Quelques réflexions de la chroniqueuse Lysiane Gagnon sur les mères porteuses
Sur le site du Journal La Presse du 29 avril 2014 :
(L'adoption à la naissance est un choix intelligent qu'on semble trouver partout, sauf au Québec.)
(Photo : hbimedialibrary sur flickr.com, licence creative commons)
Le «droit à l'enfant» est une fiction. Ce qui n'en est pas une, c'est le droit de l'enfant de connaître ses origines, (...)
Il y a d'autres façons de combler ses désirs de parentalité que le recours à la fertilisation in vitro. La plus sensée passe par l'adoption - il y a des milliers d'enfants, à travers le monde, qui n'attendent qu'une famille. (...)
Et si l'on cessait les avortements au Québec?
Laissez un commentaireExcellents textes de Lise Ravary, Mathieu Bock-Côté et autres chroniqueurs aujourd'hui sur les mères porteuses
Sur le site du Journal de Montréal du 28 avril 2014, un texte de Lise Ravary, « Et les droits des enfants, bordel ? », à lire en entier. En voici un extrait :
(Photo : Louperivois sur wikimédia.org, licence creative commons)
(...)
Une blessure irréparable
Il faut peut-être savoir, d’expérience, à quel point les êtres coupés de leurs origines souffrent de ne pas savoir qui les a conçus, qui sur la planète a les mêmes yeux, la même morphologie, le même tempérament qu’eux, pour savoir que le droit de l’enfant à ses origines passe avant le prétendu droit à l’enfant.
L’identité d’un être humain commence dans les gènes de ses ancêtres. Pour les orphelins génétiques, c’est ainsi qu’on nous appelle, le passé n’est qu’un grand trou noir au fond duquel, trop souvent, ils échouent.
Autrefois, seuls les adoptés cherchaient, souvent avec la force du désespoir, leurs parents biologiques. Mais les adoptés savent que leur vide identitaire résulte d’un accident de la vie dont ils ont été rescapés, dans leur intérêt supérieur. Mais est-il dans l’intérêt supérieur de l’enfant de naître sans héritage biologique et génétique pour satisfaire le désir d’enfant chez l’adulte?
Les êtres humains ne surgissent pas d’une fiole livrée par Fedex et d’un ventre emprunté pour l’occasion.
La société a des devoirs face à ces enfants du «progrès». Il faudra plus qu’une nouvelle Claire Lamarche pour les aider à répondre à la question qui tue en dedans quand la réponse ne vient pas: «Qui suis-je?»
(...)
Sur le site du Journal de Montréal du 28 avril 2014, l'article « Comment fait-on les bébés ? » de Mathieu Bock-Côté :
Mais qu’en est-il de l’enfant, ici? Doit-on le considérer comme un produit de consommation?
On nous dira aussi: si une femme décide d’être mère porteuse, de quel droit l’en empêcherait-on? En quoi la société pourrait-elle bloquer ses choix? Derrière cela, on retrouve la figure d’un individualisme si radical qu’il en est devenu pathologique. La société doit accommoder ses caprices, quels qu’ils soient. Et ces caprices, on les présentera comme des droits fondamentaux.
Sur les coût exorbitants de la fécondation in vitro, un article d'Esther Bégin, « In vitro : nos impôts servent à « ça » ? », sur le site du Journal de Montréal du 28 avril 2014 :
Laissez un commentaireLa fécondation in vitro devait coûter à l’origine aux Trésors publics 63 millions de dollars de 2010 à 2015. Mais ses coûts ont vite explosé. En 2012, trois hôpitaux montréalais réclamaient pour eux seuls 123 millions pour implanter le service.
(...)
On apprenait la semaine dernière que le déficit du Québec pour l’année 2014-2015 sera bien pire que le 1,75 milliard prévu. Pour reprendre le contrôle des dépenses, il faut faire des compressions de 3,7 milliards, maintenant, là, là…
(...)
Alors, bien sûr, vous me voyez venir… Dans un tel contexte budgétaire, avons-nous les moyens de payer pour toute personne ou tout couple –homosexuel ou non- en mal d’enfants à tout prix ? Chaque bébé-éprouvette coûte environ 43 000 dollars à l’État québécois.
Est-ce que nos impôts doivent servir à « ça » ?
