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Une insensibilité inimaginable : Paul Arcand interview l'avorteur Jean Guimond sur les crimes du Dr Gosnell

Sur le site de 98,5 FM, cette entrevue de Paul Arcand avec l'avorteur Jean Guimond. 

Il est difficile de retrouver ici le journaliste si soucieux du sort des enfants. Le Dr Gosnell est reconnu coupable du meurtre de trois enfants. Le grand souci du Dr Guimond est de rappeler que les avortements canadiens se font dans des conditions hygiéniques plus convenable. Il est clair que le sort des enfants n'a aucune importance dans cette entrevue, puisque le Dr Guimond reconnaît que l'on pratique des avortements à n'importe quel stade de la grossesse au Canada. Le Dr Chicoine a déjà dénoncé les avortements tardifs fait dans certains CLSC de Montréal. L'hôpital Ste-Justine reconnaît faire des avortements de dernier trimestre pour des "raisons sociales" qui n'ont rien à voir avec l'eugénisme pratiqué habituellement, des centaines de bébés au Canada sont laissés chaque année, à agoniser, sur des plaques de métal, vivants, mais blessés par des avortements ratés, et tout ce que trouve le journaliste «batailleur» Paul Arcand à demander au Dr Guimond, c'est de montrer que le Dr Gosnell est «dans la marge»...  Les mots ne peuvent décrire cette « situation ».

 

Il faut écouter cette entrevue incroyable d’un Paul Arcand, buvant les paroles absolument immondes d’un avorteur sans la moindre compassion pour le sort de trois enfants assassinés, puisque lui fait des avortements tous les jours, dans des conditions différentes, ce qui lui vaudrait de ne pas être sous les barreaux :

Aux États-Unis, il y a le Dr Kermit Gosnell, qui a été reconnu coupable, trois chefs de meurtre au premier degré pour avoir pratiqué des avortements tardifs. Il faut dire que c’est un médecin marginal-là, et c’est un genre d’intervention, je dirais d’abord illégale, mais surtout, surtout, rarement pratiqué. Nous en parlons avec le Dr Jean Guimond, qui est médecin responsable de la clinique d’interruption de grossesse au CSSS Jeanne Mance.

Bonjour Dr Guimond.

-Bonjour M. Arcand.

Donc on peut dire que  Gosnell, c’est un cas dans la marge,vraiment.

— … Je n’ai même pas envie qu’on le nomme comme médecin, même pas comme monsieur. C’est vraiment des histoires d’horreurs et c’est surtout un médecin qui a perdu son droit de pratique — dans plusieurs états aux États-Unis. Donc, ce n’est même plus de la pratique marginale, c’est du charlatanisme.

— Juste pour donner quelques références aux gens, on pratique un avortement à partir de quelle période normalement et on peut aller jusqu’à combien de semaines?

— Alors il faut faire la différence entre les États-Unis et le Canda.

— OK.

Au Canada, il n’y a pas de limites maximales pour faire un avortement. Ça, c’est en fonction de la charte des droits et libertés et de tous les jugements de la Cour suprême qui ont voulu limiter l’accès à l’avortement.

Donc on s’en tient à la définition du fœtus qui est considéré comme une partie du corps de la femme enceinte. Il n’a donc pas de statut juridique de personne. Et son statut change à partir du moment donné où il naît vivant. Alors, naître vivant, ça veut dire respirer et avoir un battement cardiaque. Donc techniquement, théoriquement, on pourrait avoir un avortement jusqu’à la toute fin des 40 semaines de grossesse. Mais pratiquement, ce n’est pas quelque chose qui se fait ehhh… facilement, et ça se fait surtout avec des indications dites thérapeutiques.

— Paul Arcand : Ça veut dire qu’on peut aller de façon générale jusqu’à quoi 18 semaines, 24 semaines, et après cela, c’est beaucoup plus complexe.

— Exactement, il faut oublier le nombre de semaines, c’est-à-dire la viabilité n’est pas non plus un facteur d’évaluation pour obtenir ou non un avortement, parce que la viabilité n’est pas un critère, rappelons-le, objectif, dépendant des régions où l’on vit. Alors si on a un centre hospitalier où on a des néonatologistes hors pair, on va vous dire que la viabilité est à 21 semaines, 22 semaines. Par contre si vous êtes dans le Grand Nord, la viabilité, c’est pas 22 semaines.

