« La charte de la honte » affirme le journaliste André Pratte
Sur le site du Journal La Presse du 12 septembre 2013, cet article de l'éditorialiste André Pratte :
(André Pratte)
Laissez un commentaire(...)Il en va autrement de l'interdiction des signes religieux «ostentatoires» dans les institutions publiques. Cette politique va à l'encontre de l'histoire, des traditions, disons-le, des valeurs québécoises. Il s'agit incontestablement d'une violation de la liberté de religion qui, en droit international comme en droit canadien et québécois, comporte la liberté de manifester sa foi en public. Cette violation est-elle justifiée par un grave péril? Le gouvernement du Québec aura bien du mal à en faire la démonstration devant les tribunaux, lui qui est incapable de dire combien d'employés du secteur public portent un signe religieux. Tout indique que ce nombre est minuscule et que le comportement des personnes en question est à des années-lumière du prosélytisme. Fanfarons, les péquistes prétendent s'attaquer avec «courage» (dixit Bernard Landry) à un problème qui n'existe pas. Ce faisant, par calcul, en toute connaissance de cause, ils avalisent et nourrissent les pires préjugés («On ne se laissera pas envahir!»). C'est lâche. C'est honteux.(...)Tous ceux qui, de confession juive, sikhe ou musulmane, ont été interviewés jusqu'ici ont dit qu'ils quitteront leur emploi si on les force à enlever leur signe religieux. (...)S'il est expulsé du monde du travail francophone, le membre d'une minorité religieuse n'aura pas besoin de changer de pays; les autres provinces lui ouvriront tout grands leurs bras. Il pourra même se trouver un emploi ici, au Québec, dans les villes, hôpitaux et écoles qui demanderont d'être exemptés de l'interdiction des signes religieux ou qui refuseront de l'appliquer. Parmi ceux-ci, on comptera la totalité des institutions anglo-Québécoises. La charte du gouvernement Marois repoussera donc vers la communauté anglophone des gens qui s'étaient intégrés ou étaient en voie de s'intégrer au Québec français.(...)
Le peuple espagnol fait pression sur son gouvernement pour qu'il restreigne l'avortement
Sur le blog de Jeanne Smits du 11 septembre 2013 :
(Le ministre de la justice Alberto Ruiz Gallordon tergiverse et n'agit pas depuis deux ans...)
Laissez un commentaireEnfin le gouvernement espagnol a décidé de modifier la loi d'avortement adoptée sous Zapatero, qui faisait de « l'interruption volontaire de la grossesse » un droit sans conditions jusqu'à 14 semaines et l'autorisait sous conditions par la suite, notamment pour l'élimination des bébés génétiquement non conformes.Défendant son projet devant le Congrès en session plénière, le ministre de la Justice Alberto Ruiz Gallardon a souligné la nouveauté du texte en préparation, qui éliminera purement et simplement toute peine pénale pour la femme qui aura recours à l'avortement. Prison et autres sanctions seraient donc réservés à ceux qui commettent l'acte, y concourent ou font pression sur la femme pour qu'elle élimine son enfant.(...)« Il n'y aura aucun type de sanction pénale » pour la femme qui avorte en Espagne, puisque celle-ci est « victime et non coupable », a-t-il lancé, assurant que ce serait là « la principale différence avec la loi socialiste ».Espérons, en passant, que les paroles de Ruiz Gallardon aient dépassé sa pensée, car le principal objectif demeure tout de même de réduire les cas où l'avortement est dépénalisé !(...)Mais l'idée n'est pas neuve de repénaliser l'avortement sans pour autant vouloir jeter les femmes en prison – d'autant plus aujourd'hui que nous connaissons si bien le traumatisme ou le syndrome post-avortement, les souffrances et les regrets, et souvent la culpabilité qui accablent les femmes à la suite d'un avortement. Sans parler de sa détresse et des pressions des proches qui ne lui laissent souvent pas le choix.(...)Mais il y a une différence, et de taille ! Le Centre Charlier et l'AGRIF proposaient véritablement une « Loi pour la vie », interdisant tout acte ayant pour conséquence la destruction d'un embryon ou la mise à mort d'un fœtus, d'un bébé à naître.Alberto Ruiz Gallardon et le gouvernement Rajoy ne proposent en fait… rien du tout. Pour la énième fois le ministre a parlé d'une loi à venir, d'une loi en préparation dont on n'a pas encore vu la couleur. Et la plateforme civique HazteOir souligne avec justesse que le ministre peut bien se complaire dans des considérations historiques mais qu'en attendant, 300 enfants à naître meurent chaque jour en Espagne du fait de la légalité de l'avortement. C'était pourtant une promesse de campagne : améliorer la protection de la vie. Pour l'heure, on ne connaît pas le commencement du début des mesures et restrictions envisagées pour mettre fin au massacre.HazteOir appelle pour le 20 octobre prochain à une manifestation nationale à Madrid, accompagnée d'une centaine d'événements en Espagne et à l'étranger, pour marquer la date de l'énième annonce par le gouvernement d'une réforme de la loi.Cela fera bientôt deux ans que Rajoy aura été au pouvoir sans toucher à la loi assassine, tandis que Gallardon, tout en affirmant que la loi qu'il prépare sera favorable aux personnes handicapées, conformément aux accords internationaux, mais en y laissant une porte ouverte à l'avortement eugénique…Cette nouvelle Marche pour la Vie espagnole s'inscrit dans la logique de l'« avortement zéro » qui est la revendication claire et nette des pro-vie en Espagne – « Il n'existe pas un droit de tuer, mais un droit de vivre ! »
Quelques commentaires des journalistes Vincent Marissal et Sophie Durocher sur la charte des valeurs québécoises...
