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Dix années après la légalisation de l'euthanasie en Belgique, des experts se prononcent sur un fiasco

Sur le site de lalibre.be du 13 juin 2012, on retrouve cette lettre signée par une multitude de spécialistes médicaux et juridiques sur la question:

(Les jumeaux belges euthanasiés par crainte d'une prochaine cécité.)

 

 

L’euthanasie est-elle la manière appropriée de rencontrer la souffrance des personnes en fin de vie ?
 
Dix ans après la dépénalisation de l’euthanasie en Belgique, il nous semble important de réfléchir à cette question. Partons d’un constat : des soins médicaux appropriés, un accompagnement psychologique et une présence aimante aux côtés du malade suppriment souvent la demande d’euthanasie. Il arrive un moment où les traitements curatifs deviennent inutiles et sources de désagréments disproportionnés par rapport aux bénéfices escomptés. Tout le monde s’accorde aujourd’hui pour dire qu’ils doivent être arrêtés pour ne pas tomber dans l’acharnement.
 
Par contre, il faut continuer et intensifier les soins d’accompagnement et de confort, c’est-à-dire les soins palliatifs. Ceux-ci favorisent une authentique mort dans la dignité, tout en évitant d’abréger délibérément la vie. De très nombreux professionnels de la santé et bénévoles accompagnent la vie finissante avec une persévérance qui force l’admiration. Jour après jour, rejetant toute forme d’acharnement thérapeutique, ils mobilisent les ressources de plus en plus efficaces de la médecine actuelle pour soulager et rendre supportable la douleur physique. Par leur écoute, leur professionnalisme et leur générosité de cœur, ils apaisent le malade et le soutiennent jusqu’à son dernier souffle de vie. La présence de la famille et des proches est elle aussi essentielle. En des moments particulièrement intenses, nombreux sont ceux qui ont découvert qu’au lieu de donner la mort, il est plus beau et gratifiant de donner de la qualité de vie jusqu’au bout.
 
Sans aucun doute, toute demande d’euthanasie doit être écoutée et reçue avec compréhension. Nous mesurons en effet l’extrême gravité et le poids de ces situations angoissantes où le patient n’en peut plus. Mais la société doit-elle nécessairement accéder à cette demande ? Une telle demande est souvent un appel à l’aide. A cet appel, et il faut le redire avec force, la seule réponse appropriée est de soutenir le désir de vivre qui se manifeste dans toute expression d’une demande de mort.
 
Cependant, une dépénalisation de l’euthanasie n’est-elle pas inéluctable dans une société laïque et pluraliste comme la nôtre ? L’euthanasie est souvent revendiquée comme l’ultime liberté : celle de pouvoir choisir l’heure et la manière de sa mort. Toutefois, remarquait récemment Luc Ferry, elle fait peser sur le médecin la charge de procurer cette mort. On se retrouve ainsi confronté au paradoxe d’une liberté qui met en lumière l’absence d’autonomie de l’individu par le besoin qu’il a d’autrui pour mourir. L’euthanasie est donc loin d’être une affaire purement individuelle. C’est ce qui distingue l’euthanasie de la "liberté" du suicide qui, tout en interpellant la société, ne reçoit pas son aval et n’engage pas le corps médical.
 
L’autorisation légale de l’euthanasie a quant à elle un impact sur le tissu social et sur notre conception sociétale de la médecine. Elle transgresse un interdit fondateur et affecte en cela même les bases de notre démocratie, en délimitant une classe de citoyens à qui on peut donner la mort avec l’aval de la société. Dès lors qu’elle revêt une indéniable dimension sociopolitique, l’euthanasie peut être légitimement récusée au nom d’intérêts publics supérieurs : la sauvegarde des fondements de la démocratie et la protection de la spécificité de la médecine, connue depuis toujours comme l’"art de guérir", et non comme l’art de faire mourir.
 
Notre propos est largement attesté par les faits : l’euthanasie dégrade la confiance au sein des familles et entre les générations; elle instille de la méfiance à l’égard des médecins; elle fragilise les personnes les plus vulnérables qui, sous l’effet de diverses pressions, conscientes ou inconscientes, peuvent se croire moralement obligées d’exprimer une demande d’euthanasie.
 
En dépénalisant l’euthanasie, la Belgique a ouvert une boîte de Pandore. Les dérives envisagées il y a dix ans sont aujourd’hui devenues une réalité. La Commission fédérale de contrôle émet elle-même des doutes sur sa capacité à remplir sa mission, celle-ci étant liée au respect de l’obligation de déclarer les euthanasies pratiquées. Peut-on raisonnablement imaginer qu’un médecin se dénonce lui-même s’il n’a pas respecté les conditions légales ? A la lecture des rapports de la commission, on constate que les conditions, qui se voulaient strictes au départ, font l’objet d’appréciations très élargies. Sont ainsi avalisés des cas de suicide assisté de même que des euthanasies justifiées par une souffrance psychique qui ne résulte pas d’une pathologie grave et incurable, alors que ces situations sont exclues du champ d’application de la loi.
 