— Est-ce que dans le cas de Gosnell, on parle carrément de boucherie?

— Écoutez, oui, parce que, en regardant tout, j’ai suivi ça dans le New York Times, et les descriptions qu’on en fait c’est que c’est pas tellement la technique d’avortement comme telle que l’entourage, le personnel qui est avec lui, le non-respect des règles de bases de prévention des infections. On parle de locaux absolument affreux et, écoutez, moi ce que ça me dit cette chose-là c’est que une femme qui désire un avortement là, elle est prête à risquer son intégrité, sa santé et même sa vie.

Alors Gosnell  ce qu’il a fait simplement, c’est qu’il a profité de cette situation-là pour offrir des avortements qui ne devraient pas se faire comme cela.

— Merci beaucoup Dr Guimond.

— Je vous en prie.

— Au Revoir.

Pas de réaction de Paul Arcand, « Merci beaucoup Dr Guimond ». Le Dr Gosnell est reconnu coupable du meurtre de trois enfants, le Dr Guimond affirme que ce n’est pas tant la technique d’avortement qui pose problème ici que « l’entourage, le personnel qui est avec lui, le non-respect des règles de bases de prévention des infections. On parle de locaux absolument affreux… » et le sort de trois enfants reconnut comme victimes d’un homicide, on n’en dit pas un mot!!! Parce que le Dr Guimond sait qu’entre ces victimes et les siennes, celles qu’il voit quotidiennement dans sa clinique, il n’y a pas de différence, si ce n’est une différence de technique d’avortement…

En fait, selon ces propos, le crime du Dr Gosnell, c’est d’avoir une hygiène totalement déplorable, ce qui pourrait lui occasionner la peine de mort. Ils sont fous ces Américains…

Et Paul Arcand lape toutes ces paroles sans une seule réaction d’indignation… INCROYABLE!!!

« Alors Gosnell  ce qu’il a fait simplement, c’est qu’il a profité de cette situation-là pour offrir des avortements qui ne devraient pas se faire comme cela. »

Ah bon? Et comment auraient dû se faire ces avortements? Comment vous auriez-vous fait pour tuer ces trois enfants aurait pu lui demander un journaliste d’enquête, s’il y en avait eu un dans le studio?

Les tribunaux américains ont reconnu le meurtre de trois enfants. Le Dr Guimond affirme que ces avortements n’auraient pas dû se faire comme cela et tout ce que trouve à dire Paul Arcand, c’est « Merci beaucoup »???

Vous avez dit lavette?

Enfin, rappelons au Dr Guimond (sur la photo) que ce n’est pas parce que les instruments et les compétences médicales ne sont pas réunis que la viabilité objective d’un enfant est modifiée. Le fait que l’on ait sauvé des enfants à la 21e semaine de grossesse montre qu’ils sont viables à ce stade. Et cela ne change pas d'un endroit à l'autre, cela est objectif. Ce qui change, c’est la compétence des médecins et la qualité des instruments qui permettent à cette viabilité de s’exprimer… La bêtise des raisonnements du Dr Guimond devrait être une très grande source d’inquiétude chez n’importe quel journaliste compétent. Une bêtise et une insensibilité en tout point semblables à celles que l’on retrouve chez certains avorteurs américains…

Non M. Paul Arcand, avec ces près de mille enfants nés vivants qu'on a laissés mourir de leurs blessures d'avortements ratés au Canada, le Dr Kermit Gosnell n'est pas un cas dans la marge. Il ne manque au Canada qu'un journaliste courageux pour aller investiguer ces cas atroces, un journaliste prêt à mettre une croix sur sa carrière, mais qui aurait assez de poids pour se faire ouvrir les portes des hôpitaux et cliniques pour recueillir l'information et chercher les témoignages d'infirmières ayant vu ces enfants mourir tranquillement... seuls! Et dans leur sang!

Mais heureusement, lorsque cela se fait au Canada, les conditions d'hygiènes sont irréprochables...

