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"La Hongrie est chrétienne" : Un très grand discours du président hongrois Viktor Orban

Sur le site de benoitetmoi du 15 juin 2013 :

(Le président de la Hongrie, Viktor Orban)

 

 

Nous, Hongrois, comprenons la douleur que les Espagnols ressentent aujourd’hui, et nous comprenons le dur combat du gouvernement espagnol contre cette situation économique 
difficile dont il a hérité. Nous comprenons la déception, la colère et l’impatience du peuple espagnol, car nous avons connu, et connaissons encore, les mêmes conditions en Hongrie. 
 
Tout comme les Hongrois, les Espagnols sont des gens qui apprécient la liberté, qui regardent leur histoire passée avec fierté, et qui ne permettront pas que le travail accompli par leurs grands-pères, pour rebâtir leur patrie après la guerre civile, soit menacé une fois de plus par des bureaucrates et des spéculateurs financiers. Toute une série de manifestations et de grèves dans tout le continent européen montrent que partout les gens sont à la recherche de la réponse à la question suivante: comment sommes- nous devenus endettés jusqu’au cou? Pourquoi souffrons-nous de tels problèmes qui détruisent la vie de millions de familles? 
 
Nous pouvons lire dans le livre d’Ezéchiel, que si le soldat de garde voit l’ennemi armé s’approcher mais ne souffle pas dans sa trompette pour avertir son peuple, alors Dieu le tiendra responsable des vies humaines qui auront été perdues. 
 
À mon avis, Dieu a confié aux chefs religieux et civils la mission d’être ces soldats de garde, et cette mission comprend aussi les politiciens. C’est donc en ayant pleine connaissance de notre responsabilité que nous devons proclamer que la crise financière et économique qui sévit présentement en Europe n’est pas un événement accidentel que quelques technocrates doués pourront corriger. La crise actuelle en Europe est le résultat d’un processus de décomposition qui existe depuis un certain temps sur le continent. 
 
Je pense que nous devons prendre la parole et dire que dans l’Europe d’aujourd’hui, les formes et les configurations de la cohabitation humaine, comme la nation et la famille sont ouvertement remises en question. On a perdu le véritable sens du travail, du crédit, de la famille et de la nation, car ils ont été séparés des fondements moraux du christianisme... 
Robert Schuman, un des pères fondateurs de l’idée d’une Europe unie, a dit que l’Europe sera ou bien chrétienne ou bien elle n’existera pas. Pourtant, aujourd’hui, nous avons atteint le point où la majorité des politiciens européens travaillent, et font tout en leur pouvoir, pour que le christianisme soit chassé de la vie privée des gens, des églises et des livres d’histoire. 
 
Si un pays islamique commençait à avoir honte de lui-même en raison des enseignements du Coran, cela provoquerait, avec raison, la colère des autres pays islamiques... En revanche, en Europe, je vois tous les jours que c’est plutôt ceux qui veulent penser et se comporter selon les valeurs du christianisme dans la vie politique et sociale qui font face à l’incompréhension .... 
 
En fin de compte, je dois dire que le vieillissement de l’Europe qui désavoue ses racines chrétiennes, et cela inclut la Hongrie, ressemble à la parabole bien connue de l’Évangile de l’homme qui a bâti sa maison sur le sable. Les torrents sont venus, ont frappé la maison et l’édifice s’est retrouvé sur le point de s’effondrer. 
 
Cette faiblesse de l’Europe est due à la crise des familles, des communautés et de la nation qui, dans les premiers stades du capitalisme, ont justement été ce qui a fait le succès de l’Europe. Ils avaient amené l’Europe à un tel niveau dominant à l’échelle mondiale justement parce que, à cette époque, ils faisaient partie intégrante d’un système de morale chrétienne: dans le commerce, l’économie, la famille et la nation même. 
Je tiens à souligner un seul point pour vous montrer ce que je veux dire. C’est la question du crédit. Dans l’Ancien Testament, le mot usure, prêteur d’argent, signifiait mordre une autre personne, comme un serpent. 
 
(...)
 