Estimant en outre que le caractère insupportable de la souffrance est d’ordre subjectif, la commission hésite à vérifier que cette condition légale essentielle est bien remplie. Ne peut-on s’étonner que la commission n’ait jamais transmis de dossier au parquet en dix ans ? Peut-on affirmer, sans parti pris idéologique, que la loi est respectée et que la pratique de l’euthanasie est sous contrôle ? A fortiori, les nombreuses propositions d’assouplissement ou d’élargissement de la loi actuelle, en particulier aux mineurs d’âge et aux déments, suscitent notre plus vive inquiétude. Comme il était prévisible, une fois l’interdit levé, nous marchons à grands pas vers une banalisation du geste euthanasique. Force est de constater que, paradoxalement, plus une société refuse de voir la mort et d’en entendre parler, plus elle se trouve encline à la provoquer.
 
Dix ans après la dépénalisation de l’euthanasie en Belgique, l’expérience atteste qu’une société faisant droit à l’euthanasie brise les liens de solidarité, de confiance et d’authentique compassion qui fondent le "vivre ensemble", et en définitive se détruit elle-même. Aussi en appelons-nous à une évaluation objective et courageuse de la loi, plutôt qu’à son assouplissement ou son extension.
 
Collectif de professionnels
 
Dr B. ARS, président de la Société médicale belge St-Luc; Prof. J.-M. AUWERS (UCL); Dr Ph. BALLAUX, Dienst Hartchirurgie, Gent; Dr B. BEUSELINCK, oncologue, UZ Leuven; Prof. O. BONNEWIJN (IET, Bruxelles); V. BONTEMPS, présidente de l’Arche, Bruxelles; J-M. CHARLIER, coordinateur de l’ASBL Emmanuel Adoption; Prof. L.-L. CHRISTIANS (UCL); Dr G. de BETHUNE, pédiatre, membre du Conseil national de l’Ordre des médecins; Dr I. DE BOCK, médecin en soins palliatifs, Bruxelles; Prof. em. H. DE DIJN (KULeuven); Prof. em. A. de HEMPTINNE, Faculteit Geneeskunde, UGent; Prof. J.-P. DELVILLE (UCL); Dr C. DENEYER, Bruxelles; Prof. P.-A. DEPROOST (UCL); Dr A. de RADIGUÈS, pédiatre, Bruxelles ; Dr P. DESCHEPPER, Belgische Artsenvereniging St-Lucas; Prof. em. L. de THIBAULT de BOESINGHE, oncologue, UGent; Dr J.C. DEVOGHEL, directeur hre., Centre douleur CHU, Liège; Prof. T. DEVOS, hématologue, UZ Leuven; Prof. Chr. de VISSCHER (UCL); Dr X. De WAGTER, cardiologue, Gent; Prof. Ph. de WOOT (UCL); Prof. ém. X. DIJON (FUNDP); Dr C. DOPCHIE, oncologue, Tournai; Dr Th. FOBE, Bruxelles; Dr P. FORGET, anesthésiste-réanimateur, UCL) ; Dr M. FRINGS, médecin spécialisée en soins palliatifs; Prof. M. GHINS (UCL); W. HANCE, pasteur à La Louvière; Dr C. HENDRICKX, Charleroi ; Prof. J.-M. HENNAUX (IET, Bruxelles) ; Prof. X. HERMAND (FUNDP) ; Dr Ph. HERMANNS, Gent; Prof. L. ISEBAERT (UCL) ; Dr Ch. JANNE d’OTHÉE, pédiatre, Bruxelles; M. Mustafa KASTIT, imam et théologien; Prof. D. LAMBERT (FUNDP); Prof. Baudouin LE CHARLIER (UCL); Prof. Ch. LEFEBVRE, (UCL); Dr Th. LETHÉ, Bruxelles; Prof. I. LINDEN (FUNDP); Dr P. LOVENS, Bruxelles; Dr J.-B. LINSMAUX, Psychiatre; Prof. D. LUCIANI (UCL); Prof. S. LUTTS (UCL); M. Yacob MAHI, professeur de religion islamique; Prof. A. MATTHEEUWS (IET, Bruxelles); Prof. J. MENTEN, radiothérapie-soins palliatifs, UZ Leuven; Prof. F. MIES (FNRS-FUNDP); Prof. E. MONTERO (FUNDP); X. MULLER, philosophe; Prof. D. MANICOURT, Cliniques univ. St-Luc, Bruxelles; J. PAUTUT, pasteur à Mons; Prof. A. PERSU, Cliniques univ. St-Luc (UCL); Dr Th. PHILIPS, cardiologue, UZ Leuven; Dr K. PEDERSEN, neurologue (Erasme); Prof. H. REYCHLER, Cliniques univ. St-Luc (UCL); Prof. L. RIZZERIO (FUNDP); Prof. ém. H. SIMONART (UCL); Dr. A. SEGHERS, gynécologue; Désirée SEGHERS, juriste; Prof. B. STEVENS (UCL); R. STOCKMAN, médecin dans la santé publique, Generale Overste van de Broeders van Liefde; Dr. M. STOENOIU, chef de clinique adjoint, Cliniques univ. St-Luc, Bruxelles; J.-Cl. THIENPONT, pasteur de l’Eglise protestante d’Ixelles; Dr M. THOMEER, pneumologue, Genk; Prof. R. TROISI, Ghent University Hospital Medical School; Prof. ém. L. VAN BUNNEN (UCL); Dr P. VAN EYKEN, anatomopathologiste, Genk; Prof. ém. D. van STEENBERGHE (KULeuven); Dr P. VUYLSTEKE, Oncologue, Namur; H. WOUTERS, orthopédagogue, membre du directoire de l’European Association for Mental Health in Intellectual Disability.
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Euthanasie : témoignage d'un passage du «pour l'euthanasie» au «contre l'euthanasie»