 

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Nouveau sondage : seulement 36 % des Français approuvent le « mariage » gai

Sur le site de Valeurs Actuelles du 9 mai 2013:

 

(Manifestantes demandant à ce que la définition du mariage ne soit pas modifié dans le code civil)

 

Sondage exclusif. Selon notre enquête Ifop-“Valeurs actuelles”, une majorité de Français est désormais opposée à la loi Taubira et lui préfère un simple contrat d’union civile. Résultat de six mois de débats qui ont vu une génération se lever contre l’inversion des valeurs de la société. Un Mai 68 de droite ?

C’est le sondage qui change tout. En éclairant d’un jour nouveau les intentions du gouvernement : si François Hollande a tenu à accélérer la procédure parlementaire sur son projet de “mariage pour tous”, c’est parce qu’il savait que l’opinion, au fil des débats, se retournait. À la question : “Parmi les deux options suivantes, laquelle a votre préférence ? ”, 54 % des Français répondent préférer un “contrat d’union civile en mairie qui offrirait aux couples homosexuels les mêmes droits que le mariage mais sans autoriser l’adoption d’enfants”. Seuls 36 % des Français disent choisir “la loi Taubira qui autorise le mariage et l’adoption d’enfants pour les couples homosexuels”. Il y avait eu un premier signal d’alerte pour le gouvernement : selon un sondage BVA-le Parisien Magazine publié le 12 avril, 55 % des Français se disaient déjà opposés au “mariage pour tous” (contre 43 % de favorables). Un « référendum sondagier », selon les termes de Frigide Barjot (lire son portrait page 16), que renforce encore notre étude : hostiles dans leur majorité à la loi Taubira, les Français le sont encore davantage lorsqu’une alternative politique lui est opposée.
 
Le discrédit apporté à la loi Taubira est cinglant : pas une classe d’âge, pas une catégorie socioprofessionnelle, pas une zone géographique ne se dit majoritairement favorable au projet de loi de “mariage pour tous” voté le 23 avril dernier. Si le rapport est plus serré au sein des 18-35 ans (43 % de favorables contre 46 % d’opposés), il est écrasant chez les plus de 35 ans : 33 % pour, 57 % contre. Le “mariage pour tous” est surtout très largement désavoué au sein des catégories populaires, atteignant son point culminant chez les ouvriers : 56 % d’entre eux lui préfèrent le contrat d’union civile…
 
(...) 
C’est un profond désaveu pour Hollande et le pouvoir socialiste. Une preuve supplémentaire d’une cassure entre l’exécutif et les Français. Le gouvernement ne peut plus s’abriter derrière l’étendard de son “mariage pour tous” pour masquer son incapacité. (...)

Une prochaine manifestation est prévue ce 26 mai 2013 à Paris. Les Français ne lâcheront pas! 

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Un article dans le Devoir sur la volonté de «contrôle social» des enfants par le gouvernement

Sur le site du journal Le Devoir du 14 mai 2013:

 

(Carol Gélinas, du regroupement des organismes communautaires - famille de Montréal)

 

La prévention précoce des troubles de comportements est présentée depuis dix ans comme la panacée aux problèmes associés aux conditions de pauvreté des familles québécoises (maltraitance, délinquance, toxicomanie, décrochage scolaire, obésité, etc.). Cette approche prédictive de la prévention est cultivée par les sciences comportementalistes. À la suite d’un dépistage, on soupçonne des familles que l’on désigne « à risque », de reproduire ces problèmes de façon intergénérationnelle. La solution : prévenir les comportements d’inadaptation sociale des futurs adolescents sur l’ensemble du territoire québécois par une intervention intensive dès la naissance (pendant cinq ans) selon plusieurs axes d’intervention : le développement cognitif et relationnel des enfants, les habiletés parentales, la cessation d’habitudes de vie non appropriées, l’alimentation, etc. Ce choix politique a contribué à fabriquer un consensus moral autour de cette approche en pénétrant la culture professionnelle des CSSS, de la santé publique, de fondations publiques et privées de même qu’au sein des institutions scolaires et des organismes communautaires. (...)