Exemple d'un site internet de sélection d'enfants
Voici le questionnaire à remplir pour choisir le donneur de sperme ou d'ovules pour la fabrication de votre enfant. Sur le site nwcryobank.com :
(Les futurs surhommes « aryens » des Jeunesses Hitlériennes)
(Photo : German Federal Archives, licence creative commons)
Find your Donor:
Eye Color
Green
Hazel
Blue
Grey
Brown
Black
Hair Color
Blond
Brown
Red
Black
Auburn
Ethnicity
Quelle joie cela aurait été pour certains eugénistes de pouvoir enfin se choisir des caucasiens aux yeux bleus et aux cheveux blonds sans remords.
Laissez un commentaireLe gouvernement du Nouveau-Brunswick n'entend pas changer sa politique sur l'avortement
Excellente nouvelle. Sur le site de Radio-Canada du 28 avril 2014 :
(Photo : e r j k p r u n c z y k sur flickr.com, licence creative commons)
Pour la première fois, le premier ministre David Alward réagit dans ce débat. « Il y a accessibilité au Nouveau-Brunswick en même temps dans les hôpitaux. Alors, ça, c'est notre position. Il n'y a pas un changement qu'on avance », dit-il.
Et ce malgré le fait que le Parti libéral du Nouveau-Brunswick, lui, va dans la direction opposée. Sur le site de Radio-Canada du 27 avril 2014 :
L'accès à l'avortement a retenu l'attention samedi au congrès des politiques du Parti libéral du Nouveau-Brunswick. (...)
la présidente des jeunes libéraux du Nouveau-Brunswick, Geneviève Gagné, a proposé un amendement qui ouvrirait la porte à un meilleur accès à l'avortement.
Une très forte majorité de délégués l'ont accepté.
L'avortoir Morgentaler pourra donc fermer ses portes, sans que le gouvernement ne lui vienne en aide financièrement. S'il n'est pas détruit, un jour, il pourra être transformé en musée de l'holocauste des enfants à naître.
Laissez un commentairePhilippe Couillard enlève le dossier de l'euthanasie à Lucie Charlebois qui avait voté contre l'adoption de principe...
Sur le site du Courrier Parlementaire du 25 avril 2014 :
(Le courage est contagieux... Si un parlementaire s'oppose au projet de loi 52, d'autres suivront
(Photo : emijrp sur wikimédia.org, sans copyright)
(...)Le premier ministre a assuré à la sortie de la première réunion de son Conseil des ministres, en fin d’après-midi, que le projet sera réinscrit au feuilleton avant l’ajournement des travaux pour l’été «au stade où il était» le 5 mars dernier, lors de la dissolution de l’Assemblée nationale. Pour réinscrire ce projet de loi, M. Couillard devra pourtant s’assurer de l’appui des 124 autres parlementaires, c’est-à-dire de l’unanimité des élus. (...)
Le courage d'un seul député est nécessaire pour bloquer la réapparition du projet de loi 52 (euthanasie). Il devra s'opposer au Dr Gaétan Barrette, fervent partisan de l'euthanasie, à qui revient maintenant le dossier.
Laissez un commentaireNathalie Petrowski cite Margaret Somerville sur la question des mères porteuses
Sur le site du journal La Presse du 27 avril 2014 :
(Qui est la mère de l'enfant d'une mère porteuse?)
(Photo : karindalziel sur flickr.com, licence creative commons)
(...)Ceux qui défendent le concept des mères porteuses invoquent souvent l'entraide ou l'altruisme de femmes qui travaillent soi-disant pour le bien de la reproduction de l'espèce. Et puis quoi encore ! À l'exception de celles qui le font pour aider une soeur ou une amie proche, je ne crois pas à l'altruisme ni au missionnariat des mères porteuses. Le plus souvent, les mères porteuses sont des femmes pauvres, exploitées par des couples en moyens. Quant aux enfants qu'elles portent, je partage à leur sujet la position de Margaret Somerville, sommité sur les questions d'éthique de McGill. «En général, a-t-elle confié à ma collègue Louise Leduc, les bébés issus des mères porteuses deviennent des produits manufacturés, coupés de leurs racines et de leur identité génétique.» (...)
Vous pouvez également lire les articles très critiques de Lise Ravary et Denise Bombardier sur le sujet.