Sur le site de (texte du 17 août 2011) atlantico.fr du 10 avril 2013:

 

 

(Matthieu Creux, blogueur, auteur de l'article)

 

 

 

 Jusqu'à il y a quelques mois, j'étais pour la légalisation très encadrée et sous conditions (au pluriel) de l'euthanasie en France. Depuis l'année dernière et une rencontre avec Nora Berra, alors nouvelle secrétaire d'État chargée de la Santé (après avoir été un temps secrétaire d'État chargée des Aînés), ma position a évolué.

 
Estimant que les principes de liberté et de responsabilité individuelles devaient primer sur le carcan que la société sait souvent imposer aux uns et aux autres, mon côté libéral offrait son soutien aux défenseurs du libre arbitre. Après tout, puisque je réservais l'euthanasie aux cas médicaux où la souffrance ne peut être diminuée et où l'avancée de la maladie est irréversible, quels qu'en soient les traitements administrés, pourquoi interdire à ceux qui ne vont pas s'en sortir et qui souffrent sans commune mesure avec ce que les "vivants" connaissent de décider du moment de leur mort, entouré de leurs familles ou "en écoutant Bach", comme l'écrivait en 1979 Michel Lee Landa, écrivain et fondateur de l'association pour le droit de mourir dans la dignité.
 
Pourtant, après avoir écouté Nora Berra et Jean Leonetti, médecin, auteur de la Loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie (votée après l'affaire Vincent Humbert de 2003), il s'avère que la population réellement en demande d'euthanasie n'est quasi-exclusivement constituée que de personnes très souffrantes, pendant longtemps mal soignées, abandonnées par leurs proches et qui, honteuses du regard des autres devant leurs situations, demandent à en finir. C'est important de le savoir car souvent, ceux qui réfléchissent à l'euthanasie sont bien différents de ceux qui finiront par sérieusement y penser.
 
Face à cette situation, il m’apparaît maintenant troublant de n’apporter que l’euthanasie comme saine solution. C’est plutôt un aveu d’échec. En effet :
 
La douleur ? Les progrès pour la faire disparaître ou l'atténuer par sédation sont perceptibles chaque année et permettent aujourd'hui, d'après les médecins, un accompagnement humain de la fin de vie. En témoignent les 520 000 décès par an dans la dignité dans les services des soins palliatifs des hôpitaux français.
 
Le sentiment d'abandon ? Il est impensable que la société se penche d’abord sur la question de l’euthanasie avant de se résoudre à juguler la solitude des mourants. Faciliter la venue des familles (aide financière au transport, résidence des familles accolées aux hôpitaux, etc..), présence médicale ou initiative associative : il n’est pas normal qu’on en laisse « pourrir » seuls au fond du trou sans aucun regard, sans aucune aide.
 
L’opprobre vis-à-vis des malades ? Une fois qu’ils souffriront moins et qu’ils seront entourés, gageons que la sensation d’être "dérangeants" s’effacera d’elle-même chez les malades, avec leurs envies de mourir.
 
Aujourd'hui, la loi Leonetti parait être une loi juste et équilibrée. La loi interdit strictement l'euthanasie active, c'est-à-dire donner délibérément la mort à autrui. En parallèle, l'acharnement thérapeutique, après décision collégiale du corps médical et l'accord du patient ou de sa famille, est aussi interdit lorsque la poursuite des soins est jugée inutile, disproportionnée et « n'ayant d'autre effet que le seul maintien artificiel de la vie ». De plus, toujours dans l'optique de préserver la dignité du malade, la loi oblige les médecins à pratiquer des soins palliatifs en soulageant la douleur du patient avant sa mort, tout en accompagnant les proches.
  
En résumé, aujourd’hui, en France, on a le droit de ne pas continuer à vivre, mais on n’a pas le droit de demander la mort. (...)
 
 
Il est possible de faire changer une personne sur la question de l'euthanasie. Une personne à la fois. 
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Les difficultés des enfants de parents séparés au début de leur scolarité

Sur le site du journal La Presse du 10 avril 2013:

 

 

 

Les séparations freinent la réussite des enfants

 Quand leurs parents se sont séparés dans les deux ans précédant leur entrée à l'école, les enfants sont plus susceptibles d'en arracher à la maternelle.

 C'est l'une des conclusions d'une étude de l'Institut de la statistique du Québec parue hier, qui s'appuie sur une cohorte de 2120 enfants québécois suivis de l'âge de 5 mois à 4 ans.

