Par votre présence à Ottawa, par vos prières, par vos dons, Campagne Québec-Vie a besoin de vous!
Ne respectez pas vos promesses, M. Hollande!
C'est le souhait que l'on peut faire pour la douce France! Voici un résumé de quelques aberrations contenues dans le programme de François Hollande, parue sur le site Yahoo.fr du 7 mai 2012:
(François Hollande, nouveau président de la France)
François Hollande, élu dimanche soir président de la République, est favorable à l'ouverture du mariage pour les homosexuels en France et à une évolution de la loi Leonetti qui encadre la fin de vie, mais est hostile à la dépénalisation de la consommation de cannabis.
*DROIT DES HOMOSEXUELS:
François Hollande est favorable à l'ouverture du droit au mariage et à l'adoption pour les couples homosexuels, qui font partie de ses 60 engagements présentés aux Français. Une loi dans ce sens devrait intervenir "au plus tard au printemps 2013", s'il est élu.
Il est également favorable à la Procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples lesbiens "dans les conditions actuelles d'âge et dans le respect de l'anonymat du don de gamètes", mais il se dit "hostile à la gestation pour autrui" (GPA).
*DROGUE:
La question des drogues ne figure pas dans les 60 propositions du candidat François Hollande, mais ce dernier a affirmé qu'il ne reprendrait pas la proposition du sénateur-maire PS de Dijon François Rebsamen, son conseiller pour la sécurité, visant à transformer en contravention le délit de consommation de cannabis.
"Je ne la reprendrai pas pour des raisons qui tiennent à la nécessité de l'interdit qui ne doit pas être affaibli", a-t-il expliqué en avril sur RTL.
"Je ne veux pas donner le moindre signal de renoncement à une dissuasion par rapport à cette consommation de cannabis", a-t-il ajouté, précisant que "nous pouvons rester sur une logique pénale, y ajouter une logique de soin".
*EUTHANASIE:
François Hollande propose "que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d'une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité".
Sans utiliser le mot d'"euthanasie", il estime qu'"il faudra une procédure: quand une personne demande, parce qu'elle n'en peut plus (...) d'en terminer avec cette souffrance".
"Il ne s'agit pas de dépénaliser mais d'encadrer cette mort dans la dignité", selon le candidat PS qui juge que la loi Leonetti qui encadre la fin de vie est "utile" mais qu'il y a un "manque considérable" et qu'il "faut davantage de soins palliatifs".
Une bonne réflexion sur la drogue, mais absence de réflexion sur bien d'autres questions...
Laissez un commentaireEn France, un réseau de soins palliatifs pour couvrir tout le territoire!
Sur le site du gouvernement français du 14 février 2012, on trouve cette information:
Le Premier ministre François Fillon a reçu, ce 14 février 2012, le rapport 2011 de l’Observatoire national de la fin de vie. Ce rapport, remis par son président le Pr Régis Aubry, fait le point sur les débats et les avancées de la recherche en matière de fin de vie. Il revient également sur l’avancement du programme de développement des soins palliatifs 2008-2012.
Le Premier ministre a souligné, à cette occasion, les résultats particulièrement significatifs obtenus grâce à ce programme, mobilisant au total 230 M€ et qui constitue l’une des priorités de santé publique du président de la République. Vingt unités de soins palliatifs supplémentaires ont été créées, permettant désormais de couvrir l’ensemble du territoire. En outre, 4 900 lits dédiés permettent la prise en charge des personnes en fin de vie dans près de 800 hôpitaux et cliniques. Au total, notre pays dispose donc de plus de 6 000 lits de soins palliatifs, soit 2 000 lits supplémentaires depuis le début du programme. Notre pays compte désormais 362 équipes mobiles de soins palliatifs et 22 équipes régionales pédiatriques, créées en 2011. La France est le seul pays au monde à proposer une telle offre pour la prise en charge des enfants en fin de vie et pour l’accompagnement de leurs familles.
François Fillon a réaffirmé la volonté du Gouvernement d’intensifier ces efforts pour développer une culture de la prise en charge palliative encore récente dans notre pays. Il a demandé à Xavier Bertrand, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, Roselyne Bachelot-Narquin, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale et Nora Berra, secrétaire d’Etat chargée de la Santé de préparer le nouveau cadre qui permettra la continuité et le renforcement de l’action publique en matière de soins palliatifs.
Il nous faut un réseau semblable pour couvrir tout le territoire du Québec!
Laissez un commentaireLes pays d'Europe refusent l'euthanasie, à part le minuscule Benelux...