Si l’on regarde la liste des pays endettés d’Europe, nous voyons que les prêts dont nos pays souffrent n’ont plus aucun rapport avec quelque principe moral que ce soit. Les conditions pour recevoir un prêt aujourd’hui sont telles qu’elles mettent en péril la souveraineté de la nation, et les prêteurs forcent les gouvernements à enlever de l’argent aux gens à qui ils devraient le donner. 
 
C’est ma ferme conviction qu’une Europe qui représente les valeurs chrétiennes n’aurait peut-être pas permis aux gens de gaspiller l’avenir de leurs familles en s’engageant dans des emprunts irresponsables. En Hongrie, c’est ce qui est arrivé à un million de familles... 
Une Europe commune qui représente les valeurs chrétiennes n’aurait peut-être jamais permis à certains pays de tomber dans l’esclavage de la dette. Il s’agit d’une question importante pour la nation espagnole. Ce n’est pas mon affaire, je suis responsable de la Hongrie, mais je tiens à vous avertir que l’Espagne est très près de tomber dans l’esclavage de la dette. Un pays peut être conquis de deux manières: soit par l’épée, soit par la dette; c’est quelque chose que nous ne devrions jamais oublier. Et enfin, une Europe qui représente les valeurs chrétiennes aurait peut-être, au lieu de la politique actuelle, encouragé une politique qui redistribue de façon plus juste les fardeaux de la crise économique actuelle. 
 
Si aujourd’hui en Europe un gouvernement est obligé d’emprunter d’une organisation européenne ou internationale, ce gouvernement devra introduire des mesures telles qu’elles le feront perdre sa crédibilité aux yeux de son propre électorat...
 
Comme le dit l’Écriture sainte: «Car la racine de tous les maux, c’est l’amour de l’argent. Pour s’y être livrés, certains se sont égarés loin de la foi et se sont transpercé l’âme de tourments sans nombre.» (1 Timothée 6,10.) La crise morale peut également être reconnue dans le cas des dirigeants qui, professant une philosophie de «mangeons et 
buvons, car demain nous mourrons», ou enfin «demain nous ne serons pas dans le gouvernement», ont été capables de jeter des pays entiers dans la dette. 
 
Cela entraîne aussi des questions de grave responsabilité personnelle. Bien que nous puissions sembler être une minorité, nous sommes nombreux, en Europe, à avoir comme but commun de construire l’Europe une fois de plus sur les fondations solides du christianisme... La Hongrie suit cette voie depuis 2010. Nous avons créé une nouvelle Loi fondamentale, le premier chapitre de ce que nous avons appelé le Credo national. C’est l’essence même de la constitution, son cadre spirituel, son épine dorsale. 
La première ligne de la nouvelle Constitution hongroise commence par ces mots: «Seigneur, bénissez le peuple hongrois!» C’est aussi la première ligne de notre prière nationale. Le premier mot de la Constitution hongroise est «Dieu». 
 
La Hongrie est un pays dont le premier roi s’appelait saint Étienne, il y a environ mille ans. Après le décès de son unique enfant, il a offert la couronne de Hongrie à la Vierge Marie. Nous considérons la Hongrie comme un pays que notre premier roi a offert à la Vierge Marie. C’est un fait important. Il n’a pas offert à une puissance étrangère, il n’a pas offert à une institution financière, mais à Marie. Cela se reflète dans la Constitution. 
 
L’une des raisons pour lesquelles nous avons élaboré une constitution de ce genre, c’est que nous sentions que nous devons faire face contre les forces et tendances politiques et intellectuelles européennes qui visent à saper la culture chrétienne, la civilisation chrétienne et les valeurs chrétiennes. Nous savions que cela se traduirait par des conflits. 
 
Les forces européennes qui souhaitent saper la force du christianisme sont des forces puissantes et bien organisées. Elles sont un facteur important au sein de l’Europe. Ne nous faisons pas d’illusions, il est préférable de faire face à la vérité. 
 
Mais je suis convaincu que si nous n’entrons pas en conflit avec eux, ils nous élimineront de la vie publique européenne et de la vie publique nationale. Pour cette raison, la Hongrie a décidé qu’elle ferait face à ce conflit. Nous reconnaissons le pouvoir du christianisme à préserver la nation. C’est justement cela qui cause le plus grand conflit. 
 