 
Le « surciblage » et l’intensité de l’encadrement de ces programmes de prévention précoce ont contribué à alerter plusieurs intervenants face à la possibilité que l’aide aux familles ne devienne que du contrôle social. Dans les institutions et les tables de concertation, il est difficile, voire impossible d’exprimer une quelconque critique sans que ceux qui s’y risquent y subissent une certaine exclusion puisqu’ils sont soudainement perçus comme des individus ne désirant pas vraiment le Bien des enfants ! D’autant plus que le principal argument soutenant cette certitude préventive de la précocité de l’intervention consistait à évoquer les récentes découvertes de « La Science » dite objective. Comment remettre en question la Science lorsque, face à elle, on nous fait croire que le savoir produit par celle-ci constitue une vérité objective et non une hypothèse ?
 
Origines méconnues
 
En fait, l’origine de ces programmes et les idées qui fondent leur orientation sont souvent méconnues et peu interrogées en rapport avec les visions du développement humain présentées comme des vérités. (...)
 
Biologie de la pauvreté
 
Dans cette biologie de la pauvreté, on nie la complexité des relations entre les déterminants structurels (ex. : inégalités socioéconomiques), culturels (valeurs, croyances, représentations) et les stratégies profanes des personnes considérées comme vulnérables pour faire face à leurs difficultés. Cette critique est aussi partagée par de nombreux professionnels de l’enfance et des familles en France qui, à la suite de la publication en 2005 d’un rapport d’expertise par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), se voient imposer cette approche canadienne de la prévention dans leur pays. Dès 2006, un collectif appelé Pas de 0 de conduite pour les enfants de 3 ans ! a d’ailleurs été mis sur pied en France afin d’ouvrir un débat démocratique sur ce type d’approche préventive. Ce mouvement citoyen s’oppose clairement aux visées prédictives de cette approche stigmatisante et met plutôt en avant une approche qu’il désigne de « prévenante », favorisant l’accompagnement des parents et non le contrôle de leurs compétences. Les approches positivistes de la prévention précoce s’étendent à l’échelle internationale par la voie d’un groupe d’experts qui influencent lourdement des organisations telles que l’Organisation mondiale de la santé, l’OCDE et la Banque mondiale. Le débat dépasse donc largement les enjeux locaux et régionaux. Vers quel horizon politique cette idéologie de la prévention précoce nous mène-t-elle ?
 
 
 
Michel Parazelli - UQAM, Carol Gélinas - Regroupement des organismes communautaires famille de Montréal (ROCFM), Sylvie Lévesque - Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ)

 

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Remise en question de la procréation assistée au Québec

Sur le site du journal Le Devoir du 14 mai 2013:

 

(Le ministre de la santé, Réjean Hébert)

 

 

Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, s’interroge sur « la pertinence d’offrir certaines activités de procréation assistée », a appris Le Devoir.

Il a mandaté le commissaire à la santé et au bien-être, Robert Salois, pour répondre à ses questions par l’entremise d’une consultation publique. L’appel de mémoires, qui n’a été diffusé que dans un groupe restreint, se termine le 20 mai. Des consultations avec le grand public, qui n’ont pas non plus été publicisées au-delà du site Web de la commission, se poursuivent en ligne jusqu’au 17 juin.
 
Dans une lettre datée du 19 avril et envoyée à divers groupes intéressés, le commissaire à la santé et au bien-être, Robert Salois, écrit que le ministre Hébert lui a confié « récemment le mandat de lui fournir un avis sur la pertinence d’offrir certaines activités de procréation assistée ». Il poursuit : « Considérant que plusieurs demandes adressées au Programme québécois de procréation assistée soulèvent des questions éthiques et sociales sur des enjeux fondamentaux qui concernent la société québécoise, [je] procéderai donc à une étude détaillée afin de fournir des éclaircissements sur ce programme. »
 
La consultation doit aborder les enjeux « cliniques, scientifiques, éthiques, sociaux, juridiques, organisationnels ou économiques » de la procréation assistée.
 
L’avis produit pourrait-il aller jusqu’à remettre en question la gratuité de la procréation assistée au Québec, acquise après des années de lutte des groupes de parents infertiles, Julie Snyder en tête ? Ce n’est pas exclu. « Le mandat du commissaire est aussi d’apprécier la performance du système de santé. Cela comprend les enjeux économiques, à savoir si on investit de la bonne façon pour les bons services avec une évaluation adéquate des résultats », dit Anne Robitaille, directrice générale de la commission.
 