Dans le journal La Presse du 10 septembre 2013, les réflexions de Vincent Marissal :
Vous avez probablement remarqué, la semaine dernière, que le gouvernement Marois a souligné son premier anniversaire au pouvoir.Ce n'est toutefois pas dans La Presse que vous aurez lu la classique interview-bilan avec la première ministre, qui a donné des entrevues presque partout, mais pas à votre quotidien préféré.Les lecteurs de La Presse n'existent apparemment pas aux yeux de Pauline Marois. Ils ne méritent pas son attention et ses explications. Ils sont les victimes collatérales des mesures de représailles de la première ministre envers un média qui s'est montré très critique de ses actions, en particulier envers ses projets de Charte des «valeurs québécoises».Exactement le genre de reproche qu'on fait à Stephen Harper qui, comme Pauline Marois, cherche des enjeux électoraux délicats pour diviser l'électorat et boude ensuite les médias trop critiques.On peut fort bien comprendre que le pouvoir préfère donner des entrevues complaisantes en terrain ami, mais le vrai courage, surtout lorsqu'on propose de jouer avec des matières explosives comme l'identité et les droits fondamentaux, c'est de débattre avec les sceptiques.(...)Dans cette entrevue, Mme Marois dit aussi que l'État «peut aider cette personne-là [une femme qui porte le hijab] sûrement à cheminer et à accepter de vivre avec les règles que la société se donne». "Cheminer", comme si cette personne était déviante et qu'elle devait être rééduquée, amenée, par force de loi s'il le faut, dans le droit chemin. Beurk...(...)Pourquoi faut-il légiférer? A-t-on dressé un portrait, un état des lieux? A-t-on des études, des faits, enfin, autre chose que les appréhensions de certains et des anecdotes déformées de cabane à sucre ou de YMCA? Autre chose qu'un sondage favorable produit dans les jours suivant le lancement d'un ballon d'essai politique? Non seulement le projet du gouvernement sent la stratégie partisane à plein nez, mais encore il ne s'appuie sur aucune étude, aucun rapport. (...)
La Charte n’est pas anti-immigrants. La Charte n’est pas anti-musulmans. La Charte est anti-religion dans les services de l’État.
Le Parti Québécois veut ajouter 1,9 million de dépenses pour « informer » la population sur la charte des valeurs québécoises
Sur le site du Journal de Montréal du 10 septembre 2013 :
(Après des semaines de publicité médiatique...)