L’Europe s’oriente vers un état où le religieux deviendra irreligieux, où ce qui est national cédera la place à des formations qui sont supra-nationales, et où les familles seront remplacées par des individus. Ils appellent cela le progrès. Il s’agit de la tendance dominante intellectuelle dans les politiques européennes aujourd’hui. 
 
Notre «péché», que nous avons bien sûr assumé avec fierté, c’est que dans le 21ème siècle, nous avons osé inclure dans notre Constitution le fait que la foi, l’Église, la nation et la famille, n’appartiennent pas à notre passé, mais à notre avenir. C’est la raison de l’énorme attaque, à travers toute l’Europe, contre la Constitution hongroise et ses créateurs. 
 
Viktor Orban 
Au pays de la charte des « valeurs québécoises », un  texte à méditer...
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Manifestation pour le droit des enfants à naître : 2000 participants à Zurich

Sur le site de 20min.ch du 14 septembre 2013 :

 

 

 

 
L'évêque auxiliaire de Zurich Marian Eleganti a participé samedi à une manifestation contre l'avortement. Il a qualifié l'interruption de grossesse de «mal qui nuit à long terme à la société». Le rassemblement s'est déroulé dans un calme relatif, avec quelques perturbations.
 
(...)
 
Selon Marian Eleganti, la solution des délais est l'une des raisons du vieillissement démographique en Occident. «Des millions d'enfants nous manquent», a-t-il déclaré dans son discours écrit. A son avis, il faut également protéger les femmes du traumatisme qu'est l'interruption de grossesse: «Nous entendons les aider afin que l'avortement ne soit plus une option».
 
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Le témoignage de la chanteuse Patricia Kaas sur les conséquences de l'avortement dans sa vie

Sur le site de 7sur7.be du 17 mars 2011 :

 

(Patricia Kaas)

 

 

Patricia Kaas s'est confiée avec beaucoup d'émotion sur son problème de fertilité lié à ses nombreux avortements. La chanteuse française affirme cependant ne pas regretter ses choix.
 
C'est pendant l'écriture de son autobiographie "L'ombre de ma voix" à paraître le 23 mars prochain que Patricia Kaas a appris la terrible nouvelle. "Je ne pourrai porter d'enfant", déclare-t-elle aujourd'hui dans le magazine Gala. A 44 ans, la nouvelle a été un choc pour la chanteuse qui souhaite à présent fonder une famille.
 
Et la chanteuse de se confier aujourd'hui sur les avortements subis dans le passé. Un choix douloureux qui la hante encore à ce jour. "Parfois, en songeant à la maternité, je me suis dit : Tu t'en fous du père. Sauf que, quand tu tombes enceinte, non, tu ne t'en fous pas. Lorsqu'on leur apprend qu'elles attendent un enfant, certaines femmes éprouvent de la joie et d'autres de l'incertitude. En ce qui me concerne, soit je n'étais pas avec la bonne personne, soit ce n'était pas le bon moment", explique-t-elle. 
 
(...)
 
Aujourd'hui pourtant, Patricia Kaas rêve de pouponner. La nouvelle de son infertilité a été d'autant plus dure à supporter. "Ce fut une claque", dit-elle. "Je l'ai vécu comme une injustice, car je mène une vie saine, je ne bois pas, je ne fume pas, je ne me drogue pas. C'est ce qui m'a le plus énervée". Patricia Kaas songe désormais à l'adoption. (CB)

Dans l'entrevue originale, Patricia Kaas ajoutait : « Je pensais pouvoir choisir quand je donnerai la vie, mais non, c'est la nature qui a décidé. »

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L'euthanasie comme seule solution?

Un grand nombre de personnes malades, handicapées ou âgées se disent terrifiées d’entrevoir, avec le projet de loi 52 visant à introduire l’euthanasie, l’abus fatal qui se pratiquera à leur endroit lorsque leur mandataire exténué viendra demander leur euthanasie « en leur nom » (les mandataires sont chargés de prendre les décisions pour toute personne jugée « inapte »), jugeant qu’elles n’ont plus leur raison d’être parce qu’ « improductives », « dépendantes » et « un fardeau excessif ». Il est vrai que ce n’est pas la totalité des personnes handicapées et malades qui ne s’opposeraient pas à l’euthanasie de leur personne. Les souffrances qu’elles peuvent éprouver en raison du manque de solidarité et d’accueil à leur endroit peuvent les pousser à la dépression. Mais il ne faut pas conclure que toutes les personnes malades, handicapées, âgées ou mourantes ont fatalement le désir de mourir euthanasiées. Si on ouvre la porte à l’euthanasie, on peut aisément prévoir que ce choix « instantané » pourrait devenir le seul choix possible, et en très peu de temps. Quelle tragédie alors que le droit au refus de traitement et les bons soins palliatifs rendent l’euthanasie non-nécessaire.