Sur le site de Genethique.org du 4 mai 2012, ce rappel important:
Laissez un commentaireDans son numéro d’avril 2012, la revue Etudes publie un article d’Yves-Marie Doublet relatif à "La fin de vie en Europe".
A cette occasion, le quotidien La Croix relève deux points majeurs développés par l’auteur de l’article. En premier lieu, ce dernier précise que l’Europe ne semble pas vouloir légaliser "l’aide active à mourir". Pour Yves-Marie Doublet, si le Benelux a légalisé l’euthanasie, ce n’est pas le cas de l’ensemble des autres pays de l’Union européenne comme l’Allemagne où "l’homicide est pénalement sanctionnable même s’il a lieu à la demande du patient" ou encore, comme la Suède où "tout acte médical provoquant délibérément la mort est prohibé".
Au contraire, et c’est le second point développé, les pays européens n’ayant pas légalisé l’euthanasie ont fait le choix de développer les droits des malades en fin de vie par la lutte contre l’acharnement thérapeutique ou encore contre la douleur.
Dans cette même idée, et à l’occasion du "Tour de France" contre l’euthanasie effectué par l’Alliance Vita, Antoine Pelletier, pneumologue en soin palliatifs, précise que "la demande d’euthanasie est en réalité une demande à vivre autrement ? A nous de trouver ce qui se joue là". A titre d’exemple, le pneumologue précise que l’utilisation de sédatifs est un moyen pour soulager de grandes souffrances, car "l’euthanasie, c’est s’interdire de chercher et de trouver des réponses".
Chen Guangcheng aurait la possibilité de quitter le pays avec sa famille à une date indéterminée...
Sur le site du journal La Presse du 4 mai 2012:
Le militant des droits civiques Chen Guangcheng devrait pouvoir obtenir rapidement un passeport et un visa américains pour gagner les États-Unis avec sa famille, mettant un terme à une crise ouverte lorsqu'il s'était réfugié à l'ambassade des États-Unis la semaine dernière.
«Le gouvernement chinois a indiqué qu'il allait accepter la demande de M. Chen d'obtenir les documents de voyage appropriés», a déclaré la porte-parole du département d'État, Victoria Nuland.
«Les États-Unis s'attendent à ce que le gouvernement traite rapidement sa demande» concernant ces documents, «les États-Unis accorderont alors une attention prioritaire à sa demande de visa et à celle de sa famille proche», a-t-elle ajouté dans un communiqué.
Mme Nuland a indiqué que Chen Guangcheng avait reçu une offre de bourse de la part d'une université américaine, où il pourrait se rendre accompagné par sa femme et ses deux enfants.
Afin de ménager une sortie de crise honorable à la Chine, qui a exigé des États-Unis des excuses pour avoir hébergé le militant dans leur ambassade, le communiqué américain n'avance pas de date pour le départ du dissident, et ne mentionne aucune assurance ferme donnée par Pékin.
La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton avait estimé en fin d'après-midi que des «progrès» avaient été accomplis sur la situation de Chen Guangcheng.
L'affaire de cet avocat aveugle pourfendeur des avortements forcés a provoqué une crise dans les relations entre les États-Unis et la Chine, réunis vendredi à Pékin pour le deuxième et dernier jour de leur «dialogue stratégique et économique» annuel.
À l'issue de cette rencontre, Mme Clinton a souligné que les droits de l'Homme étaient «essentiels dans tous les pays».
«Nous abordons les cas individuels et les situations spécifiques chaque fois que c'est nécessaire», a ajouté le chef de la diplomatie devant des dirigeants chinois.
Le conseiller d'État chinois Dai Bingguo a rétorqué que la question des droits de l'Homme «ne devrait pas être utilisée pour s'ingérer dans les affaires intérieures» d'un pays ni «perturber les relations d'État à État».
Peu avant, le ministère chinois des Affaires étrangères avait indiqué que s'il voulait «étudier à l'étranger», Chen Guangcheng pouvait «comme les autres citoyens chinois, déposer une demande auprès des autorités compétentes par la procédure habituelle».
Vendredi matin, ce militant avait déclaré à l'AFP, de son lit d'hôpital à Pékin, qu'il était «en grand danger». Il avait ajouté espérer que le gouvernement allait «honorer les engagements signés entre la Chine et les États-Unis pour garantir (ses) droits de citoyen».
«Ma situation est très, très critique», avait-il estimé.
Un peu plus tôt, Chen Guangcheng s'était adressé directement au téléphone au Congrès américain qui avait organisé une audition sur son cas, appelant sur son téléphone portable un militant associatif, Bob Fu, présent à la réunion.