Laissez un commentaireLe gouvernement Marois s'apprête à mener une vaste offensive publicitaire pour sa Charte des valeurs québécoises. Québec investira 1,9 million $ dans cette opération marketing déployée sur toutes les plateformes, a appris TVA Nouvelles.La campagne qualifiée «d'informative» par le ministère des Institutions démocratiques débutera dès la présentation officielle de Bernard Drainville, mardi.Le gouvernement a fait imprimer des millions de dépliants expliquant les cinq principales propositions de la Charte des valeurs québécoises. Ils seront distribués dès cette semaine dans tous les foyers du Québec. (...)Un site internet, le www.nosvaleurs.gouv.qc.ca, a également été mis en ligne. Les Québécois pourront y exprimer leur opinion par le biais d’une adresse courriel. Une ligne téléphonique 1-800 avec une boîte vocale est également disponible pour ceux qui préfèrent s'exprimer de vive voix. Le ministre s’est engagé à prendre tous les messages personnellement.Publicités dans tous les médiasDès mardi, une publicité sera également présentée sur tous les réseaux de télévision. Le message, très sobre, est accompagné d'un morceau joué au violon. Des termes reliés à différentes religions apparaissent sur un mur gris. «La neutralité religieuse de l'État et l'égalité homme-femme, c'est tout aussi sacré», lit-on à la fin du message. Le message sera également publié dans les journaux.«Je pense qu'il faut que tous les Québécois sachent exactement de quoi il retourne», a expliqué Bernard Drainville. «On veut la faire adopter cette Charte. C'est pour ça qu'on tient autant à informer les Québécois. Une fois informés, on veut qu'ils nous aident à la faire adopter.»Des coûts justifiés(...)«Quand vous créez de l'attente et du questionnement dans la population et que vous donnez la réponse par tous les moyens, c'est-à-dire à la télé, sur le web, dans les journaux, c'est un outil marketing très puissant», a expliqué le stratège en communication Louis Aucoin, associé chez Octane Stratégies.(...)Le gouvernement Marois, minoritaire, tente donc de gagner la bataille de l'opinion publique avant d'amener son projet de loi dans l'arène politique.
Explications et analyse de la charte des valeurs québécoises dans le Devoir
Sur le site du journal Le Devoir du 10 septembre 2013 :
( Bernard Drainville : Ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne et Président du Comité ministériel de l'identité)
(...)Bernard Drainville a présenté cinq propositions. La première est de baliser les accommodements dans la Charte québécoise des droits et libertés et y inscrire la neutralité de l'État. «Ces modifications permettraient de donner une reconnaissance juridique explicite au concept de laïcité. En effet, la Charte a préséance sur les autres lois du Québec et elle s'applique aux actes posés par toute personne, incluant l'État», peut-on lire dans le document qui a été rendu public mardi matin.Dans un deuxième temps, le gouvernement prévoit un «devoir de réserve et de neutralité religieuse» pour le personnel de l'État sur les heures de travail.On veut également interdire les signes religieux ostentatoires pour le personnel de l'État sur les heures de travail. On précise que les ministères, les sociétés d'État, les écoles primaires et secondaires publiques, les CPE et garderies privées et subventionnées, les juges, les policiers et les agents correctionnels seront soumis à cette politique. Toutefois, les établissements de santé, les cégeps, universités, municipalités et arrondissements pourront être exemptées pour un maximum de 5 ans renouvelables.À cet effet, le gouvernement a publié une série de dessins permettant d'illustrer quels signes religieux sont permis ou non. Dans les signes non ostentatoires, on peut voir des boucles d'oreilles, une chaîne avec une croix et une bague. Dans les exemples de signes non permis, on peut voir une large croix portée au cou, le tchador, le turban, le hijab et la kippa.Pour donner ou recevoir un service de l'État, il faudra obligatoirement avoir le visage à découvert. Enfin, Québec veut établir une politique de mise en œuvre pour gérer les demandes d'accommodement et assurer la neutralité de l'État.«Le temps est venu de nous rassembler autour de règles claires et de valeurs communes qui mettront un terme aux tensions et aux malentendus», selon le ministre Drainville, qui a fait son annonce dans le hall du parlement.La meilleure façon de respecter les croyances de chacun, «c'est que l'État demeure neutre et n'ait aucune religion», peut-on lire dans le document.Toutefois, il n'est pas question de se départir de symboles religieux tels le crucifix de l'Assemblée nationale ou la croix du Mont-Royal, parce que «la religion a joué un rôle fondamental dans l'histoire du Québec» et qu'il faut «préserver cet héritage».Une motion en OntarioPar ailleurs, un député libéral de l'Assemblée législative de l'Ontario dépose mardi une motion exigeant des élus qu'ils s'opposent à tout projet de loi venant restreindre la liberté d'expression et de religion dans l'espace public.
L'analyse de Michel David, du journal Le Devoir, écrite avant les explications de Bernard Drainville montre qu'il savait exactement la teneur de ce qui allait être dévoilé :
De la même façon que le gouvernement avait décidé d’exclure d’entrée de jeu du projet 14 les dispositions controversées concernant les cégeps, il a prévu un droit de retrait renouvelable tous les cinq ans qui permettra aux employés des municipalités, hôpitaux, cégeps et universités de se soustraire à l’interdiction d’arborer des signes religieux visibles.