 
Isabelle O’Connor
Gatineau
 
 
 
 
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Sondage : 59% des médecins québécois refuseraient d'euthanasier un patient qui en ferait la demande

Sur le site du Journal de Montréal du 15 septembre 2013 :

 

La majorité des médecins du Québec estiment que l’aide médicale à mourir est un soin approprié de fin de vie, indique un sondage effectué pour l’Association médicale du Québec.
 
En prévision des débats entourant le projet de loi 52 (Loi concernant les soins de fin de vie) qui sera à l’étude cet automne, l’AMQ a voulu connaître la perception de ses quelque 10 000 membres à l’égard de l’aide à mourir. Le sondage indique que 66 % des 1201 médecins qui ont accepté de répondre aux questions reconnaissent l'aide médicale à mourir comme un soin approprié de fin de vie. Cela dit, seulement 41 % des médecins susceptibles de recevoir une demande d'un patient accepteraient de lui offrir l'aide médicale à mourir si celui-ci correspond aux critères d'admissibilité.
 
Presque la totalité des médecins consultés (94 %) croient qu’il faut changer la Loi sur les services de santé et les services sociaux pour que soit reconnu le droit de recevoir des soins palliatifs.
 
(...)
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L'État ne peut être neutre : réflexion de Campagne Québec-Vie sur l'euthanasie et la « charte des valeurs québécoises »

Nous croyons que la volonté du gouvernement québécois de légaliser l’euthanasie et de promulguer une « charte des valeurs québécoises » manifeste l’un et l’autre un mal identique qui ronge la quasi-totalité des pays occidentaux : le libéralisme.

Le libéralisme : coquille vide, idole muette

Le libéralisme moderne est né à la suite des guerres des religions d’Europe. Il s’est nourri par la suite des progrès fulgurants de la science expérimentale. Les dirigeants des diverses nations européennes souhaitaient mettre de côté leurs différends théologiques et moraux pour miser plutôt sur l’ordre et la paix temporels, quitte à laisser indéfiniment en suspens des débats fondamentaux. En même temps, les progrès de la science expérimentale donnaient à espérer que tout problème pourrait se résoudre par les moyens de plus en plus puissants de la technique.

Cette « tentation technicienne » à laquelle nous avons succombé a fait de nous (les Occidentaux), après 300 ans d’acculturation libérale, des génies en technique mais des idiots en morale, en théologie et en humanité. Nous savons peut-être comment faire, mais nous avons oublié ce que nous devons faire. Nous peinons à fonder un projet commun, car rien ne nous rassemble, aucune vertu, aucune notion du bien, sauf une dépendance à la technique (moyens de transport, gadgets électroniques, systèmes de communications, systèmes de gouvernance, etc.).

Aujourd'hui, l’idole du libéralisme, mélange d’indifférence au bien et de fétichisme de la technologie, déçoit de plus en plus. On la voit comme elle est: une idole muette, sans vie. Voilà pourquoi plusieurs s’efforcent de façonner une idole à leur convenance : la société se désagrège et chacun se rabat sur ses obsessions personnelles. Les uns tombent dans un hédonisme égoïste; les autres prônent l’indépendance ou un autre projet politique majusculaire pour se donner une espérance apte à remplir le vide qui les accable; un certain nombre se lance dans un activisme bourgeois, comme la défense des phoques ou des koalas. Tout pour combler ce vide causé par la répression de toute question portant sur le bien et son fondement, c’est-à-dire Dieu, répression qui prive la personne de ce qui est le plus précieux : ses raisons de vivre, ses responsabilités envers son Créateur. 

