyé sur des directives de bonnes pratiques insistant sur la condition individuelle des patients et impliquant un praticien expérimenté qui sera nommément responsable de sa mise en œuvre. »
 
Est-ce à dire que l’utilisation euthanasique des protocoles de sédation palliative sera exclue ? Au vu de l’état actuel du dossier, il me semble que non : la pratique n’est pas bannie d’office. En exigeant davantage de communication avec les proches, en laissant au corps médical la dernière décision, on peut arriver à des cas comme celui de Vincent Lambert et son euthanasie lente par consensus, si l’on peut dire.
 
Mais l’intérêt du coup de frein parlementaire est d’avoir à la fois souligné la réalité de cette activité euthanasique dans les hôpitaux anglais, et d’avoir montré qu’elle vise, dans une proportion non déterminée de cas, des personnes qui ne sont pas sur le point de mourir. L’un des gros problèmes de ces protocoles est qu’ils reposent sur une prédiction du temps qui reste à vivre qui demeure très incertaine, de l’avis de médecins expérimentés.
 
Mais l’ambiguïté de la sédation palliative ou terminale reste entière. Soit elle est utilisée à bon escient, pour éviter des souffrances inutiles liées à l’alimentation, ou lorsque celle-ci ne répond plus à son but qui est de nourrir ; pour alléger la douleur, aussi, quitte à hâter involontairement la mort ; soit elle est mise en place en fonction d’une « qualité de vie » jugée insuffisante, en vue de causer la mort : c’est alors une mise à mort volontaire, une euthanasie inacceptable dans tous les cas.
 
(...)
Laissez un commentaire