Cette sage précaution réduira sans doute le risque de dérapages inutiles. Vouloir interdire à un médecin juif de porter la kippa à l’Hôpital général juif aurait déclenché un débat sans fin. On aura déjà suffisamment de mal à expliquer en quoi une fonctionnaire qui porte un voile dans un obscur bureau du ministère du Revenu porte atteinte à la neutralité de l’État. À plus forte raison si les membres de l’Assemblée nationale sont exemptés de la même obligation vestimentaire, comme le rapportait Le Journal de Montréal.
(...)
Il est certain que le PQ, vulnérable sur le plan économique, a tout intérêt à jouer la carte identitaire à fond. Si le cafouillage du pastagate lui a coupé les ailes dans le débat sur la langue, les récents sondages indiquent que le thème de laïcité le sert bien jusqu’à présent.
(...)
Cette fois-ci, le débat sur le port de signes religieux risque de conduire tout droit à l’enlisement parlementaire. Si tel est le cas, faudra-t-il bazarder l’ensemble du projet de loi ? On peut discuter de la portée d’un symbole, mais il est difficile de soutenir que le port du voile dans un bureau du ministère du Revenu ou dans un CPE pose des problèmes de fonctionnement concrets. En revanche, la gestion des accommodements religieux cause bien des maux de tête.
Commentaires de lecteurs dans le Devoir :
Toute cette affaire de "valeurs québécoises " est surtout, selon moi, une question électorale, en vue d'obtenir une majorité parlementaire. Bref, un "Hérouxville" bis! Le gouvernement a cependant à démontrer le pourquoi. la véritable nécessité de cette chartre des "valeurs". Ce qu'il n a pas fait jusqu'ici. Michel Lebel
Laissez un commentaireLouis Gérard Guillotte : La nécessité,mon cher Lebel,est de voir plus loin que le bout de son nez. C'est la nécessité de se préciser un cadre de vigilence pour ne pas laissez l'idéologie du multiculturalisme faire en sorte,par exemple,que la charia de l'hégémonie islamiste puisse prendre racines en nos terres. L'ultime nécessité civilisationnelle est d'amener progressivement l'éradication des monothéismes sur la place public pour le moins. (...)
La charte du ridicule...
Ça y est. Après avoir courageusement laissé filtrer l’information aux journalistes pour sonder les réactions, le ministre Bernard Drainville nous apporte cette perte de temps sous forme d’une charte qui sera bientôt condamnée en Cour Suprême pour atteinte aux droits fondamentaux reconnus internationalement. En la présentant comme la défense des « valeurs québécoises » et d’une culture commune, le Parti Québécois désire se présenter comme le champion d’une identité nationale que viendraient attaquer le reste du Canada et le parti libéral provincial, ce dernier apparaissant alors comme étranger à l’univers québécois.
Les sans-dessins…
Et pour « protéger une culture » déjà passablement amochée par la déchristianisation rêvée par le Parti Québécois, on interdit aux personnes travaillant pour l’état de porter un signe religieux. Pardon, il sera permis de porter un signe qui correspondra aux dessins promus par l’artiste attitré du Parti Québécois. Voir le dessin…
Étape par étape…
« Les établissements de santé, les cégeps, universités, municipalités et arrondissements pourront être exemptées pour un maximum de 5 ans renouvelables. » rapporte le Devoir. Le Parti Québécois espère faire passer la pilule en la coupant en petits morceaux. Il ne veut pas non plus s’opposer publiquement aux maires Tremblay du Saguenay, Labeaume de Québec et possiblement Coderre de Montréal, qui ont un capital de sympathie majoritaire au Québec connus pour les deux premiers. De même pour le crucifix qu’on laisse à l’Assemblée nationale, il ne faut pas indisposer la population.
Ce qui ressort de cette charte est par conséquent un texte visiblement incohérent, où l’on tente de faire un premier pas pour éliminer le droit à l’expression d’une appartenance religieuse, tout en évitant les aspects qui susciteront un tollé. On permet aux hôpitaux juifs par exemple de conserver la kippa, on garde le crucifix à l’assemblée, et on supprime le voile, le prétexte par excellence pour éliminer toute manifestation de transcendance dans les murs de l’État. Le Parti Québécois appelle cette éradication : neutralité. « Neutraliser » les religions autres que le matérialisme pratique serait un terme plus exact.
Il est particulièrement choquant de voir le Parti Québécois gaspiller les ressources de temps et d’énergie de l’État sur une question simple qui était très bien circonscrite par un projet de loi interdisant les signes religieux contrevenant à la sécurité publique.