Les hyper-libéraux

Toutefois, plusieurs parmi nous sont encore entichés de libéralisme. Comme les Aztecs qui, en constatant que leur culte à des dieux féroces ne donnait plus les résultats escomptés, multipliaient les sacrifices humains, ces hyper-libéraux, voyant les problèmes démographiques, économiques, sociétaux et existentiels s’aggraver, redoublent d’ardeur dans leur culte envers l’idole libérale. Ce qui se traduit par une fuite en avant, par le passage d’une mise entre parenthèses de la transcendance en une hostilité ouverte envers toute transcendance et toute loi qui pourrait encadrer ou limiter l’autonomie absolue de l’individu. Et le tout est doré d’un optimisme outrancier en la puissance salvatrice de la technique, qui saura, par quelque système miraculeux, fonder une société en harmonisant tous les intérêts divergents d'individus désormais purement autonomes.

L’euthanasie

On peut maintenant mieux comprendre l’empressement au Québec de légaliser l’euthanasie. C’est le libéralisme qui se manifeste par le culte simultané de l’autonomie individuelle et de la gestion. Comme le dit le rapport Ménard (qui, avec le rapport de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, présente divers arguments juridiques et philosophiques pour justifier la décision du gouvernement québécois de déposer le projet de loi 52 qui vise à dépénaliser l’euthanasie au Québec), l’autonomie de l’individu prime sur toute autre considération, sauf un prétendu « intérêt de l’État pour la vie ». Et c’est la technique administrative (l’application rigoureuse de balises) qui, comme par magie, préviendrait tout dérapage relié au fait de donner le droit de tuer aux employés de l’État.

« Charte des valeurs » : La tyrannie s’installe

Paradoxalement, la conséquence de l’hyper-libéralisme, ce culte voué à l’autonomie absolue de l’individu et de la technologie, sera la tyrannie. Car seule la tyrannie est en mesure d’encadrer des individus autonomes n’ayant en commun que le désir de faire ce qu’ils veulent. Le prétendu « intérêt de l'État pour la vie » déguise une réalité effrayante : l'État libéral, se considérant le garant de l'autonomie absolue de l'individu, se pose comme bien ultime, et s'arroge le titre de Dieu. Cette tyrannie, nous en voyons les prémices dans le projet de loi de la soi-disant « Charte des valeurs québécoises ».

Cette charte constitue une tentative de l'État pour refaire une société éclatée par l'exaltation de l'autonomie et le rejet de Dieu. Puisqu'il s'agit d'un État libéral qui ne prétend plus fonder ses lois sur une métaphysique et une théologie cohérentes, nous trouvons dans cette charte un ramassis de « valeurs » qui font l'objet d'un consensus mou où ne surnage qu’une conception abstraite de l’égalité. En même temps, des droits fondamentaux tels la liberté religieuse sont bafoués par l'interdiction des employés de l'État de porter des symboles religieux ostentatoires. Voilà donc les débuts de la tyrannie: le mépris de droits fondamentaux d’un État qui se prend pour un dieu.

Solution: Suprématie de Dieu et respect de la loi naturelle

Pour mettre à sa place l'État tyrannique et l'individu-roi, nous proposons une revalorisation du legs négligé qu’est le concept de loi naturelle, dont on peut dériver, sans besoin de se référer à la Révélation, les droits, les responsabilités et la finalité de l'homme. Cette revalorisation entraînera nécessairement une répudiation d'un principe fondateur du libéralisme : la mise entre parenthèses de la question politique de Dieu pour un temps indéfini, assurant la prétendue « neutralité » de l'État et l'autonomie absolue de l'individu. Cette réappropriation de la loi naturelle et de la suprématie de Dieu signalera aussi un retour à la réalité, car l'État n'a jamais été, n'est pas, et ne pourra jamais être « neutre », c'est-à-dire libre de toute conception du bien et de Dieu, et l'autonomie absolue est évidemment une chimère.

Mettre de côté la question de Dieu et de ses commandements par peur des frictions, c’est faire l'autruche. Une fois l'impossibilité d'une neutralité de l'État reconnue, il incombe aux dirigeants, par souci de promouvoir le véritable bien commun, de revisiter le concept de loi naturelle, seul capable d’établir un authentique vivre-ensemble, loin des tyrannies forgées en vue de contenir l'anarchie individualiste.