L'institut a passé en revue divers facteurs pouvant influer sur le degré de préparation des enfants à l'école.

Comme le souligne l'auteure Hélène Desrosiers, on aurait tendance à croire que les difficultés scolaires d'enfants de parents séparés s'expliquent par une «vulnérabilité sur le plan affectif». Ça ne semble pas être le cas, du moins pas directement.

Il semble que c'est plutôt sur les plans cognitif et de l'acquisition de connaissances que ces enfants sont moins bien préparés à la maternelle.

L'étude avance que les parents séparés «consacrent une partie de leur temps et énergie à la réorganisation de la vie sur les plans matériel, financier, etc.» et que, dans le tourbillon, ils ont peut-être moins de temps pour stimuler leur enfant, du moins à court terme.

Cela dit, «il est aussi possible que les changements qui accompagnent la séparation poussent certains enfants à être moins réceptifs aux apprentissages scolaires», peut-on lire. (...)

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Le Kentucky veut mieux informer les parents d'enfants trisomiques à naître

Sur le site de genethique.org du 8 avril 2013:

 

 

 

A propos de l’obligation d’information des professionnels de santé, il faut noter qu’à la suite du Massachussets, le Kentucky a voté le 15 mars 2013, quelques jours avant la journée internationale de la trisomie 21, l’amélioration de l’information délivrée aux parents lors d’un diagnostic de trisomie 21.
 
Ces deux États imposent ainsi aux professionnels de santé, au moment de l’annonce aux parents d’un diagnostic de trisomie 21 chez leur enfant né ou à naître, de leur fournir une information écrite sur la trisomie 21, les programmes de soutien locaux ou internationaux, ainsi qu’une liste d’associations spécialisées sur la trisomie 21 et leurs coordonnées. (...)

 

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Les médecins irlandais réitèrent leur opposition à l'avortement

Sur le blog de Jeanne Smits du 9 avril 2013:

 

 

 

 

 

Sous pression des organisations internationales et des médias pour mettre fin à son interdiction de l'avortement, le gouvernement irlandais a depuis plusieurs mois indiqué qu'il entendait obtempérer – mais la principale organisation de médecins du pays, l'Irish Medical Association, a rejeté vendredi dernier trois motions visant à libéraliser divers aspects de la loi.

Les motions étaient présentées par Doctors for Choice, un groupe de médecins qui font pression pour la légalisation de l'avortement. Elles ont toutes été rejetées par 42 voix contre 32.
 
Parmi les propositions de dépénalisation, les grands classiques des « cas limites » : les cas de « risque réel et substantiel pour la mère », ceux de grossesses consécutives au viol ou à l'inceste et celui d'« anormalité fœtale non-viable ».
 
Un médecin psychiatre du Life Institute (pro-vie), le Dr Sean O Domhnaill présent à la conférence, estime que le vote négatif « porte un coup important aux propositions du gouvernement ». « En tant que médecin, nous sommes formés pour sauver des vies, et la plupart des médecins irlandais veulent continuer la pratique qui consiste à protéger à la fois la mère et l'enfant lors de la grossesse », rapporte Hilary White de LifeSite. Il a souligné également que toute ouverture « limitée » à l'avortement entraîne immanquablement un glissement vers l'avortement à la demande, « un modèle qui ne devrait être suivi par aucun médecin ».
 
Parmi les propositions en cours de la part du gouvernement se trouve celle de dépénaliser l'avortement lorsque la mère enceinte menace de se suicider si elle ne peut avorter, et ce malgré les dépositions des experts qu'il a entendus et qui sont formels : c'est une fiction créée par le lobby de l'avortement en vue d'enfoncer un coin dans la loi irlandaise protectrice de la vie, un principe qui a valeur constitutionnlle. Au contraire, la commission parlementaire chargée du dossier a pu prendre connaissance des données fournies par des professionnels de la santé attestant que le risque statistique de maladie mentale grave, de déception et d'usage de stupéfiants est plus élevé pour les femmes qui ont subi un avortement.
 
(...)
 
Le vote pro-vie des médecins intervenait à quelques jours seulement de l'enquête formelle recherchant les causes de la mort de Savita Palavannar, qui s'est ouverte lundi dans une ambiance de forte hostilité à la protection irlandaise de la vie – alors même que l'Irlande affiche l'un des plus bas taux mondiaux de mortalité maternelle. Praveen, le mari de cette jeune femme d'origine indienne morte de septicémie alors qu'elle faisait une fausse couche, a répété par deux fois que le personnel de l'hôpital où sa femme est entrée en octobre dernier lui avait refusé d'avorter l'enfant qui vivait encore alors que la fausse couche était enclenchée en affirmant que cela n'était pas possible parce que l'Irlande est un pays catholique.
 
C'est l'aspect que retient – avec délectation – la presse internationale.
 
On parle moins de ce qui constitue – cela semble se confirmer – le véritable scandale de l'affaire Savita : par suite d'une série d'erreurs d'appréciations et d'inactions, l'infection dont souffrait Savita n'a pas été diagnostiquée, et les soins par antibiotiques dont elle aurait dû rapidement bénéficier lors de sa prise en charge n'ont été mis en place qu'une fois la fausse couche achevée.
 