Chen Guangcheng, avocat autodidacte, s'est dit très inquiet pour la sécurité de sa mère et de son frère, restés dans son village du Shandong (est) et dont il n'a pas de nouvelles.
Ce militant est hospitalisé pour une blessure au pied - résultat de sa fuite le 22 avril de sa maison où il était en résidence surveillée.
Un avocat chinois venu lui apporter son soutien, Jiang Tianyong, a été emmené par la police jeudi soir et battu de telle sorte qu'il «est maintenant sourd d'une oreille et n'entend presque rien de l'autre», a déclaré à l'AFP son épouse, Jin Bialing.
Champion de la lutte contre les avortements forcés, Chen s'était réfugié à l'ambassade des États-Unis la semaine dernière après s'être évadé de chez lui, au nez à et à la barbe de dizaines de gardes qui le maintenaient en résidence surveillée depuis plus d'un an et demi.
Il avait quitté la mission américaine mercredi, ayant obtenu des assurances pour sa sécurité et celle de ses proches en Chine.
Mais après ses retrouvailles avec son épouse et ses amis, Chen Guangcheng a déclaré qu'il voulait quitter son pays, craignant des représailles contre lui-même et ses proches s'il restait en Chine.
Tant que les projecteurs des médias sont sur lui, Chen Guangcheng a une chance de s'en tirer. Mais s'il ne quitte le pays et que les caméras des journalistes disparaissent, comment ne pourrait-il connaître un sort pire que son ami avocat?
Laissez un commentaireLe taux de réussite de la fécondation in vitro? 30%...
Sur le site de Canoe.ca, cette information:
L'explication des statistiques du taux de réussite d'une clinique de fertilité
Il y a une grande diversité de mesures qui pourraient servir à évaluer les taux de réussite des technologies de reproduction assistée (TRA), et l'éventail des choix peut donner le sentiment de ne pas être à la hauteur à la personne qui doit prendre une décision. Parmi les façons de présenter le taux de réussite de la fécondation in vitro (FIV), on retrouve généralement l'un des exemples ci-après :
- un pourcentage calculé à partir de tous les cycles de traitement commencés à un moment donné qui se terminent par une grossesse. Cette méthode est souvent désignée le taux de grossesses par cycles de traitement commencés;
- le pourcentage de transferts d'embryons menant à une grossesse. On qualifie souvent cette méthode le taux de grossesses par transfert d'embryon. Le taux de grossesses par cycles de traitement commencés sera toujours plus faible que le taux de grossesses par transfert d'embryon parce que cette méthode ne tient pas compte du nombre de cycles annulés avant le transfert embryonnaire;
- le taux de naissances vivantes, qui diffère du taux de grossesses, car approximativement 15 % des grossesses obtenues par les TRA se terminent par des avortements spontanés. Le taux de naissances vivantes est donc vraiment le nombre de naissances vivantes par cycles de traitement commencés.
Comme ces méthodes pourraient vous sembler déroutantes, voici un autre exemple qui vous aidera à mieux comprendre. Dans celui-ci, 100 cycles ont été commencés, 90 cycles ont atteint le stade du transfert embryonnaire, 40 ont mené à des grossesses et 6 à un avortement spontané, autrement dit :
- le taux de grossesses par cycles de traitement commencés est alors de 40 % (40 grossesses pour 100 cycles) :
- le taux de grossesses par transferts d'embryons est de 44 % (40 grossesses pour 90 transferts d'embryons);
- le taux de naissances vivantes par cycles de traitement commencés est de 34 % (100 cycles, avec 40 grossesses, 6 avortements spontanés et 34 naissances vivantes).
D'après la Société canadienne de fertilité et d'andrologie, les données canadiennes pour 2010 et 2011 sont les suivantes :
- le taux de grossesses moyen par cycles de traitement commencés est 32 %;
- le taux de naissances vivantes moyen par cycles de traitement commencés est 30 %.
30% de réussite et 100% payés par nos impôts...
Laissez un commentaireCalendrier
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Laissez un commentairePour le développement des maisons de soins palliatifs: demande d'aide et Kilimanjaro!
Le journal Le Nouvelliste de Trois-Rivières du 4 mai 2012 nous apporte l'exemple de la maison l'Albatros:
(Trois-Rivières) La Maison Albatros de Trois-Rivières, spécialisée dans les soins palliatifs, est à la recherche d'un endroit pour construire une nouvelle demeure plus spacieuse et mieux adaptée aux besoins de ses résidents et de leurs familles. Un projet d'environ trois millions de dollars.
La directrice générale, Élise Rheault, explique que la Direction québécoise du cancer a recommandé en janvier dernier à plusieurs maisons de soins palliatifs d'augmenter le nombre de lits, et ce, près des communautés.