GEORGES BUSCEMI

Porte-parole et président de Campagne Québec-Vie

Comptant mille donateurs annuels issus de toutes les couches de la société québécoise, Campagne Québec-Vie est un organisme à but non lucratif qui a pour but de promouvoir la famille traditionnelle et le respect de la vie humaine de la conception à la mort naturelle.

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Trois semaines après l'avortement, le tiers des femmes ont déjà des symptômes post-traumatiques selon une étude

Sur le site de l'Université de Montréal du 2 février 2009 :

 

 

Le tiers des femmes qui subissent un avortement présentent des symptômes de stress post-traumatique trois semaines après l'intervention. «C'est-à-dire qu'elles ont des cauchemars et des souvenirs qui accentuent leurs sentiments de culpabilité et de détresse. Certaines pleurent fréquemment, ont du mal à trouver le sommeil ou entretiennent des idées noires, voire suicidaires», explique Marie-Alexia Allard, étudiante au doctorat et auxiliaire de recherche au Département de psychologie de l'UdeM.
 
C'est auprès d'un groupe de 42 patientes du Centre d'orthogénie de l'Hôpital d'Aurillac, en Auvergne, que la psychologue a mené son étude entre les mois de janvier et de mai 2007, dans le cadre de sa maitrise en psychopathologie à l'Université de Toulouse II-Le Mirail. Elle a interrogé les femmes avant l'avortement, puis à deux autres occasions: le jour de l'intervention puis trois semaines plus tard. «Près de la moitié des répondantes, soit 45 %, présentent des symptômes d'anxiété intense trois semaines après leur sortie de l'hôpital et le tiers, c'est-à-dire 35 %, de stress post-traumatique. On observe aussi des risques élevés de dysfonctionnements de la personnalité.»
 
L'étudiante, qui poursuit des recherches doctorales à l'Université de Montréal sous la direction de Mireille Cyr, mentionne que l'interruption volontaire de grossesse (IVG) n'est pas le seul élément à avoir contribué à détériorer leur état psychologique. Mais il est évident, à la lecture des réponses aux questionnaires, que l'intervention a eu un effet sur leur santé mentale.
 
En France, on compte 14,7 IVG pour 100 naissances. Ce taux est encore plus haut au Québec: 34,7. Pourtant, les études sur les conséquences psychologiques de ces interventions sont rares, ce que Mme Allard attribue à la difficulté de joindre les femmes qui les subissent. De nationalité française, la doctorante a pu compter sur la collaboration du Dr Christian Mazel, gynécologue obstétricien au Centre d'orthogénie, et de la sage-femme Danielle Allard (la mère de l'étudiante). Sans ces personnes-ressources, il lui aurait été difficile d'établir un échantillon suffisant pour effectuer son étude, sous la direction d'Henri Chabrol, professeur au département de psychologie de l'Université de Toulouse II-Le Mirail, et avec la collaboration de Natalène Séjourné.
 
(...)
 
Dans l'échantillon étudié par la chercheuse, 14 % des femmes ayant subi un avortement n'en avaient parlé à personne. Pas même au géniteur. Cela dit, certaines femmes subissent une IVG sans séquelles mesurables. Par ailleurs, près du tiers des femmes (29 %) en étaient à leur deuxième avortement.
 
(...)
 
La psychologue rappelle que la durée de sa recherche et la taille de son échantillon ont limité la portée de son étude. Il aurait été intéressant de retrouver les participantes six mois ou même un an plus tard de façon à mesurer les répercussions à long terme d'un avortement.
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Une femme transsexuelle veut être le père de son enfant...

Sur le site du journal Le Figaro du 13 septembre 2013 :

(Avant de donner naissance à un enfant, un petit ménage dans les idées serait peut-être nécessaire...)

 

 

 

 

La bataille judiciaire de ce père, entamée à Berlin en avril, risque d'être longue. Elle donne des sueurs froides aux élus français qui travaillent sur le sujet.
 