« Le ministre veut principalement qu’on regarde les enjeux éthiques, mais c’est un mandat très ouvert, ajoute Mme Robitaille. Toutes les questions qui ont une consonance éthique pourront être regardées. Il faut pouvoir documenter à partir de faits les légendes urbaines qu’on peut entendre sur le programme. Est-ce de l’ordre de l’anecdote ? Ou y a-t-il une utilisation abusive du programme ? »
 
Un avis pressant
 
Le mandat émane directement du ministre de la Santé, et il est pressant, confirme Anne Robitaille. C’est pour cette raison que la consultation s’est mise en branle rapidement et laisse seulement un mois pour le dépôt des mémoires. « Les délais sont très serrés », concède Mme Robitaille, qui reconnaît que l’échéancier, pour produire un mémoire d’au plus vingt pages, est « court ».
 
Elle croit que le contact établi avec les groupes considérés comme « intéressés » suffira. « On pense que les réseaux de ces gens-là vont faire circuler l’information. Nous n’avons pas vraiment de budgets de promotion et de publicité. »
 
La commission affirme avoir contacté 120 groupes ou individus : les instances gouvernementales ou paragouvernementales comme le Conseil du statut de la femme, les ordres professionnels dans le domaine de la santé, les associations professionnelles, des chercheurs, les cliniques de procréation assistée, les services hospitaliers d’obstétrique et de néonatalogie, et les associations de citoyens concernés par la grossesse, les naissances, la santé des femmes et l’infertilité.
(...)
Pourquoi examiner la procréation assistée alors que la gratuité a déjà fait fleurir cette activité médicale ? « Divers partenaires ont soulevé des préoccupations, dit Mme Robitaille. C’est pour cette raison que le ministre a souhaité qu’on consulte. Ce n’est pas mauvais de regarder comment une loi est mise en application ».
 
Depuis l’instauration de la gratuité, le nombre de grossesses multiples issues de la FIV est passé de 25 à 7 % : le programme est admiré de par le monde pour ce succès. Toutefois, les médias ont rapporté au fil des mois certains éléments préoccupants. Les coûts du programme dépassent les prévisions. Québec veut augmenter de 50 % l’offre publique, un investissement de plusieurs millions, alors que les cliniques publiques et privées actuelles semblent suffire à la demande. Au moins un enfant né après une FIV au Centre de reproduction McGill a été immédiatement placé par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).
 
(...)
La commission souhaite également accorder des mandats de recherche à certains experts pour compléter son avis, qu’elle souhaite déposer en janvier 2014.

 

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Le Dr Gosnell, spécialiste des avortements tardifs aux États-Unis, reconnu coupable des meurtres de trois bébés

Sur le site du journal La Presse du 13 mai 2013:

(Barack Obama, tout comme son prédécesseur Bill Clinton, s'est déjà opposé à un projet de loi voulant protéger les enfants nés vivants après un avortement raté...)

 

Kermit Gosnell, ce médecin de Philadelphie pratiquant des avortements tardifs, a été reconnu coupable du meurtre de trois bébés à l’issue d’un procès qui a mis en lumière des pratiques décriées tant par les militants «pro-vie» que «pro-choix». Il a été acquitté du meurtre d’un quatrième bébé.

 
Entouré d’un personnel non qualifié, Gosnell, un médecin généraliste sans compétences particulières en obstétrique, était accusé d’avoir tué des foetus montrant des signes de vie à la sortie de l’utérus en leur sectionnant la moelle épinière avec une paire de ciseaux. Il travaillait dans une clinique qui a été comparée par un enquêteur aux «toilettes sales d’une station-service».
 
Gosnell a également été reconnu coupable d’homicide involontaire dans le cas d’une patiente décédée d’une surdose de Demerol. Il risque la peine de mort.

Et maintenant, La Presse enverra-t-elle un journaliste enquêter sur les 491 bébés nés vivants, au Canada entre 2000 et 2009, morts des blessures causées par un avortement raté?