«Ici, il s'est avéré que nous avions besoin de quatre lits de plus (pour un total de 10). Même les maisons très récentes, construites il y a à peine deux ans, doivent augmenter leur nombre de lits. Vous comprendrez que notre maison qui est l'une des premières au Québec (1985) est maintenant désuète en termes d'infrastructures et de terrain. Nous sommes un peu enclavés. Nos chambres n'ont pas de salle de bain et ne correspondent plus aux besoins ni les espaces de vie d'ailleurs.»Le conseil d'administration a donc pris la décision de reconstruire à un autre endroit à moins qu'en cours de recherche d'un terrain, il ne découvre un immeuble existant qui pourrait faire l'affaire et qui permettrait d'autres agrandissements dans le futur. Mme Rheault explique par ailleurs qu'Albatros ne cessera pas ses opérations en cours de processus.
«C'est un beau projet qui en est à sa planification. On a visité quelques maisons de soins palliatifs pour voir ce qui conviendrait. On veut des salles de bain dans chaque chambre, des installations pour permettre des bains thérapeutiques, des espaces communs pour les familles, des espaces de vie à l'extérieur et un stationnement.»
Idéalement, la Maison Albatros qui dessert le Trois-Rivières métro jusqu'à Louiseville, Shawinigan et même Nicolet, souhaite rester près des voies rapides pour être facilement accessible. Mais cela dit, on recherche aussi un environnement serein et vert.
Dans quelques jours, les administrateurs de la fondation passeront à l'étape des esquisses du futur immeuble. La population devrait être sollicitée lors d'une campagne de mobilisation spécifique à ce projet car Albatros vit de subventions, des revenus de sa fondation et de dons.
«C'est un beau projet plein de défis. Il faut faire les bonnes choses et que ce soit précurseur d'avenir aussi», de conclure Mme Rheault. Quant à l'actuelle maison qui appartient à la corporation Albatros, elle sera louée ou vendue à la suite du déménagement. La décision n'a pas encore été prise.
Laissez un commentaireLe projet Défi Kilimandjaro Maison de soins palliatifs de l'Est-de-l'Île-de-Montréal 2012 est une activité de financement pour la Maison de soins palliatifs de l'Est-de-l'Île-de-Montréal, une maison de 20 lits permettant de desservir la population de l'est de l'Île. Ce projet a été initié par l'organisme Albatros Est-de-l'Île-de-Montréal, mouvement œuvrant dans la formation et l'accompagnement de gens en fin de vie et ce depuis au-plus de 30 ans.
Si l'aventure vous intéresse et que vous désirez soutenir ce projet qui répond à un besoin urgent pour notre population, veuillez nous contacter. L'argent amassé servira à défrayer les coûts de construction de la Maison.
Pour plus d'informations vous pouvez contacter:
M. Régis Arsenault
Tel: (514)622-1119
Courriel: [email protected]
ou consultez le site internet http://www.albatros-mtl.ca/
À noter : Messe francophone le 10 mai le matin de la Marche pour la vie à Ottawa


Bonne nouvelle ! Il y aura une Messe pour la vie en français qui aura lieu à l’église Sacré-Cœur, le jeudi 10 mai à 10 h, au 591, rue Cumberland, à l’intersection de la rue Laurier ! Celle-ci sera présidée par le primat de l’église canadienne et Archevêque de Québec, Mgr Gérald Cyprien Lacroix, et concélébrée par Mgr Paul-André Durocher, Archevêque de Gatineau. L’animation musicale sera en faveur de la vie de A à Z. Un vrai trésor. Encourageons ces deux importants archevêques qui ont fait le sacrifice pour nous de se séparer de leurs confrères qui pour la plupart seront à la cathédrale Notre-Dame !Vers les soins à domicile au Québec
Le journal de Québec du 4 mai 2012 nous apporte cette bonne nouvelle:
QUÉBEC - Afin de permettre aux aînés québécois de demeurer le plus longtemps possible dans leur milieu, Québec offrira des services à domicile à 50 000 personnes âgées de plus d'ici cinq ans.
Le gouvernement québécois a dévoilé hier les principales mesures de son ambitieuse politique sur le vieillissement qui prévoit des investissements supplémentaires de près de 2,7 milliards de dollars, en 2016-2017.
« Les investissements additionnels prévus cette année sont de moins de 200 millions. L’annonce d’aujourd’hui (hier) est clairement une promesse électorale », a déclaré, peu impressionnée, la présidente de l’Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic, Madeleine Michaud.