«Voilà qui ne va pas nous simplifier la tâche!», soupire Maryvonne Blondin. Avec sa collègue Michèle Meunier, la sénatrice socialiste dirige un groupe de travail sur l'identité de genre. «Nous réfléchissons depuis quelques mois à une loi qui faciliterait le changement d'état civil pour les transexuels, explique-t-elle. Comme en Argentine, en Allemagne ou en Espagne, il s'agirait de permettre à ces personnes d'obtenir de nouveaux papiers, correspondant à leur physique, sans avoir à se soumettre à une opération chirurgicale».
 
Mais au fil de leurs auditions, les sénateurs découvrent les difficultés du dossier... Ainsi, ce casse-tête qui tourmente les services de l'état civil de Berlin. Début 2013, selon une note interne datant d'avril, révélée par l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, «un homme a donné naissance à un enfant». Il s'agissait en réalité d'un transexuel: né femme, doté d'un appareil génital féminin, il se définit cependant comme homme et, après avoir suivi un traitement hormonal durant des années, s'était fait enregistrer comme tel à l'état civil de sa mairie. «Il a clairement l'apparence d'un homme, témoigne Anja Kopfinger, une élue écologiste. Il porte un bouc et n'a pas de seins».
 
Des «hommes enceints» et des «pères-femmes»
 
Là où l'affaire se corse, c'est que malgré sa grossesse -obtenue après une insémination-, l'homme ne veut absolument pas être considéré comme la mère du bébé, mais comme son père. Pour éviter d'avoir à mentionner le nom de la mère sur des documents, il n'a pas accouché à l'hôpital mais chez lui, avec l'aide d'une sage-femme.
 
Le sexe du bébé est d'ailleurs tout aussi incertain… Le père aurait souhaité qu'il ne soit pas mentionné sur les registres de l'état civil. L'administration s'y est opposée. L'enfant aurait donc, semble-t-il, été inscrit comme étant de sexe masculin. Mais le Spiegel se permet d'en douter: personne n'a pu vérifier.
 
Selon la presse allemande, la bataille judiciaire de ce père, entamée en avril, risque d'être longue: il veut que sur aucun document, la case «mère» ne soit remplie. «Que va-t-il se passer quand l'enfant s'apercevra que son père est en fait sa mère biologique?», s'émeuvent certain élus locaux. «L'Allemagne va devoir s'organiser, prévient Andrea Budzinski, présidente de l'Association pour la transidentité et l'intersexualité. Il va y avoir des hommes enceints et des “Väterinnen” (néologisme qui pourrait se traduire par “pères-femmes”). Un jour ça deviendra banal».
 
Depuis 2011, les transexuels allemands n'ont plus besoin de se soumettre à une opération chirurgicale - et donc à une stérilisation - pour obtenir un changement de sexe officiel. Le nombre de demandes a ainsi augmenté: alors qu'en 1995, on avait dénombré 400 changements de sexe, en 2012, on a enregistré 1277 cas.
 
(...)
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Les médecins recommandent aux femmes d'avoir des enfants avant 35 ans...

Sur le site de yahoo du 14 septembre 2013:

 

 

 

 

Selon les spécialistes présents  au British science festival de Newcastle cette semaine, les femmes qui veulent un enfant doivent songer à la maternité avant 35 ans.
Même si les traitements d’aide médicale à la procréation existent et qu’il n’est plus rare d’avoir un bébé à 40 ans, les experts réunis cette semaine au British science festival de Newcastle ont tenu à rappeler que l’horloge biologique des femmes n’a pas beaucoup changé. Et que celles qui veulent avoir un enfant doivent songer à le faire avant 35 ans si elles ne veulent pas connaître les déconvenues de l’infertilité.
Selon ces experts, le nombre de grossesses tardives ayant considérablement augmenté ces dernières années, les femmes ont fini par oublier que la fertilité diminuait grandement dès l’âge de 30 ans. « 95% des femmes âgées de 35 ans qui ont des relations sexuelles non protégées arrivent à avoir à un enfant au bout de trois ans, contre 75% seulement pour les femmes âgées de 38 ans » a rappelé l’Agence sanitaire britannique (NHS). Une baisse de la fertilité qui va de pair avec la chute du nombre d’ovules dont nous disposons. Une récente étude menée à l’Université d’Edinbourg a en effet montré que les « réserves ovariennes » dont chaque femme dispose à la naissance, diminuent à un rythme beaucoup plus rapide qu’on ne le croit. Ainsi, à l'âge de 30 ans, une femme ne disposerait plus que de 12% de ses ovules… et n'en aurait plus que 3% à l'âge de 40 ans.
24 % des couples ne parviennent pas à obtenir une grossesse après un an
« 35 ans semble être un âge charnière car au-delà de cet âge les femmes qui veulent avoir un enfant par fécondation in vitro, y parviennent également plus difficilement. Le nombre de fausses-couches est en effet plus important après 35 ans qu’avant » ont souligné les experts.
En France, les chercheurs de l’Inserm qui travaillent actuellement sur la fertilité des couples français, parlent « d’un problème de santé non négligeable ». Ils ont en effet constaté que 24 % des couples ne parviennent pas à obtenir une grossesse après un an de tentatives et que 11% n’y arrivent toujours pas après deux ans de tentatives.
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Une interdiction du discours pro-vie en France?