Dire que Savita est morte « à cause » des lois pro-vie, c'est pour le coup l'effet d'une désinformation délibérée.
 

 

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La Marche pour la vie 2013 - Nolisés

 

Marche pour la vie à Ottawa le 9 mai: autocars de Montréal et Québec.

La Marche nationale pour la vie se déroula le jeudi 9 mai prochain à Ottawa. L'an dernier, près de 20 000 personnes s'étaient déplacées devant la Colline parlementaire pour souligner l'évènement. Plusieurs évêques catholiques seront de nouveau au rendez-vous en 2013, dont les archevêques de Montréal et de Québec, Mgr. Christian Lépine et Mgr. Gérald Cyprien Lacroix.

 Vous désirez vous aussi vivre cette expérience? Des autocars nolisés par Campagne Québec-Vie vous permettront d'y participer.

Le prix du billet aller-retour est $35,00. Forfait familial disponible.

Les horaires se lisent comme suit:

MONTRÉAL

7 h 00 Deux (2) départs

  1. Montréal - Centreville (895, rue De la Gauchetière ouest) avec un deuxième embarquement au métro Crémazie - 8753 Lajeunesse.
  2. Laval - Église Holy Name of Jesus (899, boul. Chomedey) avec un deuxième embarquement au Centre Fairview (devant Sears Canada)

10 h 00 Messe pro-vie (bilingue) Cathédrale Notre-Dame

12 h 00 Ralliement sur la Colline parlementaire

13 h 30 MARCHE dans les rues du centre-ville d’Ottawa

14 h 45 Témoignage du mouvement « Silent No More » (Colline parlementaire)

16 h 00 Service de prière de clôture (Colline parlementaire Aumônerie de Rite catholique Oriental d’Ottawa

 

QUÉBEC

7 h 00 Départ des Services diocésains (1073, boulevard René-Lévesque Ouest, Québec.) Possibilité de stationner son véhicule.

12 h 00 Arrivée à Ottawa

12 h 00 Ralliement sur la Colline parlementaire

13 h 30 Marche dans les rues du centre-ville d’Ottawa

14 h 45 Témoignage du mouvement « Silent No More » (Colline parlementaire)

16 h 00 Service de prière de clôture (Colline parlementaire)

16h30 Départ d'Ottawa

21h30 Arrivée à Québec

 

Coût: $35. par personne pour l'aller-retour Québec-Ottawa en autocar de luxe. Forfait familial disponible : $20,00 par personne pour une famille.

Inscription: Avant le 6 mai, au (438) 930-8643, (514) 344-2686, ou par courriel au:  [email protected].

Renseignements supplémentaires:

  • La webtélé diocésaine de Québec accompagnera le groupe; voir leur vidéo de l’an dernier ici.
  • Le dépliant de la marche
  • L'affiche de la marche
  • L'affiche de la marche et de l'horaire de l'autocar de Québec.
  • Lunch à apporter si désiré ou dîner à Ottawa.
  • Arrêt pour le souper pour les voyageurs provenant de Québec.

Au plaisir de vous voir.

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Témoignage d'une femme ayant subi un avortement à la 26e semaine de grossesse d'un enfant en santé au CLSC des Faubourgs.

On répète constamment et faussement que, passée la 24e semaine, on envoie les femmes enceintes se faire avorter aux États-Unis. Aujourd'hui, à l'émission d'Isabelle Maréchal, une femme témoigne qu'elle s'est fait avorter à la 26e semaine de grossesse dans ce CLSC de Montréal. Et que cet enfant était en parfaite santé.il ne s'agissait pas de l'un de ces nombreux avortements eugéniques perpétré à l'hôpital Ste-Justine.

Pour écouter l'émission radiophonique, cliquez ici.

Le témoignage de Karel est à la 21e minute, 40 secondes.

À noter que plusieurs de ces témoignages dans l'émission manifestent que l'avortement est considéré comme le moyen de contraception de dernier recours et parfois, de premier recours...

Enfin, plusieurs de ces témoignages sont de femmes qui ont subi deux, trois, ... cinq avortements...

Campagne Québec-Vie demeure à l'affût des informations pour vous renseigner sur l'actualité de l'enfant à naître. Cela demande beaucoup de temps et d'attention aux journaux, émissions radio et télé, sites internets, etc. Il ne nous reste que 3 jours pour notre campagne de financement du temps de Pâques et nous avons du travail à faire pour rejoindre notre objectif ! Merci de nous aider financièrement pour continuer cette oeuvre si importante pour la défense des enfants à naître.

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Défense de nourrir les personnes non-humaines au zoo...

(Les droits de la personne de votre cochon priment-ils les vôtres? Pour le «philosophe» Peter Singer, sur la photo de gauche, il est légitime de le penser...)

De plus en plus de gens considèrent leur chien ou leur chat comme ayant la même valeur qu’un être humain et, dans bien des cas, comme ayant une dignité, une valeur et des droits plus élevés que certaines catégories d’être humains.

