Les évêques canadiens affirment le droit à l'objection de conscience
Une lettre pastorale sur la liberté de conscience et de religion parue en avril 2012, éclaire la conscience des croyants sur la façon d'agir dans des situations qui vont à l'encontre de nos valeurs les plus importantes, comme le refus de collaborer à la mise à mort des enfants à naître ou des personnes âgées. En voici un extrait:
10. Pendant la dernière décennie sont survenues au Canada plusieurs situations qui amènent à se demander si notre droit à la liberté de conscience et de religion est toujours respecté. Il arrive en effet que des croyants soient contraints par la loi d’exercer leur profession sans égard à leurs convictions religieuses ou morales, voire à leur encontre. Cela se produit chaque fois que sont promulguées des lois – portant le plus souvent sur des questions reliées à la dignité de la vie humaine ou à la famille – qui limitent le droit à l’objection de conscience chez les professionnels de la santé et du droit, les enseignants et les politiciens.
Par exemple, des collèges de médecins exigent de leurs membres qui refusent de pratiquer l’avortement qu’ils redirigent leurs patients vers un collègue disposé à le faire; ailleurs, des pharmaciens sont menacés d’être forcés de remplir des ordonnances de contraceptifs ou de « pilules du lendemain »; en Colombie-Britannique, au Manitoba, à Terre-Neuve et en Saskatchewan, les commissaires de mariage doivent désormais célébrer les mariages homosexuels ou présenter leur démission.(...)16. Les personnes qui entendent suivre leur conscience et agir en conséquence doivent parfois résister, jusqu’à l’héroïsme même, aux directives de l’État, d’un tribunal ou d’unemployeur qui tente de se substituer à leur conscience en les contraignant à agir contre leurs convictions en matière de foi et de moeurs. En l’occurrence, la liberté de conscience signifie que la personne a le droit de suivre, selon ce qu’elle comprend de son devoir, la volonté de Dieu et sa loi.Le Catéchisme de l’Église catholique formule clairement ce principe. « Le citoyen est obligé en conscience de ne pas suivre les prescriptions des autorités civiles quand ces préceptes sont contraires aux exigences de l’ordre moral, aux droits fondamentaux des personnes ou aux enseignements de l’Évangile. Le refus d’obéissance aux autorités civiles, lorsque leurs exigences sont contraires à celles de la conscience droite, trouve sa justification dans la distinction entre le service de Dieu et le service de la communauté politique. “Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu” (Mt 22, 21). “Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes” (Ac 5, 29)(35). »Par exemple, il n’est jamais permis à un catholique d’appuyer le droit à l’avortement ou à l’euthanasie. En fait, l’avortement et l’euthanasie sont « des crimes qu’aucune loi humaine ne peut prétendre légitimer. Des lois de cette nature, non seulement ne créent aucune obligation pour la conscience, mais elles entraînent une obligation grave et précise de s’y opposer par l’objection de conscience(36). » Comme il s’agit ici de liberté de conscience, le droit à l’objection de conscience doit être protégé par la loi pour toute profession où les principes essentiels du droit naturel sont violés « gravement et de façon répétée(37). »17. Il est souvent difficile de faire valoir son droit à l’objection de conscience. Il s’agit de résister avec courage à ceux et celles qui prônent ou exigent des actes contraires à la voixde sa conscience. Ceux qui ne veulent pas se faire complices des exigences d’une loi immorale doivent être prêts à faire les sacrifices nécessaires pour défendre la vérité et à vivre avec la souffrance qui s’ensuivra. « En effet, face aux nombreuses difficultés que la fidélité à l’ordre moral peut faire affronter même dans les circonstances les plus ordinaires, le chrétien est appelé, avec la grâce de Dieu implorée dans la prière, à un engagement parfois héroïque(38). »On trouve un modèle particulièrement inspirant de constance et de fidélité chez saint Thomas More, patron des hommes d’État et des politiciens, dont le martyre courageux et volontaire a témoigné du fait que « la conscience n’est pas identique aux désirs et goûts personnels; [elle] ne peut pas être réduite à l’avantage