Ces propos ont rapidement fait réagir la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, qui a piloté ce dossier. « Pensez-vous qu’une telle politique, qui a demandé la contribution de 18 ministères et organismes gouvernementaux, se prépare en une semaine? », a répliqué la ministre.
Agir en amont
La politique Vieillir et vivre ensemble, chez soi, dans sa communauté vise à faire face au vieillissement accéléré de la population québécoise.
Elle touche les différentes facettes de la vie des aînés, de façon à intervenir en amont des problèmes et éviter autant que possible le recours aux soins lourds.
Cette toute première politique gouvernementale sur le vieillissement comprend notamment la création d’un programme conciliation travail-retraite et l’ajout d’une douzaine de maisons des grands-parents. Ces lieux favoriseront les échanges entre les aînés et les jeunes, entre autres, par l’aide au devoir.
« La vieillesse, c’est beau, quand c’est bien vécu », a témoigné avec aplomb M. René Bureau, de Québec, un aîné autonome qui célébrera en juillet son 97e anniversaire.
Hébergement
Il reste que 3 % des Québécois âgés vivent en centre de longue durée en raison d’une perte d’autonomie importante. Hormis la création de 800 nouvelles places en hébergement d’ici à cinq ans, la politique gouvernementale comporte peu de mesures concrètes pour rehausser les soins et améliorer la qualité de vie des aînés hébergés.
Le plan d’action sur le vieillissement vise par ailleurs à faciliter les déplacements des aînés dans la communauté. On souhaite, entre autres, étendre le système de navettes déjà en place à Montréal, Laval et Sherbrooke.
Brigitte Breton dans le journal le Soleil du 4 mai 2012 commente cette nouvelle:
Laissez un commentaireDepuis 2011, pour la première fois, la proportion des 65 ans et plus est supérieure à celle des moins de 15 ans. Les 65 ans et plus représentent aujourd'hui 16 % de la population. Dans 20 ans, la proportion atteindra 26 %. Forcément, dans bien des secteurs, les façons de faire doivent s'ajuster et changer. La ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, parle avec raison d'un changement de paradigme.
Déjà, notre système de santé peine à répondre aux besoins. Imaginez la situation lorsque de nombreuses personnes âgées nécessiteront à leur tour des services. Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, le dit ouvertement. «On a besoin de ça pour que le système de santé fonctionne bien.» «Ça», c'est faire plus de prévention pour inciter les gens à mieux se nourrir et à bouger afin de rester en santé et autonome plus longtemps. C'est aussi développer plus de services à domicile pour éviter que les personnes âgées se retrouvent à l'urgence ou occupent d'onéreux lits d'hôpitaux alors que des soins pourraient être dispensés ailleurs et à moindre coût.
Québec va-t-il enfin adopter les moyens pour prendre le virage? Même si le développement des services et des soins à domicile est prôné depuis belle lurette, la majorité des fonds (66 %) va encore à l'institutionnalisation. Dans cinq ans, Québec voudrait une répartition 50-50. Un défi énorme.
En effet, malgré les sommes investies ces dernières années par le gouvernement libéral, les services à domicile ne sont toujours pas à la hauteur. En avril, la protectrice du citoyen en faisait d'ailleurs un portrait peu reluisant à la suite d'une enquête.
Le ministre Bolduc s'engage à augmenter de 20 % le nombre d'heures de services à domicile d'ici cinq ans. Espérons qu'un autre rapport de la protectrice ne viendra pas étaler à nouveau une série de lacunes. Souhaitons aussi qu'une surveillance plus serrée des résidences privées pour aînés et des CHSLD (centre d'hébergement de soins de longue durée) éliminera les histoires d'horreur de personnes âgées maltraitées ou négligées.
Une politique sur le vieillissement qui s'attarderait uniquement à la santé et aux centres d'hébergement serait bien sûr incomplète. Certes, il faut porter une attention particulière et soutenue aux personnes âgées très malades et y consacrer les fonds nécessaires. Pour 97 % des personnes âgées, le quotidien se passe toutefois hors des CHSLD. D'où l'importance que tous les autres secteurs d'activités s'ajustent au vieillissement de la population. Les municipalités, les organismes communautaires, les entreprises, les sociétés de transport, les constructeurs d'habitation et les commerces doivent tenir compte du changement démographique.
«Vieillir n'est pas une catastrophe. C'est une victoire sur la vie.» «Malgré le vieillissement, la vie est belle», ont témoigné hier deux sages de 80 ans et 96 ans invités au lancement de la politique. Si collectivement nous prenons les moyens pour mettre fin à l'âgisme et améliorer les conditions de vie des aînés, prendre de l'âge risque de faire moins peur.