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Reportage de Radio-Canada sur le colloque sur l'euthanasie

Sur le site de Radio-Canada du 11 mai 2013:

(Le Dr Patrick Vinay. Clinicien de grande réputation, chercheur infatigable, spécialiste de néphrologie et autorité en matière de soins palliatifs, le Dr Vinay combat vigoureusement cette tentative du gouvernement québécois d'offrir l'euthanasie plutôt que de prendre résolument le choix d'offrir des soins palliatifs soulageant la douleur à tous les patients. Le journaliste de Radio-Canada a réussi à lui soutirer un commentaire sur un moindre mal, s'il fallait vraiment que l'euthanasie soit acceptée.)

 

 

 Les opposants à l'euthanasie se sont réunis à Montréal samedi pour demander au gouvernement de Pauline Marois d'abandonner son projet de loi encadrant cette pratique, qui doit être déposé dans les prochaines semaines.

Même si seuls les patients atteints d'une maladie incurable pourraient s'en prévaloir, un groupe de médecins s'y oppose farouchement. Pour eux, cette pratique ne doit pas faire son entrée dans les hôpitaux, même si la population québécoise est majoritairement d'accord.
 
« Ce n'est pas un endroit approprié pour donner la mort à quelqu'un. Si on ne veut pas faire autrement et qu'on doit créer une maison pour ça, bien qu'on le fasse, mais qu'on ne le fasse pas dans le système de santé publique », estime le docteur Patrick Vinay, directeur des soins palliatifs au CHUM.
 
Dans une campagne publicitaire, ces médecins assimilent l'aide médicale à mourir au meurtre.
 
(...) 
Les opposants à l'aide médicale à mourir vont continuer de faire pression sur le gouvernement Marois. Une pétition circule en ce moment et une manifestation est prévue la semaine prochaine devant l'Assemblée nationale.
 

Pour voir le reportage de Radio-Canada, cliquez ici.

 

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Entrevue du Dr Catherine Ferrier sur l'euthanasie à Radio Ville-Marie

Sur le site de Radio Ville-Marie, cet interview du Dr Catherine Ferrier sur l'euthanasie.

 

 

 

 

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Bonne interview du Dr Catherine Ferrier à Radio Ville-Marie sur l'euthanasie

Sur le site de Radio Ville-Marie, une entrevue avec le Dr Catherine Ferrier, spécialiste en gériatrie à l'hôpital Général de Montréal.

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Le Pape François présent à la Marche pour la Vie italienne, défend la vie de l'enfant à naître

Sur le site du journal Huffington Post du 12 mai 2013:

 

 

 

Le pape François a lancé dimanche un appel très ferme pour la défense "juridique de l'embryon" et "la sacralité de la vie", à l'issue de la première messe de canonisation de son pontificat qui l'a vu proclamer saints une Colombienne, une Mexicaine et 800 Italiens martyrisés pour avoir refusé d'embrasser l'islam.
 
François célébrait la messe devant des dizaines de milliers de fidèles rassemblés par beau temps sur la place Saint-Pierre, dans une ambiance enthousiaste et fervente.
 
L'air grave, le pape argentin s'est exprimé pour la première fois, à l'occasion de la prière finale du "Regina Coeli", pour "la protection juridique de l'embryon", et donc contre l'avortement.
 
Une protection juridique doit être à même de "protéger tout être humain dès le premier instant de son existence", a-t-il martelé. Il apportait son soutien à une grande marche de 30 000 chrétiens "pro life" dans les rues de Rome au même moment.
 
Si les positions de l'ancien cardinal Jorge Bergoglio étaient bien connues en Argentine, il n'avait pas encore fait allusion aux thèmes sensibles de la "défense de la vie" qui opposent frontalement l'Eglise aux sociétés occidentales.
 
Sur le blog de Jeanne Smits du 12 mai 2013, on peut trouver cette vidéo de la Marche pour la Vie, avec la présence du Pape dans les dernières images:
 
 

http://www.youtube.com/embed/0CUCwS2_ZWc

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Euthanasie manquée en France : les «médecins» ragent de dépit... et veulent poursuivre leur mise à mort

Sur le blog de Jeanne Smits du 12 mai 2013:

 

(Des médecins sans jugement qui se permettent de condamner un patient à mort, cela existe...)