Et pendant que le Parti Québécois s’amuse à ramasser des voix en appelant au fantasme collectif d’une charte qui sera rejetée par la Cour suprême, les problèmes préoccupants de l’euthanasie qu’il veut légaliser et celui de l’aggravation de l’état déplorable de l’économie québécoise sont passés sous silence.
Le machiavélisme du Parti Québécois en fait un parasite du peuple québécois. Que l’on soit souverainiste ou pas, ces tactiques pour prendre le pouvoir sont indignes d’un futur gouvernement. Il ne peut malheureusement y avoir de commission d’enquête sur ce gaspillage de fonds public : la folie ne permet pas l’imputation. Le Parti Québécois procrastine par conséquent en toute impunité.
Laissez un commentaire« Je vous exhorte à ne pas vous enfermer dans le silence et à agir pour l'amour de la vie, immédiatement. »
Sur le site evechedechicoutimi.qc.ca du 9 septembre 2013, cet appel, cri du coeur de Mgr André Rivest :
(Mgr André Rivest, évêque de Chicoutimi)
Laissez un commentaireLe texte du Projet de loi 52 portant sur les « soins de fin de vie » est venu confirmer les appréhensions des médecins qui tentent de défendre la vie : amalgame de l’euthanasie et des soins palliatifs; introduction de l’euthanasie pour des personnes qui ne sont pas en phase terminale; introduction de l’euthanasie sous forme de sédation terminale confondue avec la sédation palliative; changement de la définition de l’exercice de la médecine, etc.Il est important, à ce stade-ci, d’éclairer les consciences pour que les gens interviennent dans le débat, en particulier en contactant leur député. Comme les travaux de l’Assemblée nationale reprendront le 17 septembre et qu’il semble que le gouvernement puisse agir très rapidement dans ce dossier, vous comprendrez qu’il y a urgence de manifester clairement notre opposition à ce projet de loi.Je vous écris donc aujourd’hui pour vous demander de vous joindre à moi pour :1. Sensibiliser les fidèles à la situation actuelle par la prédication et le feuillet paroissial et tout autre moyen pertinent ;2. Encourager les fidèles à assumer leur responsabilité chrétienne de défendre la vie en contactant leur député et en intervenant dans le débat public, et même dans les médias;3. Les inviter à soutenir le Collectif de médecins du refus médical de l’euthanasie en signant le formulaire d’appui qui se trouve sur son blogue : www.refusmedical.blogspot.ca(...)Je vous exhorte à ne pas vous enfermer dans le silence et à agir par amour pour la vie, immédiatement.† André RivestÉvêque du diocèse de Chicoutimi
Vincent Peillon ministre de la « laïcité » en France avoue franchement vouloir une religion d'État...
Dans le mot « Français » il y a le terme franc, et parfois, même les politiciens français portent bien leur nom, contrairement à nos ministres québécois. Le ministre de l'Éducation qui trace pour la France les contours de la laïcité dit les choses on ne peut plus clairement :
(Certains auteurs québécois laissent transparaître leur rêve le plus cher)
//www.youtube.com/embed/RjN3XCjZYNQ
Laissez un commentaireNous mourons dans un état d'extrême fatigue et de fragilité. Comment alors supporter la pression non verbale pour l'euthanasie?
Sur le site du journal Le Droit du 9 septembre 2013, cette réflexion d'un médecin de famille à la retraite :
(Comment pourra-t-elle se défendre si elle subit la pression de son entourage?)