Joseph-Marie Verlinde, docteur en chimie nucléaire, philosophe et théologien, dénonce dans un chapitre d’un petit livre sur les dérives de l’écologisme, un aspect de ce souci déséquilibré de la nature qu’est le « spécisme » du « philosophe » Peter Singer, si populaire en Occident et au Québec.

Il est important de connaître cette « philosophie » si répandue dans nos universités et cégeps, elle forme déjà les consciences des jeunes adultes de nos sociétés.

Voici un extrait du livre de Joseph-Marie Verlinde, L'idéologie verte, les dérives de l'écologisme, Éd. Le Livre Ouvert, Mesnil Saint-Loup, 2013, p. 20 à 25) :

 

 

 

Peter Singer – professeur de bioéthique à l’université de Melbourne en Australie et titulaire de la même chaire à Princeton depuis 1999 – croit devoir dénoncer les excès de l’humanisme, qui place spontanément l’être humain au-dessus des autres espèces animales. Dans son Manifeste du mouvement de libération des animaux (1975), il forge un nouveau concept, le spécisme, qu’il définit comme suit :

Le spécisme est un préjugé ou une attitude de parti pris en faveur des intérêts des membres de sa propre espèce, et de parti pris défavorable envers ceux des membres des autres espèces.

De même que les racistes violent le principe d’égalité en favorisant les représentants de leur propre race; de même que les sexistes privilégient les intérêts des personnes du même sexe qu’eux; les spécistes permettent aux intérêts de leur propre espèce de prendre le pas sur les plus grands intérêts des membres des autres espèces.

Pour contester la prétendue supériorité de l’homme, P. Singer se fonde sur la doctrine “utilitariste” de Jérémy Bentham (1748-1832), qui écrivait en 1789 :

La question n’est pas : les animaux peuvent-ils raisonner, ni peuvent-ils parler, mais bien peuvent-ils souffrir?” (J.Bentham, introduction aux principes de la morale et de la législation; cité par Luc Ferry et Claudine Germé, Des animaux et des choses, Livre de poche, Paris, 1994, p.389)

La valeur de la vie se mesure à la capacité de jouir qu’elle offre à l’individu qui en bénéficie. Il importe donc d’améliorer le plus possible la qualité de vie des vivants, en diminuant, autant que faire se peut, la quantité totale de douleur qui affecte la biosphère. L’acte “juste” est celui qui diminue le bilan global de douleur des êtres vivants, quelle que soit leur espèce – et donc sans distinction entre les animaux et les êtres humains. Ce n’est qu’ainsi que nous nous rendons “utiles” aux vivants qui peuplent la Planète – d’où le nom de la doctrine : l’utilitarisme.

Notons que la distinction essentielle entre la souffrance – qui est propre à l’homme car elle implique la confrontation à la question du sens – et la douleur – qui est commune avec l’animal – n’est pas prise en compte par notre philosophe, qui avoue ainsi implicitement son matérialisme.

Peter Singer a dès lors beau jeu de justifier son spécisme sur la base de cette réduction de l’homme à une espèce animale parmi les autres, à peine plus évoluée. Confirmant son refus de la transcendance de l’esprit, il définit comme “être conscient”, tous les “êtres sensibles capables de ressentir le plaisir et la souffrance”.

Les “êtres conscients” ne sont pas nécessairement des “personnes”, terme qui n’est attribué qu’aux êtres “conscients d’eux-mêmes et doués de raison”. Mais il n’y a pas que les humains qui soient susceptibles d’accéder à cette catégorie :

Les grands singes, chimpanzés, gorilles, orangs-outangs représentent sans doute les cas les plus évidents de personnes non humaines. Mais il en existe certainement d’autres. Il est tout à fait possible que les baleines et les dauphins s’avèrent doués de raison et qu’ils aient une conscience de soi. Nombreux sont ceux qui, vivant avec des chiens et chats, sont convaincus que ces animaux ont une conscience de soi et le sens du futur. Nous pensons que les chiens sont plus semblables à des personnes que les cochons; si nous les gardions comme animaux domestiques, nous inverserions probablement notre ordre de préférence. (P. Singer, Question d’éthique pratique, Bayard, coll. Philosophie, Paris, 1997, p.120)

Dans la stricte logique du raisonnement de notre auteur, ces animaux non humains “personnels” auraient même davantage droit à la vie que les animaux humains qui n’auraient pas encore atteint – ou auraient perdu – le statut de personne, puisqu’ils leur seraient supérieurs.

S’il refuse toute discrimination entre les espèces, P. Singer introduit par contre une hiérarchie quant au droit à la vie – et donc une discrimination – à l’intérieur des espèces – y compris l’espèce humaine – en fonction des capacités sensitives et rationnelles de l’individu. Il en arrive ainsi à contester le droit de vivre aux individus non conscients, qui ne sont pas encore – ou qui ne sont plus – capables de sentir :

De nombreux animaux non humains entrent dans cette catégorie, auxquels s’ajoutent les nouveau-nés et certains handicapés mentaux. Les êtres auxquels manque la conscience de soi ne peuvent pas avoir de droit à la vie au sens plein du mot ‘droit (ibid., p.105)

Ce qui conduit logiquement notre auteur à affirmer :

Il semble donc, par exemple, que tuer un chimpanzé est pire que tuer un être humain qui, du fait d’un handicap mental congénital, n’est pas et ne sera jamais une personne. (ibid.)