 

 

Extraordinaire victoire, samedi après-midi, pour le respect de la vie ! Devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, un référé-liberté plaidé en faveur de Vincent Lambert, 37 ans, a abouti à une ordonnance qui a reconnu le droit de ses parents et d’une partie de ses proches de s’opposer à ce qu’il soit tué lentement par l’arrêt de son alimentation.

 
Me Jérôme Triomphe venait de plaider avec passion contre la mise à mort volontaire du patient, au nom de ses parents, de sa sœur et de son demi-frère ; Me Jean Paillot avait exposé l’éthique biomédicale qui exige le respect de la vie. L’audience, chargée d’émotion, avait duré plus de deux heures. Ils ont été entendus et compris.
 
Vincent Lambert : oui, c’est le vrai nom de celui que jusqu’ici, dans un souci de discrétion visant à donner un maximum de chances aux démarches pour sauver sa vie, j’ai appelé « Hervé ».
 
C’est un jeune homme frappé il y a quatre ans et demi par un accident de voiture qui l’a laissé gravement handicapé. D’abord maintenu dans un coma artificiel, il est resté ensuite pendant deux ans dans un coma végétatif. Puis il est entré dans un coma pauci-relationnel, qui correspond chez lui à un état de « conscience minimale plus » où existe une interaction avec l’environnement : Vincent peut suivre des yeux, réagir aux voix familières, manifester la conscience de ses émotions. Il sourit. Ou plutôt : il souriait.
 
Depuis qu’une équipe médicale a décidé que, sa « qualité de vie » étant insuffisante, il convenait de lui couper l’alimentation et une bonne part de son hydratation en vue de le faire mourir, il pleure lorsque sa mère ou ses proches viennent le voir…
 
Cet arrêt de l’alimentation et la diminution drastique de son hydratation, réduite de 3 litres au total à 500 ml par 24 heures, ont été mis en place depuis le 10 avril dernier, avec le consentement de son épouse, mais malgré l’opposition expresse de ses parents et d’une partie de sa famille qui n’ont été d’aucune façon entendus à propos de cette décision médicale, qui n’est rien d’autre qu’un arrêt de mort par cessation des soins.
 
C’est très exactement une euthanasie par omission.
 
Le juge des référés, Mme Catherine Monbrun, a ordonné samedi après-midi à 16 h 45 que l’alimentation et l’hydratation normales de Vincent Lambert soient rétablies, annulant par ce fait la « décision collégiale » qui avait été prise le 8 avril par l’équipe médicale du CHU Sébastopol de Reims, de le faire mourir à petit feu au motif que ces soins apparaissent aujourd’hui comme « inutiles, disproportionnels et ayant comme seul effet le maintien artificiel de la vie ».
 
Elle a ainsi reconnu qu’il y avait une « atteinte grave et manifestement illégale » à une « liberté fondamentale » qu’il s’agissait de sauvegarder : la vie même de Vincent Lambert, menacée, et le droit de ses proches qui ne souhaitaient pas le voir tué. L’urgence étant caractérisée par l’affaiblissement déjà très avancé du patient du fait de ce refus de nourriture et d’eau.
 
Au nom du principe du « respect de la vie » affirmé par la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme, que doit respecter notamment « toute personne morale de droit public » tel un hôpital public, l’ordonnance de référé rappelle que le juge des référés peut prendre toutes les mesures de nature à faire cesser le danger « lorsque l’action ou la carence d’un tel établissement crée un danger caractérisé et imminent pour la vie d’un patient, portant ainsi une atteinte grave et manifestement illégale à cette liberté fondamentale ».
 
Vincent Lambert, à l’heure où j’écris ces lignes, est hors de danger. Par l’effet de l’ordonnance de référés, on a recommencé à lui administrer du glucose et son alimentation est rétablie avec toute la précaution et la progressivité que requiert son état. Sa vie est sauvée.
 