social, au consensus du groupe, ni aux exigences du pouvoir politique et social(39). » Bien que soumis à diverses formes de pression psychologique, il a refusé de trahir ses convictions.Sa vie et sa mort nous enseignent qu’« on ne peut séparer l’homme de Dieu, ni la politique de la morale(40). »La vitalité de l’Église a souvent été alimentée par la persécution. Notre époque ne fait pas exception. Ceux et celles qui refusent de se faire complices d’une loi ou d’une pratique injuste qui les obligerait à agir contre leur conscience – et qui se voient refuser le droit à l’objection de conscience ou à un accommodement respectueux – doivent être prêts à subir les conséquences qu’entraîne la fidélité au Christ. Ils méritent la solidarité efficace et le soutien de la prière de leur communauté de foi.L’audacieux « N’ayez pas peur! » du bienheureux Jean-Paul II continue de retentir et de nous donner le courage de suivre notre conscience en toutes circonstances et à tout prix. « N’ayez pas peur du Christ! Il n’enlève rien et il donne tout. Celui qui se donne à lui reçoit le centuple. Oui, ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ – et vous trouverez la vraie vie(41). » N’ayons pas peur, car la crainte nous empêcherait de répondre à l’appel pressant de l’Esprit Saint à agir sans relâche conformément aux préceptes d’une conscience éclairée.(35) Catéchisme de l’Église catholique, n° 2242; voir n° 2256.(36) Bienheureux Jean-Paul II, Evangelium Vitae, n° 73.(37) Conseil pontifical Justice et Paix, Compendium de la doctrine sociale de l’Église, n° 400.(38) Bienheureux Jean-Paul II, Veritatis Splendor, n° 93.(39) Cardinal Joseph Ratzinger, Conscience and Truth, Discours au 10e Atelier des évêques, à Dallas, au Texas, en 1991.(40) Cf. Bienheureux Jean-Paul II, Lettre apostolique en forme de Motu proprio pour la proclamation de saint Thomas More comme patron des responsables de gouvernement et des hommes politiques (31 octobre 2000), n° 4.(41) Benoît XVI, Homélie lors de la messe inaugurale de son pontificat (24 avril 2005).
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Réaction du Cardinal Dolan aux propos d'Obama sur le "mariage gai"
Sur le site de l'agence de Presse Zenit.org du 11 mai 2012:
(Barack Obama, Cardinal Timothy Dolan)
Laissez un commentaireROME, vendredi 11 mai 2012 (ZENIT.org) – Le cardinal Timothy Dolan, président de la Conférence des évêques des Etats-Unis (USCCB), a exprimé sa "tristesse" après les déclarations du président Barack Obama, qui s’est dit favorable au mariage entre personnes de même sexe, lors d’un entretien pour la chaine de télévision ABC News, le 9 mai.
"Nous ne pouvons pas nous taire en face des paroles ou des actions qui affaibliraient le mariage", a déclaré le cardinal dans un communiqué : "Le peuple de ce pays, surtout les enfants, mérite mieux."
"Malheureusement, a-t-il poursuivi, les paroles du président Barack Obama aujourd’hui ne sont pas une surprise, elles font suite à des actions déjà prises par son administration, qui dégradent ou ne tiennent pas compte de la signification unique du mariage."
"Je prie pour le président tous les jours," a confié le cardinal Dolan, "et je continuerai à prier pour qu'avec son administration il agisse de façon juste pour faire respecter et protéger le mariage comme union entre un homme et une femme."
Les déclarations du président arrivent au moment où les électeurs de Caroline du nord ont fait passer, avec une majorité écrasante – 61% – un amendement constitutionnel qui définit le mariage comme union "entre un homme et une femme" seulement. La Caroline du nord est le 30e Etat des Etats-Unis à promulguer ce type d’amendement.
"La victoire de cet amendement montre que le peuple a conscience du rôle essentiel du mariage - comme union entre un homme et une femme - pour le bien commun,” a commenté Mgr Salvatore Cordileone, évêque de Oakland, en Californie, et président du sous-comité de promotion et défense du mariage (de l’USCCB).
“Malgré les commentaires du président, j’espère qu’il reconnaîtra aussi ce rôle essentiel," a-t-il poursuivi, soulignant que le mariage n’est pas une question partisane, "mais une question de justice, d’équité et d’égalité, pour le respect du droit fondamental de tout enfant à être accueilli et éduqué par son père et sa mère ensemble."