Et encore :

Concevoir un enfant misérable n’est pas directement mauvais mais une fois qu’un tel enfant existe, comme sa vie sera forcément misérable, nous devrions réduire la quantité de douleur dans le monde par l’euthanasie. (ibid. p.168)

Pour nos anti-spécistes, la recherche du plus grand bien-être (welfare) prime sur le respect de la vie. L’utilitarisme de J. Bentham admettait déjà le droit de tuer l’animal – humain ou non – à condition de ne pas le faire souffrir. (P. Ariès, Libération animale ou nouveaux terroristes?, Golias, Villeurbanne, 2000, p.46) Dans cette même logique, P.. Singer affirme :

La vie humaine n’a pas plus de valeur que celle des animaux non humains parvenus à un même degré de rationalité, de conscience de soi, de conscience, de sensibilité, etc. (P. Singer, Questions d’éthique pratique, op.cit., p.151)

De là à revendiquer qu’on supprime de la surface de la planète – sans les faire souffrir – tous les humains non personnels qui augmentent indûment par leur souffrance celle de la biosphère, il n’y a qu’un pas, que certains groupes extrémistes n’ont pas manqué de franchir. Ainsi le Mouvement pour l’extinction volontaire de l’espèce humaine encourage non seulement l’euthanasie, mais il préconise de supprimer la majorité des hommes de la planète, afin de permettre à un plus grand nombre de vivants non-humains de jouir du bien-être auquel ils ont droit.

En outre, si la vie humaine n’est plus sacrée, il est logique de se déclarer favorable à l’expérimentation sur des fœtus de moins de 18 semaines, supposés incapables de souffrir. Et comme le nouveau-né n’est guère conscient de soi :

Le droit à la vie ne devrait prendre effet avec toute sa force légale qu’un peu après la naissance, peut-être un mois après, et non pas à la naissance même. (Ibid., p.169)

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Congrès sur les cellules souches adultes au Vatican, John Gurdon, prix Nobel de médecine 2012, sera présent

Sur le site du journal La Presse du 9 avril 2013:

(Les prix Nobel de médecine 2012, John Gurdon et Shinya Yamanaka)

 

 

Comme solution de rechange aux thérapies à base de cellules embryonnaires, le Vatican va organiser jeudi un deuxième congrès en deux ans pour promouvoir la recherche sur les cellules souches adultes, ayant le mérite à ses yeux de ne pas détruire la vie.
 
Dans une conférence de presse, le cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical de la culture, a présenté mardi ce congrès, de jeudi à samedi, auquel participeront de nombreux chercheurs, en particulier le prix Nobel de médecine 2012, John Gurdon, biologiste moléculaire britannique.
 
Il répond à de «nombreuses demandes» et notamment au «cri» de ceux dont les proches sont atteints par des maladies neurodégénératives comme Alzheimer, a-t-il fait valoir.
 
L'Église, a-t-il expliqué, démontre qu'elle «n'intervient pas seulement négativement» par des condamnations sur la recherche embryonnaire, et que son engagement pour les guérisons ne se résume pas à des «mots».
 
L'utilisation des embryons pour soigner ces maladies est proscrite par l'Église qui considère qu'elle détruit la vie.
 
«Les bénéfices» des thérapies à base de cellules souches sont «considérables», a argumenté le cardinal italien. Selon ses promoteurs, cette recherche est plus «efficace» que celle sur les cellules embryonnaires, au-delà même du «débat éthique».
 
C'est ce que le congrès voudrait mieux faire connaître, alors que cette alternative médicale est mal connue ou l'objet de stéréotypes. Il fera témoigner des personnes guéries grâce à ces thérapies.
 
(...)
 
Les cellules embryonnaires possèdent des «limites» comme «le risque de rejet, la capacité à développer des tumeurs», a souligné Mgr Tomasz Trafny, responsable du département scientifique du Conseil de la culture. «Les cellules souches adultes peuvent fournir les mêmes performances sans ces limites», a-t-il dit.
 
(...)
 
Les cellules souches issues des tissus et des organes --par exemple moelle épinière, sang et foie-- peuvent guérir des maladies comme la sclérose en plaques. Mais les coûts sont très élevés. Benoît XVI, recevant en 2011 les congressistes, avait appelé à faire profiter de ces thérapies «tous, indépendamment des moyens financiers».

 

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Les évêques espagnols lancent un message fort à leur peuple : il faut changer la loi du pays sur l'avortement

Sur le blog de Jeanne Smits du 8 avril 2013:

 

 

 

 

 

(...)
 
En cette occasion, notre point de départ ne peut être ailleurs que dans la dignité sacrée de l’homme et la valeur suprême de sa vie pour toute conscience droite. Vivre est le premier des droits humains, racine et condition de tous les autres. Le droit à la vie se montre à nous avec une force d’autant plus grande que son titulaire est plus innocent ou davantage sans défense, comme c’est le cas d’un enfant dans le sein de sa mère.
 