Sur le blog de Jeanne Smits du 13 septembre 2013 :

(Najat Vallaud-Belkacem)

 

 

Plus de 220 000 avortements légaux déclarés en France par an, cela ne leur suffit donc pas ? Un rapport qui vient d’être mis en ligne par le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, HCEfh, demande que le ministre des Droits des femmes fasse quelque chose pour rendre plus accessible une « information de qualité » sur le droit à l’avortement. Il s’agit de contrebalancer les sites pro-vie qui sont, horreur ! souvent mieux référencés et plus visibles sur internet, avec leurs présentations « fallacieuses », leur « information biaisée, voire hostile à la pratique de l’avortement ».
 
C’est urgent, Najat Vallaud-Belkacem qui exerce le « porte-parolat » (sic) du gouvernement, commanditaire du rapport, doit créer un site internet institutionnel pour les femmes et les professionnels de l’« IVG » ; il faut un numéro de téléphone national, « guichet unique » à quatre chiffres, anonyme et gratuit, une équipe nationale de veille et d’animation, fruit d’un partenariat entre l’Etat et des associations pro-mort, et pour finir organiser la première campagne nationale d’information sur le droit à l’avortement : par radio, affiches et encore mieux par la télévision.
 
C’est le « discours public volontariste » que le HCEfh appelle de ses vœux : l’Etat doit vouloir, aimer, promouvoir la mise à mort volontaire des tout-petits après l’avoir légalisée, remboursée, et pour finir rendue gratuite en janvier dernier.
 
(...)
 
En attendant, il s’agit de ne laisser aucune femme passer entre les mailles de l’IVG : lui assurer un accès rapide à l’opération, lui éviter d’être hors-délais, et lui permettre d’exercer « un droit fondamental sans supplément d’angoisse et/ou de culpabilisation ».
 
(...)
 
Appeler la police ?
 
Alors, faut-il les poursuivre ? Le rapport désigne clairement les conseils ou l’« information volontairement tronquée » des sites pro-vie comme une « forme de pression psychologique » qualifiée et réprimée par le code de la santé publique, mais estime les poursuites difficiles : alors il faut changer la loi.
 
« A l’heure où le projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes comprend un article 17 souhaitant l’extension des obligations des hébergeurs et fournisseurs d’accès internet à toutes formes d’incitation à la haine fondée sur le sexe, l’orientation ou l’identité sexuelle, il convient de réfléchir à étendre également le périmètre d’application du délit d’entrave. Les informations contenues sur internet ne peuvent pas contrevenir à nombre de règles, principes ou dispositions légales » : voilà une autre « piste » proposée par le rapport. Une autre imagine d’imposer à tout site parlant d’IVG de donner les adresses où l’on peut avorter… L’ensemble menace directement tous les sites pro-vie, et on pourrait même imaginer à terme que tout discours contre l’avortement soit interdit.
 
Il faut bien comprendre que les avorteurs ne veulent pas seulement ôter toute dimension morale à l’avortement, ils obéissent à une logique bien plus large. Tant que la femme n’aura pas le choix absolu de donner la vie ou non, d’échapper ou non à l’« aliénation » de la maternité et de la famille, elle ne pourra, aux yeux des idéologues du genre, vivre exactement comme un homme, dans l’indifférenciation radicale qui porte la marque infernale de la haine du réel.
 
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