Laissez un commentaireExcellents articles de Lise Ravary et Denise Bombardier (la suite) sur les mères porteuses
Sur le site du Journal de Montréal du 28 avril 2014, un article de Denise Bombardier à lire en entier. En voici un extrait :
(Photo : Asclepias sur wikimedia.org, licence creative commons)
( Vous pouvez également relire les articles de Lise Ravary parus aujourd'hui sur le sujet)
Laissez un commentaire(...)Le droit à avoir un enfant, revendiqué dans ce cas de figure, n’est pas un droit. L’enfant possède des droits dont le premier est de ne pas être un objet de consommation ni le fruit d’un fantasme narcissique de gens qui n’acceptent pas les limites physiques de la nature. En en faisant une revendication à l’égalité des sexes, «les lesbiennes peuvent avoir des enfants, pas nous car nous n’avons pas d’utérus», affirme sans sourciller le nouveau père, ces homosexuels instrumentalisent aussi leur orientation. Déjà la polémique est engagée et nombre de gens indignés et choqués par ces pratiques se taisent de peur d’être accusés d’homophobie. Ce qui est une aberration, car une femme de soixante-dix ans qui par refus de vieillir recourerait aux mêmes méthodes devrait être aussi dénoncée au nom du droit de l’enfant.
Le Québec se doit d’interdire les mères porteuses, une exploitation marchande du corps de la femme et le recours à la procréation assistée sans balises autres que la volonté d’un médecin ou d’un fonctionnaire. (...)
Lise Ravary et Denise Bombardier dénoncent le discours simpliste (de l'émission « TLMP ») sur l'affaire Joël Legendre
(Ces orphelins d'Haïti le sont par accident. Nos orphelins fabriqués par mères porteuses le sont expressément de par la volonté de ceux qui les font fabriquer...)
(Photo : carlosoliveirareis sur flickr.com, licence creative commons)
(Nous vous conseillons la lecture de l'article de Denise Bombardier paru aujourd'hui.)
D'excellentes réflexions des journalistes viennent dévoiler la bêtise d'une émission comme « Tout le Monde en Parle », lorsqu'elle traite de sujets le moindrement importants. À lire. D'abord deux articles de Lise Ravary, dont nous ne partageons pas tous les arguments, mais qui disent tout haut certaines vérités que peu de gens ont le courage de rappeler. Il faut lire en entier son article qui s'intitule « Et les droits des enfants » du 27 avril 2014 dont voici un court extrait :
Droits aux origines, importance de la mère dans le développement de l’enfant, marchandisation du corps de la femme, éthique de l’achat d’ovules par catalogue, financement par l’État des «projets parentaux» pour les couples de même sexe, autant de débats fondamentaux emportés par de grands éclats de rire sur le plateau de Tout le monde en parle, hier soir.
Ce qu’on était content pour le nouveau papa. Vive Joël! Vive le progrès! Vive les matantes spéciales! On n’allait quand même pas casser le party en évoquant les droits des enfants…
Et cet autre article de Lise Ravary sur le site du Journal de Montréal du 27 avril 2014 :
Laissez un commentaireOr, je ne peux que constater que nous sommes entrés dans l’ère de la manipulation et de la commercialisation de la vie humaine à grande échelle sans que cela ne semble nous troubler outre mesure.
Même la prostitution reproductive qu’est la gestation pour autrui, les mères porteuses, n’émeut plus les jeunes féministes. (...)
Se lancer à corps perdu dans la réingénierie humaine, parce que la science le permet ET parce que des commerçants y trouvent leur profit auprès d’une clientèle qui s’estime victime d’une injustice de la nature, et ce, sans aucune réflexion, sans débat, sans consultation, est de la pure folie. La marque d’une société déboussolée, qui accepte de brader ses valeurs les plus fondamentales pour rester dans le droit fil d’un progressisme à la mode, propulsé par un individualisme triomphant.
20 minutes à Tout le monde en parle
Il y a de ces sujets dont on ne peut discuter franchement au Québec. Difficile de mettre en cause les droits circonstanciels de minorités historiquement victimes de discrimination sans être traité d’intolérance. Dans le cas qui nous intéresse ici, d’homophobie.
Le terrain des droits des gais est miné. La dernière fois que j’ai écrit un texte qui a déplu à certains militants homosexuels, ma famille et moi avons été la cible de menaces de mort. (...)
Quand le Québec a brièvement discuté de permettre le mariage gai au début des années 2000– une décision imposée par la cour d’appel de l’Ontario – personne n’a osé soulever la question délicate de la parentalité. Quand on a parlé de reproduction assistée au Québec, personne n’a osé soulever la question des couples homosexuels masculins.