La protection du bien fondamental de la vie humaine et du droit de vivre forme une part essentielle des obligations de l’autorité. Ce service que l’autorité doit rendre n’est rien d’autre que de recueillir la demande qui se trouve présente dans la société constituée de personnes qui naissent à la vie au sein d’une famille, cellule de base de ladite société. Le droit à la vie, qui n’est pas une concession faite par l’Etat, est un droit antérieur à l’Etat même et celui-ci a toujours l’obligation de le protéger.
 
Affirmer et protéger le droit à la vie et, concrètement, celle d’un enfant dans le sein de sa mère, droit inhérent à tout être humain qui constitue la base de la sécurité juridique et de la juste vie en société, est un gage d’espérance et de prospérité pour la société.
 
Le pape Benoît XVI nous a rappelé la grande valeur et l’importance que la reconnaissance, de l’appréciation et de la défense de la vie humaine pour la construction de la paix sociale, le développement intégral des peuples et la bonne garde et la protection de la nature :
 
« Ceux qui n’apprécient pas suffisamment la valeur de la vie humaine et, par conséquent, soutiennent la libéralisation de l’avortement par exemple, ne se rendent peut-être pas compte que de cette façon ils proposent la recherche d’une paix illusoire. La fuite des responsabilités qui avilit la personne humaine et, encore davantage, le meurtre d’un être sans défense et innocent, ne pourront jamais produire ni bonheur ni paix. Comment peut-on penser en effet construire la paix, le développement intégral des peuples ou la sauvegarde même de l’environnement sans que soit défendu le droit des plus faibles à la vie, à commencer par les enfants à naître ? Toute atteinte à la vie, en particulier à son origine, provoque inévitablement des dégâts irréparables pour le développement, pour la paix, pour l’environnement. Il n’est pas juste non plus de codifier de manière sournoise de faux droits ou des abus qui, fondés sur une vision réductrice et relativiste de l’être humain et sur l’utilisation habile d’expressions ambiguës destinées à favoriser un prétendu droit à l’avortement et à l’euthanasie, menacent le droit fondamental à la vie. »
 
Dans notre contexte actuel, il apparaît nécessaire d’ajouter qu’une conscience chrétienne bien formée ne doit pas favoriser par le vote la mise en œuvre d’un programme politique ou l’approbation d’une loi particulière qui contiennent des propositions alternatives ou contraires aux contenus fondamentaux de la foi et de la morale en ce sens. Etant donné que les vérités de la foi constituent une unité indissociable, le fait d’isoler un seul de leurs contenus au détriment de la totalité de la doctrine catholique n’est pas logique.
 
D’un autre côté, et de la même manière, nous voulons dire que l’engagement politique en faveur d’un aspect isolé de la doctrine sociale de l’Eglise ne suffit pas pour satisfaire la responsabilité de rechercher le bien commun dans sa totalité. A propos de ces responsabilités nous jugeons important de rappeler que le catholique ne peut pas non plus déléguer à d’autres l’engagement chrétien qui a sa source dans l’Evangile de Jésus-Christ, pour que la vérité sur l’homme et sur le monde puisse être annoncée et réalisée.
 
Lorsque l’action politique concerne des principes moraux qui n’admettent pas de dérogation, d’exceptions ou de compromis quelconques, alors l’implication des catholiques devient plus évidente et chargée de responsabilité. Devant ces exigences éthiques fondamentales, auxquelles on ne peut renoncer, en effet les croyants doivent savoir qu’est en jeu l’essence de l’ordre moral, qui concerne le bien intégral de la personne. C’est le cas pour les lois civiles en matière d’avortement et d’euthanasie.
 
En tant qu’évêques il est de notre devoir d’aider au discernement à propos de la justice et de la moralité des lois. En ce sens, nous devons répéter que la législation espagnole actuelle sur l’avortement est gravement injuste, puisqu’elle ne reconnaît ni ne protège de manière adéquate la réalité de la vie. Il est donc urgent de modifier la loi, afin que soient reconnus et protégés les droits de tous en ce qui touche au droit le plus élémentaire et primaire à la vie.
 
En ce domaine la diffusion d’information réalisée par l’Eglise par le biais de divers organismes comme les COF (Centres d’orientation familiale) est également pressante ; tout comme la formation des personnes qui y travaillent ; et aussi l’intégration de davantage de catholiques responsables, engagés et formés aux diverses tâches que ce travail en faveur de la vie comporte. Parmi ces tâches nous jugeons important de mettre en avant le travail d’assistance et d’aide aux femmes enceintes, qui courent le risque d’avorter, au niveau du soutien matériel mais aussi psychologique avant et après un éventuel avortement. En ce sens nous exhortons également à ce que des prêtres soient formés sur ce terrain pour pouvoir aider de manière adéquate les mères toujours plus nombreuses qui souffrent du syndrome post-avortement.
 
Pour toutes ces raisons, et étant donnée la fragilité de la condition humaine, conscients de nos propres limites, nous invoquons et demandons l’aide de la sainte Vierge Marie, Mère de la Vie.

 

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