Mais pour combien de temps ? Le résultat du référé a provoqué la « rage » du chef de service de l’unité de soins palliatifs où Vincent est hospitalisé. Une colère que m’a décrite Me Triomphe : il l’a constatée sur place au CHU de Reims, samedi après-midi, où le médecin chargé de soigner Vincent Lambert a clamé qu’il ferait tout pour procéder quand même à l’arrêt de la nourriture et de l’essentiel de l’hydratation de Vincent Lambert, refusant son transfert dans un autre hôpital plus respectueux de la vie au motif qu’ils sont « responsables » du jeune homme, rejetant encore et encore la volonté expresse de ses parents et d’une partie de sa famille de ne pas le voir ainsi volontairement poussé vers la mort. L'idée ? Relancer la « procédure collégiale », dans les règles cette fois (manière de reconnaître que tout avait été fait dans l'illégalité), mais avec la volonté préméditée de passer outre à la volonté des parents de Vincent Lambert.
 
Ce que l'on constate chez ce médecin, c'est une pure volonté de tuer – et j’écris cela en pesant mes mots, sans craindre de me voir contredire – puisque tel est l’objectif unique de l’arrêt de la nourriture et de l’hydratation.
 
Ce médecin qui a pris en toute illégalité – c’est ce qu’établit l’ordonnance de référé – la décision de faire mourir Vincent Lambert de faim et de soif, entend donc maintenant refaire toute la procédure de manière respectueuse de la loi, cette fois, pour lui couper encore les vivres.
 
Comment peut-il prétendre cela ?
 
Un élément peut, selon la manière dont on interprète la loi, lui donner raison, et il faut que la France le connaisse, qu’elle sache qu’aujourd’hui la loi française peut permettre de tuer un patient en le précipitant vers sa fin de vie.
 
Un deuxième lui donne tort, absolument et d’emblée, nous allons voir comment.
 
*
 
1. La décision d’arrêter les traitements, même en l’absence de situation de maladie en phase terminale, est une possibilité offerte aux médecins dans le cadre de la loi Leonetti. Cela correspond à la volonté d’éviter qu’une « obstination médicale déraisonnable » n’impose d’inutiles souffrances au patient ; c’est le refus de l’« acharnement thérapeutique » qui permet de refuser les traitements « inutiles, disproportionné ou qui n’ont d’autre objet que le maintien artificiel de la vie ».
 
« Traitement » : le mot dit bien ce qu’il veut dire et ne désigne pas de lui-même les soins ordinaires dus à tout patient et d’ailleurs à tout homme dans la mesure du possible : un toit, l’hygiène, la nourriture et l’eau.
 
L’entourloupe de la loi Leonetti, qui apparaît dans ses travaux préparatoires et qui est confirmée dans le rapport d’évaluation de l’application de la loi par le même Jean Leonetti, consiste à classer les soins ordinaires qu’est la nourriture (même administrée par sonde) au nombre des « traitements médicaux ».
L’ordonnance de samedi prend acte de cette possibilité et suit non la lettre de la loi, mais ces éclairages plus que douteux du point de vue du droit, puisque la loi interdit au médecin tout acte de nature à provoquer la mort.
 
(...) 
La morale et le bon sens imposent cependant de noter que la nourriture et l’hydratation même administrées autrement que par la bouche ne sont pas des soins extraordinaires ni un traitement médical : la vie qui est maintenue ainsi n’est pas plus « artificielle » que celle d’un nourrisson que l’on nourrit ou d’un malade trachéotomisé qui reçoit sa « ration de survie » par sonde. Il ne s’agit pas de prolonger par des moyens techniques disproportionnés une vie qui ne tient plus qu’à un fil. La preuve : c’est le refus de nourriture qui va opérer la dégradation de la santé du patient et provoquer, lentement mais sûrement, une mort cruelle.
 
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Il n’est pas inutile de noter que les documents médicaux produits par le CHU de Reims en défense de sa décision démontrent l’état de conscience réel quoique apparemment très diminué et le fait qu’il ressent des émotions. Ni que la décision de faire cesser son alimentation et de limiter fortement son hydratation ont fait suite à ce que l’équipe médicale appelle des « signes d’opposition comportementale de la part de M. Lambert lors des actes de “nursing” a fait suspecter un refus de vivre et a suscité une réflexion éthique au sein de l’équipe médicale ».
 
En clair : il a montré son inconfort lors de la toilette, des soins de bouche…
 
Cela leur a suffi.

 

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