Aux Philippines, un journaliste tué pour sa défense de la culture de la vie
Sur le site de l'agence de presse zenit.org du 11 mai 2012:
(Nestor Libaton)
Laissez un commentaireROME, vendredi 11 mai 2012 (ZENIT.org) – Un journaliste catholique a été tué par balles le 8 mai dernier, dans la ville de Mati, sur l’ile de Mindanao, aux Philippines : Nestor Libaton, 45 ans, père de 4 enfants, était engagé en faveur de la culture de la vie et dans les questions liées au développement de l’île.
Le journaliste travaillait à la radio catholique DXHM de Mati, connue aussi sous le nom de Radio de la Vérité, qui fait partie du réseau des radios soutenues par l’Eglise.
L'Eglise a exprimé sa détermination à ne pas se laisser « réduire au silence », rapporte l'agence vaticane Fides.
Nestor Libaton est le quatrième journaliste à avoir été assassiné depuis le début de l’année dans ce pays considéré comme l’un des plus dangereux pour la presse.
Des tireurs non identifiés l'ont attaqué, alors qu'il circulait à moto sur une route, a précisé le chef de la police régionale. Les mobiles de l'agression ne sont pas encore connus, a ajouté la police, mais pourraient être liés à son travail.
« L’Eglise catholique est bouleversée et Mgr Jose Palma, président de la Conférence épiscopale des Philippines, s’exprimant à Radio Veritas, a condamné l’épisode et invité les autorités à élucider le cas le plus vite possible », rapporte la même source.
Le P. Francis Lucas, secrétaire exécutif de la Commission pour les communications sociales de la Conférence épiscopale, a confié à l’agence : « Nous sommes secoués et attristés suite au meurtre de Libaton. Ils ont frappé une personne honnête, un innocent, marié et père de quatre enfants. Nous condamnons la violence et demandons que justice soit faite. »
L’Eglise aux Philippines a déclaré en ce sens qu’elle continuerait à « annoncer l’Evangile » et ne se laisserait pas « réduire au silence », confirmant sa détermination à poursuivre sa « bataille culturelle » pour la sauvegarde des valeurs telles que la vérité, la justice, les droits humains.
Mise au point concernant l'article "L'archevêque de Montréal participe à une messe pro-vie" paru le 11 mai 2012
Et maintenant que faisons-nous?
Ce n'est pas le temps de nous asseoir sur nos lauriers! La marche fut une réussite, il est déjà temps de passer à une prochaine étape! Comment faire connaître dans notre milieu la culture de la vie, l'amour des enfants à naître et transmettre le souci de protéger leur vie et leurs droits?« Vous imaginez bien que les femmes qui travaillaient avec moi à la clinique n’étaient pas anormales ou sans sentiments. Nous étions juste entraînées dans une entreprise sanglante et déshumanisante, chacune pour ses propres raisons. Que ce soit pour justifier une ancienne affaire juridique (comme c’était mon cas), où pour justifier un avortement subi auparavant (comme c’était le cas pour beaucoup), ou pour n’importe quelle autre raison, nous essayions juste de faire face – et si nous n’avions pas pu rire des situations, je crois que nous aurions perdu la tête. Ce n’est pas facile d’essayer d’embrouiller une conscience qui ne veut pas rester endormie. » (McCORVEY, Norma. L’affaire Jane Roe, histoire d’une manipulation, éd. De L’Homme Nouveau, Paris, 2008, p.94).
Ce témoignage nous rappelle celui de soldats nazis racontant les rires déments, la perte de raison de leurs confrères devant l’inimaginable, les tas de corps nus des personnes sacrifiés à l’eugénisme d’état. Les expériences sont semblables. Les sacs de poubelles emplis d’enfants démembrés ne doivent pas être réjouissants à voir, sauf pour de véritables possédés…
Les mères au foyer désavantagées par le droit du Québec
Sur le site du journal La Presse du 13 mai 2012, cette nouvelle:
Laissez un commentaireLes mères au foyer sont désavantagées par le droit social et le droit privé au Québec, montre une étude.