Face à la perspective d’un débat houleux autour du droit à la parentalité pour tous, deux ex-ministres et pas les moindres, Jean-François Lisée et Réjean Hébert ont changé les règles du jeu en catimini, sans même se préoccuper des vides juridiques laissés dans le sillon de cette décision prise sur un coin de table. Ils ont placé la population devant un fait accompli: au Québec, tous les projets de parentalité assistée seront désormais pris en charge par l’État. Ce qui fait bondir bien des gens, avec raison.
Comme le disait une porte-parole de la Régie de l’Assurance-maladie : tout ce qu’il faut, c’est être une femme et avoir une carte d’assurance-maladie. (...)
Au lieu d’un débat à l’Assemblée nationale entre élus du peuple et de commissions parlementaires où auraient été entendus des philosophes, des éthiciens, des sociologues, des historiens, des psychiatres, nous aurons droit à une entrevue avec un papa vedette à Tout le monde en parle, le temple québécois de la bien-pensance et du consensus mou. (...)
Des questions aussi complexes que la filiation, le droit de tout être humain à ses origines, la marchandisation du corps des mères porteuses et le commerce des éléments fondateurs de la vie, tout cela sera réglé en 20 minutes, le temps d’une entrevue complaisante – j’entends d’ici Dany Turcotte glousser de bonheur – dont l’exclusivité a été négociée au préalable pour mousser les cotes d’écoute, et pousser au maximum les tarifs publicitaires de l’émission. (...)
« Nous sommes indignés et dégoûtés que ce matériel puisse être inclus dans les déchets médicaux reçus à l'installation »
Sur le site de LifeSiteNews du 24 avril 2014 (traduction CQV) :
PAR PATRICK B. CRAINE
SALEM, Oregon, le 24 Avril 2014 (l LifeSiteNews.com ) - Le conseil de commissaires du comté de Marion a annoncé mercredi soir qu'ils mettent un terme au programme de transformation de déchets en énergie qui utilisait l'incinération de bébés avortés pour produire de l'électricité.
Le catholique Steve Weatherbe de la Colombie-Britannique a révélé le 21 avril que le gouvernement de la Colombie envoyait des restes de fœtus à l'installation Covanta Marion de transformation de déchets en énergie, pour être brûlés avec les déchets médicaux. L'histoire a fait les nouvelles nationales après que l’agence LifeSiteNews ait rapporté cette révélation mercredi après-midi.
"Nous sommes indignés et dégoûtés que ce matériel puisse être inclus dans les déchets médicaux reçus à l'installation», a déclaré la commissaire Janet Carlson dans un communiqué mercredi.
«Nous ne savions pas jusqu’à aujourd’hui que cette pratique avait lieu. Nous prenons des mesures immédiates et entamons des discussions avec Covanta Marion afin de nous assurer que ce type de déchets médicaux ne soit pas accepté à l'avenir ". (...)
L'installation d'alimentation, situé dans Brookes juste à côté de la I-5, brûle les déchets dans deux chaudières massives à une température d'environ 2000 degrés Fahrenheit. Les transferts de chaleur dans les tubes d'eau créent de la vapeur pour actionner des turbines. Les turbines produisent de l'électricité.
(Rappelons que la Grande-Bretagne a connu un pareil scandale il y a quelques semaines à peine.)
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Des enfants à naître canadiens brûlés en Oregon pour produire de l'énergie?
Sur le site de Radio-Canada du 24 avril 2014 :
(Photo : Marie_Astier sur flickr.com, licence creative commons)
(...)Une commission américaine a ordonné à une usine de cesser d'accepter des déchets biomédicaux pour produire de l'énergie, après avoir appris que les déchets brûlés pourraient inclure les tissus de foetus avortés en Colombie-Britannique. (...)
Les autorités régionales de la santé de la Colombie-Britannique ont un contrat avec une entreprise qui envoie les déchets biomédicaux, tels que des tissus de fœtus, des tissus cancéreux et des membres amputés, en Oregon, où ils sont incinérés dans une usine de transformation d'énergie, d'après les propos de la porte-parole du ministère de la Santé de la province, Kristy Anderson, à l'Associated Press. (...)
Une perte de sensibilité épouvantable permet de telles atrocités. Heureusement, du côté américain, la commission refuse d'aller plus loin dans ce marchandage de cadavre...
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