Laissez un commentaire(...)Plus forte demandeCe qui est présenté à la population comme une sortie douce de la souffrance cache une autre douceur, soit un dérapage vers une accessibilité de plus en plus ouverte à l'euthanasie. L'expérience de la Belgique démontre que cette pente douce existe déjà dans ce pays en dépit de ce qu'affirment les protagonistes de l'euthanasie. Naïvement, nous pensons pouvoir décider librement de nos choix de fin de vie. Nous ne mourons pas seuls, mais dans une société qui influence nos choix, et surtout dans un moment d'extrême fatigue et de fragilité.Lorsque l'euthanasie sera pratiquée de façon régulière, à moyen terme, il s'établira dans notre société une vision différente du "mourir". Lors de notre fin de vie, d'une façon insidieuse, nous verrons la santé différemment. Le mourant sera conscient de l'existence d'une option alternative et rapide au soulagement de la souffrance et du fardeau qu'il impose à ses proches et au système de santé. Les diverses instances de la santé trouveront une justification pour exercer de la pression visant à en finir avec une longue et exigeante fin de vie. Le mourant sera réceptif à son entourage et il entendra les sous-entendus, il verra les non-verbaux et comprendra l'invitation à réfléchir sur la possibilité de l'euthanasie.Dans un tel contexte de souffrance et de fragilité, peut-on parler d'un choix libre? Le choix du mourant sera motivé surtout par la pression subtile et certaine de l'entourage et il y aura de plus en plus de demandes d'euthanasie.Et la dignité?Les protagonistes de l'euthanasie se sont armés d'arguments qui ne tiennent pas la route, ils invoquent la perte de dignité ressentie invoquée par le mourant comme une raison justifiant l'euthanasie. Il s'agit d'un faux argument, car la dignité est intrinsèque à l'être humain et au-delà de la dignité subjective. C'est notre liberté qui fonde notre dignité et jusqu'au dernier souffle nous avons la possibilité de renverser notre perte de dignité ressentie. La société ne doit pas rester indifférente à cette perte de dignité ressentie, elle a un rôle important à jouer, et elle est invitée à réagir à la souffrance de la fin de vie. La réponse se trouve tant dans la liberté du mourant que dans le concours de ses proches, de ses soignants, et de la société.Dans mon expérience de soins de fin de vie, j'ai été témoin de renversements inespérés chez un mourant qui se reflétait dans le regard, dans l'attitude et le comportement. Une personne déprimée, désespérée, clouée au lit avec des incontinences et des plaies malodorantes pouvait retrouver une confiance dans la vie grâce à une constance des soins, donnés avec compassion, générosité et amour par un personnel dévoué. L'amour s'exprimait par les soins corporels rendus avec attention et délicatesse, avec un bon suivi de la médication tant par le nursing et le médecin et surtout par une attitude d'ouverture dans le respect du silence faisant place à l'écoute.Un leurrePour répondre à une situation complexe et déchirante de fin de vie, l'euthanasie propose une solution simple et efficace, mais c'est un leurre. La fin de vie nous questionne au plus profond de nous-mêmes et la réponse à l'angoisse et la souffrance doit impliquer toute la société dans un mouvement d'ouverture et générosité envers les mourants.Notre rapport malsain avec la souffrance et la mort est en cause. Nous devons avoir le courage de nous questionner et de corriger ce rapport afin de passer à un projet sociétal autrement plus constructif que l'euthanasie. Le respect de l'interdiction de tuer en vigueur depuis des siècles dans différentes civilisations fait partie de notre riche héritage et nous devons le léguer à notre succession et faire autrement serait une trahison et un appauvrissement de la société.Dr Guy O'Reilly, médecin de famille de 1968 à 2007
Sur la « non-viabilité » de l'enfant à naître
Un commentaire pertinent paru sur le site doomshow.wordpress.com, le 21 août 2013 » :
(À quel âge cet enfant sera-t-il « viable » s'il est laissé à lui-même dans une forêt?)
Laissez un commentairePour bien situer le débat sur l’avortement, je pense qu’il nous faut d’abord comprendre ce qu’il faut entendre par un organisme non-viable. Depuis sa micro-réalité, l’on peut certainement dire que l’organisme appelé "zigote" (premier point de contact réel entre le spermatozoïde et l’ovule) est reconnu comme un organisme non-viable au même titre qu’un enfant abandonné par ses parents dans les bois à l’âge de trois mois. L’enfant de trois mois est non-viable parce qu’il ne survivra pas. Il mourra de faim ou d’autres causes. Mais il mourra. Il est non-viable parce qu’il est séparé de qui peut le tenir en vie.
Ceci compris on peut écarter, comme "réalité" qui justifierait l’avortement, le principe de non-viabilité de "zigote". Pourquoi ? Parce que quiconque, en état normal, trouverait un enfant de trois mois (c-à-d un corps non-viable) dans les bois, seul et abandonné, le sauverait de la mort certaine qui l’attend. Il l’accueillerait chez lui ou le confierait à un organisation médicale. C’est normal. L’enfant est re-mis dans une situation viable comme le "zigote" est viable dans le corps qui le protège et le nourrit. Donc le principe irréaliste ou incorrect de non-viabilité d’un organisme à l’intérieur du corps qui le protège et le nourrit, quelque soit son stade de croissance, oblige au droit absolu d’être protégé et nourrit. Cela pour l’aspect humain du débat sur l’avortement. (...)