«On a parlé des mères au foyer lors de l'implantation des garderies subventionnées, mais il y a beaucoup d'autres cas», explique Dominique Barsalou, qui a fait l'étude dans le cadre de sa maîtrise. «Par exemple, les allocations familiales sont deux fois moins importantes à partir du deuxième enfant. Ailleurs dans le monde, ce n'est pas nécessairement le cas. Or, les mères au foyer ont tendance à avoir plus d'enfants.»
N'y a-t-il pas des économies d'échelle quand on a plusieurs enfants? «Ce qui est le plus dommageable, c'est la perte de revenus à long terme, l'impact sur la RRQ. Pour ça, il n'y a pas d'économies d'échelle, parce que les pertes financières augmentent à partir du deuxième enfant.»
Le droit privé est aussi défavorable aux mères au foyer. «Au Québec, on est les champions des enfants hors mariage, dit Me Barsalou. Or, les femmes qui ne sont pas mariées sont désavantagées pour le partage du patrimoine familial en cas de séparation.»
Même les femmes au foyer mariées ne sont pas aussi bien protégées au Québec qu'ailleurs au pays. «Ici, on hésite à accorder une pension alimentaire pour la mère, dit Me Barsalou. Sur le plan des mesures sociales, le Québec est très favorable aux femmes, mais pour le droit privé, le Québec est plus conservateur.»
***
12%: Mères québécoises au foyer
17%: Mères canadiennes au foyer
Note: Ces mères en couple sont au foyer par choix et non chômeuses.
Sources: Statistique Canada et Université de Montréal
ECDQ.tv et Sel et Lumière -- des vidéos de la Marche pour la vie
http://www.youtube.com/embed/Qp2y-M1g7yo
http://www.ecdq.tv/embed/3006/
http://www.ecdq.tv/embed/3007/
Voir aussi:
http://www.ecdq.tv/embed/3002/
Laissez un commentaireLa joie de Vivre!


Au Japon, les couches pour adultes se vendent plus que celles de bébé!
Sur le site du journal Le Soleil du 11 mai 2012, cette nouvelle surprenante:
Laissez un commentaireAu Japon, dont la population jouit d'une longévité record, les ventes de couches pour adultes viennent pour la première fois de dépasser celles pour bébés, a annoncé vendredi Unicharm, le plus gros fabricant nippon.
Quelque 23% des Japonais sont âgés de 65 ans ou plus, une proportion unique dans le monde, et si le taux de naissances continue de baisser, ils seront plus de 40% en 2060, indique une étude officielle publiée en janvier.
Un porte-parole d'Unicharm a révélé qu'au cours de l'année budgétaire qui s'est terminée en mars, les ventes de couches pour adultes ont «légèrement surpassé» celles pour bébés, pour la première fois depuis que le fabricant s'est lancé sur le créneau des séniors en 1987.
Le vieillissement de la population est un casse-tête pour le gouvernement qui doit assurer le financement des retraites et des dépenses de santé avec une population active qui décline d'année en année du fait de la baisse de la natalité.
Le Japon comptait 127,7 millions d'habitants au 1er octobre 2011, soit un recul de 259 000 personnes, ou de 0,2%, par rapport au 1er octobre 2010, selon le ministère des Affaires intérieures.
La durée de vie moyenne des femmes, déjà exceptionnelle, devrait passer de 86,39 ans en 2010 à 90,93 ans en 2060, et celle des hommes de 79,64 ans à 84,19 ans.
D'après une étude officielle publiée fin janvier, si les tendances actuelles se poursuivent, la population nippone va chuter de 32,3% entre 2010 et 2060, et s'établir à 86,74 millions d'habitants.
Un chercheur de l'Université du Tohoku, Hiroshi Yoshida, a lui poussé l'extrapolation encore plus loin, en annonçant que le Japon risquait de ne plus avoir d'enfant d'ici un millier d'années.
Il a mis au point une «pendule démographique» qui montre que l'archipel compte un enfant de moins toutes les 100 secondes. En partant du chiffre de 16,6 millions d'enfants et du faible taux de naissances actuel, le chercheur en arrive à la conclusion que le Japon n'aura plus aucun enfant en 3011.
19 500 personnes ont marché pour la Vie!
D'année en année, le nombre de participants augmente. La couverture médiatique également!. Le site Lifesitenews nous apporte ces informations: